Le voisinage des établissements nationaux d'enseignements artistiques de La Villette réserve parfois des rencontres insolites.
Ce jeune viloncelliste qui entame une brillante carrière internationale, est passé une première fois pendant mon absence à notre permanence du samedi matin. Le collègue qui l'a reçu lui a conseillé de revenir pour que je l'oriente vers la bonne adresse pour sa démarche.
Ponctuel comme un métronome, il est venu se planter devant moi dans le couloir. Puis mon collègue m'a présenté l'objet de sa visite.
J'ai été impressionné par son attention et son allure, presque intimidé.
Askar a écouté ce que je lui disais, le regard concentré comme l'un de ces élèves virtuoses qui ont toujours quelque chose à apprendre de leur professeur.
Discipline, tenue, respect, écoute, humilité et courtoisie.
Cela ne m'a pas pris cinq minutes. C'est toujours plus rapide avec les gens qui savent précisément ce qu'ils veulent, s'informent bien avant d'agir, appliquent rigoureusement les consignes.
Il est vrai que l'élève d'un élève de Rospropovitch a été à bonne école.
J'ai dit
Plume Solidaire
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Visuel : Musique sur ciel 2010
39e festival de musique de Cordes sur Ciel (Tarn)
Askar Ishangaliyev, né en 1985 à Almaty (Kazakhstan), entre en 1991 à l’école « K. Baiseytova » où il étudie le violoncelle avec K. Abdrakhmanova, J. Baspayev (élève de S. Aslamazyan et M. Rostropovitch) et E. Lutsenko ; il y obtient en 2003 son Diplôme avec la mention « excellent ». Durant l’année scolaire 2003-2004, Askar suit les cours à l’ENM d’Aulnay sous Bois dans la classe de Philippe Muller et se voit décerner le Premier prix de violoncelle.
En 2008 il obtient le Premier Prix de violoncelle au CNSM de Paris où il reçoit l’enseignement de personnalités aussi renommées que Jean-Marie Gamard, Raphaël Perraud, Thierry Amadi, Cyrille Lacrouts, Alain Meunier et Jérôme Pernoo. Il suit également les master-classes de Richard Aaron, Stephane Popov et Ivan Monighetti.
Askar Ishangaliyev se produit régulièrement en soliste avec des orchestres comme « L’Académie des Solistes », l’Orchestre des jeunes du Kazakhstan et l’Orchestre philharmonique d’Almaty. Il est également lauréat de nombreux concours internationaux, notamment le XXIVème Concours des jeunes interprètes à Almaty et le Concours Vatelot-Rampal à Paris dont il a obtenu les Premiers prix.
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Si vous aimez Le dessous des cartes vous apprécierez Les enjeux internationaux. Longtemps cette courte émission de France Culture a été diffusée à 7h20, mais il faut se lever désormais à 6h45 si vous êtes un inconditionnel de la géographie humaine. Reste heureusement la possibilité d’écouter pendant quelques jours les émissions podcastées sur le site des Enjeux internationaux.
Présentation de l’émission de ce matin
« En Asie centrale ex-soviétique, le Kazakhstan présente des particularités évidentes. Vaste (4,5 fois la France), peu peuplé (16 millions d’habitants), possédant une forte minorité russe le long de la frontière, il possède des ressources fossiles et minérales importantes, au point que le régime en est courtisé non seulement par la Chine mais aussi par les Européens et les États-Unis. Il n’a d’ailleurs guère été critiqué lors de sa présidence annuelle (2010) de l’OSCE.
Sur le plan interne, le président Nazarbaïev (au pouvoir depuis 1991), ancien apparatchik soviétique, à la fois autoritaire et populaire, s’est vu proposer par son parlement en décembre un référendum constitutionnel qui lui aurait permis de rester président sans élections jusqu’en 2020. Mais, après des critiques américaines, il vient en janvier d’écarter ce projet. Et convoque pour avril une présidentielle largement anticipée. »
Partick Dombrowsky, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches européennes sur l’Asie Médiane (CERAM)
, édition du 4 février 2011
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