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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 18:00

Stéphane Hessel est décédé le 27 février 2013

 

J'ai regardé avec émerveillement Stéphane Hessel sur France 5.

Et je me suis senti tout morveux petit.

Il vient de publier un court ouvrage aux Indigène éditions, 32 pp., 3 €. -

 

« Critiquer le gouvernement actuel et sa politique sans se faire taxer d’antisarkozysme primaire, ce n’est pas facile. Avoir de l’expérience, la Résistance et De Gaulle de son côté est un plus, (…). Hessel gueule donc pour «une société dont nous soyions fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil national de la Résistance.»

ERIC LORET - Livres  11/11/2010 - Le cahier Livres de Libé

 

Mais qui est donc Stéphane Hessel ?

 

Les créateurs de la Déclaration universelle des droits de l’Homme 

 

Source : France Diplomatie

 

Stéphane Hessel, citoyen du monde et diplomate, est né en 1917 à Berlin. Fils de l’écrivain Franz Hessel, il accompagne sa mère dans son exil parisien au milieu des années 20, puis est arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la résistance française et déporté à Buchenwald.

Survivant des camps de concentration, il devient ambassadeur de France à l’ONU, puis occupe divers postes de diplomate à Saïgon, Alger, Genève et New York et se consacre inlassablement à la défense des droits de l’Homme. 

En 1948, Hessel participe à la rédaction de la DUDH aux côtés entre autres de René Cassin, en sa qualité de chef de cabinet de Henri Laugier, secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire de la Commission des droits de l’Homme. Il a été membre du cabinet Pierre-Mendès France. 

Souvent interrogé sur son parcours personnel et sur les raisons qui l’ont poussé, après 1945, à s’engager dans la carrière diplomatique, l’ambassadeur Hessel atteste que l’expérience de la déportation a été décisive. C’est en effet dans les camps qu’il a rencontré des opposants européens au nazisme issus de différentes nationalités européennes et qu’il a compris que ces forces européennes devaient s’unir à l’avenir pour prévenir de telles catastrophes. 

Engagé, Stéphane Hessel poursuit son engagement. A bientôt 90 ans, cet européen convaincu est le vice-président du Collégium international éthique, politique et scientifique fondé il y a 5ans. L’ambassadeur Hessel continue donc de se battre contre les injustices. Il a représenté la France à la Conférence mondiale de Vienne pour les droits de l’Homme en 1993. Sur proposition de Bernard Kouchner, Stéphane Hessel a accepté d’être le grand témoin des célébrations du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Ecouter Stéphane Hessel réciter des poèmes de Guillaume  Apollinaire,  Arthur  Rimbaud, Shakespeare, Hölderlin : site Le Blog de XXI

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 18:00

 

 

 

On était 7.

 

Dans les années 80, j'avais acheté un van Befdord aménagé en Camping car par un désigner de Baden Baden en Allemagne.

 

Avec ce van, tous les trois - ma fille n'était pas encore née - , nous avons parcouru dans tous les sens les campagnes françaises. Nous avons dormi dans les endroits les plus étonnants : le quai d'une ancienne gare, la  grève de Sainte Enimie au bord du Tarn, au sommet du Mont Aigual où j'ai vu le soleil se lever, au milieu d'un désert de pierres du Causse Noir, les places de villages de Provence, ou entre deux rangées de vignes...Nous avons découvert les paysages cachés des pays perdus de la France dite rurale.

 

Merveilleux nomadisme entre contrées surpeuplées et vallées secrètes.

 

C'est cette France là que Raymond Depardon dévoile; avec un regard plein de tendresse et de distance discrète et respectueuse, teinté de gaieté  un peu nostalgique, et une grande quiétude.

 

Toutes et tous ont été stupéfaits par la beauté de ces images en grand format, qui nous enveloppaient dans cette grande salle de la Bibliothèque Nationale de France.

 

Et pour 6 d'entre ces 7, elles et ils ont aussi découvert la BNF.

