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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 18:00

 

 

Si je ne suis pas un partisan du rappel constant des actes honteux de la République, je ne suis pas non plus aveuglé par l'urgence de l'oubli que certains prônent pour s'attacher exclusivement aux problèmes du présent.

 

 

Ni ressentiment compassionnel, ni volonté d'ignorer les responsabilités de l'histoire sombre. Ni culte doloriste, ni décervelage utilitariste, ni refus d'assumer notre histoire.


 

L'obsession du présent ne doit pas conduire à l'oubli du passé, dont ne seraient retenus que les faits qui concourent à la glorification des bienfaits de la civilisation, tout en refusant de reconnaître les réelles victimes de l'histoire; et d'identifier et poursuivre les auteurs des crimes.


 

Il faut donc se féliciter que l'Allemagne ait enfin reconnu l'extermination de plusieurs centaines de milliers de Roms sous le régime nazi, et que la France ait fini par accepter de lever le voile sur le massacre des algériens qui manifestaient à Paris le 17 octobre 1961.


 

Ces actes officiels sont des préalables pour l'établissement de relations harmonieuses entre les populations d'une même nation, à condition toutefois que le passé ne soit pas ressassé ou instrumentalisé pour constituer les ressortissants actuels de ces communautés immigrées comme des victimes présentes de l'histoire.

 

Ainsi les petits enfants des Harkis de 1961, pourraient-ils rappeller à tout instant à la majorité des français d'aujourd'hui, qui ne porte pas la responsabilité des actes commis par la génération précédente, qu'elle aurait une dette permanente à leur égard, eux qui, s'ils sont héritiers d'une mémoire, n'ont pas subi dans leur chair les violences qu'ont connues leurs grands-parents ou leurs parents dans leur enfance.


Les camps de la honte ont existé. Il faut le rappeler et le reconnaître.


Leur réalité est établie depuis longtemps et fait désormais partie de notre histoire commune française. C'est un lien douloureux, mais c'est aussi un socle de mémoire vivante sur lequel doit se déclarer la réconciliation définitive, pour construire un présent qui nous unit.

 

Comme ont su le faire les pères de la réconciliation franco allemande à travers la construction européenne.

 

C'est dans cet esprit que je publie cet témoignage sensible de Radio-Alpes.

 

Plume Solidaire


 

 

 

 

 

 


HARKIS, Les Camps de la HONTE (HOCINE Le... par CROACLUB

 

 

HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE
LOUANCHI


 

 

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

 

 

 

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio - France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:00








Jean-François Gaspar : Tenir ! Les raisons d’être des travailleurs sociaux (La Découverte) / Revue Mouvements N° 71 Dossier Qui veut la peau de la recherche publique ? (La Découverte)


 

On l’a appris ces jours-ci, à l’approche de l’hiver il n’y a déjà plus de place dans les centres d’hébergement d’urgence et le standard saturé du 115, le N° d’appel du Samu social, ne répond plus. Le mois dernier, d’après un rapport de la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale concernant 37 départements, 76% des sans abri qui ont sollicité le 115 pour trouver refuge n’ont pas eu de proposition d’hébergement. Chaque jour, à Paris et en Seine-Saint-Denis, près de 400 personnes en famille, ainsi qu’une cinquantaine de personnes isolées, ne trouvent pas de réponse. La crise est passée par là et les travailleurs sociaux voient arriver l’hiver avec appréhension.


 

Dans des conditions de travail qui s’aggravent sans cesse, on peut donc se demander qu’est-ce qui les fait tenir. C’est la question que s’est posée le sociologue Jean-François Gaspar, qui a lui-même été travailleur social pendant dix ans avant d’enseigner dans une école de formation au travail social et d’effectuer une enquête de terrain durant quatre années. Selon lui, c’est la nature et le mode d’engagement dans ces professions qui explique que malgré une faible valorisation sociale, des rétributions médiocres et des conditions difficiles, des femmes et des hommes consacrent leur temps sans compter pour porter assistance aux plus démunis d’entre nous. Il a ainsi distingué trois grands types d’engagement qui constituent la légitimation personnelle de ces intervenants sociaux et justifie leur attachement à un métier qui résulte souvent d’un deuxième choix dans leur orientation : la première catégorie est formée par ceux qu’il désigne comme les « travailleurs sociaux cliniques », qui en apportant un remède à un symptôme social tentent de remonter à l’origine de la souffrance qui en est la cause. Les pionnières du travail social aux Etats-Unis ou en Europe au début du siècle dernier – ce sont essentiellement des femmes – appartiennent à cette catégorie, même si leurs préoccupations médicales, morales ou religieuses, dans la tradition hygiéniste, philanthropique ou charitable ne sont plus les mêmes aujourd’hui, qui ont fait place à des motivations d’ordre plus psychosociales, dans l’esprit de l’« aide psychologique individualisée » destinée à faire prendre conscience à l’usager de ce qui sous-tend psychologiquement sa demande et de ce qu’il lui revient de faire pour améliorer sa situation.


