18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 16:56

 

Ecouter la 2ème partie de La grande table du lundi 14 avril 2014

 

 

Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.


Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des « communs » contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.


Cette émergence du commun dans l'action appelle un travail de clarifi cation dans la pensée. Le sens actuel du commun se distingue des nombreux usages passés de cette notion, qu'ils soient philosophiques, juridiques ou théologiques : bien suprême de la cité, universalité d'essence, propriété inhérente à certaines choses, quand ce n'est pas la fin poursuivie par la création divine. Mais il est un autre fil qui rattache le commun, non à l'essence des hommes ou à la nature des choses, mais à l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun », réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.

 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Bibliothèque et star système
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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:00

 

 

 

 

L'impuissance des politiques économiques nationales et européenne à donner un nouveau souffle à une croissance productive d'emplois de masse et de répartition des richesses, incitent à regarder les solutions alternatives.

Mais que faut-il en penser quand nous ne savons de l'économie, que les errements des prévisions, les auspices pessimistes, et les apories ?

On a cru aux décisions prises en matière de lutte contre la fraude et l'évasion fiscale.

On prétend avoir séparé les activités spéculatives et l'activité de prêt des banques.

Certaines d'entre elles ont été renflouées avec l'argent des états et des contribuables.

Mais elles persistent à résister en France, à se risquer dans l'investissement producteur d'emploi.

Le résultat est clair : le chômage augmente à grande vitesse.  

Quid du revenu de base qui n'en est qu'au stade des études préliminaires ?

Confrontés à l'absence de perspectives tangibles, faut-il se résoudre à la disparition progressive de tous les emplois non utiles à la productivité fondée sur la technologie ?

Et se résigner à l'idée que l'emploi non qualifié manufacturier est tout simplement en train de disparaître ?

Comment financer alors les revenus de subsistance des masses de salariés devenus inactifs et déportés définitivement en dehors du système de la production économique ?

Enfin et dernière question : quelle espérance et quelle projection dans l'avenir sont de nature à nous convaincre que la vie d'une société moderne vaut le coup économiquement parlant d'être vécue ?

Le revenu de base est-il une nouvelle chimère, une solution magique, pour rêver d'un autre monde possible et rendre supportable le déclin et l'effacement de l'idée de progrès social pour des millions de français ?

 

Plume Solidaire

 

Asservissons les robots, et libérons les pauvres

 

Pour Martin Wolf, célèbre éditorialiste du Financial Times, il est temps de changer radicalement de modèle économique pour faire face à l’émergence d’une nouvelle économie dominée par l’accélération de l’automatisation du travail et les inégalités qu’elle entraîne.

 

Article initialement publié sur le Financial Times, traduit par Le Monde.fr

En 1955, Walter Reuther, président du syndicat américain des ouvriers de l’automobile, racontait sa visite dans une usine du groupe Ford. Désignant les robots, son accompagnateur lui avait demandé comment il s’y prendrait pour que ces machines versent leur cotisation au syndicat. « Et vous, comment allez-vous les convaincre d’acheter des Ford ? », répliquait M. Reuther. L’automatisation n’est pas une nouveauté. Pas plus que le débat sur ses conséquences.

 

Le problème est que la généralisation des technologies de l’information entraîne une inégalité croissante des revenus. Or la technologie pourrait, à terme, occuper une place bien plus importante.

Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de The Second Machine Age (paru en janvier aux Etats-Unis), affirment qu’elle favorisera la prospérité de tous mais qu’elle modifiera la répartition des opportunités, d’une part, entre travailleurs et, d’autre part, entre travailleurs et détenteurs de capitaux.

 

Selon un récent article des chercheurs Carl Frey et Michael Osborne de l’université britannique d’Oxford, l’automatisation pourrait mettre en péril 47% des emplois américains. Au cours des prochaines décennies, « la plupart des ouvriers du secteur du transport et de la logistique, une grande partie des employés de bureau et des personnels administratifs en bas de l’échelle, mais aussi les ouvriers du secteur de la production risquent d’être remplacés par du capital informatique ».

