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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:00

 

Un homme d'une stature exceptionnelle.

 

J'ai eu la joie de l'écouter il y a deux ans, à l'occasion de la soirée de soutien aux révolutions arabes organisée par Médiapart au Théâtre de la Colline*.

 

Stéphane Hessel réunissait des qualités rares aujourd'hui : patriote et résistant, diplomate et homme de culture, libre penseur et intègre, moraliste et homme d'action.

 

* Lire : Médiapart : Stéphane Hessel et ses amis à La Colline

 

Plume Solidaire

 

 

 

stephane-hessel-le-19-janvier-2012-a-nantes_1027104.jpeg

 

 

 

Source : Collectif Roosevelt

 

 

Stéphane est décédé cette nuit. C’était un homme lumineux.


Ce fut un homme lumineux jusqu’au bout. Il y a trois semaines, il m’a appelé pour que je vienne le voir. Il était dans son lit. Son corps était usé mais son visage était toujours aussi souriant. Il savait que la mort pouvait advenir d’un jour à l’autre (cela fait plusieurs mois qu’il nous parlait de sa mort possible) mais comme Václav Havel qu’il aimait beaucoup, il voulait jusqu’au bout « contempler le miracle de l’être. »


Jusqu’au bout, agir pour la dignité de l’Homme et de la Femme. Un de ses plus grands regrets était de ne pas être parvenu à construire la Paix entre Israël et la Palestine. Juste avant Noël, lors d’un dîner amical, Christiane et Stéphane se demandaient encore quelle initiative on pouvait prendre pour ouvrir les yeux de ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe en Palestine.


Jusqu’au bout, agir pour la dignité : même allongé dans son lit, il réfléchissait à ce que nous pouvions faire ensemble pour obliger les dirigeants de notre pays à mettre en œuvre les solutions de Roosevelt 2012. Nous pensions publier bientôt un petit livre (Répondez-nous !) et dans sa dernière interview au Nouvel Observateur, la semaine dernière, à deux reprises, il met en avant Roosevelt 2012 comme un des moyens de répondre à la crise du politique. Jusqu’au bout, alors que ses forces le quittaient, il aura porté cette volonté d’agir ensemble pour la justice, pour la dignité de l’homme et de la femme dans ce qu’elle a de très concret et de très matériel.


Mais jusqu’au bout, il aura porté aussi ce qu’il y a d’immatériel, de léger, d’inaliénable en chacune et chacun de nous : jamais un dîner ne se finissait sans que Stéphane ne récite un poème. Puis, dans le taxi, il me parlait du plaisir qu’il avait à retrouver Christiane : « J’ai beaucoup de chance d’avoir une femme aussi jeune - elle a dix ans de moins que moi - et aussi délicieuse que Christiane. »


Je ne sais comment nous pourrons consoler Christiane mais je pense que c’est nous qui avons eu beaucoup de chance de rencontrer Stéphane. Il avait dix ans de moins que nous. Il gardait au cœur une incroyable jeunesse. Lui qui avait connu tant de moments difficiles gardait une incroyable énergie et une Joie contagieuse.


A nous maintenant de reprendre le flambeau. En gardant la même intransigeance sur le fond et la même humanité dans le dialogue.


    Pierre Larrouturou

     Roosevelt2012.fr

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 18:00

 

 

 

 

La grande majorité des personnes que nous recevons sont musulmanes et ne sont pas toutes d’origine arabe. Peu suspects d'islamophobie, nous n'hésitons pas à reprendre nos interlocuteurs lorsque, en notre présence, elles ou ils en appellent au Prophète pour qu'une démarche soit couronnée de succès.

 

A quoi nous faisons observer que ce ne sont ni le Prophète, Dieu et ses Saints ou quelque divinité que ce soit, qui font les démarches: c'est nous, les écrivains publics, pauvres êtres de chair et de sang. Le Prophète n'a jamais réussi une démarche d'écrivain public pour la raison qu'il n'a, à ma connaissance, jamais pratiqué noble activité. La croyance ne replace pas l'écrit qui laisse une trace tangible et se fonde sur le Droit laïque français. L'écrit appartient au domaine de l'existence de la vie matérielle, et non de celui de l'essence qui relève de la vie spirituelle.

 

Autrement dit, en la circonstance, si nos démarches permettent parfois de résoudre des problèmes concrets et réels, l'essence n'a jamais fait avancer ni reculer une automobile. En tant que citoyen français je tiens beaucoup à la laïcité, et à son respect dans le cadre des activités de notre association.

 

Pour ma part, je pousse parfois un peu plus loin le bouchon de l'éducation civique. J'informe également que nos activités se déroulent dans des lieux publics, et dans le cadre d'une association placée statutairement sous l'égide de la Loi de juillet 1901. Dans l'enceinte desquelles les dimensions qui relèvent de la liberté de conscience individuelle et revêtent un caractère privé et confessionnel, religieux ou cultuel n'ont pas à s'exprimer.


