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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 08:58

 

 

 

 

 

Chronique de Brice Couturier

 

Michéa, le socialisme sans la gauche Vous vous étonnez, Jean-Claude Michéa, d’être mal compris, entendu de travers, encensé parfois par des gens avec qui vous n’avez rien en commun. Mais c’est bien le signe que votre pensée échappe aux clivages ressassés, aux débats d’idées balisés, à cette misérable guerre de tranchées à laquelle se résume, depuis plusieurs décennies, ce qui nous tient encore lieu de vie intellectuelle. Non pas que vous cherchiez délibérément à brouiller les lignes, afin de faire passer quelque saleté en contrebande, comme certains.

 

Mais enfin vous pensez à partir d’une tradition idéologique, disons une espèce de socialisme populiste et moraliste, dans le sillage de l’anarcho-syndicalisme, qui était depuis longtemps absent de notre univers mental. Les auteurs auxquels vous faites référence – George Orwell, Christopher Lasch, Ruskin, Marcel Mauss, Cornélius Castoriadis, Pierre Legendre - sont soit inconnus chez nous, soit eux-mêmes incompris. Et, pour aggraver votre cas, vous êtes furieusement anti-tendance, à contre-courant de l’hédonisme libéral-libertaire qui nous tient lieu, depuis 35 ans, de boussole progressiste.

 

Votre critique du libéralisme est l’une des plus radicales que je connaisse, parce qu’elle va à la racine. Or, les plus bruyants de nos anti-libéraux contemporains, vous n’avez pas de mal à le démontrer, sont eux-mêmes largement porteurs du virus… Et pour cause : les Lumières, la Révolution française sont, dans une large mesure des aventures du libéralisme. Les premières, parce qu’elles appellent l’individu à s’arracher à ses appartenances traditionnelles et héritées, afin de pouvoir contracter librement en tant qu’individu. Les Lumières sont libérales, non seulement en politique, avec Montesquieu, mais aussi en économie, avec Boisguilbert. Quant à la Révolution française, elle est en grande part, une révolution libérale. Non seulement elle substitue le règne de la loi au caprice du prince, mais elle garantit et consolide les droits de propriété, très instables sous la féodalité.

 

Or, cet héritage – les Lumières et la Révolution – a longtemps été revendiqué comme son bien propre par la gauche politique. Mais à vos yeux, Jean-Claude Michéa, le mouvement socialiste authentique s’est abstenu longtemps de participer aux jeux politiques de la bourgeoisie. Il n’avait rien à faire de « la gauche », qu’elle fût intellectuelle, avec les penseurs libéraux Benjamin Constant ou Frédéric Bastiat, ou politique, avec Adolphe Tiers ou Jules Ferry.

 

Dans son histoire des Gauches françaises, Jacques Julliard discerne en vous le principal interprète de la thèse qu’il baptise « séparatiste », thèse selon laquelle l’alliance défensive passée entre une partie du camp socialiste et les politiciens de la gauche républicaine, à l’époque de l’Affaire Dreyfus, s’est traduite par une progressive prise de contrôle du mouvement ouvrier par les politiciens « bourgeois ».

 

Voilà pour la lecture du passé. Elle engage un projet politique pour aujourd’hui. Vous voulez sortir du capitalisme, en mobilisant les classes populaires, mais sans « la gauche », tant celle-ci vous semble à présent compromise avec tout ce que vous abhorrez : la modernité (mobilité, flexibilité, disponibilité, déracinement, « agitation perpétuelle ») ; la religion du progrès (une confiance aveugle en l’idée que l’histoire progresse et que demain ne saurait manquer d’être meilleur qu’aujourd’hui); l’indécence des élites – qui refusent toute limite morale à leur cupidité et rejettent comme « archaïque » les tentatives d’enrayer la machine, devenue folle, du capitalisme mondialisateur.

 

Vous misez sur la « décence des gens ordinaires », la décroissance, les communautés de producteurs.

 

Vous ne croyez pas, comme les marxistes, que le système actuel porte en germe les agents de sa propre destruction, mais qu’au contraire, chaque jour qui passe ruine les possibilités d’édification de votre socialisme, en minant les ressorts moraux des gens ordinaires.

