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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 17:00

 

 

Etonnante jeunesse que celle de ce papy papillonnant et virevoltant d'une thématique de réflexion à l'autre.


Albert Jacquard c'est la synthèse entre la connaissance scientifique, la philosophie, assorties d'un sens pédagogique exceptionnel.

 


Il achève son discours improvisé  - "Préparer une Terre pour 10 milliards d'humains" - au forum des sans, à Beaubourg, pendant les grèves anti-Juppé de novembre et décembre 1995, par sa définition du bonheur :

 

"Etre heureux c'est se savoir beau dans tous les regards des autres"

 

 

 

- - - - - - - - -

 


Le temps n'existe pas; il n'y pas "d'avant" le Big bang parce que le Big Bang inclut l'horloge elle-même.

 


Ecouter Albert - ou Hubert (Reeves) -  c'est faire un voyage au-delà du temps,  aux confins des limites de l'intelligence humaine.

 

En 7 minutes Albert nous raconte une histoire qui interroge nos repères culturels, mentaux et la connaissance de l'univers..

 

 

Des vidéos à regarder en rentrant de la plage...

 


J'ai dit


Plume Solidaire




 

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 17:00

 

 

Si vous avez la chance de posséder un appareil fixe ou mobile qui diffuse des ondes sonores par réseau hertzien en modulation de fréquence, n’hésitez pas à placer votre écoute radiophonique sur le Journal de France Culture le vendredi entre 12h30 et 12h50.

Aujourd’hui c’est Hervé Kempf qui causait dans le micro et répondait aux questions de la séquence « Un autre regard sur l’actualité ».

C’était clair, synthétique et concret.

 

Seuil, L’histoire immédiate, 2009, 154 pages

 

Analyse de Olivier Kempf

« L’ouvrage précédent d’Hervé Kempf (« Comment les riches détruisent la planète ») avait connu un vrai succès de librairie (plus de 30.000 ouvrages vendus) malgré une faible couverture médiatique. Une édition de poche vient de sortir, et l’ouvrage a déjà été traduit en quatre langues. Preuve qu’au-delà du titre accrocheur, il y avait du fond. Après un diagnostic, on attend souvent des auteurs qu’ils donnent les moyens de sortir de la crise qu’ils viennent de décrire. C’est l’objet de ce deuxième livre.

… « Serions-nous donc en présence d’un brûlot gauchiste ?

C’est le risque, et beaucoup n’iront donc pas au-delà de ces mots. Pourtant, la chose est plus profonde. Tout d’abord, l’auteur n’est pas et n’a jamais été marxiste (comme il l’affirme p. 117). C’est fondamentalement Tchernobyl qui a décidé son intérêt pour la chose écologique, et il affirme : « j’aimais trop la liberté et l’on en savait alors assez sur l’Union Soviétique pour que je devienne définitivement réfractaire à une théorie qui conduisait à ce résultat. Et puis, des maoïstes aux trotskistes, ils passaient tous à côté de la question écologique ».

Bref, ce n’est pas un ouvrage marxisant.

(…) « sortir du capitalisme, c’est reconnaître aux personnes d’autres motivations pour agir que leur intérêt propre ; c’est aussi ôter à l’économie sa place exclusive dans la société, pour placer au centre de la représentation l’organisation des relations humaines en vue de leur harmonie ».

(…)

Livre de gauche ? Méfiez-vous des apparences, il est beaucoup plus corrosif que cela, et la gauche devrait justement s’en méfier. La droite aussi, d’ailleurs. »

O. Kempf

 

Personnellement, j’adhère à fond.

J’ai dit

Plume Solidaire

 

Présentation de l’éditeur

Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s'est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère : il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d'ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l'économie n'est pas reine mais outil, où la coopération l'emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit.

Dans un récit original, l'auteur explique comment le capitalisme a changé de régime depuis les années 1980 et a réussi à imposer son modèle individualiste de comportement, marginalisant les logiques collectives. Pour en sortir, il faut prioritairement se défaire de ce conditionnement psychique.

L'oligarchie cherche à détourner l'attention d'un public de plus en plus conscient du désastre imminent en lui faisant croire que la technologie pourrait surmonter l'obstacle. Cette illusion ne vise qu'à perpétuer le système de domination en vigueur. Comme l'illustre la démonstration ancrée dans la réalité et animée de nombreux reportages, l'avenir n'est pas dans la technologie, mais dans un nouvel agencement des relations sociales. Ce qui fera pencher la balance, c'est la force et la vitesse avec lesquelles nous saurons retrouver l'exigence de la solidarité.

