Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 18:03
Monsieur .........


Chez Monsieur

.................

75019 PARIS

 

 

 

Préfecture de Police

Salle des Visas

Place Louis Lépine

75004 PARIS cedex

 

 

 

Paris le 7 mars 2009

 

 

OBJET : Demande de document de circulation

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

Je vous adresse ci-joint une demande de document de circulation pour ma fille ....., née le .... janvier 2009 à .............. (93).

 

J'atteste sur l'honneur que mon épouse ................ vit à mon domicile à l'adresse ci-dessus depuis la naissance de notre fille.

 

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.




Partager cet article
Repost0
10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 16:28

C'est bien connu, time is money, le temps c'est de l'argent.



 

Parfois, il arrive au cours de mes permanences que des personnes se plaignent  discrètement qu'elles ont du attendre longtemps. Elles ou ils, ont trouvé le temps long. Car le temps c'est bien connu est élastique : plus il s'étire et plus la conscience que nous en avons peut être douloureuse ;  plus il est court et plus nous pouvons avoir l'impression de gagner du temps. 



Au fond ce que beaucoup d'entre nous  cherchons à travers nos activités c'est de ne pas avoir conscience du temps qui passe.



Le principe des permanences d'écrivain public dans notre association, c'est que chaque usager  est accueilli avec la même considération humaine et son dossier est traité avec la même attention, qu'il  soit nécessaire  d'y consacrer 10 minutes ou une heure trente.



Personne ne sait véritablemet à l'avance, combien de temps il faudra pour effectuer une démarche, ou plus exactement répondre aux attentes légitimes exprimées par l'usager - et notre savoir-faire consiste à comprendre au-delà de la formulation -. Or ces attentes, on parle aussi de demande sociale - ne se réduisent pas, loin s'en faut à la démarche administrative.



Au cours de la plupart de ces rencontres, souvent uniques et éphémères, c'est de l'écoute et donc du temps que demandent les personnes. Et c'est ce temps que nous écrivains publics bénévoles pouvons leur offrir, puisque notre activité n'est pas marchandisée.



L'usager a donc la garantie morale de l'intérêt de l'écrivain public, garantie dont la conséquence est qu'il  réservera à sa démarche le temps qu'il faudra, pour au moins la faire avancer d'une étape.



Alors à ces personnes qui parfois expriment de temps à autre un peu d'impatience, je leur explique que nous ne demandons pas et n'acceptons pas de contrepartie financière ou matérielle aux prestations que nous donnons.



Et que la contrepartie que nous leur demandons, ce que nous attendons d'eux en échange c'est de la patience qu'ils donnent aux personnes qui les précèdent. Et donc de comprendre, humainement parlant, que la prestation demandée par les  personnes avec lesquelles elles ont partagé ce temps d'attente, est aussi honorable et respectable, que la leur. Nous leur demandons en fait de prêter en quelque sorte - comme on dit prêter attention  à ...- du temps aux autres usagers.



Dans ce sens, les personnes qui ont recours aux services des écrivains publics sont au sens propre du terme, des patientes et des patients.


La patience serait là l'expérience du temps donné, du temps partagé, du temps solidaire, du temps fraternel.



En conséquence,  de désormais jusqu'à dorénavant, je ne rappellerai plus à la personne chargée de l'accueil à la Maison des Associations,  qui avec un sourire espiègle aime me dire « vous avez déjà  x patients  qui vous attendent»,  que « nous n'avons pas des patients, mais des usagers ».



J'ai  donc le plaisir de vous de vous annoncer  que j'ai dépassé la semaine dernière,  le nombre de 200 patients reçus depuis le mois septembre dernier, et par la même occasion , que cet article est le 401 ème de ce blog !




Plume Solidaire

 




Lire d'autres chroniques des permanences : A quoi sers-je ?

Visuel : La gestion du temps


Partager cet article
Repost0
7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 18:22
Dans la vie y a des jours avec et des jours sans.



Jeudi c'était sans...pour certains usagers et un peu pour moi.



D'abord quand j'arrive à ma permanence j'entends un enfant qui pleure. Et un enfant qui crie dans une Maison des Associations c'est ennuyeux parce que c'est pas prévu qu'un enfant pleure dans ce type d'établissement.