 

Bref, non seulement vous êtes idéologiquement marginal, mais votre radicalité est telle que l’on voit mal quelles forces politiques pourraient bien appuyer un tel projet. Vous vous êtes taillé, dans notre paysage intellectuel, une place très originale, qui en agace plus d’un. Mais comment transformer une analyse politique, dont la pertinence est indéniable, en projet politique concret ?

 

Les mystères de la gauche : de l'idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu, Climats, 2013

 

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« Que peut bien signifier aujourd'hui le vieux clivage droite-gauche tel qu'il fonctionne depuis l'affaire Dreyfus ? Il me semble que c'est avant tout le refus de remettre cette question en chantier - et de tirer ainsi les leçons de l'histoire de notre temps - qui explique en grande partie l'impasse dramatique dans laquelle se trouvent à présent tous ceux qui se reconnaissent encore dans le projet d'une société à la fois libre, égalitaire et conviviale. 
Dans la mesure, en effet, où la possibilité de rassembler le peuple autour d'un programme de sortie progressive du capitalisme dépend, par définition, de l'existence préalable d'un nouveau langage commun - susceptible, à ce titre, d'être compris et accepté par tous les « gens ordinaires » -, cette question revêt forcément une importance décisive. Je vais donc essayer d'expliquer pour quelles raisons j'en suis venu à estimer que le nom de gauche - autrefois si glorieux - ne me paraît plus vraiment en mesure, aujourd'hui, de jouer ce rôle fédérateur ni, par conséquent, de traduire efficacement l'indignation et la colère grandissantes des classes populaires devant le nouveau monde crépusculaire que les élites libérales ont décidé de mettre en place. »

 

Source : metapointinfo
Les mystères de la gauche...

Après Le complexe d'Orphée en 2011, les éditions Climats viennent de publier Les mystères de la gauche - De l'idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu, le nouvel essai de Jean-Claude Michéa. Haï par la gauche sociétale, bobo et bien-pensante, comme le prouvent les violentes attaques dont il a été l'objet dansLe Monde et dans Le Nouvel Observateur, Jean-Claude Michéa en est l'adversaire le plus talentueux et le plus intransigeant, et chacun de ses essais est une bombe qui vient fissurer les remparts du camp du Bien. A lire, donc !

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 18:00

 

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Ils ont pas froid aux yeux aux Matins de France Culture.

 

Faire une émission sur les tsiganes à pareille époque, c'est heurter de front les préjugés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette émission on apprend beaucoup de choses : ainsi la Roumanie a reçu de l'Union Européenne une bonne partie des 17 milliards d'euros destinés à améliorer le sort des Roms sur son territoire.

 

Comment a été utilisé cet argent ?

 

Les Roms sont des tsiganes mais tous les tsiganes ne sont pas plus Roms que les Gitans ne sont Roms. En revanche les Bohémiens, les Manouches, les Zingaros, les Romanichels sont bien des tsiganes eux aussi.

 

Et ils ne sont pas tous loin s'en faut, des gens du voyage.

 

Une centaine de gamines achetées par la mafia des Balkans sont dressées - et battues - pour détrousser les voyageurs du métro parisien ou les personnes qui retirent de l'argent à leur distributeur de billets habituel. Et ce sont les 20 000 Roms, dont 6 000 sont installés dans des camps de fortune en Seine Saint Denis, qui sont traités comme des voleurs.

 

Ces 20 000 Roms, qui ne sont pas tous originaires de Roumanie, et qui vivent dans la plus grande précarité ont-ils leur place en France ?

 

A mon sens la réponse est non. Pourquoi ?

 

Le premier argument qui vient à l'esprit consiste à rappeler que la Roumanie et la Bulgarie, ne font pas (encore) partie de l'espace Schengen de libre circulation des citoyens à l'intérieur des frontières de l'Union Européenne. La conséquence de cette réponse juridique est donc le retour des Roms dans leur pays d'origine.

 

Mais à y regarder un peu plus profondément, la véritable explication est que les français partagent avec les roumains, et bien d'autres peuples européeens, un trait commun : les mêmes préjugés.

 

Les Roms ne peuvent donc pas s'assimiler au peuple français tout simplement parce que la volonté de s'intégrer à un pays, à une culture, suppose aussi l'acceptation de l'autre, avec ses différences.

