Mise à jour le 28 février 2015
Article initial publié le 16 janvier 2011

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Économie 29/12/2009
Un nouveau prêt pour les Franciliens surendettés
Alors qu'un projet de loi pour encadrer les crédits à la consommation sera à l'ordre du jour à l'Assemblée mi-janvier, le Crédit municipal de Paris lance un nouveau prêt, dans une démarche qui se veut «éthique et responsable».
(…)
Le principe est simple: la banque du Crédit municipal (CMP Banque, de son vrai nom) rachète les crédits et autres dettes à la consommation et les remplacent par un prêt unique, à taux fixe (autour de 7%), avec des mensualités qui s'échelonnent en fonction des évolutions de la trésorerie des emprunteurs. Peuvent souscrire à ce prêt tous les ménages d'Ile-de-France, quel que soit leur revenu.
La plupart des banques proposent déjà des solutions de rachat de crédit, avec des conditions souvent coûteuses. La démarche du Crédit municipal, en tant qu'établissement public, se veut éthique et responsable. (…)
Comment? En anticipant au mieux l'avenir du client pour adapter les mensualités: un départ à la retraite (et donc une baisse de ressources), des enfants bientôt en âge de faire des études, la fin du remboursement d'un prêt immobilier... «L'objectif, ce n'est pas de limiter l'accès au crédit, on ne veut pas retourner trente ans en arrière! Mais de tenir compte des capacités de remboursement futures pour limiter les risques de surendettement. Et pour ça, il n'y a pas de secret, il faut prendre le temps de rencontrer le client et de discuter avec lui.» La démarche n'est pas franchement révolutionnaire, mais loin des pratiques actuelles des principaux organismes de crédits.
Les témoignages sont unanimes: il est très (trop) facile d'obtenir un crédit à la consommation. «Non seulement, les organismes ne vérifient pas le taux d'endettement mais en plus ils poussent à emprunter toujours plus, (…). Au début, j'ai pris un revolving de 1000 euros pour me faire soigner. Vous remboursez et on vous accorde sans rien demander 2000, puis 3000 euros, ainsi de suite». Trois ans plus tard, 8 crédits revolving contractés et 27.700 euros de dette (…)Lors des rachats de crédits, les banques se rémunèrent en facturant souvent cher l'étude du dossier. Le Crédit municipal de Paris n'en fait pas cadeau non plus. Les frais de dossier coûtent entre 1,5 et 2% du montant du crédit.
Ce nouveau prêt – d'une portée limitée puisqu'il est ouvert aux seuls Franciliens – pose une nouvelle fois la question de l'encadrement de ces prêts à la consommation. Et notamment du crédit revolving qui cristallise les critiques, certains prônant son interdiction pure et simple.
Un projet de loi réformant le crédit à la consommation sera à l'ordre du jour à l'Assemblée le 13 janvier.
Invité de Patrick Cohen avec Jean Arthuis dans le 7/9 de France Inter,
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