 

Et je suis tellement heureux que les vieilles dames malades et fatiguées soient venues défiant le vent et la pluie de l'automne : Soraya l'iranienne ruinée , Geneviève la rwandaise qui ploie sous les deuils, Derboise vive , joyeuse et légère, que nous n'avions pas vue depuis plusieurs années - et ancienne Nounou des enfants de Gérard Holtz -, Binhas rentré en France après dix années de travail en Tunisie; Banon le Malien, qui s'use avec ses deux jobs par jour en traversant l'Ile de France - avec son fils Mohamed, et Saïd le plus fidèle de ces sorties mensuelles.

 

On se retrouve le 5 décembre au Musée Guimet, avec notre conférencière privée qui va nous mitonner une ces petites visites dont elle a la magie.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

 

 

 

 

 


Et si notre prochaine sortie mensuelle c'était à la Bibliothèque Nationale de France ?

 

Qui m'aime me suive, moi j'y vais dimanche.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

 

Source : BNF François Mitterand

 

Célèbre pour ses reportages sur des lieux sensibles, pour les nombreux livres où il tisse étroitement texte et image, pour les films où il s’attache au quotidien d’une société en pleine évolution, Raymond Depardon est décidément un auteur sans limites. Cinéaste autant que photographe, il s’interroge toujours avec acuité sur les liens entre l’image et l’éthique.

 

 

Il a consacré maintes fois des reportages au territoire français, mais il a voulu concrétiser une idée folle qui le travaillait depuis longtemps : photographier seul à la chambre 20x25 le territoire français, ses régions, ses pays.

 

 

Nomade dans l’âme, il se fixe alors à lui-même la mission qui, depuis 2004, le mènera sur les routes au gré des saisons et de la lumière afin de montrer à égalité les régions que chacun rêve de visiter ou celles qui se dérobent à tout romantisme.

 

 

Il montre les conséquences de l’explosion des villes françaises durant la seconde moitié du XXe siècle qui a créé des usines à vendre en périphérie des villes entourées d’un océan de parkings, des zones périurbaines qui engloutissent les petites villes et les villages, la surexploitation immobilière du littoral et de la haute montagne…

 

 

« J’ai visité des lieux très différents, où parfois l’histoire n’a rien de commun d’un “pays” à un autre. Cette distance que je me suis imposée, techniquement et formellement, m’a permis de passer au-dessus des spécificités régionalistes et d’essayer de dégager une unité : celle de notre histoire quotidienne commune. »

 

 

Au noir et blanc contrasté, à la profondeur de champ vibrante d’humanisme de ses œuvres antérieures, il préfère ici la frontalité à la chambre, la couleur, la lumière unique, neutre, délicate et sensible. Les humains s’éclipsent parfois, mais il photographie en premier le paysage et poursuit sa recherche : « observer les traces de la présence de l’homme qui par son intervention au fur et à mesure de l’histoire a modifié le territoire. »

L’exposition présente dans une immense salle, une installation de trente six tirages argentiques couleurs lumineux, de très grand format. En orfèvre de l’image, Raymond Depardon les a façonnés et ajustés pendant quatre ans d’après les meilleurs “scan” numériques possibles à ce jour.

 

 

Le public pourra dans un second temps découvrir ses influences : il rendra hommage à Walker Evans et Paul Strand, il pourra lire ses essais, ses travaux préparatoires, suivre sa trajectoire, accéder aux arcanes de la réalisation de La France de Raymond Depardon

 

 

Exposition réalisée avec le soutien de la Mutuelle des Architectes Français assurances et Champagne Louis Roederer.

 

 

Le projet La France de Raymond Depardon a été réalisé avec le soutien de HSBC France, partenaire fondateur, de la Mutuelle des Architectes Français assurances, du Centre national des arts plastiques et avec la participation de Magnum Photos et de Palmeraie et désert.

 

 

Dans le cadre de Paris Photo (www.parisphoto.fr) et du Mois de la Photo à Paris, novembre 2010.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 18:00

 

 

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Source : Le Point.fr

 


Publié le 09/11/2010 à 21:10 - Modifié le 10/11/2010 à 16:25 Le Point.fr

 

 

Les députés se penchent sur la fraude à la sécurité sociale

 

 

par Pauline de Saint Remy

 


La somme paraît mirobolante. Et pourtant, le montant total des fraudes détectées par les différents organismes de Sécurité sociale en 2009 - 384 millions d'euros -, rapporté par le quotidien Les Échos mardi, est sans doute encore bien loin de la vérité.

