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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:00

 



Et cela continue ! Des tours, des cathédrales, du sable blond, roux… Sommes-nous sur la planète Mars ? Bivouac à Timras.

 


"Le Tassili n’Ajjer est vraiment un coin somptueux, l’un des plus beaux endroits de notre planète à mon avis, et dont je reste toujours étonné qu’il ne soit pas plus médiatisé : peut-être parce que les Américains ne s’y rendent pas ? Un tassili, selon un terme géographique arabe, désigne des reliefs de grès caractéristiques que l’on peut rencontrer dans plusieurs secteurs du Sahara (Algérie, Libye, Tchad, Mauritanie…). Ces reliefs, sculptés par l’érosion éolienne, ne sont la plupart du temps pas très élevés (quelques dizaines de mètres tout au plus) mais sont en général constitués de formations rocheuses complexes et escarpées, souvent très spectaculaires et toujours magnifiques. Parfois les dunes viennent se mêler à ces formations, rendant les vues encore plus somptueuses. Très souvent aussi, on trouve dans ces tassilis des restes de gravures ou de fresques préhistoriques, remontant à une époque où le Sahara était beaucoup moins sec et où l’on pouvait y rencontrer la faune de la savane africaine. Parmi les tassilis du Sahara, le Tassili n’Ajjer est sans conteste l’un des plus exceptionnels, tant par son étendue, la complexité et la diversité des formations rocheuses (de véritables labyrinthes naturels dont seuls les autochtones connaissent les détours !), et également par la quantité et la qualité des fresques qu’on peut y trouver, sans égales nulle part ailleurs au Sahara. À l’attrait de cette région on peut ajouter son relatif isolement, le relief ainsi que la proximité de la frontière libyenne rendant impossibles les visites en 4 × 4, préservant les sites du tourisme de masse."


Extrait du site d'Olivier Morice

 

 

 

Pour entretenir votre soif de désert, je  vous suggère vivement de regarder le montage dispos du Jour 2 de ce site :


Tout 1 Monde

 


En visitant un jour une ville innondée sur les bords de la Loire, le Marêchal Mac Mahon, Président de la République, avait répondu aux journalistes qui l'interrogeaient : "Que d'eau, que d'eau !"

 

Pour le paraphraser je dirais volontiers : "Que de sable, que de sable !"

 


 

 

           01390.jpg

 


Je suis très impressionné et ça me donne à réfléchir.


Sur la solitude par exemple.

 

 

Au début de la décennie 2000, au cours de ma longue période de chômage, je souffrais de ces journées au cours desquelles je ne pouvais parler à personne.


Un jour j’ai décidé de prendre rendez-vous avec un psychiatre pour trouver une solution satisfaisante pour faire disparaître ces sentiments de dépression et d’anxiété qui m’envahissait.


Pendant quelques mois,  j’ai rencontré une demi-heure par semaine un vieux psychiatre d’origine égyptienne, qui s’est mis un jour à me parler des enfants qu’il recevait dans son cabinet. C’était une demi-heure de plaisir hebdomadaire. Un ballon d’oxygène.


 

Aujourd’hui, la solitude est devenue une nécessité et une source de joie de vivre.


 

Tout le temps que je ne consacre pas au tai chi chuan, aux activités ménagères, à mes activités associatives et mes permanences d’écrivain public, est dédié à la lecture, à la réflexion et à l’écriture.


 

Cette solitude, et son compagnon le silence, sont un moyen essentiel de m’extraire du bruit du monde pour me ressourcer, et vivre une vie dense à mon rythme – lentement, lentement comme une marche dans le désert.


 

C’est une grande liberté de pouvoir jouir du temps à son gré.


 

Notre mode de vie occidental ne nous donne plus le temps d’avoir le droit d’être avec nous-mêmes ;  et nos besoins  grégaires semblent tenir de l’addiction.


 

Et quand je reviens dans le monde tumultueux des hommes, je préfère écouter que parler.

 

 

« Vous parlez lorsque vous cessez d’être en paix

avec vos pensées ;

 

 

Et lorsque que vous ne pouvez demeurer dans

La solitude votre CŒUR, vous existez

Sur vos lèvres dont le son est une diversion

Et un passe-temps.

