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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 18:00

 

 

Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

 

Du 28 septembre au 27 janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

Sophie Elbaz - Géographies intérieures

 


Géographies intérieures est présenté dans les salles d’exposition du foyer de l’auditorium du MAHJ.


Répartie en quatre espaces distincts, où se mêlent photographies, vidéos et archives familiales, l’exposition décrit le processus par lequel l’artiste s’est réapproprié son histoire familiale.


L’importance de l’imaginaire dans l’accueil fait aux souvenirs hérités ou recomposés est primordiale.


Sophie Elbaz a voulu comprendre pourquoi son grand-père avait choisi de rester à Constantine (ville où il mourut le 21 décembre 1962, six mois après l’indépendance). L’artiste a effectué plusieurs voyages en Algérie, en particulier à Constantine, qui fut pour elle la source d’une expérience complexe, extatique puis douloureuse, de la confrontation au réel. C’est dans une vision tout à fait nouvelle, à travers les images du passé et celles qu’elle a créées, qu’elle exprime aujourd’hui enchantement et désenchantement, moteurs d’une œuvre singulière et intime.

« En 2007, je suis partie à Constantine sur les traces de mes origines paternelles séfarades.


Là-bas, j’ai réalisé un premier film poétique à la mémoire de mon grand-père, Jonathan Elbaz, et le triptyque L’Île fantastique.


D’autres voyages se sont succédé.


Aujourd’hui, c’est la réinterprétation dece matériau laissé en suspens et de mes archives familiales qui inspire ce parcours articulant installations et photographies. Du besoin d’enchantement à l’évidence du désenchantement, il pose la question du rapport au réel, à la mémoire, à l’Histoire... et de la juste mise à distance. Le parcours s’ouvre sur la question de l’identité et de l’héritage transmis.


Le deuxième espace, sorte de passage avec les autres espaces, symbolise le rapport entre morts et vivants, entre souvenirs et traces. Le troisième renvoie à l’idéalisation de l’origine retrouvée. Une série de photographies reflètent une perception totalement projective de la ville de mes ancêtres et témoignent d’une sensation étrange : celle d’un dépaysement complet dans un pays si familier.


Enfin, la dernière section nous laisse dans le silence des ruines. Au terme du voyage, toute la dimension imaginaire s’efface progressivement devant une réalité : l’Algérie d'aujourd’hui. »


Sophie Elbaz

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 11:57

 

Le 5 novembre 2012

 

 

 

 

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En règle générale je décroche lorsque mon téléphone portable sonne. Toutefois, j'ai parfois de bons prétextes pour retarder l'écoute des messages lorsqu'il m'arrive de ne pas répondre aux injonctions de la communication à distance.

 

La semaine dernière je consultais de temps à autre mes appels et je voyais la liste s'allonger...

 

Banon m'avait déjà appelé 2 fois, et je me disais qu'il faudrait peut-être que je me décide à donner signe de vie... 

 

Il vient de me rappeler une troisième fois.

 

J'écoute le message. Et là je n'en crois pas mes oreilles :

 

"Hamet est arrivé chez nous, je suis allé le chercher à l'aéroport Charles de Gaulle samedi matin !"

 

Hamet, âgé de 13 ans, est de nationalité française comme ses parents, ses soeurs et ses frères.

 

Toute la famille vit à Saint-Denis depuis une décennie, sauf lui.

 

Son père se démène depuis 11 ans pour le faire revenir du Mali en France.

 

Je suis à ses côtés depuis 2008, et pas à pas nous avons pu faire évoluer la situation.

 

Jusqu'à cet heureux jour dont j'ignorais qu'il eût pu enfin arriver un jour...

 

C'est la bataille la plus longue que j'ai conduite auprès d'un usager devenu un ami.

 

Et la plus belle victoire à laquelle j'ai apporté mon concours.

 

Reste la seconde campagne, sans doute la plus longue et la plus âpre: l'apprentissage scolaire, l'adaptation à la société française, vivre la double culture...

 

Je sais déjà que pour Hamet, comme il le fait pour ses soeurs et ses frères, son père saura guider ses pas.

 

Mais existe-t-il encore un "rêve français" similaire au "rêve américain" ?

 

Je ne le pense pas, mais j'espère qu'à 13 ans tous les rêves sont encore permis.

 

Hamet est un peu le dernier né d'une fratrie - dont il est pourtant l'aîné en âge -; dont je serais un peu le parrain inopiné.

 

Il y a longtemps que je pense qu'il faudra organiser un banquet pour fêter l'arrivée de Hamet.

 

Cette date échappera au temps non calendaire de l'administration des Etats.

 

C'est nous la fixerons.

 

Plume Solidaire

 


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 18:00

 

 

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Ce n’est pas parce que j’habite près de la rue Botzaris que je me sens beau tsarite, et de l’avenue Simon Bolivar que je suis bolivarien.


Mais tout de même, si j’en crois l’élogieux Bilan décennal du président Hugo Chávez présenté par Salim Lamrani sur Agoravox le 21 février 2009, le populisme de gauche anti-impérialiste et nationaliste, n’a pas que des inconvénients.


En particulier en matière d’éradication de l’illettrisme. Au vu des résultats annoncés dans cet article, je me prends parfois – souvent –, à rêver que la gauche de gouvernement française manifeste un certain volontarisme, pas nécessairement bolivarien, mais nettement plus appuyé dans ce domaine.


Car il recule dans le futur, le jour où l’UNESCO, dont le siège est à Paris, annoncera que l’illettrisme a disparu en France.


Il est vrai que Chávez, qui vient d’être réélu dimanche 7 octobre a du pétrole que nous n’avons pas. Manifestement en matière d'éducation des classes laborieuses, il a aussi des idées que nous n’avons plus. Pour le moment.


Même si le pétrole n’a qu’un temps.

 

Tiens pendant que j'y pense c'est quand la fameuse Journée Internationale de l'alphabétisation ?

 

C'était le 8 septembre 2012...

 



Plume Solidaire

 

- - - - - - - - - - -


Extrait :

 

Venezuela, une révolution économique et sociale

1998-2008 : Une révolution économique et sociale

Bilan décennal du président Hugo Chávez 

 

 

Une véritable révolution sociale


(…)


L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. A cela s’ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. En 2007, le Venezuela comptait près de 12,7 millions d’enfants scolarisés sur une population de 26 millions d’habitants. Le nombre d’inscrits n’a cessé d’augmenter depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir. En 2001, il était de 6,9 millions ; en 2002, il a atteint le chiffre de 9,5 millions pour se stabiliser à 11,3 millions en 2004. En 2005, il y avait 11,8 millions de scolarisés et 12,1 millions en 200610.

 

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