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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 18:00

 

 

Lire les articles suivants :

Cool dimanche 55 : La joie de celui qui ne croît en rien - Robert Misrahi 2/3

Cool dimanche 56 - La joie de celui qui ne croît en rien - Robert Misrahi 3/3  

 

 


"Je suis heureux, sans vergogne" par partenariatslibe

 

Entretien  de Libération de mars 2010

 

 

Source : clés.com


Dans le présent contexte de campagne électorale l'un des candidats s’est avisé de commencer par s’en prendre à l’« élite », dont il est le représentant emblématique dans sa version « manager bling bling ».

 

Pourtant, il fait bon se tourner vers l’élite de ceux qui pensent la (ré)conciliation, la solidarité, le bonheur et la joie de vivre.


Et de tourner le dos aux rhétoriques inusables et démagogiques de la haine d’autrui, aux idées fondées sur la conception matérialiste et comptable de la vie, autoritaire et intrusive du pouvoir d’Etat.


C’est profondément réconfortant.


J’ai dit


Pume Solidaire


 

- - - -

 

Robert Misrahi


Un philosophe qui fut l’élève des plus grands, et qui présente pour beaucoup la meilleure lecture de Spinoza aujourd’hui, propose de sortir du "désenchantement violent", par l’élaboration d’une nouvelle éthique du bonheur.

 

"Le bonheur, dit-il, n’est pas un état passif, c’est un acte !"


Né à Paris en 1926, de parents turcs, Robert Misrahi choisit à l’âge de dix ans de devenir français « par option » et refuse en même temps la Bar Mitsva juive (à laquelle on pourrait comparer la première communion chrétienne), affirmant très tôt sa laïcité et sa liberté. Agrégé en philosophie après avoir suivi les cours de Jankélévitch, Bachelard et Merleau-Ponty, il a enseigné durant trente ans à l’université Paris I. Parmi ses derniers ouvrages, citons Un juif laïque en France et Le bonheur (éd. Dervy).


Marie de Solemne, qui interroge ce sage, est elle-même philosophe et conférencière, à l’écoute des penseurs de notre temps. Ses derniers ouvrages : Le chant rauque de l’absence (éd. Albin Michel), Moi + Toi = Moi2 (éd. Dervy) et avec Robert Misrahi L’enthousiasme et la joie au temps de l’exaspération (éd. Dervy).


Nouvelles Clés : En tant que philosophe, vous êtes sans aucun doute sensible à la morosité qui, depuis quelque temps, s’empare de notre pays (tant sur le plan politique, économique, social, qu’individuel) où il semble régner une sorte de désenchantement sournois. Pensez-vous que nous ayons atteint un état critique de perte des valeurs humaines ?


Robert Misrahi : Oui, je ressens cela. Parfois, devant le spectacle de notre monde (je parle de ce monde et non de certains individus ou de moi-même), il me semble que je deviens un peu plus sceptique. Le monde me paraît vraiment effrayant ; effrayant et, en effet, parcouru de mouvements auto-suicidaires. Je suis donc de votre avis : le monde va mal. Le monde va mal, il ne sait pas où il va et compense son désarroi par la violence.


N. C. : Croyez-vous que l’on puisse mettre en relation cette sorte de "désenchantement violent" avec un constat de perte des valeurs les plus élémentaires : valeurs familiales, sociales, etc. ?


R. M. : Vraisemblablement, ce phénomène est lié à la perte de cette valeur essentielle qu’est la prise de conscience de l’autre et le respect de l’autre. En ce qui concerne la perte du sens de la famille, je pense qu’il s’agit de la conséquence de cette perte première : la perte du sens de l’autre. La perte de ces valeurs est en fait la perte d’une sorte de culture, car la culture (en général) développe le sens de l’Autre - du moins le plus souvent.


N. C. : Lorsque vous évoquez une « perte de culture », à quelle culture faites-vous référence ?


R. M. : Je pense à une culture classique ; culture que l’on a méprisée, que l’on a voulu remplacer par une culture scientifique ou par une absence de culture due, entre autres, à la confusion entre le sens des mots « culture » et « mœurs ». Je fais donc référence à la culture de l’esprit, et c’est la perte des études de cette culture qui est à l’origine du fait que les individus perdent le sens d’autrui. Une autre source possible à ce « désenchantement violent » (ce n’est qu’une hypothèse car je ne suis pas sociologue) serait une sorte d’incompréhension ou d’inflation de la revendication des droits. Aujourd’hui, il semble que les individus soient surtout braqués sur leurs droits individuels sans voir que leurs propres droits devraient correspondre aux mêmes droits chez les autres.


