Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:00

 

Pour fêter la fin du monde le 21 décembre quatre jours avant Noël, il vaut mieux être en famille.

 

Pour accroître l'occurrence de vivre en direct La ou au moins une catastrophe, nous avons décidé de nous rapprocher du site du Big One, le grand séisme que les habitants de Los Angeles attendent avec patience et résignation; et de nous installer dans la famille de mon épouse, à San Diego, à proximité de la faille de San Andreas.

 

san-andreas-fault-map.jpg

 

 

Puisqu'à subir la fureur de Dieu nous sommes condamnés, autant être assis aux premières loges pour assister aux préliminaires du chaos qui réduira toutes les espèces vivantes à l'état d'égalité la plus radicale et la plus universelle.

 

Mais est-il nécessaire de croire à la fin du monde pour qu'elle advienne épisodiquement aussi bien localement (13 septembre 2011, Ouragan Katrina ...), qu'à l'échelle planétaire (réchauffement climatique, crash économique de 2008, accident de la centrale nucléaire de Fukushima), sans que ni Dieu ni l'homme ne puissent l'éviter ?

 

Et de quelles fins du monde sommes-nous les témoins ? Celle du mythe de l'invincibilité des Etats Unis lors de l'effondrement des Twin Towers, celle de l'imprévision de l'inondation de la Nouvelle Orléans, celle de la confiance aveugle dans l'autorégulation du système bancaire mondial, celle de la consommation sans limite des énergies fossiles, celle de m'inimaginable accident atomique...

 

Le 21 décembre et les jours suivants, fêtons les cataclysmes qui ne sont pas survenus, ceux que le site de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel) recense ci-dessous : 

 

 

 

 

 

Et à minuit et un seconde nous entrechoquerons nos coupes de Champagne californien  dans la joie d'entamer une nouvelle année qui ne manquera pas à sont tour d'être jalonnée de prophéties chaotiques, de catastrophes réelles contre lesquelles nous sommes largement immunisés par l'assommoir médiatique et la répétition de ses injonctions émotionnelles et indignatoires mercantiles; et de cataclysmes fantasmatiques qui satisfont les désirs profonds de fascination pour la mort.

 

Alors, puisque la fin du monde préssuppose le moment de l'origine, je trinque à notre renaissance annuelle en portant un toast à la vie  !

 

Bonne année à Toutes et à Tous

 

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:00

 

 

Pique-nique-AG-22-mai-2011---P1050157.JPG

 

 

Je n'avais pas vu Fatna depuis le pique-nique de cette journée ensoleillée du mois de mai, qui avait précédé l'assemblée générale annuelle de 2011.

 

Coup de téléphone pendant la permanence de samedi matin.


- "Bonjour Monsieur Plume Solidaire, est-ce que je peux venir vous voir ce matin ?

-  Ce sera avec plaisir Fatna, il y a longtemps qu'on vous a pas vue !

- Je prends le métro et j'arrive..."

 

Un peu plus tard, poursuivant la noria des entretiens et des démarches, je descends au rez-de-chaussée inviter la prochaine personne qui attendait son tour à me suivre jusqu'au bureau.

 

Elle était là, souriante, avec son aîné et son caddy dans la grande salle où les usagers attendent, devisant en compagnie de l'amie collègue de travail qui attendait aussi son arrivée pour repartir ensemble. Amie, venue sur recommandation de Fatna, et dont je venais le matin même de rédiger la lettre de relance au Préfet pour l'attribution d'un logement.

 

Constatant la façon dont elle avait piloté son dossier de logement, j'ai compris qu'elle était bien accompagnée.

Et quelque chose me dit qu'elle ne va pas attendre cinq ans pour sortir de son gourbis insalubre de marchand de sommeil qui pourrissent la vie des plus humbles et rendent les enfants asthmatiques.

 

Bisou-bisou et Fatna me confirme ce qu'elle m'avait annoncé au téléphone : elle a déménagé dans le 13ème arrondissement depuis janvier 2012 dans un superbe appartement d'un quartier calme dans lequel elle nage dans le bonheur.

 

Son seul souci : trouver une place en crèche pour son deuxième garçon.

 

Pourquoi tant de joie et de reconnaissance ?

Parce que Fatna a remué terre et ciel depuis 2008 pour obtenir ce logement.

Et que c'est ensemble que nous avions entamé cette longue traversée en introduisant en 2008 l'un de nos premiers recours devant la Commission départementale de logement, suivi d'un recours devant le Tribunal Administratif de Paris, de rendez-vous avec un célèbre député parisien du 16ème arrondissement, de relances épistolaires...

 

Ainsi l'année 2012 s'achève-t-elle sur une belle aventure humaine et urbaine.

 

Etre heureux ne suffit pas; encore faut-il que les autres le soient. Et quand au surpus vous apprenez que vous y êtes pour quelque chose, cela aide à enfouir la goujeâtrie des autres au fond de la trappe des déconvenues. 

