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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 16:53

 

Voici le graphique que nous devrions montrer aux personnes qui ne parviennent pas à imaginer que même parvenues au terme de la procédure du Droit au Logement Opposable à Paris, elles ne seront pas au bout de leur peine.

 


      Dalo 2008 2011

 

 

 

 

 

Source : lavie immo

 

  • Le 10 décembre 2009

 

Deux ans après la mise en œuvre de la loi DALO (janvier 2008), la situation était jugée « problématique en Ile-de-France. Paris, où vit 3,65 % de la population française, recueille en effet 20 % du total national des demandes et le chiffre grimpe à 63 % pour l’Ile-de-France. Et le quotidien économique de préciser qu’à la fin de septembre 2009, 7 398 décisions favorables avaient été rendues par la commission de médiation de Paris face à seulement 837 offres émanant de bailleurs.

 

  • Le 6 décembre 2011

 

Quatre ans plus tard…

 

La crise humanitaire du logement en France

 

27 500 décisions de relogement et d’hébergement prononcées pour des ménages prioritaires par les tribunaux administratifs, n’ont pas été mises en œuvre fin juillet 2011. C’est 5 000 de plus que pour l’ensemble de l’année 2010. Cela concerne 85% des ménages franciliens.

 

L’Etat hors la loi : 4 ans après son entrée en vigueur la loi DALO reste très mal appliquée. C’est la principale conclusion du Cinquième rapport du Comité de suivi de la loi Dalo * – Droit au Logement Opposable - dont le rapporteur n’hésite pas à parler d’un Etat hors la loi. La situation du logement n’en finit pas de s’aggraver sans que les décisions nécessaires ne soient prises.

 

C’est dans les départements de l’Ile-de-France que la situation est la plus grave indique le rapport. Pour la première fois le taux de relogement des ménages prioritaires a baissé en 2011.

 

Un autre signe inquiétant est la multiplication des recours visant à obtenir une place en hébergement dans un grand nombre de départements français.

 

* Il s’agit du dernier rapport annuel qui a été publié en novembre 2011.

 

 

 - - - - - 

 

Dire ou ne pas dire ? 


 

S'obstiner à  ne pas vouloir quitter la capitale, c'est pour un ou des parents, prendre la responsabilité de voir par exemple, une enfant qui entre à l'école primaire, suivre sa scolarité dans le même logement exigü, inconfortable et ne permettant aucune intimité, jusqu'à son entrée au collège, tandis que dans la même période s'accroît sa fratrie.

 

Mon objectif n'est évidemment pas de contribuer à la dynamique de néoenbourgeoisement - ou de boboïsation - de Paris -, en incitant les plus pauvres à quitter la plus belle ville du monde; mais à conseiller les personnes qui viennent nous voir pour accomplir leurs démarches, en prenant exclusivement en considération leur propre intérêt à moyen et à long terme.


Et plus encore l'intérêt de leurs enfants, qui s'entassent trop souvent dans des logements suroccupés - et parfois insalubres -, qui ne permettent pas d'effectuer un travail scolaire à domicile, dans des conditions décentes.

 

Ma position est que l'écrivain public informé de la problématique actuelle du logement à Paris, ne peut se contenter de conserver l'information par devers lui, et qu'il lui revient aussi de suggérer des perspectives : élargissement des recherches, changement de région...


Je considère que sur le plan de l'éthique notre devoir est aussi de faire prendre conscience aux parents qu'ils auront peut-être des comptes à rendre à leurs enfants dans l'avenir.

 

Si je m'abstenais de cette exigence, c'est à moi que je le reprocherais.

 

La vie en province est plus calme, les appartements plus grands, et les loyers moins chers à taille égale. La qualité de l'habitat est l'un des facteurs de réussite scolaire.

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Logement - copropriété - Transport
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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 16:28

 

carton rouge 


Comme chaque année, le Secours Catholique publie son rapport statistique annuel qui permet de rendre compte de l’évolution des différentes formes de pauvreté qu’il rencontre. Cette année, nous avons choisi de porter un regard sur dix ans d’actions auprès des personnes accueillies par l’association. Dans un premier temps ce document présente une série de constats d’ordre général : niveau de vie, évolution des situations, visages de la pauvreté, puis dans un second temps nous mettons l’accent sur la situation des familles. Depuis 2001, le Secours Catholique a soutenu chaque année, près d’un million et demi de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté.


