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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 21:30

Appel à soutenir Zineb El Razhoui !

Presque quatre ans après les attentats de Charlie, la journaliste Zineb El Razhoui, menacée de mort, vit toujours sous protection policière. Et nous, nous semblons nous habituer à ces menaces qui pèsent sur les personnes qui osent rappeler une évidence : dans un Etat laïque, on doit pouvoir librement critiquer les religions, ici en l’occurrence l’islam.

Aujourd’hui, Zineb El Razhoui continue courageusement de s’exprimer et de nouvelles menaces sont proférées à son encontre. Nous ne pouvons pas rester spectateurs et sembler accepter ainsi qu’elle risque sa vie. Par sa liberté de parole, sa force de conviction, son courage, elle nous oblige : nous sommes Zineb comme nous sommes toujours Charlie ! Nous devons nous montrer à la hauteur des valeurs qu’elle défend, celles pour lesquelles nous étions des millions dans la rue le 11 janvier 2015. Nous devons aujourd’hui former un cordon de sécurité symbolique autour de Zineb El Razhoui, car au-delà de sa personne, ce sont les valeurs de liberté et de fraternité que nous défendons. Nous devons rappeler, haut et fort, une fois de plus, que personne ne doit être menacé, de mort à fortiori, pour ses idées et propos. Personne. Jamais.

Les journalistes le savent mieux que personne. Combien sont-ils à risquer leur vie, voire à payer de leur vie, même, le droit d’informer et la liberté d’expression ? Combien de journalistes à l’étranger défendons-nous régulièrement ? Combien de fois nous indignons-nous à juste titre que des journalistes soient torturés ou assassinés ?

Pourquoi est-ce que ce serait différent ici ? Pourquoi Zineb El Razhoui ne bénéficierait-elle pas du même soutien de la part de ses confrères et consoeurs ?

Mesdames et messieurs les journalistes, il y a un an vous vous étiez indignés, à juste titre, des menaces et du harcèlement de votre consoeur Nadia Daam. Vous l’aviez fait spontanément. Zineb El Razhoui est aussi une de vos consoeurs, et elle est, elle, menacée de mort pour ses propos depuis 4 ans. Allez-vous vous taire cette fois-ci ?

Nous appelons solennellement les journalistes et toutes les rédactions à soutenir Zineb El Razhoui .

Nous affirmons haut et fort que ceux qui la menacent nous menacent tous, que ceux qui voudraient la faire taire veulent tous nous faire taire, que ceux qui veulent la tuer, veulent tous nous tuer. Nous sommes tous Zineb.

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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 17:48

Source: http://untitledmag.fr/belleville-au-coeur-un-livre-de-christian-page/

 

J'habite à Belleville depuis 2004. Je connais le quartier comme ma poche, et j'ai parcouru toutes les rues du 19e à pieds.

Le 24 décembre vers minuit, Père Noël a sorti de sa hotte le livre de Christian Page, Belleville au cœur, et l'a déposé sur mes chaussures. Je viens de finir de le lire.

Au-delà de l'intelligence et de la culture de l'auteur, de la compassion qu'il inspire à l'égard de toutes celles et ceux qui dorment dans la rue; de la complicité qui s'établit à travers la fréquentation des mêmes lieux; c'est la valeur documentaire sur les conditions de vie des SDF que je retiens.

J'espère que le logement que lui a proposé Emmaüs Solidarité en août à Clichy la Garenne, lui permettra de retisser les liens avec son fils et de l'accueillir.

Je lui souhaite en 2019 tous mes vœux de réussite dans sa nouvelle vie.

Christian Page: Belleville au cœur

« Belleville au coeur », un livre de Christian Page

Christian a 46 ans, et il vit dans la rue depuis plus de trois ans. Entre souvenirs et anecdotes, il nous embarque dans le quotidien de la vie d’un SDF dans la capitale parisienne.

Place Sainte-Marthe, les Buttes-Chaumont, la Mission Evangélique… Chaque jour, Christian parcourt les rues de Paris, son sac de vingt kilos contenant toute sa vie sur le dos. Il nous fait entrer dans son quotidien, accompagné de Nassim, Rafik, Nono, et tous ses compagnons d’infortune. Christian parle, et écrit, pour qu’on n’oublie pas tous ces hommes et ces femmes qui n’ont plus de toit et qui tentent de survivre dans la rue.

Au centre de l’attention mais invisibles

« La rue, c’est pas mon rêve, c’est mon sort. Je ne sais pas ce que la suite me réserve : la rue décidera pour moi. » En avril 2014, la femme de Christian le quitte et emmène son fils. Commence alors une descente aux enfers pour celui qui avait un travail, un appartement, une vie… Une descente qui se terminera par l’enfer de la rue. Son quotidien se déroule désormais à Belleville, où il a ses habitudes, anonyme parmi les milliers d’autres SDF de la capitale, son bandana rouge sur le front. Christian ne mâche pas ses mots, raconte la réalité de sa situation, sans appeler à la pitié, sans sentimentalisme : il raconte l’horreur des morts anonymes dans les rues, l’inquiétude de ne pas revoir un ami durant plusieurs semaines, le jugement dans le regard des passants.

Christian nous ouvre les yeux sur une situation qu’on connaît mais qu’on choisit d’ignorer. « Trois ans que je suis sans famille. Trois ans qu’on me regarde autrement et que je dérange. » Il emploie un langage simple, et avec l’aide d’Eloi Audoin-Rouzeau, qui récupère ses feuillets et les tape sur son ordinateur, il touche chaque lecteur en plein coeur : il personnalise ces inconnus qu’on croise chaque jour sur les trottoirs, il nous confie leur histoire, leurs souvenirs et leurs problèmes. Il les réhabilite en quelque sorte.

Au coeur de la ville

Au bout de quelques pages, on a déjà l’impression d’accompagner Christian – à la différence que nos conditions matérielles sont sans aucun doutes meilleures que les siennes. On le suit quand il se lève avec le soleil, qu’il cherche un bar où prendre un café, avant de se mettre dans la queue de la Mission et espérer pouvoir prendre une douche. On le suit quand il va retrouver ses amis Place Sainte-Marthe, qu’il cherche une prise pour recharger son smartphone et traîner sur Twitter, qu’il occupe sa soirée à boire des bières, et qu’il installe finalement « sa maison » qu’il transporte sur le dos, en espérant avoir quelques heures de sommeil.

Christian nous rappelle aussi l’importance des infrastructures qui accueillent les SDF, qui leur permettent d’avoir quelques heures au chaud pendant l’hiver, ou d’avaler un repas complet plusieurs fois par jour – le minimum vital quoi. Et il explique aussi en quoi la politique de la ville leur rend parfois la vie impossible : les bancs qui disparaissent des parcs, les galets qui massacrent leur dos, les piques qui les empêchent de s’asseoir.

« Je porte ma vie sur mon dos, je supporte le froid comme personne et je dors sur les plus hauts sommets de Paris. » Belleville mon coeur est le récit de la vie, racontée par celui à qui on ne donne plus la parole, dont on détourne le regard mais qui représente l’humanité.

 

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 19:19
Le Chi et la Petite Circulation Céleste - pratique martiale (1ère partie)
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  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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