Interviewé par RMC le 7 septembre je cherchais sur le site de la radio un quelconque article qui aurait pu évoquer la Journée internationale de l’alphabétisation qui se célèbre chaque année le 8 septembre.
C’est avec étonnement que je découvre un article sur les bouquinistes qui s’appuie sur le témoignage de l’un de mes cousins issus de germain, Stéphane Kronis.
Dans ma mémoire d’adolescent l’appartement de ma cousine Françoise a toujours été une source d’émerveillement par la quantité extraordinaire de livres qui occupent son appartement.
Et il n’est donc pas surprenant que deux des fils aient suivi les traces de leur père Igor dans la passion des livres anciens.
J’ai remplacé Igor sur les quais pendant un mois en 2002. Au cours de cette brève expérience, j’avais déjà constaté la progression des marchands de bibelots et la fermeture permanente de nombreuses boîtes.
J’ai présenté à cette époque ma candidature à la Mairie de Paris, que j’ai renouvelée pendant deux ans avant d’abandonner le projet de devenir bouquiniste.
La raison est très simple : la Mairie attribue des concessions de bouquinistes lorsque des boîtes se libèrent. Les candidats sont nombreux – plus de 140 à l’époque pour 240 bouquinistes installés – et les concessions disponibles sont rares (4 emplacements libres en 2004).
J’ai dit
Plume Solidaire
PARIS
Source : RMC
REUTERS | RMC.fr | 08/09/2010
© Reuters Face au déclin de la lecture, les bouquinistes, qui peuplent les quais de Seine de Paris, sont tentés de vendre des gadgets destinés aux touristes comme des Tours Eiffel miniatures. Une dérive que condamne la mairie
par Elizabeth Pineau et Hortense de Roffignac
PARIS (Reuters) - "Mon métier est menacé car les gens ne lisent plus".
Stéphane Kronis est un bouquiniste à l'ancienne. Il a passé la matinée à expertiser un stock de livres anciens - "il y en avait 1.000, j'en ai acheté 200" - qu'il vendra sur l'un des stands installés en bord de Seine devenus au fil du temps indissociables du paysage parisien, au même titre que les ponts et la cathédrale Notre-Dame.
Ce professionnel fait figure de puriste au service d'une activité multiséculaire menacée à mesure que s'émousse l'intérêt du public pour le livre ancien.
Dans les boîtes en fer vert foncé des bouquinistes, gravures antiques, vieux magazines, cartes postales sépia et livres rares côtoient donc de plus en plus des babioles destinées à attirer les touristes -- aimants en forme de baguette, porte-clés "Souvenir de Paris" et autres Tours Eiffel miniatures.
La mairie de Paris ne l'entend pas de cette oreille.
"Ça défigure les quais !", a dit à Reuters Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris.
"C'est trop facile de vendre des Tours Eiffel made in China", estime l'élue socialiste. "S'ils veulent vendre des souvenirs, ils ont tout à fait le droit de louer une boutique. Mais s'ils veulent être bouquinistes, ils doivent respecter le règlement".
Un règlement qui ne leur permet de consacrer qu'une de leurs quatre boîtes à des "objets divers".
QUATRE LIVRES VENDUS PAR SEMAINE
"Moi je ne vends que quatre livres à 10 euros par semaine. Il faut bien vivre !", se défend un bouquiniste anonyme ayant cédé aux sirènes des gadgets pour touristes, très nombreux dans le secteur de Notre-Dame de Paris, l'un des édifices religieux les plus visités au monde.
A l'heure d'internet, il devient en effet difficile pour les commerçants de vendre du papier.
La toile a eu raison "des gens de province qui, il y a encore 20 ans, venaient à Paris pour trouver des livres anciens", témoigne Stéphane Kronis.
"Mon métier est menacé car les gens ne lisent plus. Quand je vois que quelqu'un m'achète un livre parce que son petit copain a le même prénom que l'auteur...", se désole-t-il. "J'espère que les gens vont redevenir intelligents, qu'ils se remettront à lire, à redevenir curieux".
Paul, qui vient d'acquérir pour 40 euros chez un bouquiniste un livre de contes anciens, trouve aussi que les temps ont changé.
"C'est difficile de trouver un objet rare, intéressant et surtout en bon état", dit cet amateur de littérature française de la fin du XIXe siècle. "La clientèle change, peut-être qu'il y a trop de touristes à Paris".
Plus de 200 bouquinistes se disputent les faveurs des promeneurs des quais de la Seine, classés au patrimoine mondial de l'Unesco.
On y vendait déjà des livres à l'inauguration du Pont-Neuf en 1606 ; le mot "bouquiniste" est apparu dans le dictionnaire de l'Académie française en 1789.
"'GUÉGERRE'"
En 2010, ces commerçants forment une communauté disparate composée de véritables antiquaires du livre, auxquels se sont mêlés au fil du temps des vendeurs d'ouvrages plus récents provenant de stocks et des marchands de gadgets.
"On fait des métiers différents", dit Stéphane Kronis. "Moi en juillet et août, je pars, car mes clients sont en vacances et les touristes ne sont pas intéressés par les livres en français. Par contre, ceux qui vendent des souvenirs, c'est leur temps fort".
Craignant que les bouquinistes perdent leur âme, la mairie de Paris a demandé par lettre à des dizaines d'entre eux de nettoyer leurs boîtes, parfois maculées de graffitis, et de reprendre leur activité initiale.
"Ce sont des emplacements exceptionnels que nous considérons comme part de l'attractivité touristique et culturelle", dit Lyne Cohen-Solal. "C'est un des trésors de la ville de Paris, donc il est normal de travailler avec eux".
"On envisage d'autres choses, comme de leur faire vendre des objets qui soient typiquement bouquinistes comme stylos, des buvards, liés à l'écriture", a-t-elle ajouté.
Attention à l'excès de règlementation, prévient Stéphane Kronis. "'Fliquer' les bouquinistes n'a aucun sens. C'est totalement stupide cette 'guégerre'", estime-t-il.
Avec Vicky Buffery, édité par Yves Clarisse
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Source : Journée Mondiale
8 septembre : Journée Internationale de l'alphabétisation
Chaque année, le 8 septembre, on célèbre La Journée internationale de l'alphabétisation. Son objectif est de souligner l'importance de l'alphabétisation auprès des citoyens, des collectivités et des associations. Aujourd'hui, près d'une personne sur sept est illettrée, et sur les 860 millions d'illettrés, 500 millions sont des femmes.
L'alphabétisation est un motif de célébration pour l’humanité qui a accompli des avancées spectaculaires en la matière, le monde compte en effet aujourd'hui près de 4 milliards d'alphabètes. Cependant, l’objectif de l’alphabétisation pour tous – enfants, jeunes et adultes – n’a toujours pas été atteint, et reste une cible mouvante. La conjonction d’objectifs ambitieux, d’efforts insuffisants menés en parallèle, de ressources et de stratégies inadéquates et la sous-estimation permanente de l’ampleur et de la complexité de la tâche, expliquent vraisemblablement cette situation. Les leçons tirées de ces dernières décennies montrent du moins qu’il ne suffit pas, pour atteindre l’objectif de l’alphabétisation pour tous, de multiplier et d’améliorer les efforts, mais qu’il faut encore renouveler la volonté politique et procéder différemment à tous les niveaux - sur le plan local, national et international.
Par sa résolution A/RES/56/116, l'Assemblée générale a proclamé la période de dix ans débutant le 1er janvier 2003 "Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation".
Pour de plus amples informations concernant l'alphabétisation mais aussi l'éducation, nous vous dirigeons vers le site, en français, des Nations Unies
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