Inégalités exacerbées

En outre, « dans un avenir proche, l’informatisation va surtout détruire des emplois peu qualifiés et faiblement rémunérés. En revanche, les emplois hautement qualifiés et à forte rémunération seront les moins susceptibles d’être remplacés par du capital informatique ». Ce qui exacerbera encore les inégalités.

 

Jeffrey Sachs (université Columbia, New York) et Laurence Kotlikoff (université de Boston, Massachusetts) affirment même que la hausse de la productivité pourrait dégrader la situation des futures générations. Le remplacement des ouvriers par des robots pourrait réorienter les revenus des premiers vers les propriétaires des robots, dont la plupart seront à la retraite et épargneront moins que les jeunes.

 

Cela diminuera l’investissement dans le capital humain, car les jeunes n’auront plus les moyens de le financer, mais aussi dans les machines, en raison de la diminution de l’épargne dans ce type d’économie.

Les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

L’argument selon lequel une hausse de la productivité potentielle dégraderait durablement la situation de tous est astucieux. Mais d’autres possibilités me paraissent plus plausibles : les licenciements d’employés pourraient provoquer un choc d’ajustement de grande ampleur ; les salaires des personnels non qualifiés pourraient chuter bien en dessous du minimum socialement acceptable ; conjugués à d’autres technologies, les robots pourraient rendre la distribution des revenus bien plus inégalitaire qu’elle ne l’est déjà.

Redistribuer revenus et richesses

Alors, que faire ? Mieux former ? La formation n’est pas une baguette magique, ne serait-ce que parce que nous ignorons quelles aptitudes seront requises dans trente ans. En outre, même si la demande de services de savoir créatifs, entreprenants et de haut niveau devait croître dans les proportions nécessaires, ce qui est déjà hautement improbable, penser que nous deviendrons tous des « happy few » (« d’heureux privilégiés ») relève du pur fantasme.

En revanche, nous devons reconsidérer notre conception des loisirs. Longtemps les plus riches ont vécu une vie oisive aux dépens des masses laborieuses. L’émergence des machines intelligentes permettra à un nombre infiniment plus grand de gens de mener une telle existence sans pour autant exploiter autrui.

Le puritanisme triomphant d’aujourd’hui est révulsé à la perspective d’une telle inactivité. Eh bien, dans ce cas, laissons les gens s’amuser «activement» ! Sinon, dans quel but aurions-nous réalisé l’accroissement considérable de la prospérité générale ?

Surtout, il faudra redistribuer revenus et richesses. Cela pourrait prendre la forme d’un revenu de base versé à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie. Les fonds pourraient provenir de taxes sur les pratiques nocives (la pollution…) ou sur les locations (dont celles des terrains et, surtout, de la propriété intellectuelle).

 

Les droits de propriété sont une création sociale. Le fait que seule une minorité infime soit en mesure de profiter massivement des nouvelles technologies doit être remis en cause. L’État devrait ainsi recevoir automatiquement une part des revenus de la propriété intellectuelle qu’il protège.

Enfin, au cas où les suppressions d’emplois non qualifiés s’accéléreraient, il faudra faire en sorte que la demande croisse proportionnellement à la hausse potentielle de l’offre. Si nous réussissons, beaucoup d’inquiétudes liées à la pénurie d’emplois disparaîtraient. Il est vrai qu’au vu de notre incapacité à y parvenir depuis 2007, cette possibilité est incertaine. Mais nous pourrions faire mieux.

L’émergence des machines intelligentes doit nous permettre de vivre une meilleure existence. Cela dépendra de la façon dont les profits seront distribués. Il peut en résulter une infime minorité de gros profiteurs et une multitude de perdants. Mais l’avènement d’un tel techno-féodalisme n’est pas fatal. Ce n’est jamais la technologie qui dicte les résultats, ce sont les institutions politiques et économiques. Si celles dont nous disposons ne donnent pas les résultats souhaités, nous devons en changer


Article traduit de l’anglais par Le Monde.fr

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:00

Au revoir Monsieur Resnais. Et merci pour ce dernier moment passé avec vous. 

 

              ah ouais quand même (bien)

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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