16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:00

 

 

 

 

L'impuissance des politiques économiques nationales et européenne à donner un nouveau souffle à une croissance productive d'emplois de masse et de répartition des richesses, incitent à regarder les solutions alternatives.

Mais que faut-il en penser quand nous ne savons de l'économie, que les errements des prévisions, les auspices pessimistes, et les apories ?

On a cru aux décisions prises en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale.

On prétend avoir séparé les activités spéculatives et l'activité de prêt des banques.

Certaines d'entre elles ont été renflouées avec l'argent des états et des contribuables.

Mais elles persistent à résister en France, à se risquer dans l'investissement producteur d'emploi.

Le résultat est clair : le chômage augmente à grande vitesse.  

Quid du revenu de base qui n'en est qu'au stade des études préliminaires?

Confrontés à l'absence de perspectives tangibles, faut-il se résoudre à la disparition progressive de tous les emplois non utiles à la productivité fondée sur la technologie ?

Et se résigner à l'idée que l'emploi non qualifié manufacturier est tout simplement en train de disparaître ?

Comment financer alors les revenus de subsistance des masses de salariés devenus inactifs et déportés définitivement en dehors du système de la production économique ?

Enfin et dernière question : quelle espérance et quelle projection dans l'avenir sont de nature à considérer que la vie d'une société moderne vaut le coup économiquement parlant d'être vécue ?

Le revenu est-il une nouvelle chimère pour rêver d'un autre monde possible et rendre supportable le déclin et l'effacement de l'idée de progrès social pour des millions de français ?

 

Plume Solidaire

 

Asservissons les robots, et libérons les pauvres

 

Pour Martin Wolf, célèbre éditorialiste du Financial Times, il est temps de changer radicalement de modèle économique pour faire face à l’émergence d’une nouvelle économie dominée par l’accélération de l’automatisation du travail et les inégalités qu’elle entraîne.

 

Article initialement publié sur le Financial Times, traduit par Le Monde.fr

En 1955, Walter Reuther, président du syndicat américain des ouvriers de l’automobile, racontait sa visite dans une usine du groupe Ford. Désignant les robots, son accompagnateur lui avait demandé comment il s’y prendrait pour que ces machines versent leur cotisation au syndicat. « Et vous, comment allez-vous les convaincre d’acheter des Ford ? », répliquait M. Reuther. L’automatisation n’est pas une nouveauté. Pas plus que le débat sur ses conséquences.

 

Le problème est que la généralisation des technologies de l’information entraîne une inégalité croissante des revenus. Or la technologie pourrait, à terme, occuper une place bien plus importante.

Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de The Second Machine Age (paru en janvier aux Etats-Unis), affirment qu’elle favorisera la prospérité de tous mais qu’elle modifiera la répartition des opportunités, d’une part, entre travailleurs et, d’autre part, entre travailleurs et détenteurs de capitaux.

 

Selon un récent article des chercheurs Carl Frey et Michael Osborne de l’université britannique d’Oxford, l’automatisation pourrait mettre en péril 47% des emplois américains. Au cours des prochaines décennies, « la plupart des ouvriers du secteur du transport et de la logistique, une grande partie des employés de bureau et des personnels administratifs en bas de l’échelle, mais aussi les ouvriers du secteur de la production risquent d’être remplacés par du capital informatique ».

Inégalités exacerbées

En outre, « dans un avenir proche, l’informatisation va surtout détruire des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés. En revanche, les emplois hautement qualifiés et à forte rémunération seront les moins susceptibles d’être remplacés par du capital informatique ». Ce qui exacerbera encore les inégalités.

 

Jeffrey Sachs (université Columbia, New York) et Laurence Kotlikoff (université de Boston, Massachusetts) affirment même que la hausse de la productivité pourrait dégrader la situation des futures générations. Le remplacement des ouvriers par des robots pourrait réorienter les revenus des premiers vers les propriétaires des robots, dont la plupart seront à la retraite et épargneront moins que les jeunes.

 

Cela diminuera l’investissement dans le capital humain, car les jeunes n’auront plus les moyens de le financer, mais aussi dans les machines, en raison de la diminution de l’épargne dans ce type d’économie.

Les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

L’argument selon lequel une hausse de la productivité potentielle dégraderait durablement la situation de tous est astucieux. Mais d’autres possibilités me paraissent plus plausibles : les licenciements d’employés pourraient provoquer un choc d’ajustement de grande ampleur ; les salaires des personnels non qualifiés pourraient chuter bien en dessous du minimum socialement acceptable ; conjugués à d’autres technologies, les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

Redistribuer revenus et richesses

Alors, que faire ? Mieux former ? La formation n’est pas une baguette magique, ne serait-ce que parce que nous ignorons quelles aptitudes seront requises dans trente ans. En outre, même si la demande de services de savoir créatifs, entreprenants et de haut niveau devait croître dans les proportions nécessaires, ce qui est déjà hautement improbable, penser que nous deviendrons tous des « happy few » (« d’heureux privilégiés ») relève du pur fantasme.

En revanche, nous devons reconsidérer notre conception des loisirs. Longtemps les plus riches ont vécu une vie oisive aux dépens des masses laborieuses. L’émergence des machines intelligentes permettra à un nombre infiniment plus grand de gens de mener une telle existence sans pour autant exploiter autrui.

Le puritanisme triomphant d’aujourd’hui est révulsé à la perspective d’une telle inactivité. Eh bien, dans ce cas, laissons les gens s’amuser «activement» ! Sinon, dans quel but aurions-nous réalisé l’accroissement considérable de la prospérité générale ?

Surtout, il faudra redistribuer revenus et richesses. Cela pourrait prendre la forme d’un revenu de base versé à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie. Les fonds pourraient provenir de taxes sur les pratiques nocives (la pollution…) ou sur les locations (dont celles des terrains et, surtout, de la propriété intellectuelle).

 

Les droits de propriété sont une création sociale. Le fait que seule une minorité infime soit en mesure de profiter massivement des nouvelles technologies doit être remis en cause. L’État devrait ainsi recevoir automatiquement une part des revenus de la propriété intellectuelle qu’il protège.

Enfin, au cas où les suppressions d’emplois non qualifiés s’accéléreraient, il faudra faire en sorte que la demande croisse proportionnellement à la hausse potentielle de l’offre. Si nous réussissons, beaucoup d’inquiétudes liées à la pénurie d’emplois disparaîtraient. Il est vrai qu’au vu de notre incapacité à y parvenir depuis 2007, cette possibilité est incertaine. Mais nous pourrions faire mieux.

L’émergence des machines intelligentes doit nous permettre de vivre une meilleure existence. Cela dépendra de la façon dont les profits seront distribués. Il peut en résulter une infime minorité de gros profiteurs et une multitude de perdants. Mais l’avènement d’un tel techno-féodalisme n’est pas fatal. Ce n’est jamais la technologie qui dicte les résultats, ce sont les institutions politiques et économiques. Si celles dont nous disposons ne donnent pas les résultats souhaités, nous devons en changer


Article traduit de l’anglais par Le Monde.fr

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:00

Au revoir Monsieur Resnais. Et merci pour ce dernier moment passé avec vous. 

 

              ah ouais quand même (bien)

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 17:00

 

 

Sans-papiers : 12 000 régularisations de plus en 2013 en raison de la circulaire Valls

Par Les Echos | 10/04 | 14:03 | mis à jour à 14:23
 
Le total des régularisations serait de l'ordre de 45 000 selon les estimations. Manuel Valls lorsqu'il était ministre de l'Intérieur a assoupli les conditions de régularisation pour les parents d'enfants scolarisés et les salariés.

Près de 12.000 sans-papiers ont obtenu un titre de séjour en 2013 en vertu des nouvelles règles de régularisation fixées par Manuel Valls lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, selon des statistiques officielles publiées aujourd'hui.

Le nombre des "admissions exceptionnelles au séjour" est en effet passé de 23.294 en 2012 à 35.204 en 2013, une hausse de 51%. L'écart concerne en grande majorité des parents d'enfants scolarisés (9.400) et des salariés (2.100), d'après un bilan affiché sur le site du ministère de l'Intérieur.

Le bilan total des régularisations pour 2013 est supérieur car, outre ces admissions "exceptionnelles", il inclut des sans-papiers qui obtiennent un droit quasi-automatique à un titre de séjour  : après la naissance d'un enfant français, le mariage avec une Française ou un Français ou s'ils sont malades. Aucun chiffre global n'est disponible sur le site, mais le total des régularisations est, selon des estimations, de l'ordre de 45.000 en 2013.

La hausse en 2013 est la conséquence d'une circulaire publiée par Manuel Valls le 28 novembre 2012, peu après l'arrivée au pouvoir de la gauche, pour "clarifier" les critères de régularisation et harmoniser le traitement des dossiers sur le territoire.

La circulaire Valls a provoqué une "hausse conjoncturelle" des régularisations

Le texte assouplit les conditions de régularisation pour les parents d'enfants scolarisés (en exigeant cinq ans de présence en France et trois ans de scolarisation) et les salariés. Mais la nécessité de fournir des fiches de paie a compliqué la constitution de dossiers pour les travailleurs au noir. Lors de la publication de cette circulaire, le ministre avait assuré que la circulaire n'avait "pas vocation à augmenter le nombre des régularisations". Un an plus tard, il avait toutefois annoncé une "hausse conjoncturelle" de l'ordre de 10.000 régularisations.

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait exclu toute "régularisation de masse", telles que la gauche avait pu en mener en 1981 (131.000 étrangers régularisés) ou 1997 (80.000). Il y a entre 300.000 et 400.000 étrangers en situation irrégulière en France, selon des estimations. Le nombre de régularisations est un sujet très sensible politiquement, la droite accusant souvent la gauche de laxisme. Le précédent gouvernement de droite procédait toutefois à environ 30.000 régularisations annuelles, sans pour autant communiquer de bilan officiel.

Plus de 200 000 titres de séjour accordés en 2013

Plus globalement, 206.330 premiers titres de séjour (nouveaux arrivants et régularisations) ont été délivrés en 2013, contre environ 193.000 en 2011 et 2012. La France se distingue toujours des autres pays occidentaux par une grande majorité de migrations répondant à des motifs familiaux (mariage, enfants, regroupement familial) avec 94.457 titres délivrés à ce titre l'an dernier (+8,4% par rapport à 2012). Viennent ensuite les étudiants (62.984 titres, +7%), les étrangers faisant valoir des motifs humanitaires - réfugiés et étrangers malades - (17.754, -3%) et, en dernier, ceux invoquant des motifs économiques (17.813 titres, +11%).

Autre sujet délicat: les demandes d'asile, qui connaissent une hausse continue depuis 2007. La tendance s'est confirmée en 2013 avec 65.894 demandes (+7,2% par rapport à 2012), selon ces statistiques de la Direction générale des étrangers en France. En 2013, 11.415 personnes ont obtenu la protection de la France contre 10.028 en 2012, soit un taux d'accord de 24,3%.

 

 

 

Sans-papiers : 12 000 régularisations de plus en 2013 en raison de la circulaire Valls

Par Les Echos | 10/04 | 14:03 | mis à jour à 14:23
 

 

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Le total des régularisations serait de l'ordre de 45 000 selon les estimations. Manuel Valls lorsqu'il était ministre de l'Intérieur a assoupli les conditions de régularisation pour les parents d'enfants scolarisés et les salariés.

 

 

Près de 12.000 sans-papiers ont obtenu un titre de séjour en 2013 en vertu des nouvelles règles de régularisation fixées par Manuel Valls lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, selon des statistiques officielles publiées aujourd'hui.

Le nombre des "admissions exceptionnelles au séjour" est en effet passé de 23.294 en 2012 à 35.204 en 2013, une hausse de 51%. L'écart concerne en grande majorité des parents d'enfants scolarisés (9.400) et des salariés (2.100), d'après un bilan affiché sur le site du ministère de l'Intérieur.

Le bilan total des régularisations pour 2013 est supérieur car, outre ces admissions "exceptionnelles", il inclut des sans-papiers qui obtiennent un droit quasi-automatique à un titre de séjour  : après la naissance d'un enfant français, le mariage avec une Française ou un Français ou s'ils sont malades. Aucun chiffre global n'est disponible sur le site, mais le total des régularisations est, selon des estimations, de l'ordre de 45.000 en 2013.

La hausse en 2013 est la conséquence d'une circulaire publiée par Manuel Valls le 28 novembre 2012, peu après l'arrivée au pouvoir de la gauche, pour "clarifier" les critères de régularisation et harmoniser le traitement des dossiers sur le territoire.

La circulaire Valls a provoqué une "hausse conjoncturelle" des régularisations

Le texte assouplit les conditions de régularisation pour les parents d'enfants scolarisés (en exigeant cinq ans de présence en France et trois ans de scolarisation) et les salariés. Mais la nécessité de fournir des fiches de paie a compliqué la constitution de dossiers pour les travailleurs au noir. Lors de la publication de cette circulaire, le ministre avait assuré que la circulaire n'avait "pas vocation à augmenter le nombre des régularisations". Un an plus tard, il avait toutefois annoncé une "hausse conjoncturelle" de l'ordre de 10.000 régularisations.

Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait exclu toute "régularisation de masse", telles que la gauche avait pu en mener en 1981 (131.000 étrangers régularisés) ou 1997 (80.000). Il y a entre 300.000 et 400.000 étrangers en situation irrégulière en France, selon des estimations. Le nombre de régularisations est un sujet très sensible politiquement, la droite accusant souvent la gauche de laxisme. Le précédent gouvernement de droite procédait toutefois à environ 30.000 régularisations annuelles, sans pour autant communiquer de bilan officiel.

Plus de 200 000 titres de séjour accordés en 2013

Plus globalement, 206.330 premiers titres de séjour (nouveaux arrivants et régularisations) ont été délivrés en 2013, contre environ 193.000 en 2011 et 2012. La France se distingue toujours des autres pays occidentaux par une grande majorité de migrations répondant à des motifs familiaux (mariage, enfants, regroupement familial) avec 94.457 titres délivrés à ce titre l'an dernier (+8,4% par rapport à 2012). Viennent ensuite les étudiants (62.984 titres, +7%), les étrangers faisant valoir des motifs humanitaires - réfugiés et étrangers malades - (17.754, -3%) et, en dernier, ceux invoquant des motifs économiques (17.813 titres, +11%).

Autre sujet délicat: les demandes d'asile, qui connaissent une hausse continue depuis 2007. La tendance s'est confirmée en 2013 avec 65.894 demandes (+7,2% par rapport à 2012), selon ces statistiques de la Direction générale des étrangers en France. En 2013, 11.415 personnes ont obtenu la protection de la France contre 10.028 en 2012, soit un taux d'accord de 24,3%.

 

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Source :

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