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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:16




Aux Arts Premiers, les derniers furent les premiers

Aux Musée des Arts Premiers, nous partîmes 17 (inscrits à l’origine) et étions positivement 12 en arrivant à bon port, sous la pluie battante.

En cette veille de Fête Nationale de la Fédération et de la Concorde, nous présentions le visage vrai de la Diversité.

6 immigrés (personnes nées à l’étranger), 6 français nés en France dont 1 seul d’extraction 100% française métropolitaine !

Vietnam, Algérie, Bulgarie, France, Rwanda. Nous étions tous là dans la pluralité de nos origines nationales, de nos convictions religieuses – catholique, musulmane, orthodoxe, bouddhiste, agnostique -, politiques sans doute ; sexuelles à n’en pas douter, générationnelles (14 à 70 ans), d’éducation scolaire : de l’analphabétisme au doctorat.

Et je crois bien qu’il n’y avait pas de sans-papiers. Un comble, une diversité impeccable, irréprochable.

Une diversité dont certains d’entre nous avaient peut-être vaguement conscience, mais qui dans les faits - dans le contexte de notre association en tous cas - nous est terriblement banale, triviale pour ainsi dire. Une diversité sans discussion, ni débat. Une question qui ne se pose pas, une question sans intérêt en somme. Nous pratiquons la diversité de nos identités comme Monsieur Jourdain, dans « Le bourgeois gentilhomme », découvrant avec bonheur qu’il faisait de la prose sans le savoir.

Hier, c’était en marchant sous la pluie et en partageant nos parapluies que nous VIVIONS ensemble nos identités, dirigeant nos pas dans la MÊME DIRECTION ; sur le MÊME SOL.

Pour moi donc, en ce matin au cours duquel les Préfets attendaient les instructions du Ministre de l’Immigration pour animer le débat sur l’Identité Nationale la question est close.

Le drame est que justement, 62% des français selon un récent sondage approuveraient le principe d’un débat sur l’identité nationale.

Les deux tiers donc.



Lancer un débat national sur l’identité française semble manifester que celle-ci serait compromise ou altérée. Par perte d’identité ou par trop d’identités ? Sentiment ou réalité ? Réalité d'un sentiment peut-être.


L’identité n’est pas un état. L’identité est un processus vivant, permanent, de construction et de perte dues à un nombre infini de statuts et rôles qui interagissent et s’influencent. Qui assurément, organisent l’évolution de notre environnement, de notre vie, déterminant la marche de l’humanité.

Ces statuts sont aussi bien d’ordres culturels, économiques, sociaux, géographiques, génétiques (handicap par exemple) ou biologiques quand il s’agit de la santé…

Parler d’identité, c’est tenter de décrire ce à quoi nous pouvons ressembler aujourd’hui pour en faire la photographie. Une photo obligatoirement floue, qui reproduirait partiellement et vainement la réalité. Tant nos perceptions sont morcelées et partiales ; (dé)formées par notre éducation, l’influence de notre entourage, les choix résultant de notre  expérience, nos savoirs certes mais aussi nos croyances, notre caractère, nos humeurs et nos émotions…Une photographie qui devrait nous inspirer une grande humilité sur la fragilité de notre destinée individuelle et globale. Une humilité qui devrait nous inciter à nous rapprocher, à nous conduire vers plus de tolérance, à une vision solidaire globale. Et à conforter notre aptitude à l’hospitalité.

L’hospitalité est le marqueur des peuples riches de leurs humanités.


En quoi, le repli sur soi de certaines communautés d’origine étrangère, tout comme le repli sur les valeurs traditionnelles ou sur leurs milieux sociaux d’une  grande partie des français de souche, contribuent-ils à l’identité française ?

Au fond, tout se tient dans une question essentielle : est-ce que toutes ces identités individuelles, ces segmentations communautaires peuvent se fondre en se conjuguant dans un ensemble futur, dans un projet commun, sans avoir le sentiment de perdre leur spécificité ?

Par ailleurs à quoi peut bien servir un débat sur l’identité nationale pour un peuple membre de l’Union Européenne ?

 
   
La France est la symbiose des multiples populations qui la composent. C’est cette extraordinaire diversité – avec ses tensions et ses oppositions - qui en fait la richesse mais aussi la complexité. Mais c’est à cette réalité, et à cette diversité qu’elle doit son rayonnement, l’admiration qu’elle suscite à l’étranger. La France extrait une part essentielle de son énergie créative de la diversité de ses habitants.

