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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 10:52

 

 

 

23ky-articleInline.jpgLes cousins de nos cousins ne font pas partie de la famille. Mais il nous arrive de nouer des relations amicales et affectives avec l’une ou l’autre famille d’une tante, ou d’un oncle par alliance (marié(e) à une sœur ou un frère de votre père ou de votre mère).


Vous arrivez à suivre ?


C'est par la bouche de ma femme de retour d'un séjour chez ses parents aux USA, que je viens d'apprendre la disparition le 23 juillet dans un hôpital de Kuala Lumpur, en Malaisie, du général Nguyen CAO KY.

 

 

 


Nguyen CAO KY était le gendre du frère du mari d’une tante de ma femme ; marié en secondes noces avec une cousine germaine d’une cousine germaine de ma femme.


Vous arrivez toujours à suivre ?


C’est peu dire que je n’avais pas la moindre attache avec ce général dont j’ai tant entendu parler dans les années soixante et soixante dix. Et, à regarder de nouveau de prés, et avec le recul sa biographie détaillée en anglais, je dois dire que je m’en félicite.


Lui et moi on n’avait pas vraiment les mêmes valeurs.


Cependant, j’ai un souvenir précis et ému de cette tante de ma femme décédée l’an dernier, veuve du frère dont le Général Ky était le gendre, dont j’avais fait la connaissance à San Diego en 1997.


Celles et ceux qui ont connu le Vietnam avant la victoire des communistes d’avril 1975, se rappelleront ce personnage fantasque et impétueux. Politicien habile et anticommuniste exalté, Ky a occupé successivement les postes de Commandant en chef de l’Armée de l’Air sud vietnamienne, de Premier Ministre et de Vice Président de la République de 1965 à 1971 au sein de la junte militaire, avant d’être définitivement écarté du pouvoir par le général Thieu.


En famille, chez ma femme, c’était un personnage dont on parlait avec un mélange d’intérêt et de dépit, comme de quelqu’un que l’on connaît mais dont on s’écarte. Ce qui n’empêche pas une considération certaine pour l’une de ses filles, Nguyen Cao Ky Duyen présentatrice mondialement reconnue de la communauté vietnamienne, d’une célèbre émission de variété – Paris by night -, comme en attestent les DVD que ma femme regarde ces jours derniers. Présentatrice dont une partie des américains de la communauté vietnamienne des Etats Unis avaient réclamé le limogeage après le retour de son père au Vietnam.

 

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Nous sommes bien d’accord que Nguyen Cao Ky Duyen est la fille du gendre du frère du mari de la tante de ma femme ? Et chacun sait que la famille c’est sacré. Voilà sans doute la raison pour laquelle je suis contraint de recevoir cette dame dans mon salon tous les soirs sur mon écran de télévision.


Nguyen Cao Ky ne laissera donc pas un souvenir impérissable dans la famille de sa seconde femme, avec laquelle il n’avait aucune relation. On a notamment peu apprécié ses appels à la réconciliation nationale  en 2004 avec le gouvernement communiste du Vietnam. Régime contre lequel Ky a conduit les forces aériennes du Sud Vietnam, et dont il représentait la figure emblématique de l'ennemi à abattre d’un gouvernement sud vietnamien que les communistes qualifiaient de « gouvernement fantoche ».


Pour la petite histoire, c’est un oncle par alliance de ma femme, qui fut ancien Ministre du gouvernement Sud Vietnam, qui a facilité l’émigration et l'installation aux Etats Unis et en France de toute la famille de sa femme – et de la mienne.



- - -

 


Le général Ky, membre d’un groupe d’officiers appelé les Jeunes Turcs, a joué un rôle clé a cours de différents coups d’état militaires - parfois en liaison étroite avec l’état-major américain,  soit en y participant, soit en encourageant les uns, ou encore en conduisant d’autres putschs à l’échec.


Il a été l’un des instigateurs du renversement du Président Ngô Đình Diem en novembre 1963, arrêté et exécuté sur l’ordre de la CIA par un autre  général - encore un oncle par alliance de ma femme, dont j’ai accueilli et hébergé l’un des fils pendant un an.


Infatigable coureur de jupons, Ky inspira la méfiance de ses alliés américains (qui le qualifiait de « missile non guidé »), a mécontenté beaucoup les vietnamiens qui le considéraient comme un "cowboy" et un "hooligan". Peu soucieux de relations publiques, il a à maintes reprises publiquement menacé de tuer ses dissidents et ses opposants.


En 1966, Ky a décidé d’éliminer le général Nguyen Chanh Thi , un autre officier de la junte qu’il considérait comme son plus grand rival. Cela a provoqué des troubles majeurs au Sud-Vietnam, pendant lesquels certaines unités se sont ralliées aux activistes bouddhistes favorables à Thi et hostile à Ky. Trois mois de manifestations de grande ampleur et des émeutes ont paralysé en partie le pays, avant que les forces de Ky parviennent à mater la révolte. Thi a été exilé, pérennisant ainsi le pouvoir de la junte en place.


En 1967, une transition vers un gouvernement élu fut organisée. Après une lutte de pouvoir au sein de l'armée, Thieu fut candidat à la présidence et Ky fut désigné comme colistier, les deux hommes ayant rivalisé pour l’accession à la fonction suprême.


Pour permettre aux deux généraux de collaborer, les militaires de la junte avaient constitué un corps militaire contrôlé politiquement par Ky en sous-main. L'élection fut truquée pour assurer le succès du ticket Thieu-Ky renforçant le pouvoir de la junte. Les tensions persistèrent, Thieu réussit à renforcer son influence, écartant les partisans de Ky des postes clés militaires et des postes de cabinet.


Puis Thieu fit adopter une loi pour restreindre l'admissibilité aux candidatures à l'élection de 1971, interdisant leur accès à la quasi-totalité des opposants. Ky et ses partisans se retirèrent, et Thieu remporta cette élection sans opposition avec plus de 90% des voix.


Ky se retira de la vie politique.


Lors de la chute de Saigon, KY prit la fuite aux Etats-Unis, et s’installa à Westminster, en Californie , où il a dirigé un magasin d'alcools. En 2004, il devient le premier Sud-Vietnamien à prôner le retour au Vietnam, appelant à la réconciliation entre communistes et anti-communistes.


Il retourna alors vivre au Vietnam en 2004 et fit campagne pour développer les investissements étrangers en organisant des séjours d’investisseurs potentiels américains.


Source : wikipedia


Traduction : Plume Solidaire

 

J'ai dit Plume Solidaire

 

 


 

 

 

Vidéo : La revanche des bonzes

 

Source : INA


Panorama - 15/04/1966 - 09min58s

Les bouddhistes ont obtenu après 5 mois de crise la promesse d'élections civiles de la part du gouvernement CAO KY : interview de ce dernier et son opposant le plus puissant, le chef des jeunesses bouddhistes et du comité de lutte contre le gouvernement CAO KY ainsi que du général PHAN XUAN NHUAN sur la base militaire de Da Nang.


Générique


Di Donna, Henri
Nguyen, Cao Ky ; Phan Xuan Nhuan

 
 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 15:56

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 02.08.11 |


L'Etat vient d'abaisser légèrement sa ponction sur le 1 % logement pour les trois années à venir, sans pour autant apaiser le patronat et les syndicats, qui gèrent paritairement ces fonds et dénoncent un prélèvement nuisible au développement du logement social. Au lieu de 3,4 milliards d'euros prévus à l'origine, les pouvoirs publics prélèveront, entre 2012 et 2014, 3,25 milliards d'euros de manière dégressive (1,2 milliard l'an prochain, 1,1 en 2013 et 900 millions en 2014) sur les fonds d'Action Logement, le nouveau nom du mouvement.


Pas suffisant aux yeux des gestionnaires d'Action logement, qui dénoncent une remise en question de son équilibre économique. Car, si l'Etat réfrène quelque peu sa gourmandise, les ressources d'Action logement (par la collecte auprès des entreprises et les retours des prêts aux salariés) baissent elles aussi (3,8 milliards en 2010, 3,6 milliards en 2011).


SOIXANTE-DIX MILLE LOGEMENTS SOCIAUX MENACÉS


Créé en 1953, le 1 % logement est une participation obligatoire des entreprises de plus de vingt salariés, ramenée depuis plusieurs années à 0,45 % du total de la masse salariale. A l'origine, il servait exclusivement au financement de la construction de logements sociaux et à aider les ménages à accéder à la propriété par le biais de prêts aux salariés des entreprises cotisantes, ce qui l'a fait connaître auprès de nombreux Français. Mais l'Etat pioche depuis plusieurs années dans ses actifs pour compenser ses difficultés à financer l'Agence nationale de l'habitat et l'Agence nationale de rénovation urbaine.


"La ponction de l'Etat met en danger l'avenir du 1 % logement", a déclaré Jean-Pierre Guillon, le président du conseil de surveillance de l'Union des entreprises et des salariés pour le logement (UESL), l'organisme qui chapeaute le mouvement. "Le nouveau plan du gouvernement menace clairement la construction de 70 000 logements sociaux [sur trois ans] dans toute la France", met en garde l'organisme. Action logement affirme également ne pas pouvoir tenir son engagement de financer, entre 2012 et 2014, la production prévue de 45 000 logements ou hébergements pour les jeunes.


VERS UNE MOBILISATION À LA RENTRÉE


"L'Etat a besoin de pérenniser l'action des [Agences nationales de l'habitat et de rénovation urbaine], de maintenir un minimum de constructions – et de réhabilitations – locatives sociales. Mais il ne s'en donne pas les moyens, sinon en demandant aux entreprises – employeurs et salariés – de se substituer aux ressources de l'impôt", critique l'Association de coordination des moyens d'intervention pour le logement, indépendante d'Action logement mais qui bénéficie de ses ressources.


M. Apparu, de son côté, considère que la phase de concertation avec les partenaires sociaux est close et rejette leur demande "de véritables négociations contractuelles". Le secrétaire d'Etat chargé du logement entend transmettre avant la fin d'août au Conseil d'Etat le projet de décret instituant le prélèvement de 3,25 milliards, pour une publication à la mi-octobre au Journal officiel. "Le combat n'est pas terminé", assure pourtant Jean-Luc Behro, vice-président de l'UESL, qui espère une mobilisation du mouvement HLM à la rentrée.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 15:44

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 30.07.11 |



Prisées par les familles, les colonies de vacances pourraient connaître des difficultés financières à l'avenir si le droit du travail, notamment en matière de repos obligatoire, devait s'appliquer aux animateurs et à terme renchérir le coût de ces séjours. Les associations organisatrices de séjours s'inquiètent des conséquences d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) d'octobre 2010 qui remet en cause le "contrat d'engagement éducatif" (CEE), un statut dérogatoire proposé aux moniteurs et directeurs de colonies de vacances et centres de loisirs.


La CJUE a jugé que ce contrat n'était pas conforme à la législation européenne car il ne prévoit pas de "période minimale de repos journalier" ni de temps de repos compensateur. Le CEE se situe entre travail salarié et engagement citoyen. Il concerne quelque 500 000 jeunes et se limite à 80 jours par an. Créé en 2006, ce contrat de travail, qui figure dans le code de l'action sociale et des familles et non dans celui du travail, peut être proposé par des collectivités, des associations mais aussi des entreprises privées si elles proposent un accueil collectif de mineur (ACM) à caractère éducatif.


L'association Solidaires Isère l'a contesté devant le Conseil d'Etat sur plusieurs points, dont l'obligation du temps de repos journalier (11 heures). Pour Solidaires Isère, le CEE est "un vrai scandale", "exploitant de manière éhontée les jeunes 24 heures sur 24". "Sous couvert de bénévolat, les jeunes qui encadrent les colonies sont bien des travailleurs", insiste Jacques Dechoz, en appelant à des négociations sur l'emploi éducatif. C'est une démarche "volontaire et citoyenne" qui "n'est pas un métier et ne peut pas en être [un]", rétorque de son côté la Ligue de l'enseignement, qui plaide pour un "engagement volontaire occasionnel" et met en garde contre un renchérissement des coûts des colonies de vacances.


ATTENTION À L'EFFET D'AUBAINE


Le Conseil d'Etat tranchera en septembre et devrait demander l'application des demandes européennes. Puis le gouvernement devrait se prononcer dans la foulée, selon le ministère de la jeunesse. Une proposition de loi, déposée le 13 juillet par un député UMP, abonde dans le sens des associations et vise "à reconnaître un régime spécifique aux personnels pédagogiques occasionnels des accueils collectifs des mineurs".


La secrétaire d'Etat chargée de la jeunesse et de la vie associative, Jeannette Bougrab, reconnaît qu'il "faudra tenir compte du droit européen"."Pour des questions de sécurité, les animateurs doivent avoir des repos", a-t-elle déclaré. "Il ne faudrait pas qu'un statut dérogatoire pour ces jeunes permette à des très grosses structures de bénéficier d'un effet d'aubaine", a-t-elle ajouté, soulignant que les accueils de mineurs sont gérés à 70% par des associations, contre 30 % par des entreprises privées.

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