 

Et dans la plupart de vos conversations,

La pensée se trouve massacrée.

Car la pensée est un oiseau de l’espace qui,

Mis dans une cage de mots, peut à la rigueur

Déployer ses ailes mais ne peut voler.

 

 

Il en est parmi vous qui recherchent le bavardage

Par peur d’être seuls.

Le silence de la solitude révèle

 à leurs yeux la nudité de leur moi,

qu’ils voudraient fuir.

 

Et il y a ceux qui parlent et, sans rien savoir

Ni préméditer, ils révèlent une vérité qu’ils ne

Peuvent eux-mêmes comprendre. Et il y a ceux

Qui portent la vérité en eux-mêmes, mais qui

Ne la disent pas en mots.

Dans la poitrine de ceux-là l’esprit habite

Et rythme le silence.

 

 

Le Prophète

 Khalil Gibran

  La parole

 

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 18:00




Vol Paris/Djanet  - Arrivée le J2.

 

Djanet se dresse dans l’un des sites les plus fascinants au monde, classé au patrimoine mondial de l’Unesco: le Tassili des Ajjers. Blottie au cœur d’une très belle oasis, ville principale de ce territoire de cent vingt mille kilomètres carrés. Djanet est célèbre pour sa palmeraie, son musée ethnographique et préhistorique, son artisanat d’art.

 


Accueil et transfert à Tegharghart où nous retrouvons notre équipe touarègue et leurs chameaux. Visite de "la vache qui pleure" (art rupestre), début de la randonnée dans un paysage à couper le souffle (roche et sable).

 


 

carte-d-agerie.jpg

 


 

Pour vous mettre en appétit je  vous suggère vivement de regarder le montage dispos du Jour 1 de ce site :


Tout 1 Monde

 

 

Cela m'inspire une profonde réflexion - la première de ce trek au sec - sur l'art rupestre.


Etonnant ! Nous connaissons bien le tag dont le but artistique est d'apposer une signature le plus souvent illisible et néanmoins anonyme sur la moindre surface disponible de nos villes. Le tag et le graph s'imposent, nous ôtant toute liberté de ne pas les voir.

 

Et là nous découvrons avec émerveillement que nos jeunes en quête d'identité n'avaient en rien inventé cette technique furtive et durable, quoique non soutenable du point de vue écologique.


En effet le tag dit rupestre remonte ici à plus de 12 000 ans. Déjà, des hommes du néothiliques s'amusaient à dessiner d'une encre indélébile toutes sortes de motifs triviaux sur les murs de pierre qui constituaient leur cadre de vie.

 

A commencer par cette célèbre "vache qui pleure", avatar de la Vache qui rit dont l'une est visiblement le ying de l'autre qui est  le yang de la première. A moins qu'elle en soit un vulgaire plagiat, auquel cas ce serait aux tribunaux de démêler le vrai du faux. Et de dire le juste.


De Fichiers transférés

 


Dans son récent ouvrage «Aux origines de l’art» (Ed. Fayard, Paris 2004), Emmanuel Annati (un des meilleurs spécialistes mondiaux dans ce domaine), observait que "l’art qui préexistait à l’apparition de l’écriture a engendré celle-ci, puis a accompagné les développements du langage et de la technique jusqu’à nos jours"...


 

alg148.jpg

 

Observons l'oeil de la vache de droite. Ne s'agit-il pas plutôt d'un anneau, que d'une larme ? Piercing peut-être ? Fulgurant raccourci avec notre époque, n'est-t-il pas ?



Mais le retour de l'art préhistorique dans nos cités ne signifierait-il pas l'apparition d'un mouvement inverse : le tag accompagnant et tenant lieu d'écriture serait à la fois le témoin et le symptome de sa disparition ?

 

Hypothèse qui hélas, si elle se vérifiait, pourrait faire les beaux jours des écrivains publics.


Par ailleurs, si nous partageons l'hypothèse que "bien avant l'apparition de l'écriture, l'art visuel véhiculait la mémoire de l'homme", la question demeure de savoir de quelle mémoire pourrait bien être dépositaire l'art visuel de nos villes du XXI ème siècle ?