La précarité s’installe durablement et se durcit


Si un tiers des personnes rencontrées en 2001 comme en 2011 avaient déjà fréquenté les lieux d’accueil du Secours Catholique l’année précédente, elles sont de plus en plus nombreuses à être orientées par les services sociaux (50 % en 2011 vs 42 % en 2001) et à ne pas avoir connu de changement majeur de leur situation. À travers ses accueils, le Secours Catholique constate également que les situations de pauvreté ne sont plus la conséquence immédiate d’une difficulté particulière, mais le résultat de problématiques qui se cumulent (emploi, logement, santé…) et nécessitent un accompagnement des bénévoles de plus en plus long. Alors que le seuil de pauvreté est de 964 euros, depuis dix ans 68 % des ménages rencontrés par le Secours Catholique vivent dans une très grande pauvreté, avec moins de 640 euros par mois.


La pauvreté féminine augmente


Si en 2001, le Secours Catholique rencontrait autant de femmes que d’hommes, dix ans plus tard 57 % des adultes en situation de pauvreté sont des femmes. L’augmentation de la pauvreté féminine est essentiellement due à l’augmentation du nombre des familles monoparentales accueillies par l’association.


Une précarisation des familles


Le constat est sans appel, la situation des familles que nous rencontrons s’est considérablement dégradée ces dix dernières années. Entre 2001 et 2011 on note une augmentation de 6 points du nombre de familles qui ont fait appel à l’association. La crise économique a eu un effet accélérateur sur les couples avec enfants, mais surtout sur les familles monoparentales durablement ancrées dans la pauvreté, une situation qui se répercute aussi durablement sur les enfants. L’augmentation des familles rencontrées s’explique également par l’arrivée de couples avec enfants venus d’Europe de l’Est.


Les dépenses contraintes pèsent de plus en plus lourd


Les ménages en situation de pauvreté ont subi très fortement les hausses des prix des loyers, de l’énergie et des produits de première nécessité. Les chiffres du Secours Catholique indiquent notamment que la part des dépenses consacrées au logement et aux charges qui y sont liées grève fortement leur budget : 60 % des ménages déclarent avoir des impayés, liés dans 40 % des cas à des dépenses contraintes comme le loyer.

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:58

 

Plongée dans la vie d'une famille dont le père est contraint de revenir vivre au village, avant d'être contraint de repartir...L'immigration vécue au quotidien et ressentie par chacune des personnes de la famille. Un film  émouvant dans lequel les relations affectives expriment la réalité profonde du drame de la survie économique.

 

♥♥♥              top (très bien)

 

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

 

 

Source : télérama


 

Nombreux sont les films qui parlent d'immigration : comment passer des frontières verrouillées, comment survivre en terre hostile, étrangère. Plus rares sont ceux qui s'intéressent au voyage de retour. Pour son premier long métrage, le Mexicain Antonio Méndez Esparza aborde cette question avec délicatesse. Après des années de déracinement à New York, un père de famille se réadapte tant bien que mal à la vie dans son village perdu. Rien de démonstratif, d'ouvertement tragique, dans cette chronique sur la difficulté de subsister, autant « ici » que « là-bas ». Par petites touches discrètes, une mosaïque d'instants anodins ou douloureux, le réalisateur montre comment le héros renoue avec une épouse, mais aussi des filles qui ont grandi trop vite, qui le voient comme un étranger.

Dans ce village mexicain, que ses habitants ne rêvent que de quitter, tout, ou presque, est précaire. Un accouchement prématuré peut faire perdre les économies durement gagnées, une histoire d'amour tourne court parce qu'on ne peut pas imaginer l'avenir sur place. Même le petit orchestre local d'amis, ouvriers et paysans, peine à exister, parce que ses membres n'ont ni le temps, ni le confort financier de s'y consacrer. Le film coule, tranquille et limpide, en longs plans-séquences contemplatifs. Les personnages sont regardés avec justesse et douceur, toujours à distance respectueuse. — Cécile Mury

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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