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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:00
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http://www.finance-banque.com/IMG/arton88.jpgVisuel Finance-Banque
Mme .....

.......

75019

 

....................

Agence de la rue ...............

75007 PARIS

 

 

Paris le 23 janvier 2010

 

 

OBJET :  clôture et ouverture de comptes

CCP N° ..................

IBAN ...........................

 

 

Madame, Monsieur,

 

J’ai constaté à la lecture de mes relevés de CCP N° 7 et 8 d’avril 2009, des opérations dont je ne suis pas commanditaire, et pour lesquelles je n’ai pas été consultée préalablement.

 

Il s’agit d’une part de la clôture de mon compte N° 1........................, et d’autre part de l’ouverture du compte LEP ..............

 

J’ai également noté dans la Fiche Produits du 20/01/2010, un Contrat N° ..............., Libellé CONV TR ID, ouvert le 24/03/2009, dont j’ignorais l’existence.

 

Je vous serai reconnaissante de bien vouloir m’indiquer pour quels motifs ces opérations ont–elles été réalisées et quels en ont été les donneurs d’ordre ?

 

Dans l’attente d’une réponse dans un délai de quinze jours,

 

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

 

 

 

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:00

 
Autour de moi des proches disparaissent sans laisser de trace.
Est-ce un effet du zapping social, de la mobilité professionnelle, du bougisme sarkozien, du nomadisme sexuel ou du butinage culturel ?

 
Je crois qu'ils vont réapparaître un jour, mais leur absence me contrarie. Je sais, j'ai tort, je m'attache aux gens et la vie d'aujourd'hui est toute entière faîte de "détachement", de ruptures, de prise de distance, de mobilité. Je sais j'ai tort, je dois respecter leur liberté, y compris celle qui consiste à être là puis à disparaître, à s'engager et à se retirer subitement. Chacun a le droit de retourner dans l'anonymat de la foule des destinées inconnues. Chacun fait sa vie, c'est comme ça.

Mais je le vis comme une sorte coïtus interruptus social. Une aventure qui commence et se suspend sans motif annoncé.

J'ai l'impression d'être un piquet au milieu d'un champ avec des cordes qui trâinent sur l'herbe tendre sans personne au bout.

Et moi je suis là, immobile, attentif aux autres (j'essaie mais je ne vois pas tout), pétri d'amitié et de bons sentiments, et j'attends.

C'est vrai que j'ai trouvé des forces dans la fidélité -à  ma femme, à mes idées, à moi-même, mes amis, à mon sport, à mes émissions de radio -  dans la constance, la droiture, la régularité et l'approndissement. A l'opposé de la postmodernité qui favorise l'éphémère, l'obsolescence, la possession et l'avoir, le transfuge, l'oportunisme...

Bien sûr je ne sais rien de ces "disparitions", et il est vain d'anticiper sur leurs causes, pour lesquelles je n'ai je l'espère aucune responsabilité. Et je sais, que lorsqu'il y a de la déprime et des gros soucis dans l'air, certains préfèrent se murer dans le silence et s'isoler.

Alors autant lâcher prise pour certaines d'entre elles.


Plus inquiétantes, sont les disparitions d'un ami d'enfance qui soignait un grave cancer du poumon; et surtout celle de Monsieur K .

Monsieur K a quitté son travail sans motif en octobre dernier et ne répond à aucun appel téléphonique, courrier recommandé. J'avais laissé un message sur son répondeur pour l'inviter à la "Galette des Rois du mois de février" que nous avions organisée dans notre association le dimanche 7 février. Je pensais lui proposer de l'accompagner à la Préfecture de Police pour le renouvellement de son titre de séjour dans les semaines qui viennent.

 

On le connaît bien notre Monsieur K et nous ne comprenons pas qu'il ait pu par exemple repartir au pays sans même nous prévenir.

Avec l'amie de Solidarités Nouvelles face au Chômage qui l'a accompagné avec moi depuis trois ans, nous commençons les recherches. Nous nous sommes mis en relation avec les services sociaux qui vont (re)passer à son domicile.

C'est la première étape...

 

Que sont mes amis devenus

Que j'avais de si près tenus

Et tant aimés

Iis ont été trop clairsemés

Je crois le vent les a ôtés

L'amour est morte

Ce sont amis que vent emporte

Et il ventait devant ma porte

Les emporta

(Pauvre Ruteboeuf)


 
J'ai dit

Plume Solidaire


PS : il semble que ma supplique ai été entendue puisque P... vient de réapparaître samedi matin !

 

 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 18:00





Jardin-partage-Butte-Bergeyre1.JPG

Ecrivain public appelant les pauvres, les miséreux et les damnés de la Terre



Annemarie c’est bien volontiers que je réponds à ta suggestion de nous tutoyer pour les commodités de la conversation.


Tu me demandais dans ton dernier mail quelles sont mes motivations d’écrivain public.


Alors j’irai directement au fond des choses sans complications superfétatoires et pontifiantes.


Voilà, il y a 11 ans que j’ai quitté le monde des vivants : le monde des salariés ; le monde de ceux pour qui gagner de l’argent en travaillant  est une nécessité, et parfois une raison de vivre.

 

Nous savons tous qu’il y a une vie avant certes, mais aussi après le travail. C’est le temps de la vacance pour le salarié (loisirs, congés) ; le temps de l’inactivité pour le retraité ; le temps de la souffrance pour le chômeur de longue durée, le handicapé et le malade; de la peine pour le détenu ; le temps du portefeuille  pour le rentier ; le moment de l’éternité pour le défunt.


Et lorsque tu as beaucoup tenté pour retourner dans le monde des actifs et que tu as réalisé que tu ne satisfais pas aux critères d'adoption, vient le temps de l’accablement. Comment cela se peut-il ? Suivi d’une période de questionnement introspectif, méditatoire,  deuillifère, et ambivalent : tu constates alors que tu es à la fois économiquement mort et biologiquement vivant.


Très vivant, et Annemarie, toi qui m'a confié que tu accouchas naguère d’une engeance nombreuse, tu n’ignores pas que le propre de la vie c’est de s’inventer des raisons d’être.


En l’occurrence ailleurs et dans d’autres endroits que dans le monde  des actifs.


Tu te penches donc sur ce qui fait sens dans ton existence. Tu prends conscience que cette solitude est une apparence, que tu disposes d’une collection extraordinaire de chances : tu vis dans un pays riche, démocratique, en paix depuis soixante ans, jouissant d'un climat tempéré et stable, et tu as tout connu des 30 Glorieuses, de la société d’abondance et des libérations prométhéennes. Tu as une  épouse qui travaille  et se trouve à l’abri du chômage, tu sais qu’elle peut et accepte de t’entretenir,  que vos enfants sont adultes, assurent votre descendance par de fiers rejetons, et réussissent dans leur parcours professionnel et dans leur vie privée.


A 55 ans, à l’âge où les DRH de 30 ans  te savent vieux bien mieux que toi, où les actionnaires et les managers se débarrassent des postsoixantuitards, tu découvres en toi-même d’immenses espaces de liberté. Te sachant éclatant de santé et de joie de vivre, tu as décidé une fois pour toutes de te voir beau comme le glabre éphèbe, virile tel le musculeux bûcheron, agile en pensée comme un vol d’hirondelle, et léger au lit avec ta compagne comme le frêle papillon.


A l’aube d’une seconde vie tu regardes ta richesse et les leviers qui t’ont guidé. Tu te rends compte que tu as connu une enfance privilégiée (malgré ou en dépit de tes handicaps), reçu une éducation fondée sur des principes justes et solides qui te structurent, tu détiens un capital intellectuel (universitaire) qui te permet de comprendre, d’analyser les situations et de surmonter certains obstacles, que ton expérience de la vie et du travail ont révélé et conforté des qualités (humaines et morales), des capacités (mentales et physiques), des aptitudes  (relationnelles…), t’ont permis d’acquérir des connaissances et une culture, des techniques, des méthodes, de développer des compétences (rédactionnelle par exemple)…


Et personne chère Annemarie, personne te dis-je, ne pourra jamais jeter aux orties ces outils, qui n’attendent qu’à devenir des ressources mises au service d’une autre finalité que celle du profit et de la rémunération par le travail.

 

Là où je me suis fait jeter, je prospère et sème.


Entends Annemarie le chant de l’espoir par delà la frontière qui nous sépare au sein de l’Espace Européen !

 

Dès lors se posait la question du comment, dans quels domaines valoriser ces ressources ?


Un jour j’ai découvert cette maxime, qui m’a beaucoup aidée à réfléchir, puis à choisir, décider et agir : « Quand je me considère je me désole, mais quand je me compare je me console » (Isaïe 12,7-10.13 - Psaume 31,1-2.5.7.10-11 - Galates 2,16.19-21 - Luc 7,36 à 8,3).


Le second jour j’ai compris que la philosophie c’est la recherche de la sagesse. Et que la quête du sens est le but de ma vie. Je venais d'ouvrir la porte secrète.


Le troisième jour, en me regardant dans la glace, j’ai décidé qu’à la veille du jour de ma mort je devrai pouvoir me dire : « t’as été un mec bien, maintenant tu peux passer le karcher sur ta vie ». Je veux vraiment que mes enfants, mes petits enfants, ma famille élargie, mes amis et mes (ex et innombrables petites) amies, et tous mes voisins, disent  ensemble en une ultime ovation : « ce mec a été un mec bien, il peut à présent passer le karcher sur sa vie ! »  Sniff (mouchoir).


Le quatrième jour j’ai acquis la conviction que la Fraternité républicaine, de la trilogie qui orne les frontons de nos édifices publics, était  la plus en danger. Elle méritait qu’un combat ardent la défendît. Tant sont fragilisés les soubassements de notre cohésion nationale par l’ultralibéralisme triomphant, les conservatismes arrogants, le communautarisme rampant,  le totalitarisme sécuritaire envahissant, le racisme et les discriminations récurrentes.


Le cinquième, me vint la révélation que l’écriture, en une mission de service public , se devait au nom de l'intérêt général de venir en aide aux déshérités de notre Chère France.


Le sixième jour, par un prompt  pronunciamiento, je pris le pouvoir dans mon association, et dispense désormais mais générosités pour le bonheur obligatoire de toutes et de tous autour de moi.

 

Car en écrivant les lettres d'autrui, j'écris les nouvelles pages de ma vie.

 

Il n'y a pas d'écrivain public sans parole publique.

 

Voilà Chère Annemarie, en un billet comment je résumerais le fabuleux destin et la vocation de Plume solidaire.


J’ai dit


Plume Solidaire

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  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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