 

La deuxième catégorie de travailleurs sociaux étudiée par Jean-François Gaspar est constituée par les « militants ». Ceux-ci justifient leur engagement en mettant en avant leur lecture politique des situations de détresse et conçoivent leur travail, au-delà de l’aide apportée, comme une manière de donner aux usagers des outils pour comprendre les déterminations sociales de leur état. L’éducation politique, qui passe par l’alphabétisation, la connaissance de ses droits, la perception du contexte, fait partie de leurs objectifs, dans l’intention de mobiliser ces militants virtuels, et souvent improbables, que sont les usagers à leurs yeux. Là aussi, l’ambition de ces travailleurs sociaux va bien au-delà de la simple assistance face à une demande ponctuelle et elle se traduit le plus souvent par un engagement accru, synonyme de temps consacré sans compter.


 

Enfin, la troisième catégorie repérée par l’auteur, et c’est la plus répandue, est celle des « travailleurs sociaux normatifs » qui considèrent leur activité comme un travail comme un autre, ils ne parlent pas de vocation et n’estiment pas de leur ressort de changer le monde ni même d’en assumer une part de souffrance. Pour eux, c’est le respect des lois, des règles sociales et des hiérarchies qui constitue le meilleur facteur d’intégration, ce dont témoigne, dans leur esprit, leur propre trajectoire.


 

Car c’est évidemment en fonction de leur habitus et de leur parcours que chacun d’entre eux se représente et modèle le style de son engagement. Chez les travailleurs sociaux de la première catégorie, on trouve des individus doués d’une plus grande sensibilité à la souffrance qui est souvent due à une expérience personnelle, comme le montrent les entretiens menés par le sociologue. C’est d’ailleurs dans le souvenir d’événements douloureux vécus dans leur enfance ou leur jeunesse qu’ils inscrivent la genèse de leur choix, même s’il survient à la suite d’une orientation scolaire ou universitaire considérée à postériori comme inadaptée, et du coup apparente ce choix à une sorte de « révélation ». Ceux-là pratiquent ce que Didier Fassin appelle le « traitement compassionnel de la question sociale » et il y a souvent dans leur attitude les traces d’une socialisation religieuse. Jean-François Gaspar montre comment ils conçoivent leur intervention en termes de « réparation » et comment, dans le dialogue qui l’engage, leur attitude corporelle manifestant l’attention portée, le recours répété à des expressions qui suscitent la confiance et visent à soutenir l’usager dans son dire – comme « c’est clair » ou « c’est vrai que » – ou encore les modulation de la voix, tout concourt à installer une relation d’ordre maïeutique.


 

Les militants, quant à eux, adoptent une attitude comparable à celle des délégués syndicaux, telle que l’ont décrite Stéphane Beaud et Michel Pialoux dans leur Retour sur la condition ouvrière. Très souvent engagés en politique, ils s’emploient à « démêler » des situations complexes en mobilisant un réseau de relations qui dépasse de loin celui des institutions ordinairement versées dans l’aide sociale. Et ce faisant, ils réinsèrent nombre d’usagers exclus ou égarés dans un tissu social à la trame serrée, ourdie de fils rouges.