N. C. : Cela veut-il dire qu’ils sont axés sur leurs droits en oubliant leurs devoirs ?


R. M. : Personnellement, je ne n’aime pas beaucoup le mot « devoir » (rires). Seulement, en se focalisant sur leurs propres droits, leurs propres revendications, leurs propres souffrances, leurs propres malheurs, les gens en ignorent complètement ceux des autres, ou alors, exceptionnellement, comme, par exemple, durant cet été 2003 quand, face aux conséquences de la canicule, ils s’aperçoivent soudain que l’autre existe et se lancent dans des attitudes charitables... Subitement, le monde découvre que les vieux sont seuls et meurent seuls, que l’humanité est mortelle... !


N. C. : De nos jours, le mot « religion » dérange ou même effraie. La religion est parfois vécue comme un carcan dans lequel les générations actuelles ne trouvent pas leur place et ne veulent pas être enfermées. Le terme « spiritualité » a d’ailleurs tendance à supplanter peu à peu celui de « religion », comme si cela permettait ainsi d’évacuer l’idée de dogme. Est-ce réellement une nouvelle voie qui se dessine, ou bien sommes-nous dans l’erreur en s’imaginant réformer l’état d’esprit en modifiant l’appellation ?


R. M. : Ça, c’est le risque majeur ! Car, dans la plupart des cas, derrière le mot spiritualité on trouve un esprit religieux, ce qui signifie bien que l’on n’a rien changé. On a simplement remplacé un mot qui faisait peur par un autre qui, en réalité, cache la même chose. En revanche, si nous prenons au sérieux l’évolution sémantique, l’évolution des mots, il est vrai ques les mots esprit et spiritualité pourraient ouvrir un nouveau chemin. Mais à la condition que nous soyons sûrs qu’il ne s’agit pas de spiritualité religieuse.


N. C. : À cette aube du XXIe siècle qui a nourri beaucoup d’espérance et semble, finalement, offrir de nombreuses désillusions, que pouvons-nous mettre dans le mot « spiritualité » pour qu’il prenne un sens pour chacun ?


R. M. : Le mot spiritualité peut comprendre : l’existence, la valeur et l’efficacité de l’individu. Je parle de l’individu dans le sens où il est une conscience individuelle et intelligente et non de l’individu uniquement défini - comme on le fait trop souvent - par des instincts et des pulsions. Le mot « individu » est à entendre dans son sens philosophique, c’est-à-dire comme une personnalité bien individuée. Il est essentiel de concevoir que chacun est une personnalité ; une personnalité qui détient un pouvoir tout à fait singulier : la liberté et l’intelligence - intelligence, pour ne pas dire « raison » (le mot raison, lui aussi, fait peur) et pour ne pas dire « réflexion » (qui n’est guère mieux vécu, alors qu’il s’agit pourtant bien de réflexion). Il faudrait, ainsi, prendre conscience du pouvoir, à la fois, structurant et libérateur de la pensée, ou de l’esprit.


Dès lors, si le mot spiritualité évoque la conscience, l’esprit et la réflexion, je suis entièrement en accord avec ce mot.

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 18:00

 

 

Sanjit Bunker Roy et l'Université des Va-nu-pieds

au Rajasthan

 

 

 

Si vous aimez les belles histoires, de celles qui rendent confiants en l'homme et en ses possibilités infinies, voici son magnifique témoignage:

 

" Au Rajasthan, en Inde, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux -- illettrés pour la plupart -- pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre village. Elle s'appelle l'Université des Va-nu-pieds, et son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne....."       

 

 

 

 

 

Il y a suffisamment de bonnes nouvelles sur la planète

pour ne pas laisser toute la place à :

 

Martine Pop,  Nicolas I le Petit, Dominique le Flamboyant,

Christine la Catholique, Nicolas de Gaule, Jacques Ontheroad, François le Constant,

François Ségolexde, Eva Bonheur-dans-le Pré, Jean Luc Faussiyémarto,

et de tous les autres : Frédéric Giboyeur, Philippe Prolo,

Nathalie Travailleuses-Travailleurs

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 18:00

 

 

Le Rapport Nicolas Perruchot, rapporteur de la commission d'enquête sur l'argent des syndicats

 

 

Pour la première fois depuis la création de la V ème République en 1958, un rapport est interdit.