Comme il faut que ça cesse immédiatement, j'y cours immédiatement. Et le gamin  - 2 ans - cesse de pleurer dès que je lui prends  la main pour monter l'escalier avec lui.



Il s'agit d'une jeune femme algérienne mariée au pays depuis quatre ans avec un homme qui pourrait être son grand-père. Et un, deux et trois gosses. Le troisième est dans la poussette. Je lui fais le guiliguili de circonstance et je m'aperçois qu'il est vraiment tout neuf, ce nourrisson.


Je demande à la maman quel âgel il a  son poupon ? C'est une pouponne, elle vient de naître, elle a une semaine. La maman est à bout de forces physiquement - d'autant qu'elle vient aussi de se faire  opérer des varices aux deux jambes -, et psychiquement. Et elle vient de traverser l'arrondissement à pieds avec ses deux bambins.

Sa mère est venue l'aider mais les relations avec le mari se sont  vite tendues, au point que le mari vient de mettre sa mère à la porte !

C'est l'étincelle qui a fait déborder le vase.


La jeune femme qui ne s'entend pas du tout avec son Géronte, demande un hébergement pour le quitter. Et elle me demande de rédiger une letttre qu'elle remettra à l'assistante sociale qui est disposée à l'aider, et qui l'oriente vers moi !


Le problème pour moi c'est que cette jeune femme ne parvient pas à s'exprimer sur ses difficultés conjugales. Je lui explique que sans argumentaire la lettre ne sert à rien.



Elle est venue aussi pour remplir une demande de CMU. Ce que nous avons commencé par faire pendant que le gamin surexité faisait un tel bruit que j'ai failli...pour la première fois perdre patience !


Elle reviendra la semaine prochaine et laissera sa descendance à la crèche ! Bonne idée.


Pour le suivant, au plan relationnel c'est le programme minimum (la mire). Ce monsieur malien est sympathique comme une porte de prison où  l'un des ses fils pourrait bien  faire un séjour prochainement (voir la lettre). Il répète sa demande en boucle d'une voix monocorde et éraillée, si bien que je suis dans l'obligation de solliciter poliment le silence s'il souhaite que je rédige son courrier. Au demeurant je comprends bien son problème.


Je ne saurai rien d'autre de ce monsieur si non qu'il travaille à la Mairie de Paris et qu'il a de très nombreux enfants.


Point barre.


Heureusement après j'ai eu
Marylène, et là c'était top !



Plume Solidaire



Visuel : Journal en noir et blanc



Monsieur .... Mahamadou

.............

75019 PARIS



TRESORERIE PARIS AMENDES DE TRANSPORT

19 rue Jules Vallès

75536 PARIS cedex 11



Paris le 5 mars 2009




Objet : Amendes et Condamnations Pécuniaires - Destinataire inconnu à l'adresse indiquée

Référence Trésorerie : .....................

Lettre recommandée avec AR


Madame, Monsieur,


Mon fils Mahamadou ......., né en 19... à .... au Mali, porte le même prénom que moi. Vous trouverez en pièce jointe copie de sa carte nationale d'identité.


Je reçois à mon adresse les Amendes et Condamnations Pécuniaires pour des montants respectifs de 1313 € et trois fois 187,50 €, soit  un total de 1875 € à ce jour.


Je vous informe par la présente qu'il a quitté mon domicile en 2005 sans laisser d'adresse. Il n'a pas repris contact avec moi depuis cette date. Je suis donc dans l'impossibilité de vous transmettre ses coordonnées.


Mon fils est majeur et vous comprendrez que je ne saurais être tenu pour responsable de ses actes. En conséquence, il vous appartient d'engager les démarches nécessaires pour identifier son domicile afin de lui réclamer les sommes dues à l'état.


En souhaitant que vos services prennent bonne note de ma requête,


Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.





Le même courrier est adressé : 

- pour une Infraction RATP (62 € qui vont être majorés 180 €) à :

CENTRE DE RECOUVREMENT DES INFRACTIONS

21 rue Jules Vallès

75547 PARIS cedex 11


- pour une facture de soins hospitaliers de 22 € à :

Trésorerie Générale de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

3 avenue Victoria

75192 PARIS cedex 04




Partager cet article
Repost0

Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
  • Contact

Allo, y a quelqu'un là ?

 
Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein