Cette fleur est exceptionnelle.
La plante s'appelle Belle de Nuit ou Ephylillum oxypetalum.
Elle nous a été offerte il y a 17 ans.
La fleur s'ouvre un soir et se fane au matin.
Son parfum est puissant et subtil.
Chez moi deux fleurs sont se sont épanouies pour la première fois deux nuits de suite, dont celle de...la Nuit Blanche !
Epiphyllum oxypetalum, l'Epiphyllum à large feuilles, est une espèce de plantesépiphytes appartenant à la famille des Cactaceae. c'est une espèce remarquable d'Epiphyllum.
En chinois, on l'appelle昙花一现(tanhua yi shian) qui signifie « qui dure peu de
temps », car les fleurs de cette plante fleurissent à la tombée de la nuit et se fanent dès le lendemain matin. En japonais, elle porte le nom月下美人(gekka bijin), littéralement « la belle sous la lune ».
Elle est souvent appelée « belle de nuit » et/ou « fleur de lune » car elle ne s'ouvre que la nuit. Et dans les régions au climat non
tropical, ce peut n'être qu'une à deux nuits par an, ce qui en fait un phénomène assez exceptionnel.
De plus, sa spécificité réside dans l'exhalation d'un parfum subtil et très odorant pendant les quelques heures de sa floraison nocturne.
Je ne l’avais pas vue depuis longtemps, mais comment ne pas me
souvenir d’elle ?
Retour de l’être aimé. Kristina la petite dame rondouillette
bulgare apparaît dans l’encadrement de la porte. Elle porte son chapeau à fleur planté au-dessus de ses grands yeux bleus clairs, et des vêtements pleins de couleurs chatoyantes. Elle a son
sourire, mélange de malice qui ne pense pas à mal et d’amitié débordante. Elle transpire de toutes ses eaux. Je sais qu’elle ne sait pas marcher, elle court.
Je prends conscience que le tsunami va bientôt franchir le pas de la
porte : flot de phrases tonitruantes, vagues d’émotions incontrôlées, lames de fond d’énergie et d’optimisme.
Lors de sa dernière visite elle m’avait donnée une petite image de
Saint Serge (je crois) que je garde dans mon sac, et qui dans mon esprit est devenu mon Saint protecteur des écrivains publics. Je lui dis et elle éclate de rire.
Quand Kristina me parle, je ne sais si c’est l’universitaire Docteur
en Chimie qui s’exprime, la praticienne de karaté – elle veut me rejoindre à mon cours de tai chi…(non pas ça !) -, l’astrologue ou la numérologue, qui m’a promis tout le bonheur que j’ai
connu dans ma vie depuis sa dernière visite.
Elle me donne les dernières nouvelles. Elle a présentée sa
candidature à l’université d’Oxford en Grande Bretagne et a été recrutée (sur 500 universitaires) pour donner des cours. Là-bas, un jour, elle tombe dans sa baignoire et se blesse à la poitrine.
Les examens révèlent l’existence d’un cancer du sein. Retour dans son taudis à Paris où elle vit avec sa sœur (68 ans). Elle veut faire venir son frère (70 ans), en retraite au pays, pour qu’il
l’accompagne dans sa maladie. Elle m’explique toute la biochimie de son organisme et comment en utilisant des remèdes de grand-mère bulgares elle a réussi réduire la taille de sa
tumeur.
Une rencontre avec Kristina c’est une scène d’improvisation théâtrale
ou se joue un combat de gladiateurs. Elle déclame sa foi insensée dans mes talents d’écrivain public, me fait des déclarations d’amour enflammées, déchiffre les secrets des lettres de mon prénom,
prie pour moi en m’interrogeant sur mes convictions spirituelles. Propos auxquels je réponds par une admonestation affectueuse pour sa lettre inutile au Président Sarkozy : « Commet
avez-vous pu oser écrire à ce monsieur ? ». Alors elle écarquille les yeux et me la joue piteuse. Et elle repart de plus belle, exigeant un logement dans le 15ème arrondissement
où elle fréquente assidûment une chorale dans une église russe. Alors je lui fais le coup du rappel à l’ordre autoritaire : « Ecoutez-moi Kristina ! Je vous explique : si vous
voulez que la flèche pénètre au cœur de la cible il faut qu’elle soit pointue et aiguisée. Votre but est d’abord de sortir de votre logement le plus vite possible. C’est sur cette cible unique
que je me concentre ; après vous verrez avec le Maire du 15ème quand vous le rencontrerez.La localisation dans Paris c’est un objectif secondaire, et si vous l’atteignez ce sera un plus . Si vous cumulez tous les objectifs dans
la même lettre, la flèche s’écrasera sur l’objectif, car nous vivons encore dans une République laïque et personne ne vous donnera un logement pour être plus proche du Bon
Dieu ! ».
Là j’ai fait mouche et elle reste bouchée bée.
Le bureau est une cocotte minute qui va exploser sous la pression
cumulée de nos énergies conjointes toutes mises au service de sa démarche : sortir de ce taudis où elle vit avec sa sœur, et où elle n’aurait jamais du rentrer !
La dernière fois qu’on s’étaient vus tous les deux, j’avais rédigé
une lettre de pétition à sa demande pour contraindre le propriétaire, un bailleur social connu sur Paris, à réaliser des travaux de sécurité et d’hygiène dans l’immeuble classé
« monument historique » qu’elle habite. Tous les locataires ont signé. Comment ne pas signer une pétition présentée par Kristina ?
Donc notre stratégie avait bien fonctionné. Mais même en rajoutant
une couche avec l’appui du Conciliateur de Justice local : aucun résultat tangible.
Alors mon but - mon cœur de cible - c’est que Kristina puisse
se soigner dans des conditions de vie décentes avec son frère et sa sœur, car la famille pour Kristina c’est essentiel.
Et elle va me revenir la semaine prochaine Kristina, après qu’elle
soit allée chercher un formulaire pour commencer une procédure dans le cadre de la loi DALO.
On se quitte dans la rue en se serrant la main.
Nos yeux brillent comme des pépites, mais je ne sais pas qui donne de
l’énergie à l’autre.
Jeudi prochain y aura encore des étincelles dans le
bureau.
Ah j'allais oublier : elle tient beaucoup à m'offrir une véritale
icône bulgare !
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Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
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Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.