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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:13



83 500 dossiers avaient été déposés fin mai dernier auprès des Commissions de médiation départementales dans le cadre de loi DALO.


   23 956 ménages ont bénéficié d'une décision favorable ; ce qui représenterait 45% des recours examinés jusqu'à présent, si j'ai bien compris.


10 145 ont pu être relogés (42% des 23 956 qui ont obtenu la décision favorable).


Soit : 8,5% des 83 500 ménages qui ont effectué un recours dans le cadre de cette loi.


Champagne pour eux ! Mouchoir pour les autres !



Lire l'article de l'Observatoire des Inégalités



Plume Solidaire
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Plume Solidaire , écrivain public - dans Logement - copropriété - Transport
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 11:05






Dès l’entrée du parc, se dresse l’un des 3 échafaudages de l’artiste  écossais  Nathan Coley (né en 1967). « Fixées  sur  des  structures métalliques,  des  ampoules  électriques à l’allure désuète adressent des messages lumineux aux spectateurs. Laconiques,  lapidaires,  ces  sentences (…) « WE MUST CULTIVATE OUR GARDEN  » ( Il  faut  cultiver  notre  jardin)  … entrent en résonance avec le lieu et l’imaginaire de chacun ». J’approuve le précepte, qui fait plus penser à une leçon de morale et d’éducation civique scolaire, et nous nous dispenserons sans effort des deux autres leçons de sagesse populaire franchement tautologiques qui n’engagent à rien : « THERE  WILL  BE  NO  MIRACLES HERE » (Il n’y aura pas de miracles ici) et «  GATHERING  OF  STRANGERS  »  (Rassemblement d’étrangers). Dans le même registre nous aurions pu nous attendre à « L’ENERGIE ELECTRIQUE NOUS EXTRAIT DE L’OBSCURITE »…mais pas de l’obscurantisme ni de la redondance avec le réel. Ici l’art, en dépit de l'apparence, ne nous (in)forme pas ; il est là en soi et gratuit. Ce qui constitue à la fois une illusion et une contrevérité. Une norme de la post modernité parfaitement traduite dans cette volonté d’aseptiser le sens en imposant le fait artistique en tant que tel. Dont acte.


 

Nous suivons la déambulation de la foule jusqu’à la guirlande d’ampoules  de couleurs et de fanions de Vincent Olinet (né en 1981), «  Ma fête foraine », installation de 2004 ; qui occupe effectivement un certain volume d’espace, ce qui lui confère le caractère indéniable d’une sculpture. A laquelle je suis demeuré insensible, tel un lapin regardant une clé à mollette. Encore une fois « la forme en soi »…toujours à moi d’y mettre du sens. Et moi je suis un gros fainéant, et j’aime l’œuvre qui s’impose clairement, ou l’artiste qui me propose une vision, en me donnant  la liberté de ressentir, de réagir et d’interpréter.


 




Beaucoup plus intrigantes, étonnantes, puissantes et évocatrices sont les œuvres qui ont jalonné la suite de notre parcours.

 


Là il y avait une véritable relation entre la nuit, le paysage et l’imaginaire. L’artiste norvégien Rune Guneriussen  (né en 1977) a planté des bouquets de lampes de  bureau sur la pelouse (« Don’t leave the lights on », installation lumineuse, 2009), de chaque côté de l’allée. Une plantation abondante construite dans un (dés)ordre savant qui crée un sentiment étrange et fort. Voie Lactée qui se reflète sur le miroir des pelouses du parc ? A y regarder de plus près, on se demande si le groupe situé en bas de l’allée ne tient pas du poulailler ou de la basse-cour : oies aux itinéraires aléatoires qui picorent, se croisent et se toisent en cacardant !


 

 


 

 

Dans l’installation des lampes qui remontent la pente j’ai vu une spectaculaire migration d’animaux nocturnes. Ou une armée de combattants analogue à celle de Stars Wars, monstrueux vus de près. Elle m’a fait penser aussi aux passages de cols pyrénéens par les émigrés fuyant la Guerre d’Espagne ; ou au franchissement de la chaîne himalayenne par le Daïla-Lama lors de sa fuite du Tibet en 1959. J’ai ressenti là la dimension tragique de notre condition humaine ; elle-même reflet inversé des innocents visiteurs qui arpentaient les pelouses dans l'obscurité. Plus tard un souvenir suggéré par cette œuvre m’est revenu. Celui des processions nocturnes des pèlerins à Lourdes que j'ai vécues dans mon enfance.


 

 

 

 

 

 

En contrebas le ruisseau était lui aussi animé de lampes de couleur qui éclairaient l’eau, invitant les spectateurs à contempler les rides des écoulements sous un jour différent ; à observer les insectes aquatiques comme dans un laboratoire à ciel ouvert.

 

Nous nous dirigeons vers la sortie en face de l’Hôtel de Ville. Au passage nous apercevons en contrebas les scintillements tricolores – bleu, blanc, rouge – des Starlights  qui, installés sous la surface de l’eau , couvrent tout le bassin.