 

Le bonheur de la pratique des écritures publiques tient aux contreparties que nous pouvons en tirer de notre vivant sur cette Terre. C'est la reconnaissance.

 

Le besoin de reconnaissance peut être compris comme l'expression humaine d'un sentiment attendu et mérité, comme il peut une devenir une forme d'exigence manifestant une addiction visant à flatter l'ego.

 

La reconnaissance c'est comme le cholestérol; il y la bonne et la mauvaise.

 

La vraie reconnaissance est celle qui vient des tripes et qui est le fruit d'une histoire partagée. Elle montre à l'échelle d'une relation basique d'atomes sociaux, que le futur a un avenir.

 

Que l'espoir peut devenir réalité.

 

Bon Noël à toutes et à tous !

 

A l'année prochaine.


Partager cet article
Repost0
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 18:00

You-Can-Do-It1.jpg

 

L’Affiche We Can Do It de J.Howard Miller, 1942

Reproduite sur un timbre en 1992

 

Pour l'édification des jeunes générations, on qualifiait jadis une personne plus ou moins mentalement perturbée de "timbrée". On dirait aujourd'hui : "A wouah, al'è complèt'ment barge" !

 

En choisissant cet avatar lorsque j'ai créé Plumeacide en 2007, je ne m'attendais pas à son succès mondial à travers sa déclinaison pendant la campagne électorale de Barak Obama de 2008.

 

Cette image avait tout pour me plaire. L'insolence du bras d'honneur, le regard provocateur, la détermination combative affirmée par l'importance et la place du texte, et le fait que ce soit une femme et une ouvrière qui s'exprime.

 

Et bien sûr il y a le graphisme qui rapelle la bande dessinée, et qui est la marque d'une époque.

 

Avec la distance, en plongeant un peu dans ma relation avec cette icône deux dimensions me viennent à l'esprit, toutes deux tradisant une certaine ambivalence.

 

Transposée dans notre culture française, cette image favorise un certain contresens dans l'esprit du percepteur, en laissant croire qu'il s'agirait d'une ouvrière d'un syndicat en lutte pour revendiquer de nouveaux droits sociaux ou pour en défendre d'autres. Or le contexte historique, et le message véhiculé par cette affiche étaient bien différents...et l'ennemi désigné n'était  pas celui qu'on pourrait croire.

 

L'autre ambiguïté réside dans ma relation avec les lecteurs de Plumeacide. En choisissant une femme comme avatar de mon blog, je laissais croire que ma propre identité était féminine; ce que ne contredisait pas ma signature : féminine est la Plume,  neutre est  Solidaire .

 

Ainsi, les lectrices féminines pouvaient-elles s'identifier à un auteur féminin, et mes confrères mâles se laisser séduire par cet auteur imaginairement féminin !

 

Moralité : contrairement à ce que disait avec son élégance naturelle un ancien Président de la République à l'endroit de son ancien Premier Ministre je ne suis pas "épouvanté par mes propres désirs", et j'ai assez "de couilles" pour le dire et en rire.

 

Une façon comme une autre au fond d'assumer ma part de féminité.

 

Car, comme disait l'autre, il y a du ying dans le yang et du yang dans le ying !

 

Wouah ! Ell'é trop fort Plume Solidaire !

 

Qui était Geraldine Hoff Doyle ?

 

 

 

L’ouvrière américaine de « We can do it »

est morte le 31 décembre 2010

 

 

Source : Arrêt sur image

 

Par Gilles Klein

 

L'Américaine dont le visage a été reproduit sur un célèbre poster valorisant le travail féminin pendant que les hommes américains faisaient la deuxième guerre mondiale est décédée à l'âge de 86 ans, signalait le Los Angeles Times.


Geraldine Hoff Doyle avait 17 ans, en 1942, quand elle a travaillé dans l'usine d'American Broach & Machine Co. de sa ville natale d'Ann Harbor (état du Michigan).


C'est là qu'un photographe de l'agence United Press l'a photographiée avec son bandana retenant ses cheveux, devant sa machine à emboutir des pièces métalliques.

 


Cette photo a inspiré J. Howard Miller qui avait reçu une commande d'une série d'affiches pour soutenir l'effort de guerre en incitant les femmes à remplacer les ouvriers partis au combat. Miller a reproduit le visage de Geraldine.


Mais la jeune femme a quitté l'usine au bout de quelques semaines, lorsqu'elle a appris qu'elle remplaçait une ouvrière dont une main avait été écrasée par la machine.


Cette affiche n'a jamais cessé d'être reproduite depuis, Geraldine Hoff Doyle l'a souvent dédicacée, et elle a même été reproduite sur un timbre diffusé en 1992.

Partager cet article
Repost0

Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
  • Contact

Allo, y a quelqu'un là ?

 
Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein