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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:00

 

 

Le voisinage des établissements nationaux d'enseignements artistiques de La Villette réserve parfois des rencontres insolites. 

 

Ce jeune viloncelliste qui entame une brillante carrière internationale, est passé une première fois pendant mon absence à notre permanence du samedi matin. Le collègue qui l'a reçu lui a conseillé de revenir pour que je l'oriente vers la bonne adresse pour sa démarche.

 

Ponctuel comme un métronome, il est venu se planter devant moi dans le couloir. Puis mon collègue m'a présenté l'objet de sa visite.

 

J'ai été impressionné par son attention et son allure, presque intimidé.

 

Askar a écouté ce que je lui disais, le regard concentré comme l'un de ces élèves virtuoses qui ont toujours quelque chose à apprendre de leur professeur.

 

Discipline, tenue, respect, écoute, humilité et courtoisie.

 

Cela ne m'a pas pris cinq minutes. C'est toujours plus rapide avec les gens qui savent précisément ce qu'ils veulent, s'informent bien avant d'agir, appliquent rigoureusement les consignes.

 

Il est vrai que l'élève d'un élève de Rospropovitch a été à bonne école.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

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Visuel : Musique sur ciel 2010

39e festival de musique de Cordes sur Ciel (Tarn)

PICT0026.JPG 

 

 

 

Askar Ishangaliyev, né en 1985 à Almaty (Kazakhstan), entre en 1991 à l’école « K. Baiseytova » où il étudie le violoncelle avec K. Abdrakhmanova, J. Baspayev (élève de S. Aslamazyan et M. Rostropovitch) et E. Lutsenko ; il y obtient en 2003 son Diplôme avec la mention « excellent ». Durant l’année scolaire 2003-2004, Askar suit les cours à l’ENM d’Aulnay sous Bois dans la classe de Philippe Muller et se voit décerner le Premier prix de violoncelle.


 

En 2008 il obtient le Premier Prix de violoncelle au CNSM de Paris où il reçoit l’enseignement de personnalités aussi renommées que Jean-Marie Gamard, Raphaël Perraud, Thierry Amadi, Cyrille Lacrouts, Alain Meunier et Jérôme Pernoo. Il suit également les master-classes de Richard Aaron, Stephane Popov et Ivan Monighetti.


 

Askar Ishangaliyev se produit régulièrement en soliste avec des orchestres comme « L’Académie des Solistes », l’Orchestre des jeunes du Kazakhstan et l’Orchestre philharmonique d’Almaty. Il est également lauréat de nombreux concours internationaux, notamment le XXIVème Concours des jeunes interprètes à Almaty et le Concours Vatelot-Rampal à Paris dont il a obtenu les Premiers prix.

 

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Si vous aimez Le dessous des cartes vous apprécierez Les enjeux internationaux. Longtemps cette courte émission de France Culture a été diffusée à 7h20, mais il faut se lever désormais à 6h45 si vous  êtes un inconditionnel de la géographie humaine. Reste heureusement la possibilité d’écouter pendant quelques jours les émissions podcastées sur le site des Enjeux internationaux.


Présentation de l’émission de ce matin


« En Asie centrale ex-soviétique, le Kazakhstan présente des particularités évidentes. Vaste (4,5 fois la France), peu peuplé (16 millions d’habitants), possédant une forte minorité russe le long de la frontière, il possède des ressources fossiles et minérales importantes, au point que le régime en est courtisé non seulement par la Chine mais aussi par les Européens et les États-Unis. Il n’a d’ailleurs guère été critiqué lors de sa présidence annuelle (2010) de l’OSCE.


Sur le plan interne, le président Nazarbaïev (au pouvoir depuis 1991), ancien apparatchik soviétique, à la fois autoritaire et populaire, s’est vu proposer par son parlement en décembre un référendum constitutionnel qui lui aurait permis de rester président sans élections jusqu’en 2020. Mais, après des critiques américaines, il vient en janvier d’écarter ce projet. Et convoque pour avril une présidentielle largement anticipée. »


Partick Dombrowsky, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches européennes sur l’Asie Médiane (CERAM) 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:00

 

 

 

J’ai reçu ces temps derniers un courriel m’informant que l’année 2011 a été désignée par le Conseil et le Parlement Européens « Année européenne des activités de volontariat pour la promotion de la citoyenneté active ».

 

Ce courriel émanant de si hautes atorités est bien flatteur pour l’auteur de blog que je suis.

 

Le volontariat et la citoyenneté active m’étant naturellement inconnues, il m’a semblé judicieux de pousser un peu plus loin la recherche d’informations concernant les Journées susceptibles de me sensibiliser aux situations qui affectent mon universelle intérêt pour autrui.

 

Informations qui seraient de nature, tant à m’édifier quant aux moyens nécessaires à l’amélioration des différentes conditions d’existence de mes confrères humains, ou de toutes autres espèces animales ou végétales; que de me proposer quelque remède dont je pourrais bénéficier dans le cas où je me trouverais un jour concerné par l’une de ces situations souvent tragiques (maladie, faim, guerre, catastrophe…)

 

J’ai ainsi découvert avec un certain intérêt qu’il existe une Journée Mondiale des toilettes , ce qui m’a rappelé que l’excès de rétention urinaire dont je souffre à l’instant même pouvait nuire à mon équilibre, et qu’il fallait que j’y aille sur le champ (aux toilettes). Après ce geste salutaire, je ne manquerai pas de participer immédiatement à la  Journée mondiale du lavage des mains prévue le 15 octobre de cette année, entrant de plain pied dans la "Fraîch'attitude" dont la semaine se tiendra du 5 au 14 juin prochain.

 

Touché par le programme de la Journée mondiale de la rage (28 septembre), j’avais décidé ipso facto de fonder un nouveau syndicat pour coaguler autour de moi tous les partisans de la Lutte internationale contre les Journées.

 

Tirant les leçons de la journée internationale de la lenteur du 21 juin, je pris le train du sénateur, et réussis pourtant en quelques jours à constituer une délégation qui a été reçue, à mon grand étonnement, ce jour au Palais de l’Elysée.


Mais fallait-il que je m’étonnasse que le dérisoire intéressât Nicolas Le Petit, tant la politique aujourd’hui ne cesse de s’emparer du moindre  compartiment de nos vies pour en mieux en dénaturer le sens ?


Euthanasie ou soins palliatifs (Loi Léonetti), OGM, génome et thérapie génique, gestation pour autrui, ADN et bracelets électroniques, puces et nanotechnologies, radars et vidéosurveillance, Roms et criminalisation des sans-papiers. Sourions avec la Journée Mondiale du rire (2 mai) car nous sommes tous filmés, pour ne dire (en)fumés pour certains d’entre nous.


Après que Nicolas le Petit nous eût raccompagnés jusqu’aux caméras de télévision sur le perron du palais, j’ai rédigé un petit courrier approuvé par nos instances dirigeantes que je supervise démocratiquement, et que je soumets à votre appréciation.


Je profite de la Journée Mondiale des adjointes administratives et secrétaires du 22 avril et du 2 février : Journée Mondiale des Zones Humides, pour vous faire la bise aux dames, et dire le bonsoir à ces messieurs.

 

Là-dessus, faut que j’y aille, ça presse


J’ai dit


Plume Solidaire

 

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Monsieur le Président de la République, et Madame,


Vous avez bien voulu recevoir une délégation du Syndicat  National des Victimes des Journées à l’occasion de la préparation de la Semaine nationale de dépistage et de prévention des Journées, qui se tiendra le 30 février prochain.

 

Nous avons été sensibles à votre écoute concernant la problématique que pose l’encombrement du calendrier national par la montée en puissance du nombre croissant des groupes de pression mobilisés autour de la promotion de leur propre Journée, au détriment de l’Année Nationale de l’Intérêt Général que nous appelons de nos vœux.

 

A titre d’exemples, cent Journées ou Semaines rythment le calendrier des Journées Santé, et quatre vingt neuf manifestations culturelles sont prévues au cours de la saison 2010-2011, hors Années internationales telles que celles de la culture de la paix, du rapprochement des cultures, de la biodiversité, de France-Russie ; nonobstant les Capitales européennes de la culture en 2011 : Tallin, (capitale de l'Estonie), Turku (Finlande), et d’Anvers (Belgique) capitale européenne de la Jeunesse.

 

Bien peu de nos concitoyens ont conscience du coût que représentent ces Journées en énergies bénévoles et volontaires dans le pays, maintenant leurs promoteurs et leurs acteurs éloignés des préoccupations laborieuses et économiques vitales pour le retour de la croissance.

 

Nous avons retenu votre engagement de mettre un terme par la voie parlementaire aux graves conséquences que ces Journées, Semaines, Mois et Années, engendrent par l’encombrement des agendas, portant préjudice à leur gestion : que ces agendas relèvent du domaine de la vie privée ou des services publics. Et ce, en dépit pour ce qui concerne ces derniers, des efforts que votre gouvernement déploie sans discontinuer pour contribuer avec succès à la réduction de l’Etat à ses fonctions purement régaliennes.

 

Avec vous, nous souhaitons que la France devenue malade de ses Journées, tende à brève échéance vers une année de 365 jours simples, ponctuée des fêtes nationales traditionnelles qui sont les marqueurs de notre histoire. Ainsi les célébrations du 8 mai 1945, du 11 novembre 1918 et du 14 juillet 1789 n’en prendront-elles que plus de relief auprès de nos concitoyens.

 

Nous vous remercions de l’intérêt que vous manifestez pour notre initiative, des encouragements que vous nous avez exprimés au cours de cet entretien, et de la promesse de la participation de l’Etat à son financement. Pour notre part, nous vous confirmons notre volonté de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour obtenir l’annulation de la Journée Sans immigrés, celles du 8 avril, Journée internationale des Roms, et de la Journée internationale du souvenir trans du 20 novembre.

 

Souhaitant contribuer dans l’intérêt général, à l’amélioration de l’écoute et de la réception de votre message politique auprès de chacun de nos concitoyens par un allègement propice à une amélioration de votre image, des programmes éditoriaux des principaux journaux d’information audiovisuels,

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, et Madame, en l’assurance de notre haute considération. 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 19:00

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

Source : lehman.cuny

Source Le Monde

Chantre éloquent de la diversité et du métissage, le grand écrivain antillais Edouard Glissant est mort le 3 février, à Paris, à l'âge de 82 ans. Poète, romancier, essayiste, auteur dramatique et penseur de la "créolisation", il était né à Sainte-Marie (Martinique) le 21 septembre 1928 et avait suivi des études de philosophie et d'ethnologie, à Paris.

Le prix Renaudot attribué, en 1958, à son roman La Lézarde, fit connaître du grand public cet intellectuel qui ne sépara jamais sa création littéraire d'une réflexion militante. Influencé par la philosophie de Gilles Deleuze et Félix Guattari, il a fait une utilisation politique de l'histoire et de la géographie des Caraïbes, manifestant sa révolte contre les racismes de toutes sortes et rappelant la tâche indélébile de l'esclavagisme sur les relations de la France avec l'Afrique et tout "l'outre-mer".

S'opposant à tout système imposé, à tout refus de l'autre, Edouard Glissant a été le chantre du métissage et de l'échange, formulant dans les essais regroupés au sein de la série "Poétique" sa thèse sur la "Philosophie de la relation" et la "Poétique du divers". Lui-même a refusé de s'enfermer dans un genre unique, circulant en permanence entre le roman, l'essai et le poème, y compris au sein de chaque ouvrage.

DES ROMANS ORIENTÉS VERS L'IMAGINAIRE

Edouard Glissant, qui entretenait des relations à la fois respectueuses et conflictuelles avec Aimé Césaire, l'autre grande personnalité du monde antillais, a aussi manifesté son souci de la filiation littéraire, à travers des écrivains et "disciples" tels que Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant ou Ernest Pépin.

Ses romans, du Quatrième siècle (Seuil, 1965) à Ormerod (Gallimard, 2003), sont orientés vers un monde imaginaire et mythique, loin de tout naturalisme, mais aussi du pittoresque propre à certains romanciers antillais.

Après avoir créé, en Martinique, un centre de recherche et d'enseignement, ainsi qu'une revue baptisée Acoma, Edouard Glissant avait fondé, à Paris, un Institut du Tout-monde, destiné à mettre en pratique ses principes humanistes et à permettre la diffusion de "l'extraordinaire diversité des imaginaires des peuples".

 

Raphaëlle Rerolle

 

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Nécrologie

  le Monde, édition du 4 février 2011

 

Nécrologie Chantre de la diversité et du métissage, l'écrivain Edouard Glissant est mort

Source : Bibliobs

 

...Il était à l'origine d'une réflexion majeure sur la créolisation des cultures et la "Poétique de la Relation". 

Edouard Glissant a toujours eu fière allure. Ce géant séducteur, longtemps nobélisable, savait aussi être flambeur. Quand il obtint en 1958 le Renaudot pour son premier roman «la Lézarde», il fit une interminable fête à tout casser. L’auteur du «Traité du Tout-Monde» n’a jamais cessé de danser sa vie, jusqu’à ce fatal 3 février. Edouard Glissant a toujours refusé la posture du maître à penser. Pourquoi l’aurait-il prise? Les maîtres ne dansent jamais.

Né en 1928 à Sainte-Marie, en Martinique, le poète soupçonnait que son nom était «l’envers insolent» de celui d’un colon, Senglis. Il en fera même un personnage de roman. Au moment de la libération des esclaves, il fallut dans l’urgence nommer des milliers d’hommes sans nom. Ce fut la première fête créole, baroque et spontanée. «Glissant, c’est magnifique, s’extasiait-t-il. Mais plusieurs noms errent en nous. Le créole donne spontanément plusieurs noms aux mêmes choses. Les modes de prolifération sont nos modes d’expression.»

Dans son premier essai poétique, «Soleil de la conscience» (1956), «tout est déjà», disait-il. Le jeune Glissant expérimentait la pensée inarrêtable du «tout-monde». Il s’agit d’une philosophie sans père ni descendance, qui vit l’éclatement du monde et met en branle un affolement des imaginaires pour mieux piéger vérités uniques et identités univoques. Le «tout-monde» de Glissant est une poétique de l’archipel, une forme  syncopée du ressassement, une pensée de l’errance et de l’accueil. Bref, un laboratoire littéraire où se réalise un programme inédit: «Mettre en relation la diversité du monde».

Comment voulez-vous, avec un tel programme, que Glissant ait tenu en place? Lui qui fut en 1961 assigné à résidence par le pouvoir gaulliste, fonda avec Paul Niger le Front antillo-guyanais et signa le «Manifeste des 121» pour le droit à l’insoumission fut toute sa vie un éternel nomade. De New York à Bâton-Rouge en Louisiane, où il enseigna, de Rio à Paris. «Le nomadisme, expliquait-il, m’a permis d’échapper à tous les enfermements. Mais en voyageant, on transporte toujours ‘‘ses’’ lieux avec soi, ses lieux communs. Chaque lieu est incontournable. On ne peut le remplacer ni en faire le tour.»

Ce poète chantait l’imaginaire parce qu’il rassemble. Il a honni l’idéologie car elle divise. Le militant du «tout-monde» a toujours refusé toute séparation entre le poète, le romancier, le philosophe, le professeur ou le danseur. «Au plus fort de mon activité politique dans les années 60, j’écrivais des poèmes résolument opaques. L’obscur est le renoncement aux fausses vérités des transparences. Je réclame pour tous le droit à l’opacité.» C’est ainsi que ses romans sont des essais de contrebande, ses essais des romans conceptuels et ses poèmes de cycloniques accidents d’écriture.

Ce chantre de la créolisation généralisée du monde a toujours été rétif à tout esprit de système. Ses grands  livres tels «le Discours antillais» (1981) ou «Poétique de la relation» (1990) sont des machines de guerre joyeuse contre les tentations de repli sur des identités uniques .Glissant disait récemment: «Je suis toujours un jeune poète.» Comme il avait raison! Jusqu’à 82 ans, Edouard Glissant a toujours été un jeune poète.

Gilles Anquetil

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