 

Or l'anti-tsiganisme français persiste à travers les siècles jusqu'à maintenant (Lire l'article de La République des Idées : La France contre ses tsiganes).

 

En cela la question des Roms roumains n'est donc pas si différente de celle dont les français appréhendent actuellement celle de l'immigration d'origine maghrébine et africaine. Une question qui se pose de manière d'autant plus aigüe en période de restriction des finances publiques (fin de l'Etat Providence), de défiance à l'égard de la démocratie représentative (sensée être contraire aux revendications des droits individuels), et de vindictes à l'encontre de la mondialisation (tentation protectionniste et retour des nationalismes), des institutions publiques nationales, et internationales, parce que jugées inefficaces ou contre performantes.

 

Et l'Union Européenne est la première visée. Probablement à juste titre en matière de migration des Roms.

 

Plume Solidaire

 

 

 

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Je m’appelle Anina, j’ai 22 ans et je suis Rom. J’ai connu la misère, les insultes, les camps sordides. En France je n’ai pas toujours mangé à ma faim, j’ai même dû faire la manche dans la rue pour survivre. J’en suis humiliée à jamais. Mais je voudrais aussi vous raconter mon autre histoire. J’ai appris le français avant d¿obtenir mon bac et j¿étudie à l¿université de la Sorbonne pour devenir magistrat. Quand on a surmonté ce que j’ai connu, c’est que l’on a la rage de réussir, de prendre une revanche sur la vie...

 

Je n’ai jamais oublié d’où je viens et, à travers mon histoire, je voudrais faire comprendre qui nous sommes vraiment. Bien sûr il y a des problèmes, des drames, mais les Roms ne sont pas seulement des " voleurs de poules ". C’est une communauté qui a une culture et une histoire fortes. Il ne faut pas en avoir peur, mais essayer de nous donner une chance. Comme celle que j’ai eue en France... Le parcours d’une jeune Rom, un récit émouvant au-delà des préjugés.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:00

 

 

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Journées de formation des écrivains publics - Saison III

 

 

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Chères Amies, Chers Amis,

 

Comme chaque année nos deux dernières réunions seront dédiées à nos - presque -traditionnels thèmes de contextes de démarches problématiques, et à la préparation de notre programme de la Saison IV.

 

Concernant la prochaine saison, j’ai actuellement le sentiment d’avoir effectué le tour de ce que j’étais en mesure de transmettre, de ce qui constitue l’essentiel de mon expérience d’écrivain public, et de mes connaissances.

 

Je tacherai de trouver quelques pistes nouvelles à vous proposer. Je vous invite cependant dès maintenant à réfléchir aux thématiques que vous souhaiteriez voir abordées; sachant que nous disposons d’un budget modeste mais suffisant, pour nous permettre de solliciter éventuellement une prestation d’un intervenant professionnel.

 

Dans l’attente, recevez Chers Ami(e)s, l’assurance de mes meilleurs sentiments.

 

Xavier

 

 

4ème session – Samedi 25 mai 2013 à 10 h 00

 

« Ethique et déontologie de l’écrivain public bénévole – III »

 

- Etudes de cas rencontrés au cours des permanences d’accueil

- Partage d’expériences et propositions de résolution de problèmes

 

Voir le blog Plumeacide (Chronique des permanences d’un écrivain public)

 

Centre social et culturel Danube - 49 bis avenue du Général Brunet - 75019 - M° Danube

 

 

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Contact :

 Xavier Péron 06 77 90 63 55 – aidemaparis@yahoo.fr

 

Où ?

Sur les différents lieux d’accueil des activités des écrivains publics du 19ème arrondissement et des secteurs voisins

 

Quand ?

 Les sessions se tiennent le samedi matin

 

Combien ?

 Aucune participation financière n’est demandée


Bonjour Xavier,
Comme chaque fois, je rentre joyeux et content de ces demi-journées de formation.
Cela fait du bien de débattre de sujets moins terre à terre que ceux de notre quotidien d'écrivains publics.
A ce propos peux-tu me faire suivre le lien vers le nouveau blog dont tu nous as parlé.
Merci d'avance
Amitiés
Jacques
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Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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Le monde n'est pas
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Albert Einstein