 

Le Point l'a publié dans son intégralité à l'exception des débats de la commission. Je le reprends ici : rapport-perruchot

 

4 milliards d'euros qui sortent du budget de l'Etat et dont les citoyens n'auraient pas droit à en connaître l'usage  !

 

4 milliards, c'est pas rien quand même.

 

Plume Solidaire

 

 


Les matins - Nicolas Perruchot et Marcel Grignard par franceculture

 

Début de l'émission à partir de la 36 ème seconde

 

Argent des syndicats : l'intégralité du rapport Perruchot

 


Le Point.fr - Publié le 16/02/2012


Par Patrick Bonazza et Mélanie Delattre

 

DOCUMENT. C'est le rapport que toute la classe politique veut enterrer.

Le Point.fr le publie en intégralité.

 


Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d'enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro. Le Point.fr vous le propose aujourd'hui dans son intégralité.


Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux. Son histoire n'est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le "tombeur" de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d'une commission d'enquête. L'accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le "droit de tirage", qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d'une commission d'enquête pour rouvrir le débat.


Consternant


Tous les groupes, UMP, socialistes, Verts, se cabrent. L'Élysée aussi rechigne à chatouiller les centrales syndicales à quelques mois de la présidentielle. Mais la commission est quand même mise en place. Le rapport est rédigé. Sur les trente membres de la commission, seuls neuf participent au vote. Deux centristes votent pour, trois socialistes contre et quatre élus UMP s'abstiennent. Le rapport Perruchot, puisqu'il n'a pas été adopté, ne sera pas publié, fait rarissime pour la Ve République.


Le Point.fr, en le mettant en ligne, décide de rendre chacun juge de son contenu. Le rapport n'est pas d'une lecture facile. Il ressort tout de même que :


- Les syndicats patronaux, en dépit de leur opulence, "tapent" dans les fonds des organismes paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation...).


- Les syndicats ouvriers vivent aux crochets de l'État et des organismes paritaires.


- Le syndicat agricole dominant, la FNSEA, a un art éprouvé pour confondre fonds publics et militantisme.


Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l'État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit "grands" syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations tellement il est plus facile d'actionner d'autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d'entreprise des sociétés publiques).

 

Cliquez ici pour consulter la version intégrale du rapport Perruchot (sans les annexes consacrées aux auditions).

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 13/12/2011

 

Argent des syndicats : polémique autour d'un rapport "enterré"


Le Point.fr - Publié le 13/12/2011 à 10:12


Un rapport parlementaire potentiellement explosif est l'objet de toutes les spéculations.

 

Les syndicats français ont fait voeu de transparence mardi après l'"enterrement" d'un rapport parlementaire potentiellement explosif sur le financement de leurs organisations. Le rapport d'enquête, qui a demandé six mois de travail à la commission dont le rapporteur était le député Nouveau Centre Nicolas Perruchot, a été rejeté le 30 novembre, fait exceptionnel, entraînant sa non-publication. Nicolas Perruchot estime que le sujet a été jugé "trop sensible à six mois de la présidentielle".


"Je persiste à penser que les gens regrettent, comme moi, ce déni de démocratie", déclare-t-il dans Le Parisien. Le député rappelle qu'il risque des poursuites judiciaires s'il évoque le contenu du document portant sur les budgets et les circuits de financement des syndicats. Le rapport parlementaire contenait "des chiffres qui, mis bout à bout, peuvent surprendre par leur ampleur", explique Nicolas Perruchot. "Et ce, d'autant plus que l'opacité des financements, comme la quasi-absence de contrôle, rend ce système perfectible." Les dirigeants de la CGT et de la CFDT ont tous deux jugé la "situation insupportable" et réclamé la publication du document, dont "la plupart des exemplaires ont été passés à la broyeuse", selon Nicolas Perruchot.

 

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, en a appelé au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. "La non-parution de ce document a multiplié les allégations et les suspicions à l'égard des syndicats", a-t-il déploré sur RTL. "Je vais m'adresser au président de l'Assemblée nationale, M. Accoyer, et je vais lui demander officiellement au nom de la CGT la publication de ce rapport", a-t-il ajouté, précisant que 70 % de l'argent de la CGT provenait des cotisations de ses membres et 12 % de fonds publics. Son collègue de la CFDT, François Chérèque, a rappelé qu'il était tenu au silence sur ce rapport. "Je n'ai pas la possibilité de le commenter, parce que j'ai juré devant la commission parlementaire que s'il n'était pas publié je n'avais pas le droit, sous peine d'amende, de pouvoir le commenter", a-t-il déclaré sur i>Télé.

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