Respecter ce principe, c'est nous respecter. Nous respecter c'est exprimer sa tolérance envers la diversité des convictions et des croyances. En s'abstenant donc, de manifester sa foi en présence de personnes qui sont libres d'être athées, agnostiques, ou croyantes de la même religion ou d 'une autre. Cela ne m'empèche pas d'entretenir de passionnantes conversations à propos de religion et de politique, comme celle j'ai eues récemment avec mon coiffeur tunisien, qui a fait partie des 38% d'électeurs d'Ennahda lors des élections pour la Consitutante qui n'ont réuni que 50% des électeurs tunisiens. Il n'est pas non plus innocent de rappeler que, selon Jeannette Bougrab "ce qui se passe en Tunisie nous concerne. 30% des électeurs tunisiens qui vivent en France ont voté pour Ennahda. Ils sont nés en France, ils sont allés dans les écoles de la République. Ce qui pose le problème  - de savoir - si la République, l'école permet d'avoir un sens critique, de prendre cette distance avec les fondamentalistes et les intégristes"*

 

Plume Solidaire


* (minute 5 à 5 minutes 30 dans la vidéo de l'émission des Matins "Radicalisme en France ; y a-t-il lieu de s'alarmer ?").

 

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 16:53

 

Voici le graphique que nous devrions montrer aux personnes qui ne parviennent pas à imaginer que même parvenues au terme de la procédure du Droit au Logement Opposable à Paris, elles ne seront pas au bout de leur peine.

 


      Dalo 2008 2011

 

 

 

 

 

Source : lavie immo

 

  • Le 10 décembre 2009

 

Deux ans après la mise en œuvre de la loi DALO (janvier 2008), la situation était jugée « problématique en Ile-de-France. Paris, où vit 3,65 % de la population française, recueille en effet 20 % du total national des demandes et le chiffre grimpe à 63 % pour l’Ile-de-France. Et le quotidien économique de préciser qu’à la fin de septembre 2009, 7 398 décisions favorables avaient été rendues par la commission de médiation de Paris face à seulement 837 offres émanant de bailleurs.

 

  • Le 6 décembre 2011

 

Quatre ans plus tard…

 

La crise humanitaire du logement en France

 

27 500 décisions de relogement et d’hébergement prononcées pour des ménages prioritaires par les tribunaux administratifs, n’ont pas été mises en œuvre fin juillet 2011. C’est 5 000 de plus que pour l’ensemble de l’année 2010. Cela concerne 85% des ménages franciliens.

 

L’Etat hors la loi : 4 ans après son entrée en vigueur la loi DALO reste très mal appliquée. C’est la principale conclusion du Cinquième rapport du Comité de suivi de la loi Dalo * – Droit au Logement Opposable - dont le rapporteur n’hésite pas à parler d’un Etat hors la loi. La situation du logement n’en finit pas de s’aggraver sans que les décisions nécessaires ne soient prises.

 

C’est dans les départements de l’Ile-de-France que la situation est la plus grave indique le rapport. Pour la première fois le taux de relogement des ménages prioritaires a baissé en 2011.

 

Un autre signe inquiétant est la multiplication des recours visant à obtenir une place en hébergement dans un grand nombre de départements français.

 

* Il s’agit du dernier rapport annuel qui a été publié en novembre 2011.

 

 

 - - - - - 

 

Dire ou ne pas dire ? 


 

S'obstiner à  ne pas vouloir quitter la capitale, c'est pour un ou des parents, prendre la responsabilité de voir par exemple, une enfant qui entre à l'école primaire, suivre sa scolarité dans le même logement exigü, inconfortable et ne permettant aucune intimité, jusqu'à son entrée au collège, tandis que dans la même période s'accroît sa fratrie.

 

Mon objectif n'est évidemment pas de contribuer à la dynamique de néoenbourgeoisement - ou de boboïsation - de Paris -, en incitant les plus pauvres à quitter la plus belle ville du monde; mais à conseiller les personnes qui viennent nous voir pour accomplir leurs démarches, en prenant exclusivement en considération leur propre intérêt à moyen et à long terme.


Et plus encore l'intérêt de leurs enfants, qui s'entassent trop souvent dans des logements suroccupés - et parfois insalubres -, qui ne permettent pas d'effectuer un travail scolaire à domicile, dans des conditions décentes.

 

Ma position est que l'écrivain public informé de la problématique actuelle du logement à Paris, ne peut se contenter de conserver l'information par devers lui, et qu'il lui revient aussi de suggérer des perspectives : élargissement des recherches, changement de région...


Je considère que sur le plan de l'éthique notre devoir est aussi de faire prendre conscience aux parents qu'ils auront peut-être des comptes à rendre à leurs enfants dans l'avenir.

 

Si je m'abstenais de cette exigence, c'est à moi que je le reprocherais.

 

La vie en province est plus calme, les appartements plus grands, et les loyers moins chers à taille égale. La qualité de l'habitat est l'un des facteurs de réussite scolaire.

 

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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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