L'ouvrage précédent d'Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, a rencontré un grand succès aussi bien en France et au Québec qu'à l'étranger, avec des traductions en anglais, espagnol, italien et grec. Dans ce nouvel essai, l'auteur, journaliste au Monde, montre qu'en dépit des menaces l'avenir reste ouvert et l'optimisme justifié.

- 4e de couverture - (date de publication : 8 janvier 2008)

 

Comment les riches détruisent la planète

d'Hervé Kempf


Publication : 4/1/2007


« Nous sommes entrés dans un état de crise écologique durable et planétaire  »

Résumé du livre

Depuis près de vingt ans, Hervé Kempf travaille à faire reconnaître l'écologie comme un secteur d'information à part entière. Dans ce pamphlet violent et informé, il évoque les risques de catastrophe écologique mais aussi - et surtout - la responsabilité des plus riches dans cette course folle. L'analyse est à la fois neuve et dérangeante : à la différence de la plupart des observateurs, l'auteur aborde la question en reliant entre elles les deux questions, sociale et écologique, que l'on a coutume de disjoindre. Pour lui, ce ne sont pas les hommes en général qui menacent de détruire la planète, c'est d'abord l'égoïsme des plus riches, ceux qui profitent à plein du productivisme forcené et de l'expansion à tout prix.

 

La critique [evene] par Marilyne Camhi

C’est d’abord un titre, accrocheur, provoquant, un titre choc pour un livre choc. Le discours est engagé, argumenté, présentant une vision décapante, neuve, une démonstration magistrale, radicale. Hervé Kempf révèle les liens entre la crise sociale, démocratique, et la crise écologique. Le bilan est sombre, le texte salvateur. Les implications, les conséquences des responsabilités d’une classe désignée comme celles des riches, des “prédateurs” sont clairement mises en évidence. Selon l’auteur, la consommation ostentatoire de cette élite égoïste, les gaspillages qu’elle engendre, freinent les prises de conscience et de décisions nécessaires, et salutaires et entraînent la population à sa suite, qui singent les comportements de ce modèle.

Concis, précis, Hervé Kempf s’attaque au tabou de la croissance et nous découvre les analyses étonnantes d’actualité d’un économiste de la fin du XIXe siècle nommé Thorstein Veblen. Très bien informé, très bien expliqué, volontairement incisif, cet essai sur les causes et la gravité des périls qui menacent notre monde, notre civilisation, ne néglige pas de proposer des solutions, des ouvrages de références ainsi qu’un site internet : reporterre.net, pour prolonger la réflexion sur les sujets abordés et décider d’agir.

 

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 17:00

 

J’ai écrit ce texte entre 1995 et 2000. 

« L’année du crocodile, chronique divertissante d'une ville de banlieue » est une succession de tableaux de la vie à Thébeauville, caractérisée par l’abondance de ses populations d'origines étrangères et la diversité de  leurs cultures. 

La ville va connaître un bouleversement politique après la défaite des Rospoints et l’arrivée à la Mairie du Marquis de la Rupée.

 La chronique est construite autour de trois moments : avant, pendant et après la campagne électorale. 

L’ensemble de la période est vue à travers le regard de Victorem, Directeur des Fêtes et des Divertissements ; acteur et témoin de cette restauration bonapartiste locale. 

J’ai dit

 

 


L’ASPIRATION DU FAUTEUIL  

 

 

 

A

 

 

insi adoubé, dopé par une vitalité sans faille qui lui redonnait la fougue et l’intrépidité de son adolescence rugbistique, sûr de sa destinée, il était désormais prêt à en découdre pour rendre le Thévillois à la monarchie républicaine que l'Etat venait de réintégrer de fraîche date.

 

Son but éclairait désormais sa pensée, clair et limpide comme l’eau de la source : écraser l’hérésie de la répartition des prodigalités d’une croissance réduite à une peau de chagrin au fil des ans, en finir une bonne fois pour toute avec la vision pessimiste de ceux qui ne voient que par les yeux des impécunieux, des nécessiteux, des miséreux et des prolétaires de tous les pays.