 

Paradoxale question que cet apparent vide mémoriel, en une époque où les mémoires, et toutes sortes de repentances légitimes mais tardives, tendent à se substituer à l'analyse historique.

 

Et si l'on comprend aisément que le vide mémoriel ne saurait offrir une quelconque résistance aux tentatives d'instauration d'un nouveau récit national vindicatif, les historiens sauront-t-ils affirmer la raison du débat scientifique ?

 

Où l'on voit en somme jusque dans quelles prairies peuvent nous mener les vaches.


Et qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Mieux : en pleurer de rire.

 

J'ai dit


Plume Solidaire

 

PS : Boutade mise à part, vous pouvez jetez un oeil sur  uelques unes de mes photos de graphs et de peintures murales à Paris :

 

Paris 19 en photos (diaporama du bas à droite)

 

Plumeacide (Belleville - le 19 - Paris : textes, sites, photos)

 

 

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 18:00




Holà pas de panique, tout va bien !


Non, non je ne m'enfuis pas.


Je vous propose de faire ce trek avec nous. Car pendant que nous marcherons dans le sable et sur les cailloux, Plumeacide va travailler pour moi et publier chaque jour à 18h00, un article sur l'itinéraire de la journée.


Voilà ce qui se passe. Ma fille a décidé de partir dans le sud du Sahara. Elle est un peu fofolle ces temps ci, alors je suis obligé de la surveiller d'un peu plus près. C'est pour ça que je pars avec elle ! Avec la bénédiction de ma femme qui va enfin pouvoir s'adonner à son plus grand plaisir, bien loin avant celui de ma compagnie : lecture, solitude, silence.


Nous aussi, ma fille et moi, on va se retrouver un peu seuls : 3 jours à bivouaquer avec les chameaux, et 3 jours dans les montagnes à tirer sur des ânes. En tout, 9 jours en tête à tête avec des bêtes. Que du bonheur à venir !


Zarbis on est c'est vrai, mais chez ma fille c'est pas grave, c'est que le début. Chez moi par contre, c'est très vieux, y a plus rien à faire, c'est trop tard.



Depuis mes 14 ans que j'ai découvert la haute montagne dans la région d'Arreau dans les Hautes Pyrénées (Colonie Notre Dame des Monts), sans discontinuer jusqu'à 19 ans où je jouais à l'aspirant guide de montagne  - plus aspirant que guide d'ailleurs -. Vallée du Rioumajou, réserve du Néouvielle...combien de camps, combien de sommets  ? Bouddha avec son nirvana il peut repasser ; je ne l'avais encore pas mérité que je l'avais déjà connu !


A 35 ans, rechute, aigüe et gravissime ; irrémédiable. Je me lance dans l'escalade libre et l'alpinisme, et je réalise mes rêves. Grimper, grimper, grimper jusqu'à l'ivresse.


Des falaises de Pen Hir sur la presqu
'île de Crozon vers Brest, aux calanques de Cassis ; de Chamonix et de ses Aiguilles Rouges à la Montagne Sainte Victoire en passant par les Gorges de la Jonte et le Vase de Sèvres. Un épisode de 5 ans de passion  pour la verticalité et le  "gaz", de jubilation physique et mentale.


Toujours cette joie du dépassement de soi, de la réussite associée à l'entraînement et la progression dans les degrés de difficulté.


Alors pour commencer notre voyage, voilà une petite vidéo de Catherine Destivelle au Mali, ce qui me rapprochera du sujet du jour.












Donc, demain nous décollons d'Orly  Sud à 19 h pour faire une escale à Tamanrasset et atterrir  à
Djanet; à  2 300 km au sud d'Alger, près de la frontière lybienne à l'est, et à 300 km du Niger au sud.




ALG58-C01.jpg




Et là c'est direct dodo sur le sable, et à la belle étoile...à 4 heures du matin.


Qui n'a pas rêvé un jour de dormir sur le sable du Sahara quand le thermomètre affiche - 2 à la fenêtre ?


La suite demain...







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Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Allo, y a quelqu'un là ?

 
Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein