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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 14:44
Les beaux jours reviennent enfin...

Quand nous chanterons le temps des cerises
Les gais rossignols et merles moqueurs
Seront tous en fête

Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur

Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
....

Et si le temps des cerises est bien court, il se trouve que ce matin c'était le grand beau temps sur mes écritures publiques !


Elle était grincheuse et de mauvaise humeur. Visage fermé et le regard de travers, cette dame française me demande de rédiger une lettre pour le Greffe du TGI de Paris. Parce que son mari qu'elle n'a pas vu depuis 1989 vient de déposer une requête en divorce.

" Toi ma cocotte je vais te faire sortir d'ici avec le sourire vite fait" que je me dis par devers moi.

Je lui explique qu'elle devrait faire une demande d'aide juridictionnelle, et elle me répond qu'elle est en train de faire son dossier elle-même, mais que c'est "un brouilon". Et un "brouillon" ça ne se montre pas à un écrivain public ! Je me bagarre pour voir le "brouillon" et je gagne. Et comme par hasard le dossier est parfait et je la félicite en arguant qu'il est rare qu'une personne vienne me voir en ayant réalisé seule l'essentiel du travail. Elle commence à sourire, je l'ai rassurée sur ses compétences et elle reprend un peu confiance en elle.

L'instant magique, c'est lorsque je lui ai dit que chaque fois que je vois une personne qui s'appelle BA, je pense à
Amadou Hampaté BA, qui est pour moi (européen) à la fois le fondateur de la littérature africaine et un grand sage. Et bingo, voilà qu'elle me dit que c'était son oncle ! Et nous voilà partis sur la famille africaine car c'était pas son oncle mais le mari de sa cousine germaine...et patati et hampaté ba. Elle est là debout devant moi en train de m'explquer tout ça. Et Madame Ba est repartie en disant au revoir avec un grand sourire à la directrice des lieux qu'elle n'avait jamais vue ni  des lèvres ni des dents.

" Et profitez du soleil c'est le printemps" que j'lui fait.



Nous sommes en fin de matinée ; je descends à l'accueil pour m'assurer qu'aucun personne n'est venue pendant mon dernier entretien. C'est à ce moment précis que tombe la seconde surprise de la matinée



Si un jour quelqu'un m'avait dit  que l'un  de mes courriers adressé simultanément au Procureur de la République, au Commissaire de l'arrondissement et au Sénateur Maire provoquerait une grosse et belle descente de Police dans un immeuble, je ne l'aurait pas cru.


C'est pourtant ce qui s'est passé.


J'avais reçu cette dame originaire d'un pays de l'est début février - lire : Demande d'intervention suite à incivilités, troubles à l'ordre public, trafics, nuisances nocturnes et vandalisme
-.


Et cette dame est là qui m'attend. Et en me voyant son visage s'éclaire comme si j'étais une apparition miraculeuse !


Message de Jean Paul II pour le Carême 2004 - Visuel : Opus Dei


Quand elle m'a dit "Je ne sais pas comment vous remercier ! " j'ai bien cru qu'elle allait se mettre à genou et que j'allais être obligé de la relever en imitant le pape.  Je me voyais déjà  lui prenant délicatement la main avec ma main droite, plaçant ma main gauche sous son coude, pendant que deux ou trois prélats m'auraient maintenu pour éviter que je m'écroule  sur  elle ! Puis elle fait l'éloge de ma manière d'écrire et me demande quelle formation j'ai suivie pour avoir autant de talents ! Pour la première fois je ressens l'émotion originelle qui éveille la vocation des futurs gourous. Mon ego commence à gonfler et je vois se dresser  devant moi la voie qui me permettrait enfin de me constituer une immense fortune...


Cette dame n'en revenait pas d'avoir vu autant de policiers dans son entrée d'immeuble, et embarquer toute cette jeunesse en déshérence. Cette intervention a enfin apporté un peu le calme nocturne et la tranquilité dans sa vie, et elle et ses voisins peuvent enfin dormir la nuit.


Mais cela n'a duré qu'un temps et petit à petit ils commencent à revenir. Elle craint le retour des nuits infernales, des humilations et du vandalisme.


Le miracle a été de courte durée. Alors j'ai continué à jouer mon rôle (et là je suis sérieux).
"Faut pas lâcher l'affaire Madame, c'est le début, vous avez eu le courage d'assumer seule la responsabilité collective d'une situation qui concerne tous vos voisins d'escalier. Vous venez de gagner une bataille importante, maintenant il faut gagner la guerre. Et c'est vous qui la gagnerez !" Je lui ai dit de noter sur un cahier l'évolution de la situation depuis l'intervention de la Police, et de revenir me voir pour faire une second courrier pour remercier et informer le Procureur,  le Maire et le Commissaire des suites de leurs décisions.


C'est beau le pouvoir des mots. Bon maintenant il serait bon que je  fasse un peu le ménage dans mon appartement, histoire de dégonfler mon ego.


Je plaisante mais les nuits sans sommeil à cause des jeunes qui  les vivent  sous votre fenêtre, il se trouve que je les ai vécues l'été dernier. Mais à la différence des voisins de HLM de cette dame, mes voisins et les habitants de la rue ont été nombreux à réagir pour mettre fin à cette situation. Et la Police est là dès qu'elle est alertée.

Et quand j'entends une jeune femme qui se fait taper dessus dans la rue, je ne suis pas le dernier à prendre le téléphone.

Et je continuerai, même si la délation est un sport national...