 

- Oui, comme Simon de Montfort nous mèneront ensemble la croisade exterminatrice contre les hérétiques des libertés individuelles ; nous placeront la vallée et les riches plateaux du Thévillois sous l’autorité de la République et dans le giron de la Loi. Et si cela s’avère nécessaire pour préserver l’unité de la République sur notre territoire, je ferai dresser le bûcher des dernières idées collectivistes ! proclama-t-il lors d’un banquet républicain.

 

Puis, s'adressant à son vieil ami Mario, entrepreneur de peinture en bâtiment bien connu des vieux thébeauvillois :

 

- Tu vois Mario, je vais te dire une chose, la politique, c'est d'abord une affaire de professionnels. Comme disait justement le poète « c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde »51. Si tout le monde y met son grain de sel c’est le foutoir et tout va à vau-l’eau. On va la prendre cette ville, et les pseudos citoyens qui font la pluie et le beau temps avec leurs ethnies à la Mairie en ce moment, ne se feront pas prier deux fois pour faire leurs valises en carton !

 

- Roger Marquis, je te reçois cinq sur cinq. Une Mairie, c’est une petite entreprise. Alors je vais te dire une chose mon petit. Méfie-toi de ça : maintenant tout le monde est directeur de ceci ou cela. Moi je te le dis, il faut qu’il y ait un patron et un seul, et point-t-à la ligne, acquiesça Mario.

 

Le caractère du Marquis le poussant en permanence vers l’intempérance, l’adversité et l’ostentation, il trouvait dans l’exercice des combats de la vie publique le moyen d’étancher sa soif d’aventure. Dans son esprit il ne pouvait se défaire de l'idée que seules la victoire et l'extermination de l'adversaire légitiment la puissance et la domination, et ouvrent grand les portes de la liberté. La rivalité, l’agressivité et la rouerie sont inscrites dans les gènes de l’homme disait-il ; les scientifiques l’ont démontré. Il y a ceux qui prennent en mains leur destin comme lui, et ceux qui le subissent. Fort de ces allégations, il n’en était pas moins convaincu que, puisqu’il fallait quelqu’un qui dominât cette ville, autant que ce fût lui.

Car il n’était que de jeter un coup d’œil rapide sur les candidats potentiels au pouvoir local, pour se rendre compte qu’aucun d'entre eux n’avait véritablement la pointure pour tenir cette ville longtemps. Personne dans les rangs des siens et des partis conservateurs, ne réunissait les conditions pour emmener la nouvelle majorité et hisser le pavillon bleu sur le toit du Palais Communal.

 

Fallait-il alors laisser la ville aux mains des prétendants à la succession du bourgmestre, et à leurs acolytes faucimartaux, dès lors que leurs chances de conserver la place étaient pour le moins réduites ?

 

Non, le bourgmestre incarnait à lui seul l'ancienne majorité des rêves dissous et son départ signifiait l'effondrement du dernier rempart des humanistes. Sans son éclaireur le petit peuple s'égarera dans les ténèbres, et seule une main opportunément tendue avant la chute dans l'abîme pourra providentiellement le sauver.

 

Laisser les illuminés de la Ligue Nationaliste Sécuritaire s’installer, décliner une partie de son propre programme dans une version plus rigide, brutale et vieillotte ? Impensable, ce serait abandonner l'autre partie du troupeau aux loups et aux féroces goupils.

 

La place était à prendre et l’horizon bien dégagé sous la visière de la Sainte Salade de notre Marquis errant. Il était désormais sûr d'être le seul en mesure d’établir la suprématie des Jacobleus sur le Thévillois. C’était à lui de jouer, d’occuper le terrain, d'être présent sur tous les fronts à chaque instant. Simplement, il fallait faire vite, présenter les choses habilement. Faire comprendre qu'il était le bras armé de la République, le prolongement naturel de la nouvelle majorité nationale, provinciale, et cantonale. Dès maintenant, il devait être évident pour tous qu’il représentait la seule alternative possible pour engager résolument le Thévillois sur la voie de l’énergie, de la modernité, de l’avenir.

 

L’occasion était trop belle pour la manquer et pour rien au monde il ne pouvait se permettre de la laisser passer.

 

Rien, ni personne ne pourrait l’en empêcher.

 

J’ai dit

 

Plume Solidaire



 

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