Depuis la Révolution Française, la République est l’incarnation et l’assemblage au fil des migrations de la diversité des origines régionales, puis mondiales avec la période coloniale suivie de celle du regroupement familial. 200 millions de francophones véhiculent ses valeurs à travers leur représentation de la culture française.

L’identité française a été débattue bien avant nous ; elle est le résultat de notre histoire, et aussi le fruit amer de guerres, souvent fratricides.

La devise républicaine – Liberté, Egalité, Fraternité - inscrite au fronton de nos édifices publics est l’expression de notre identité nationale, et contient sa diversité dans son principe universel.

L’identité nationale n’a donc pas lieu de faire l’objet d’un débat public; à moins de prendre le risque de réveiller les démons d’une confrontation idéologique et politique que l’on croyait disparue depuis plus de soixante ans. De conduire à la discorde nationale et à vivre sous l’empire d’une pensée autoritaire.

La diversité se vit avec les pieds et dans la tête, exactement comme la digestion fonctionne sans la pensée.

Prendre conscience du bien être qu’apporte une bonne digestion n’implique en rien la nécessité d’en débattre. La santé est une condition sine qua non pour vivre.

Il en est de même de l’identité nationale dont la cohésion prend racine dans l’acceptation de la diversité, condition du vivre ensemble.

Savoir, apprendre, ou tout simplement continuer à vivre ensemble suffit pour en apprécier les bienfaits. Pourvu que nous persévérons dans cette voie.


J’ai dit !

Plume Solidaire
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:37
Madame ................

...............................

75019 PARIS

 

Commission consultative d’attribution des logements

Mairie du 15è arrondissement
31 rue Péclet

75732 Paris cedex 15

 


Paris le 31 octobre 2009

 

 

 

OBJET : Demande de logement

N° ......................

 

Mesdames et Messieurs,

 

Par courrier en date du 22 octobre 2009, Monsieur Philippe GOUJON, Député de Paris m’a informée de la création par le Conseil d’arrondissement du 15ème, de votre Commission  qui a pour charge d’attribuer les logements sociaux dans cet arrondissement ; ainsi que des critères d’attribution.

 

Je me permets, au regard de ces critères de vous faire parvenir les informations nécessaires à une meilleure compréhension du caractère urgent de ma situation.

 

-         Ancienneté de la demande auprès de la Ville de Paris: 17 ans

J’ai déposé ma première demande le 3 septembre 1992, renouvelée annuellement. Vous trouverez en annexe l’historique des échanges de courriers pour relancer ma demande.

-         Urgence de la situation :


Insalubrité - Je vous transmets en pièces jointes le rapport qui fait suite à la visite du 2 avril 2008 du Bureau de la Sécurité et de l’Habitat de la Préfecture de Police de Paris, relatif à l’état de notre immeuble ; ainsi qu’une attestation établie le 13 mars 2002 par le Conciliateur de Justice du 19ème arrondissement, constatant l’état de notre appartement. Je vous informe que j’ai sollicité les services spécialisés pour attester la présence des rongeurs dans les parties communes et mon logement.

 

En matière de santé vous trouverez en annexe les certificats médicaux qui font état des affections dont je suis atteinte ainsi que ma sœur.

 

Insécurité - Je vous adresse copies des Récépissés de Déclaration des principaux délits dont j’ai été victime dans mon immeuble et à mon domicile.

 

-         Critères sociaux :  ma sœur et moi-même sommes retraitées 

 

-         Composition du ménage au regard de la superficie du logement occupé : 2 personnes à titre permanent, 3 personnes temporairement, 30 m² ; ma demande porte sur un logement pouvant accueillir 3 personnes à titre permanent.  

-         Niveau mensuel des revenus : 1450 € actuellement.


-         Attache professionnelle ou personnel dans le 15ème : je suis paroissienne et participe à la chorale de l’Eglise Saint Séraphim de Serov, 91 rue Lecourbe depuis 1996.

