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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 18:00
 


Un universitaire et professeur d'histoire m'avait raconté il y a quelques années que, dans un questionnaire à choix multiples d'étudiants en maîtrise de cette noble discipline prisée en Sarkozie, que certains avaient répondu que le Président de la République Française pendant la seconde guerre mondiale était le Général de Gaule.

Un récent sondage indique d'ailleurs que  54% des électeurs se déplaceraient à ce scrutin.


L'autre soir j'ai entendu un micro trottoir qui démontrait l'ignorance  confondante des électeurs concernant les compétences du Conseil Régional à la veille des prochaines élections de mars.


C'est que la démocratie pour nombre d'entre nous tient souvent à une "intuition" comme le disait une jeune femme interrogée sur la tête de liste sur laquelle se porterait son vote. La démocratie étant le pire des systèmes à l'exception de tous les autres, je préfère encore ce degré zéro là d'éducation civique, que le vote obligatoire de tous pour un candidat unique, la liberté de voter pour deux candidats du même bois, un candidat à vie, un candidat faux nez qui en dissimule un autre (Poutine), des élections truquées, pas d'élection du tout...



http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/41/R%C3%A9gions_de_France.svg/588px-R%C3%A9gions_de_France.svg.png



Cela suscite dans mon
faible esprit un grande perplexité sur l'intérêt de nos concitoyens pour la vie civique, indifférence largement entretenue par les médias qui se repaissent eux-mêmes en nous abreuvant de sondages préelectoraux, de triangulaires et de combats singuliers - au sens féodal du terme. Et d'anecdotes populistes croustillantes - censées du moins l'être - comme par exemple  les crudités du langage de Georges Frêche (je pourrais vous en raconter quelques unes que j'ai entendues dans une vie antérieure de mes oreilles propres, du moins censées l'être ou qui le seront bientôt).



Rassurez-vous, moi aussi je suis d'une ignorance terrifiante dans bien des domaines; et c'est dans l'intention de partager mes savoirs incommensurables  que j'ai fait cette petite compile qui permettra d'édifier les rares visiteurs méconnaissants sur le rôle du conseil régional.


Il est toujours temps de s'y mettre, car les immigrés qui acquièrent la nationalité française en savent déjà plus qu'eux sur les institutions de la république, les droits et les devoirs du citoyen.


Il est vrai que pour eux c'
est obligatoire de le savoir. Et on leur donne même un diplôme !


A croire que certains sont plus égaux en devoirs que d'autres.


Je vous sais pressés, alors j'essaie de faire court.

Et sans note de bas de page !


J'ai dit !

Plume Solidaire






Petite compile de deux articles de Wikipédia


http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_fran%C3%A7aise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_r%C3%A9gional_%28France%29



La France est divisée en 26 régions, dont 22 régions situées en France métropolitaine (en comptant la collectivité territoriale de Corse) et 4 régions d'outre-mer.


Plus haut niveau des divisions territoriales de la République française, les régions réunissent plusieurs départements. Les régions sont devenues des collectivités territoriales au même titre que les départements et les communes.


 

 



 

La loi du 2 mars 1982 a institué l'élection des conseillers régionaux au suffrage universel direct, dans le cadre des départements, pour un mandat de six ans renouvelable. La première élection a eu lieu le 16 mars 1986.


Les membres du conseil régional élisent ensuite un président disposant du pouvoir exécutif, sous le contrôle a posteriori du préfet de région.

 

 

En 1982-1983, l'État transfère un certain nombre de ses compétences - lycées et formation professionnelle notamment - au conseil régional dans le cadre de la décentralisation. En 1986 la région, qui était jusqu'alors un établissement public régional, devient une collectivité locale à part entière. L'existence de cette nouvelle collectivité territoriale qu'est la région est désormais explicitement mentionnée dans la Constitution.


La révision constitutionnelle de 2003 lance une nouvelle étape de décentralisation et est qualifiée d’acte II de la décentralisation.

 


La France étant un État unitaire et centraliste, les régions (...) disposent d'un pouvoir réglementaire en vertu de la loi de 2003. (...) Elles disposent de leur propre autonomie financière et donc de leur propre budget (...). Leurs recettes sont constituées de dotations de l'État d'une part, d'une fiscalité propre d'autre part. Les régions, de par la clause générale de compétences, ne sont pas limitées dans leurs champs d'intervention, même si les principaux secteurs où elles interviennent sont l'éducation (gestion des lycées), l'enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle et l'apprentissage, le développement économique, l'aménagement du territoire et les infrastructures. De plus elles disposent d'un droit à l'expérimentation et de l'utilisation possible au référendum local.

 

En septembre 2009, le gouvernement a engagé une réforme des collectivités territoriales qui prévoit la suppression des conseillers régionaux et généraux qui seront remplacés par des conseillers territoriaux.



Innovation et prospective 

L'association des régions de France a créé en 2008 une 27e région. C'est une entité (« collectivité virtuelle » ) qui se veut laboratoire d'idée pour le futur. Elle est organisée autour d'une association présidée par Christian Paul (député de la Nièvre, et vice-président du conseil régional de Bourgogne) et d'un réseau évolutif d'innovateurs invités à travailler à quelques chantiers prioritaires (ex : Lycée du futur, aménagement du territoire, service public dans un monde où les technologies numériques devraient encore prendre de l'importance). Cette région virtuelle est présentée par l'ARF comme un lieu pour penser - dans une dynamique d'intelligence collective et de « haute qualité informationnelle » - l'avenir des régions et des politiques publiques pour relever le défi de la fracture numérique et du développement numérique du territoire, de l'éducation, etc








Cartes des régions françaises d'outremer.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 18:00
Mireille Delmas Marty - "Liberté et sûreté dans un monde dangereux"


Elle nous rappelle l'importance de l'enjeu de la notion de "dangerosité", dans la loi du 28 février 2008: loi relative à  la rétention de sûreté, inspirée par une loi allemande de 1933.

Madame Mireille Delmas franchement "c'est pas personne" et c'est beaucoup plus que quelqu'un !

C'est une très grande dame à l'intelligence
claire, lumineuse et à la diction ferme et nette.

Dans ce bouquin, je crois qu'on pourrait dire qu'elle est très lucide et même un peu visionnaire.

C'est comme ça que je sens ce qu'elle écrit là-dedans, comme ça aussi que je l'ai entendue dans l'émission ce matin là dans "Les Matins". Je me pose simplement une question : est-ce qu'elle a de l'humour ?

Parce que si en plus elle est drôle, alors là je la demande en mariage à son père dès demain, matin.

Epouser une dame qui va peut-être être nommée au Conseil Constitutionnel, drôle de fantasme.

(Mise à jour le 22 mars : perdu, elle n'a pas été désignée par le Président de la République, les présidents des deux assemblées parlementaires. Pas assez compétente en droit; ou peut-être pas assez politique peut-être ?)

Bon c'est le week-end, je peux lâcher un peu non ?

 

 

Enfin, voilà une dame qui nous décrit et nous analyse ce que Alain Gérard Slama n'hésite pas à qualifier dans sa chronique de l'émission de "ravages de plus en plus totalitaires de la conception de la sécurité."

Et pour défendre les libertés, rien de tel qu'un libéral.

D'ailleurs n'est-ce pas aux libéraux que nous devons la conquête de nos libertés ?


J'ai dit

Plume Solidaire

 

 

 

Seuil, 18/02/2010 ISBN 9782021005363

 

 

Le monde est dangereux. Aujourd’hui, à l’heure du terrorisme, des effets conjugués de la pauvreté, de la maladie et des guerres civiles, les États doivent faire face à de nouveaux défis : une menace pour l’un d’entre eux est une menace pour tous. Si les dangers ont existé de tout temps en tous lieux, les attentats du 11 Septembre en ont sans doute changé la perception. Si bien que les responsables politiques se trouvent libérés, symboliquement et juridiquement, de l’obligation de respecter les limites propres à l’état de droit. Dès lors, l’enchevêtrement des espaces normatifs (nationaux, européens et mondiaux) induit des mouvements d’autant moins contrôlables qu’ils échappent de plus en plus aux États.

 

Ce livre explore cette nouvelle donne et l’incertitude des réponses face aux dangers bien réels que courent les personnes, les États, voire la planète tout entière. Au-delà, il s’interroge sur les voies qui s’ouvrent à nous : sociétés de la peur ou communauté de destin ?

 

Mireille Delmas-Marty est titulaire de la chaire « Études juridiques comparatives et internationalisation du droit » au Collège de France et membre de l’Institut. Elle est notamment l’auteur de Le Flou du droit (PUF, 1986, rééd. 2004), Pour un droit commun (Seuil, 1994), Trois défis pour un droit mondial (Seuil, 1998) et Les Forces imaginantes du droit (3 vol., Seuil, 2004, 2006, 2007).


Quel est la vraie nature des dangers qui nous menacent ?
Vivons-nous dans un monde plus dangereux qu’hier ?
Ou alors, au nom de la sécurité, n’est-on pas en train de construire une société de contrôle ?

 

 

 

 

 

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 18:00



http://images.immateriel.fr/covers/9782070120185.png



Inspecteur du Travail, Juge d'instruction spécialisé dans les affaires financières, il est aujourd'hui Vice Président du Tribunal de Grande Instance d'Orléans et enseignant à Sciences-Po.

C'est le parcours de Jean de Maillard.

Auteur de nombreux livres sur la criminalité financière, il fait partie de ces personnalités - avec Eva Joly - qui nous aident à comprendre  dans un langage à notre portée, le véritable fonctionnement de la finance mondiale.

Dans ce livre il fait une démonstration précise et implacable de la mondialisation financière depuis les années 70 et l'explosion du sytème de Bretton Woods.

Il y parle d'économie trafiquante, de finance de marchés, d'art de la spéculation ; et constate que les politiques par leur incapacité à maîtriser le système financier, semblent succomber
aux lois de la finance.

Le monde de la banque est un univers dans lequel les banquiers s'entredévorent impitoyablement. Les techniques de fraudes, de manipulations, de management et de prédations ne sont plus des dévoiements occasionnels du fonctionnement des banques, mais sont devenues centrales.

Un monde où l'argent n'a pas d'odeur mais dont les dirigeants exhalent le pestilentiel parfum du cadavre des nouvelles et futures bulles spéculatives.

A lire de toute urgence


J'ai dit

Plume Solidaire







Ecouter l'émisson sur France Culture : La Fabrique de l'histoire - Histoire des scandales politico-financiers 1/4





4ème de couverture

Il est un aspect de la crise financière qui a été peu abordé, sinon à la marge, lors de scandales ponctuels comme l'affaire Maddoff : les rapports du capitalisme financier avec la fraude et la délinquance.


Or ils sont des plus troubles. Magistrat, auteur de plusieurs livres sur l'évolution contemporaine de la criminalité, en particulier économique, Jean de Maillard apporte un éclairage nouveau sur le développement du capitalisme dérégulé depuis une trentaine d'années. À rebours des idées reçues, il rattache l'écroulement de l'économie de l'automne 2008 à une histoire longue, où la fraude a servi de variable d'ajustement et de mode de gestion de l'économie depuis le triomphe des idées néolibérales.


La sphère financière s'est en effet déployée autour du brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal ou de l'illégal. Aussi les incantations sur les thèmes de la moralisation et la régulation ne risquent-elles guère d'avoir de prise sur une activité qui s'est constituée précisément pour contourner les normes. De lecture obligatoire pour les politiques en charge de remédier à la crise, l'ouvrage sera utile aussi au citoyen confronté aux retombées de pratiques qui lui restent incompréhensibles à s'en tenir aux discours officiels ou autorisés.


Il fournit des clés pour déchiffrer un domaine particulièrement opaque.


Source : Decitre
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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