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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 18:00

 

 

 

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Chronique de Julie Clarini – France Culture - Mardi 1 mars 2011 – 7h35

 

 

Connaissez-vous Gene Sharp ? Moi, j’ignorais jusqu’à son existence pas plus tard qu’hier avant qu’une main bien intentionnée me tende un article sur le bonhomme, un article tiré du New York Times, repris par le Courrier International.


Oui, un article sur le bonhomme, et sans jeu de mots, sur le bon homme. Car voilà ce qui ressort du portrait. Gene Sharp est une espèce de grand-père américain que l’on peut classer, allez avec Stéphane Hessel et Edgar Morin dont il partage l’âge, dans la catégorie des vieux maîtres de vie.


Il habite Boston et cultive ses orchidées. Parfaitement inoffensif. Il paraît même qu’il ne sait pas se servir d’internet.


Et pourtant, et pourtant ces idées se disséminent sur la Toile à la vitesse de l’éclair. Ou non, pas à la vitesse de l’éclair car ça, c’est donné à tout le monde, non à la vitesse des révolutions et des destitutions. Il paraît que l’on aurait vu son ombre derrière la chute de Milosevic en l’an 2000, que la Birmanie l’accuse d’avoir fomenté des manifestations hostiles à la junte, et que l’Iran a juré que c’était un agent de la CIA…Evidemment comme on ne prête qu’aux riches, on l’aperçoit aussi derrière les révolutions de Tunisie et d’Egypte.


Ca fait beaucoup pour un seul homme, mais, comme on le sait, les idées soulèvent le monde et les siennes des révoltes. Car non, ce gentil grand-père n’est pas James Bond, mais en revanche il est l’auteur d’une œuvre tout entière consacrée à la révolution dans la non-violence.


Une œuvre qui, par un de ces hasards inexpliqués, est devenue une bible pour les opposants du monde entier. Imaginez-vous un petit manuel du parfait gentil révolutionnaire téléchargeable sur internet en 24 langues, et vous aurez une idée des 93 pages réunies sous le titre De la dictature à la démocratie.


Alors de quoi ce vieux bon homme Gene Sharp parvient-il à convaincre ses lecteurs ? Qu’il existe une méthode pour la résistance non violente au pouvoir injuste.

Attention : ne pas prendre ce disciple de Gandhi pour un gentil allumé. Ses écrits sont tout ce qu’il y a de plus sérieux, il a travaillé à Harvard pendant trente ans avant de créer sa Fondation Albert Einstein.


Il a développé dans ses livres l’idée qu’aucun pouvoir n’est monolithique, que ce n’est qu’une fiction à laquelle on veut bien croire, cette idée qu’un seul homme, ou qu’un seule catégorie d’hommes, exercerait le pouvoir sur tous les autres. Gene Sharp est assez proche de La Boétie quand il rappelle qu’un despote ne peut prétendre avoir le pouvoir que tant que ses sujets veulent bien lui obéir. Il suffit de garder à l’esprit qu’il ne règne que parce que l’on accepte le joug…pour reprendre finalement prise sur le cours des choses.

 

Mais ce ne sont pas tant ses écrits théoriques que son court manuel De la dictature à la démocratie (dont je parlais tout à l’heure) qui lui vaut sa popularité dans le monde entier. Je suis bien sûr allée jeter un œil sur la petite centaine de pages. Le doux idéaliste que je m’imaginais s’est révélé un redoutable penseur de la subversion. On comprend mieux à la lecture son surnom de « Clausewitz de la guerre non-violente ». Lui qui dit s’être intéressé à Gandhi non pas pour sa sagesse, mais pour sa vision de stratège.


Le tout nous paraît évidemment diablement « à l’anglo-saxonne », un mélange de bon sens et de pragmatisme qui parfois frôle la candeur. Mais il ne faut pas se moquer de l’ingénuité quand elle produit des révolutionnaires…

 

Tout consiste à diffuser l’idée que rares sont les pouvoirs qui résistent à la défiance de leur peuple. Il faut donc faire naître et canaliser un esprit de résistance passive. Et s’il faut rejeter la violence ce n’est pas pour des raisons morales, mais des raisons purement tactiques. La violence incite les dictateurs à la répression.


Et c’est une erreur de croire que la seule expression possible ou souhaitable de la défiance serait la manifestation de masse ou la grève. Sharp multiplie les exemples. Un appendice de son livre en liste 198 : du déshabillage en public au boycott social, du sit-in au sabotage…vous avez tout le répertoire de l’action non-violente passé en revue.

 

Ce qui ne manque pas de saveur, c’est l’histoire de la naissance de ce texte.  C’est un exilé birman qui contacte Gene Sharp au début des années 1990 pour avoir des conseils sur comment renverser la junte militaire. Mais voilà : de son preuve aveu, Gene Sharp ne connaît rien à la société birmane, or pour échafauder une action non-violente de grande ampleur, il faut avoir une idée précise de l’état de la situation. « Mais, dit-il, je ne pouvais pas écrire ça…donc, j’ai écrit un livre générique sur la base de l’étude des dictatures et de l’expérience des dernières décennies. »

 

Et c’est ainsi que ce petit manuel fut lu, et relu, au moment des révolutions de couleur à l’Est et le fut encore récemment dans le monde arabe.


Un journaliste américain qui prépare un film sur notre révolutionnaire en chambre affirme être tombé place Tahir au Caire sur des extraits photocopiés du Gene Sharp traduit en arabe. Et un des leaders du mouvement a avoué qu’ils avaient bien utilisé ses écrits notamment les pages concernant la détection des points faibles. Sharp les a aidés à comprendre que l’armée était le talon d’Achille de Moubarak, une fois celle-ci retournée, tout était joué ! Ou presque…

 

Il y a un dernier chapitre au manuel de Sharp : comment maintenir un régime de liberté : à potasser, bien sûr, dès maintenant…

 

- - - - -

 

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Source : Irénées.net - Site web de ressources pour la Paix


De la dictature à la démocratie, mode d’emploi en anglais, par Gene Sharp


Ce livret est à la fois un mode d’emploi à l’usage de peuples qui veulent se libérer du joug de la dictature et un document pédagogique qui explique ce qu’est une stratégie non violente, comment la préparer et les erreurs à éviter.


Réf. : Gene Sharp - From Dictatorship to Democracy, édité par « The Albert Einstein Institution », Boston, mai 2002 - 88 pages. En anglais.



 

Grenoble, Mars 2006


La version française de ce livret est disponible sur le site dans le dossier « Gene Sharp - Trois livrets pratiques » : www.irenees.net/fr/dossiers/dossier-1982.html


Ce livret s’appuie sur les théories - développées antérieurement par l’auteur et les nombreuses équipes de Harvard ayant travaillé avec lui depuis 30 ans - qui montrent comment des populations excédées par l’oppression d’un agresseur extérieur (ex. en Pologne dans les années 80), ou par une dictature (ex. Philippines en 1986) ont réussi à se mobiliser pour vaincre une puissance armée réputée invincible. Ces théories s’appuient sur le fait historique de nombreuses résistances civiles qui se sont produites au XXème siècle et qui ont largement démontré la puissance de populations stratégiquement bien conduites.


Ce livret traite plus spécifiquement des dictatures et de la manière de les éliminer :


·         Il montre d’abord que le plus souvent les peuples ne doivent compter que sur eux-mêmes, sur leur confiance en eux, sur le développement de leurs structures sociales et leur réflexion stratégique. Ils ne doivent nullement compter sur les aides extérieures ;


·         Il attire ensuite l’attention sur les dangers de la négociation avec une dictature ;

·         Il révèle par ailleurs les éléments constituifs de la source du pouvoir politique des dictateurs et de ce fait les limites de ce pouvoir, ses talons d’Achille qui, pouvant être atteints, offrent une faille, une brèche par laquelle le pouvoir peut être gravement atteint. Ainsi, la soumission de la société est une grande force pour les dictateurs mais aussi une faiblesse car elle peut se retourner contre eux ;

·         Lorsque le peuple reprend confiance en lui, qu’il développe des structures sociales à l’origine de centres de pouvoir limités mais réels, et qu’il a bien repéré les faiblesses de son adversaire (l’auteur donne des exemples de ce qu’elles peuvent être), il peut dès lors établir un plan de défiance qui, appliqué progressivement, va miner les sources du pouvoir lesquelles finiront par s’effondrer. La répression qu’il exerce alors se retourne contre lui sous l’effet d’un jiu-jitsu politique ;

·         Les méthodes d’attaque sont celles de la lutte non violente : 200 formes d’action non violente sont recensées selon un classement qui facilite leur compréhension. Pour la lutte, elles sont choisies de façon à être dirigées contre l’enjeu même du conflit ce qui présente l’avantage, contrairement aux formes violentes qui déportent l’attention générale sur les violences, de laisser la population bien centrée sur l’objet de la lutte ;

·         L’application de ces méthodes tend à détruire la confiance des troupes adverses et renforce celle des résistants. Elle offre de nombreux avantages comme la création d’une dynamique interne et la structuration de la société ;

·         La lutte non violente n’en est pas moins complexe et difficile. Elle est un art qui s’est développé et donne de l’expérience à ceux qui l’étudient et la pratiquent ;

·         La clé de la réussite réside dans la mise au point de stratégies. L’auteur insiste beaucoup sur la nécessité d’une planification, sur sa préparation soigneuse et attentive qui nécessite bon sens expérience et réalisme. Le planning stratégique comporte de nombreux volets comme la fixation des objectifs, la communication, les soutiens extérieurs, le repérage des phases successives, les clés de la réussite de la phase initiale, la résolution des problèmes de durée, les aspects économiques, la survie de la population en lutte, la formation de la population, en particulier son adaptation à l’esprit de non-coopération, etc ;

·         Viennent ensuite les nombreux problèmes de mise en œuvre ;

·         Et même la capacité à maîtriser la phase finale dans laquelle le pouvoir adverse se délite ou se désintègre ;

·         Enfin, vient la gestion de la mise en place du nouveau pouvoir qui ne va pas sans poser des questions qu’il convient d’étudier à l’avance. Une bonne vision prévisionnelle de ces phases finales permet d’éviter des erreurs dans la lutte qui se paient toujours en fin de parcours.

 

L’auteur conclut :


• La libération des dictatures est possible ;

• La réflexion attentive et la planification stratégique sont indispensables pour y parvenir ;

• La vigilance, le travail, la lutte disciplinée, souvent au prix fort, sont nécessaires ;

Commentaire :

Ce livret a été distribué à 12 000 exemplaires en Ukraine, plus d’un an avant la révolution du peuple ukrainien qui a eu lieu en 2004. Il a été traduit en plus de 20 langues et utilisé dans les récentes révolutions en Géorgie, en Kirghizie…

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 18:00

 

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Les rapports qui faisaient suite aux visites de contrôles superficiels des médecins conseils, conduisaient cette dame qui souffre encore des séquelles de son accident de travail, à perdre ses droits à la prise en charge totale des soins dont elle bénéficie.

 

Elle ne bénéficie pas de la CMU Complémentaire (mutuelle) alors même que  ses revenus ne lui permettent pas de s'alimenter convenablement...et encore moins de payer ses soins.

 

Pour s'assurer de la limitation de la durée des soins et des coûts, la sécurité sociale, par l'intermédiaire de son service juridique proposait un petit capital à notre usagère. Ce qui l'aurait conduit à renoncer de fait aux soins dans le cadre de la Médecine du Travail.

 

J'ai donc donc décliné la proposition du service juridique, introduit un recours amiable soutenu par un certificat médical du médecin traitant.

 

Et j'ai fait valider mon projet de courrier par une amie assistante sociale.

 

Notre usagère, qui figure parmi les plus fidèles et assidues, conservera la prise en charge de ses soins jusqu'au 31 décembre de cette année.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

- - -

 

 

Madame.................

..................l

75019 PARIS

 

 

Direction des Affaires Juridiques

Commission de Recours Amiable

21 rue Georges Auric

75948 PARIS Cedex 19

 

 

Paris le 14 janvier 2011

 

 

OBJET : notification de décision relative à l’attribution d’une indemnité en capital

N° immatriculation : .......................

 

Monsieur le Directeur,

 

J’ai reçu la notification citée en référence qui fait suite à mon accident de travail survenu le 14/08/2009.

 

Je vous informe que, après les convocations auprès des médecins conseils qui ont conclu à la consolidation de mon état de santé, j’ai décidé d’introduire un recours auprès de la  Commission de recours amiable pour demander le maintien du régime d’Accident du Travail.

 

En effet, mon médecin traitant a confirmé, après les dîtes expertises, la nécessité de poursuivre les soins dont je bénéficiais, compte tenu de la persistance de mes douleurs et des difficultés de déplacement physique dont je continue à souffrir, suite à cet accident survenu pendant mon temps de travail.

 

Mon état de santé ne saurait en conséquence être considéré comme consolidé. Je suis surprise de me voir proposer l’Attribution d’une indemnité en capital, dont le taux estimé à 5%, est très inférieur au taux apprécié par mon médecin traitant, proposition qui n’est pas conforme à mon souhait de continuer à bénéficier des traitements qui me permettront à brève échéance de recouvrer toute ma santé.

 

Par ailleurs je vous informe que ma situation financière ne me permet en aucun cas de payer sur mes propres revenus propre la part prise en charge par la mutuelle complémentaire, la CMU C m’ayant été refusée.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma mes salutations respectueuses.

 

- - -

 

Sourece : Gazette- Santé- Social

 

SANTE PUBLIQUE : 11/02/2011


Réforme de la médecine du travail : des syndicats interpellent les députés

Les syndicats CFDT et CGT ont adressé une lettre commune aux députés, appelés prochainement à se pencher sur la réforme de la médecine du travail, pour pointer de "graves insuffisances" dans le système actuel, a indiqué, le 10 février 2011, la CGT dans un communiqué.

Dans ce courrier envoyé le 9 février 2011, les syndicats soulignent que face à une "augmentation exponentielle des troubles musculo-squelettiques et du développement des risques psychosociaux" (stress, dépression, violences...), "le système de santé au travail actuel n'a pas su évoluer et présente de graves insuffisances de conception, d'organisation et de résultats". Une proposition de loi réformant la médecine du travail a été adoptée en première lecture au Sénat le 27 janvier 2011 et doit être prochainement soumise à l'Assemblée nationale.

 

Ce texte, qui prévoit de mettre en place des services de santé pluridisciplinaires (dotés d'ergonomes, psychologues, toxicologues...) a été dénoncé par les responsables syndicaux, associatifs et les principaux partis de gauche au motif qu'il "aggrave la subordination de la médecine du travail à l'employeur", et remet donc en cause l'indépendance du médecin.


Initialement, le texte prévoyait que les conseils d'administration de ces services reviendraient aux seuls employeurs, mais les sénateurs ont, contre l'avis du gouvernement, décidé qu'ils devraient être composés à parts égales de représentants des employeurs et des salariés.


La CGT, qui précise que le diagnostic sur l'état du système de santé au travail "fait l'unanimité dans le mouvement syndical", met en garde les députés sur cette réforme et souligne que "c'est bien sur la gouvernance des services de santé au travail interentreprises que peuvent être estimés l'intérêt et la portée d'une évolution législative". La CGT souligne que la proposition de loi a fait l'objet "d'amendements essentiels" au Sénat "proposant une véritable organisation paritaire" et indique que sans "une telle évolution, la loi resterait lettre morte". Elle demande aux députés "de poursuivre cette démarche d'amélioration".


Avec l'AFP

 

 

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 18:00

 

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Monsieur et Madame …..

…………………………… 

75019 PARIS

 

CAF de PARIS

Centre de Gestion

67 avenue Jean Jaurès

75010 PARIS

 

Paris le 22 avril 2010

 

 

OBJET : demande de prestation familiale

N° CAF : ………

Lettre recommandée avec accusé de réception

 

Madame, Monsieur,

 

Je sollicite par la présente une demande de prestations familiales pour notre fils ……. Kamel, né le 30/09/1997 à Alger (Algérie), et résidant avec nous depuis 1998.

 

Kamel étant le seul de nos trois enfants né à l’étranger, nous avons souhaité attendre que notre  situation de mon épouse et de moi-même soit régularisée, pour effectuer une demande de regroupement familial permettant de régulariser sa présence définitivement sur le territoire français.

 

Notre foyer familial est installé en France depuis décembre 1998. Je suis salarié sur un contrat à durée indéterminé à temps complet, et j’exerce une profession de technicien dans le domaine de la santé. Mon épouse est animatrice dans la fonction publique territoriale depuis 2007. J’ai transmis à vos services les informations relatives à nos ressources et notre logement. Je demande en conséquence toutes les prestations familiales auxquelles nous pouvons prétendre pour nos trois enfants.

 

J’ajoute que la Chambre sociale de la Cour de Cassation, réunie en Assemblée plénière, a précisé, dans un arrêt du 16 avril 2004, que, « selon les articles L512-1 et L512-2 du Code de la sécurité sociale », « conforme(s) aux exigences des articles 8 et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales », « les étrangers résidant régulièrement en France avec leurs enfants mineurs bénéficient de plein droit des prestations familiales », sans qu’aucun document supplémentaire ne puisse être exigé sur l’entrée en France des enfants.

 

Je demande en conséquence à ce que mes droits aux prestations familiales, intégrant la présence de notre fils Kamel au sein de notre foyer, soient ouverts à compter du 1 avril  2010.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

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