 

 


Cette somme, qui recouvre essentiellement les fraudes aux allocations familiales, à l'assurance maladie et à l'Urssaf, n'est en effet que le résultat des premières auditions menées à l'Assemblée nationale par la mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (MECSS), qui, chaque semaine, auditionne l'ensemble des organismes sociaux pour déterminer le véritable montant des fraudes pour mieux lutter contre. Le montant avancé par Les Échos est donc à prendre avec des pincettes puisque les membres de la MECSS n'ont pas encore "contre-expertisé" les chiffres avancés par les organismes. Par ailleurs, comme le nom l'indique, il ne s'agit que de la fraude "détectée", qu'il faut rapporter à la fraude "réelle", dont les chiffres ne sont que des estimations.

 


Jusqu'à 3 milliards d'euros selon la Cour des comptes


La "fraude probable" à l'assurance maladie est par exemple, selon la Cour des comptes, de l'ordre de 2 à 3 milliards d'euros, alors que son directeur, Frédéric Van Roekeghem, l'évalue à 1 % des dépenses, soit un peu plus d'un milliard d'euros. À ce stade, le député marseillais Dominique Tian, rapporteur de la mission parlementaire, estime que les chiffres de la Cour des comptes sont sans doute plus proches de la réalité, "et encore". "Je constate que plus on cherche, plus on trouve..." commente-t-il.

 


Si les trois organismes principaux se félicitent des progrès accomplis en matière de détection des fraudes - "seulement" 228 millions d'euros de fraudes avaient été détectés en 2006 -, il aura visiblement fallu une initiative parlementaire pour que l'on commence à prendre conscience des enjeux de la fraude à la "Sécu". Premier visé dans la lutte contre la fraude : le travail au noir, "principale source de fraude aux revenus déclarés", selon Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale. "Le travail dissimulé permet, en effet, de bénéficier indûment de prestations sous condition de ressources ; il entraîne aussi des pertes de droits, notamment en matière d'assurance vieillesse." "Il nous reste des progrès à faire" sur ce plan, a lui-même reconnu Dominique Libault.

 


La lutte contre la fraude, une "question de culture"


Viennent ensuite, dans le désordre, les diverses fraudes pratiquées dans les hôpitaux ou par des médecins, telles que le gonflement d'honoraires ou le trafic de Subutex - qui représente des sommes très importantes -, mais aussi l'aide au logement et enfin, le tout jeune RSA. Ce RMI nouvelle génération, qui, selon les autorités, est versé à près de 1,8 million de foyers depuis le mois de juin dernier, représenterait 70 % des sommes et 50 % des cas de fraudes détectés par l'assurance maladie, avec des montants de 7.300 euros annuels en moyenne dans chaque cas de fraude (11.733 cas ont été repérés pour un montant total estimé à 85,6 millions d'euros).

 


Pour Dominique Tian, ce retard en matière de fraude est d'abord "une question de culture". "Nous n'avons pas la culture des contrôles", explique-t-il. "Nous sommes, en France, de mauvais gestionnaires", juge-t-il. Le rapport définitif de la MECSS ne devrait pas être remis avant la fin du premier trimestre 2011, avec plus de chiffres à la clé, notamment sur la "fraude réelle". D'ici là, les chiffres de la fraude sociale en France auront été confrontés à ceux d'autres pays européens, pour en tirer des leçons plus approfondies. Le principal axe de travail devrait porter sur le croisement des fichiers, selon Dominique Tian. "Cela fait seulement depuis 2006 que nous avons un fichier national sur le RMI !" s'étonne-t-il encore. Et au passage, on y trouvera peut-être quelques pépites, des cas d'école de la fraude sociale en France, comme ce père de famille qui aurait déclaré 135 enfants...

 

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