 

Jacques Munier

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:00

 

 

 

Nouvelle image-copie-1

 

 

Procès-verbal de l’Assemblée générale du 7 octobre 2012

 

 

Présents :


Usagers / Membres adhérents (voix consultative) 


Kemal KOC – Naïma BEN NAJEM - Marie Victoire TRAN - Germaine BOUKHOBZA - Banon CAMARA – Mamady KONTE – Jabaria AMARI - Yoshio ENOMOTO - Geneviève RABANDA - Jacques GRUET - Lounas KIRICHE - Moussa DIOP – Ahmed FARADJI – Abed BOUKHEFRA - Derboise NGO ELOGA –

 

 

Bénévoles / Membres actifs (voix délibérative)


Christophe LECLERC - Jean Baptiste MOUTON - Sylvie THOIREY - Marie-Christine CORDOIN – Sandrine QUEVILLON - Colette DIANE - Alain DELLERY – Gérard POCH -Xavier PERON

 

Excusés :


Anne-Violaine  BOUILLOUD (Membre actif) – Elsa LEFAGE (Membre actif) – Claire MOULIE (Membre actif) - Man MOERS – Saïd SADOUM

œ

 

 

P1060361

 

 

 

 

L’ordre du jour était le suivant :

 


  •  Bilan de l'exercice 2011


 Rapport moral, Rapport d'activité, Rapport financier

  •  Projet pour la saison 2012-2013

 

  •  Election du Bureau

 


P1060363

 

 


  •  Bilan de l’exercice 2011

 

Permanences

 

877 personnes accueillies (+25% / 2010)

 

165 permanences ont été comptabilisées sur les 2 sites :

- 5 permanences hebdomadaires au 1er semestre

- 4 permanences hebdomadaires au 2ème semestre

 

Activités complémentaires 

 

10 séances d’initiation informatique ont été organisées à l'Atelier des Réseaux


4 sorties conviviales

 

Formation des écrivains publics bénévoles

 

6 sessions ont réuni 50 bénévoles

 

  • Budget

 

65 adhésions pour un total de 1 017€ (16 adhésions en 2010).

 

Le changement du taux de prise en charge du salarié permanent étant passé de 95% à 80% à la date du renouvellement cela a occasionné une perte imprévue de 1579€.

 

Elle a pu être compensée par la subvention de la Ville de Paris : 1 500 € sur les crédits du Maire du 19ème arrondissement.

 

La Direction Régionale de Jeunesse des Sports et de la Cohésion Sociale a reconduit la subvention de 1 000 € pour les Journées de formation des écrivains publics.

 

 

Dons et recherche de fonds privés


Déposée en avril 2011 auprès de la Direction régionale des finances publiques, la demande d’autorisation pour délivrer des reçus fiscaux aux donateurs ouvrant à déduction fiscale, après contestation des motifs du refus des services fiscaux et audition devant le Collège territorial de la Direction régionale des finances de Paris, a été acceptée en juillet 2012.

 

Un DLA (Dispositif Local d'Accompagnement) a été mis en place avec le soutien de l’ADDEL avec pour objectifs :


- d’améliorer l’image publique de l’association

- de développer la communication de l’association

- d’élaborer un projet de recherche de nouveaux partenaires financiers privés

 

 

Communication 


A l’occasion des vœux du Maire à la Maison du Combattant et des Associations, le Président de l’association a été invité à présenter AIDEMA 19.

 

 

 

Après lecture et commentaires des Rapport moral, Rapport d'activité, et du Rapport financier de l’exercice 2011, l’Assemblée générale donne quitus à l’équipe sortante pour la gestion globale de l’année 2011.

 

  •  Projet et Budget Prévisionnel pour l’année 2012

 

L’Assemblée générale approuve à l’unanimité :


- les 4 objectifs proposés pour l’exercice 2012 (cf. Rapport d’activité, p. 10)

- le Budget Prévisionnel prévu pour l’année 2012

- la décision de mettre un terme au contrat du salarié permanent au 15 février 2012

- le maintien d’une cotisation de 1 € par an pour les Membres Actifs avec voie délibérative, ainsi que le versement de dons

- et mandate le Bureau pour toutes recherches de financements publics et privés.

 

  •  Élection du Bureau

 

Les membres présents élisent le nouveau  Bureau à l’unanimité.

 

·       Président : Xavier Péron

·       Vice Président : Alain Dellery

·       Trésorière : Colette Diane

·       Secrétaire : Sandrine Quevillon

 

 

Pour le Bureau / La secrétaire                          Le Président

Sandrine QUEVILLON                                          Xavier Péron

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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?