 


 


Photo disadquem



Second temps fort de cette traversée du parc : les parapluies rouges de Noël DOLLA (Chauds les Marrons aux Buttes Chaumont – 1789-2009, 220 ans de rêves – Installation) qui symbolisent un champ de coquelicots. J’ai eu l’occasion de voir plusieurs expositions d’artistes du mouvement Supports/Surfaces - Jean Pierre Pincemin et Claude Viallat notamment ; dont Noël Dolla a été membre. Au plan de la démarche artistique la parenté avec l’approche de ce mouvement m’a semblé évidente. Le choix judicieux de la surface – une large bande de pelouse incurvée et inclinée vers le bassin, l’implantation parfaitement symétrique et l’orientation dans la même direction de centaines de parapluies en tous points identiques – modèle, couleur - ; le caractère répétitif de la couleur, et l’exposition de l’œuvre « hors les murs »…rappellent les éléments qui caractérisaient ce mouvement.


 

Photo disadquem

 

L’ensemble dégage une impression de poésie et d’humour confortée par l’ampleur de l’installation. Une bonne manière de fêter le retour du coquelicot dans les prairies, et de nous rappeler les œuvres de Pierre-Auguste Renoir (Chemin montant dans les hautes herbes, vers 1874) et de Claude Monnet (Les Coquelicots à Argenteuil, 1873). Les parapluies des Buttes Chaumont dans leur rigueur géométrique renvoient par comparaison avec ces deux œuvres, à la nostalgie d’une nature plus sauvage, qu’il était loisible jadis de parcourir plus librement qu’aujourd’hui. Métaphore de l’Eden, de l’harmonie entre la nature et les hommes – entre nature et culture -, de la liberté, et de l’innocence à travers la grâce des jeunes femmes qui cueillent les fleurs…

 

 

 


 

Un univers à l’opposé de la catastrophe climatique annoncée aujourd’hui qui montre l’issue d’un conflit entre l’homme triomphant et une nature spoliée dont le cinéma globalisé s’est fait le porte parole efficace (« Home », « Le syndrome du Titanic »)…


Les parapluies de Noël DOLLA sont aussi à prendre au pied de la lettre, comme un rassemblement de clones disciplinés concentrés vers un même  objet. Comme des spectateurs dans un stade. C’est l’univers des passions, des rapports de forces, de la violence entre supporters, de l’idolâtrie pour les dieux du stade, du gigantisme des installations, de la mondialisation des événements sportifs et des dépenses pharaoniques…Mais le stade ne se réduit pas au football. C'est aussi l'admiration pour la perfection du geste sportif, la compétiton dans le respect des concurrents, l'estime pour les perdants, l'esprit d'équipe.

 

 

 


 

Ces parapluies en touts points identiques sont aussi un univers de clones qui m’a fait penser à cette intervenante au cours d’un colloque en présence de Mme Parisot, Présidente du MEDEF, qui expliquait que les discriminations à l’embauche avaient leurs sources dans la stratégie du minimum de risque dans le recrutement utilisée par les Directeurs des Ressources Humaines. Pour assurer une adaptation des nouvelles recrues la plus rapide dans le temps et la plus harmonieuse au plan relationnel, leurs sélections de candidats se portent sur des individus qui ont des profils culturels et sociologiques identiques : formation, âge, sexe, origines sociales et ethniques. Les autres sont éliminés par défaut (les jeunes, les vieux, les immigrés, les femmes…).


Et là nous sommes très loin de l’évocation du thème de la Révolution Française qui constitue le propos de cet artiste au cours de cette Nuit Blanche.


Mais suis-je seul responsable du fait que cette œuvre me fait ainsi méditer et médire de mes contemporains ?


Peut-être que l'art ma parle à tort et à travers ?


Enfin, heureusement que tout ça c'est que de la littérature hein ?

 

3 ème et dernier épisode vendredi !

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 


Ps : toutes les photos sont de moi sauf les autres et je m'en excuse


Il y en a de bien plus jolies ici : Instantané - culture au sténopé

 

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:13


1 500 00 visiteurs selon la Mairie auraient arpenté les rues de Paris au cours de cette 8ème Nuit Blanche.


 

J’affirmerai avec le même aplomb que celle-ci étant organisée sur 4 sites  - nord autour des Buttes-Chaumont, centre à Châtelet-Marais, et Quartier latin au sud, pour la première fois autour de la Montagne Sainte-Geneviève – l’affluence dans mon quartier a représenté au bas mot le quart de cette population.


 

Soit tout de même 375 000 noctambules, que j’ai comptés un par un !


 

Très exactement deux fois la population du 19ème arrondissement (185 400 habts / 12ème ville de France), sans compter la centaine de milliers d’immigrés clandestins, qui sont un véritable défit au caractère sincère et véritable de la statistique démographique.


 

Parti à 21 h 15, à 00 h 15 j’étais dans mon lit, et à 00 h 16 je dormais du sommeil du juste.