Plume Solidaire




A propos de Amadou Hampâté Bâ Courrier de l'Unesco

Ses archives manuscrites, le « Fonds Amadou Hampâté Bâ », sont le fruit d’un demi-siècle de recherche sur les traditions orales africaines. Il a publié de nombreux ouvrages et articles en sauvant de l’oubli plusieurs oeuvres de la littérature orale peule. Son histoire, L’Étrange Destin de Wangrin lui a valu le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire en 1976. On lui attribue la fameuse phrase : « Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »







 








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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 12:23

  

Madame ...... BA

.......................

75019 PARIS

 

Greffe du TGI de Paris

4, boulevard du Palais

750852 PARIS cedex 01

 

 

 

Paris le  21 mars 2009

 

 

OBJET : demande de report d’audience

Référence : N° RG – .........

Lettre recommandée avec Accusé de réception

 

 

Madame, Monsieur,

 

J’accuse réception de la convocation du 24 février à une audience fixée le 27 avril, pour une tentative de conciliation qui fait suite à la requête en divorce déposée par mon conjoint.

 

En vue de réunir les pièces nécessaires à ma défense et de préparer cette audience, je vous informe que je vais déposer une demande d’aide juridictionnelle.

 

En conséquence, je vous serai très reconnaissante de bien vouloir reporter la date de cette audience.

 

En vous remerciant par avance de prendre en considération ma requête,

 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de mes salutations respectueuses.

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:48

Voici deux livres que je viens de lire en faisant un saut vertigineux de  l'hyper local au maxi mondial, d'un passé vécu et insouciant à un avenir incertain et sombre, du milieu populaire à celui de l'élite. Trois mondes humains qui semblent désormais étrangers l'un aux autres. Le monde d'hier, le monde d'aujourd'hui, le monde de demain.


Même s'il est vrai que la mémoire sélectionne (et oublie), pour ne conserver parfois que les souvenirs qui nous confortent dans nos convictions et dans ce que nous voulons être - ou paraître - à nos propres yeux maintenant : est-ce que nous regarderons demain notre vie d'aujourd'hui comme nous regardons aujourd'hui celle d'hier ?


Est-ce que si nous étions heureux hier et que nous le sommes différemment aujourd'hui, nous pourrons toujours l'être demain ?


Ne serait-ce que par ce que nous aimerions tant que nos enfants puissent regarder leur hier comme nous pouvons regarder le nôtre aujourd'hui. Et se dire que demain ne sera que mieux.

Enfin je parle pour moi, évidemment.





Plume Solidaire

La caste : les nouvelles élites et le monde qu'elles nous préparent

- David Rothpokf


Six mille hommes dirigent six milliards d'êtres humains : enquête sur les nouvelles élites mondiales.

  • Essai (broché). Paru en 03/2009
Le Mot de l'éditeur 

Six mille hommes (et quelques femmes)1 forment une caste qui préside nos gouvernements, dirige nos plus grandes entreprises, gère nos finances, représente nos pays au sein d'assemblées multinationales, contrôle nos journaux, nos télévisions, façonne nos idées. La fortune et l'influence de cette nouvelle élite de l'ère de la mondialisation sont sans précédent, sans limite et sans frontière, leurs actions et leurs stratégies affectent directement nos vies. Fruit d'une longue enquête à travers le monde et de nombreuses interviews, ce livre nous entraîne sur les traces de cette élite, depuis les conseils d'administration des multinationales jusqu'aux portes du pouvoir politique, en passant par les neiges de Davos et les banlieues chics de Santiago du Chili. Des oligarques russes aux mercenaires privés américains, des champions de la finance aux seigneurs d'Internet, des commandos terroristes aux armées du Pentagone, des mafias aux Églises et des studios d'Al-Jazirah aux puits de pétrole du dictateur de la Guinée Bissau... Nous n'avons pas vraiment choisi cette caste qui nous gouverne et forme un réseau où s'entrecroisent la richesse et l'influence, la politique et l'économie, la sophistication et la brutalité. Devenue incontrôlable en s'affranchissant des contraintes des États-nations, elle est aussi, comme toutes les élites avant elle, en évolution constante, notamment avec l'émergence de puissances comme la Chine ou l'Inde.


David Rothpokf est américain. Ancien directeur de la firme de consultants créée par Henry Kissinger, Kissinger Associates, il a travaillé au département du Commerce sous la présidence de Bill Clinton. Il est membre du Carnegie Endowment for International Peace, un institut de recherches basé à Washington.

 


1  360 femmes exactement d'après l'auteur !
Fiche détaillée : "La caste : les nouvelles élites et le monde qu'elles nous préparent" - 21 €

Auteur

David Rothkopf

Editeur

Robert Laffont

Date de parution

mars 2009

ISBN

2221106830



Photographes de Paris - Henri Guérard


Premier volume d'une collection d'ouvrages consacrée aux photographes parisiens dont le travail a une valeur artistique ou documentaire.

 






Henri Guérard, né en 1921, est le témoin des grandes mutations que subit le 20e arrondissement dans les années 40-60. Il s'intéresse au sort des habitants et capte mieux que personne l'atmosphère, le charme particulier de Belleville et de Ménilmontant. Les photographies présentées dans cet ouvrage nous renvoient à une autre époque, celle d'un Paris populaire et «urbain» caractérisé par la gaité, l'appétit de vire de ses habitants qui connaissent pourtant des conditions difficiles. Tirage en quadri sur papier glacé.


Caractéristiques du livre PHOTOGRAPHES DE PARIS - 29 €
  • Auteur : Henri Guérard
  • Date de parution : 01/01/2007
  • ISBN : 9782916195070
  • Editeur : Parimagine
  • Collection : PHOTOGRAPHES DE PARIS
  • Nombre de pages : 160
  • Dimensions : 22X29 cm
  • EAN : 9782916195070


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Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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