 

 

Souhaitant un examen urgent de ma situation aggravée par l’évolution de mon état de santé, la persistance de l’état d’insalubrité de mon immeuble et de mon logement, et l’insécurité que y nous subissons,

 

Je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

 

 

 

   

 

Pièces jointes :

-         Historique des courriers

-         Récépissé de déclaration de plaintes à la Police Nationale


Historique des courriers

 

 

 

-         8 novembre 1994 : réponse de Monsieur Yves ......., Adjoint au Maire de Paris chargé de la construction et du logement

-         30 juillet 1997 : courrier à Mme la Responsable Logements, 10 rue Frot – 75011 PARIS

-         15 janvier 2002 : Réponse du Cabinet du Ministre de l’Equipement, des Transports et du Logement

-         16 janvier 2002 : réponse de Monsieur ........., Maire du 19ème arrondissement

-         21 janvier 2002 : Réponse de la RIVP, Division Nord de la Gérance, 10 rue Frot – 75011 PARIS

-         12 février 2002 : réponse de l’OPAC de Paris

-         5 novembre 2002 : réponse de Monsieur .........., Maire du 19ème arrondissement

-         13 décembre 2002 : réponse de Monsieur ............., Maire du 19ème arrondissement

-         3 juillet 2003 : courrier à Monsieur DELANOE , Maire de PARIS

-         8 novembre 2004 : courrier du Collectif Mal-Logé en colère à la Mairie du 19ème

 

 

 

 

 

Récépissé de déclaration de plaintes à la Police Nationale

 

 

 

-         12 février 2001 : dégradations volontaires de biens privés et insultes

-         11 décembre 2002 : vol de cave avec fracture

-         29 mars 2003 : vol de cave avec fracture

-         4 juillet 2003 : violences avec menace de mort

-         3 septembre 2008 : vol avec violence sous menace d ‘une arme blanche

 

 

 

 

 

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 15:52

 

 

 

 

La rentrée est déjà loin derrière nous et les permanences se sont enfilées l'une après l'autre comme sur un collier de perles aux multiples couleurs.


 

Notre élan du printemps ne perd rien de sa vigueur. D’abord parce que Plumeacide nous a permis de rencontrer Pauline qui vient renforcer le duo d’écrivains publics de l’association.


 

 

Je me réjouis aussi de voir s’étoffer la petite équipe d’usagers qui désire participer aux réunions au cours desquelles les idées et les initiatives qui viennent des uns et des autres s’organisent. Les inscriptions pour la visite du Musée des Arts Premiers dimanche prochain sont déjà closes. Les unes viendront avec une amie, les autres avec les enfants, un autre tout seul…On verra bien au Métro Belleville à 13 h 00 !

 

 

Et puis, il y a ces personnes que nous croyons disparues et qui nous reviennent. Je m’inquiétais pour Raoudha. Raoudha dont nous ignorions qu'elle voulait venir au pique-nique aux Jardins d’Eole. Elle avait tout préparé, et elle a du aller à l’hôpital. Raoudha, c’est la souffrance conjuguée au courage : polyarthrite + arthrose+ 2 hernies discales + insuffisance rénale. Beaucoup trop pour un seul organisme. Et s’il n’y avait que ça. Elle doit continuer à travailler et se déplace 3 jours par semaine du 19è au 16è arrondissement. Deux allers et retours de 1 h 30 par trajet par jour. Six heures par jour dans le métro !


 

Il y a Foulematou (voir "Chroniques des permanences page 12) qui a fait  son come back cette semaine ; ça faisait bien six mois que je ne l’avais pas vue. Elle viendra dimanche et ça me fait vraiment plaisir. Vous savez Foulematou, c'est la dame qui s’est faite escroquer 3000 € à la sortie de la messe un dimanche. Une somme qu’elle destinait à la sépulture de sa fille, seule rescapée de tous ses enfants du génocide rwandais ;  décédée le jour où elle devait aller chercher son visa pour venir voir sa mère en France.


 

Naoura, je ne l’avais pas reconnue l’autre jour. Sous ses airs de jolie grand-mère discrète elle cache une vie comment dire…? Bref elle pratiquait le plus vieux métier du monde, et elle voudrait que je couche ça avec elle sur le papier ; parce qu’il se trouve qu’elle était très proche d’une célèbre bande de malfrats qui a défrayée la chronique dans la capitale.


 

Et Banon alors ?

 


Banon est français d’origine malienne. C’est un pilier de l’association maintenant.

 


En septembre, pas de nouvelle, bizarre. Et voilà qu’il m’appelle il y a deux  semaines. Et bien Banon il rentrait du Mali la veille. Il avait réussi un coup d’enfer : se faire recevoir par le Consul de France à Bamako en personne.

 

Je sens que le jour approche où le fils de Banon français comme son père, va pouvoir venir vivre en France avec ses parents et ses frères et sœurs.

Et là Banon c’est pas des pâtisseries qu’il nous faire, c’est un banquet !


 

J’ai dit !


 

Plume Solidaire

 

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  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
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Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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