 

J’ai commencé par rejoindre ma fille et ses amis près du Métro Belleville pour faire un tour dans la célèbre Rue des Artistes du quartier : la rue Denoyez1. Sur les murs en perpétuelles mutations graphiques deux plasticiens collaient de grandes affiches/photos. Aujourd’hui, 2 nuits plus tard, elles s’éclipsent déjà sous un nouveau graph géant. Un peu plus bas, une installation vidéo projetée sur un voile tendu à hauteur d’homme à travers la chaussée donnait le ton de cette Nuit, à la fois poétique, colorée et bon enfant. A côté des DJ, des dessins récents inspirés de la BD m’ont fait penser à Crumb.


 

  

 

 

Le Genèse - Robert Crumb - sortie le 22 octobre 2009

 

1 Haut lieu de divertissement dans les années 1830 elle porte le nom de la célèbre taverne. Elle a été rénovée en 2009, et accueille la nouvelle Piscine et Centre sportif Alfred Nakache

 

 

En passant une petite publicité totalement désintéressée : si d’aventure vous avez envie de boire un thé tunisien, un vrai thé avec des feuilles de menthe qui débordent du verre. A quelques mètres de là commence la rue Lemon (citron en anglais !), à l’angle de laquelle se trouve le Café des Délices. Le thé sans citron c’est là.


 

 

Nous remontons la rue de Belleville jusqu’à l’église éponyme – Métro Jourdain -. Et là je reste interdit et ému en découvrant et en lisant La Fiche, le fac simile collé au sol d’une « Fiche administrative de dépistage et de soin d’une personne sans abri ». Une femme SDF  décédée dans le 19ème cette année. Je pense à cette femme blonde alcoolique que je ne vois plus, qui squattait le trottoir sous les arcades près du métro de Belleville avec un petit groupe d’hommes. Un jour elle s’est mise à montrer ses seins en public. C’est à elle que je pense en lisant La Fiche : même âge, même taille, blonde aussi…


J’étais très heureux de la croiser le lendemain près du bassin de la Villette.

 

Une fiche de soins, sur-dimentionnée, est installée à même le trottoir, au carrefour des passages pour piétons, de la sortie de métro Jourdain et des rues qui se croisent. Comment la fiche est-elle susceptible de réorganiser l’espace autour d’elle comme le fait un SDF dans la rue ?


L’installation fait largement référence à l’ouvrage de Patrick Declerck
« Les naufragés » (Terre humaine, Poche, 2001)

Source : site de Anne Brochot

 

Rue Lassus, je prends en photo la vitrine de La Source de Belleville parce que j’aime bien les silhouettes de cet artiste - dont je viens d’oublier le nom - , qui hantent les murs et les recoins de la ville. J’avais photographié l’une de ses œuvres sur l’escalier de la Butte Bergeyre avenue Simon Bolivar.

 

 

 

 
De Paris 19 en photo






L'escalier de la Butte Bergeyre vu par Willy Ronis




A l’approche du parc des Buttes Chaumont – entrée rue Botzaris -, la densité de population s’accroît considérablement. Ce qui frappe c’est qu'elle est blanche cette population, bien parisienne. Occidentale en Diable. Et pas de policiers pour assurer la sécurité et contrôler nos papiers. Cette foule débonnaire se déplace en couples attendrissants, en clans de jeunes proprets et d’amis branchés ; en familles avec poussettes, enfants et parfois grands-parents. Impression qu’une vaste migration de français moyens venue des arrondissements voisins (10, 11 et 20 ème), de la rive gauche et du Marais, est venue grossir les rangs du boboland local qui réside sur et autour du plateau des Buttes Chaumont. Nous sommes là « entre nous », comme si nous étions en vacances sur la côte bretonne. ou à Biarritz. Pas d’étranges étrangetés. Le 19ème pour quelques heures a changé d’identité, du moins dans la partie visible de l’iceberg urbain : la rue.

 

 

Phénomène qui, à mes yeux constitue un véritable étonnement. Quand je pense à ces proches qui appréhendent de venir nous voir parce que nous habitons dans le 19ème ! Il faut y voir sans doute l’effet Nuit Blanche. La nuit la ville est autre, son espace se libère de sa circulation automobile, des piétons qui y vivent et y travaillent ; qui lui donnent le charme de cette animation quotidienne si variée d’un quartier à l’autre. Elle perd ses repères habituels et identitaires : les chinois qui semblent toujours pressés ; les juifs avec leur kipa, leur costume et leur chapeau noirs qui vont à la synagogue, les musulmanes voilées, les africaines avec leur bébé dans le dos qui vendent le "maïcho, maïcho !" à l'entrée du métro, les grappes de jeunes blacks et de robeux dissimulés sous la capuche, les syndicalistes qui sortent du siège de la CFDT…


La ville est disponible et s’ouvre à l’envahissement urbain et pacifique d’une autre population plus attirée par cette aventure qu’est la découverte des œuvres dans des sites inédits que par celle d’un Paris méconnu. Mais le rêve n’a pas d’espace dédié et l’enveloppe de l’obscurité favorise l’attirance pour le mystère ; suscitant ce soir là une curiosité sans risque à la recherche d’émotions sans heurt. Et c’était un honneur pour le 19ème d’être choisi pour ce qu’il est : un lieu de vie comme les autres.






L
a suite demain...


J'ai dit !


Plume Solidaire



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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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