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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 08:55
J'aime pas les gens qui font pipi dans la rue (par exemple). Je les admoneste en leur indiquant la distance qui les sépare de la plus proche sanisette gratuite, et leur rappelant que ce sont les animaux qui urinent en public. En réponse ils m'insultent, manifestant ainsi la supériorité du porc sur l'homme.

J'aime pas les gens qui font pipi dans la rue (par exemple). Je les admoneste en leur indiquant la distance qui les sépare de la plus proche sanisette gratuite, et leur rappelant que ce sont les animaux qui urinent en public. En réponse ils m'insultent, manifestant ainsi la supériorité du porc sur l'homme.

 

 

 

Les gens que j’aime bien sont nombreux et les gens que je n’aime pas sont pléthore.

Le jour où les drones pourront survoler les imbéciles, je pourrai enfin savoir comment les éviter.

Mais l'affaire n'est pas si simple car nous sommes toujours l'imbécile d'un autre, nous toisons souvent autrui à l'aune de notre grandeur qui peut se confondre avec notre bêtise. Et nous savons bien que la vie avec les imbéciles est une nécessité impérieuse.  

Je  m’engage toutefois sur l’honneur, à ne pas refiler les gens que je n'aime pas aux collègues. Je continuerai, avec abnégation, à prendre mon tour comme tout un chacun. Je jure par la présente, que je ne me défausserai pas sur mes petits camarades.

Habitué à muter dans la journée d’un milieu social à l’autre, j’entends parfois le matin la sottise du 5ème arrondissement, qui n’est pas différente en nature, l’après-midi, de celle du 19ème.

Aux aurores frémissantes, la posture géographique ségrégationniste - dont le couple Pinçon-Charlot ferait son miel -, qui instaure une barrière raciale et culturelle entre la rive sud de la Seine, infranchissable  aux yeux de certains au nord de l’Ile de la Cité, sans courir le risque du naufrage en banlieue, dans la promiscuité avec l’étranger impécunieux.

Et l'après-midi, par exemple, cet étranger que j’ai reçu jeudi et qui, armé d’un facsimilé de dépôt de plainte, exige d’être accompagné dans son intention vengeresse d’attaquer l’Etat en justice.

Quelle différence il y a-t-il entre la bêtise du sud et celle du nord ?

Avant de répondre « aucune », attendez donc la suite !

De quoi s’agissait-il ?

Ce monsieur malien qui ne m’était pas inconnu, se plaignait qu’à chaque visite à la Préfecture de Police, on arguait qu’il lui manquait une pièce. Il en a conçu un courroux incommensurable à l’égard de l’Etat français qui s’échine à ne pas vouloir lui accorder son premier titre de séjour.

Mais…de quoi s’agissait-il donc ?

Il s’agissait, selon le courrier de la Préfecture, que depuis 2007, il a déposé un dossier qui attend qu’il puisse présenter une preuve de séjour par trimestre depuis dix ans. Arrivé par les voies de la magie sur le sol métropolitain en 2004, le but du jeu est par conséquent de classer dans des sous-chemises ad hoc, année par année, les quarante preuves de séjour valides. Et d’attendre patiemment qu’un temps suffisant fût écoulé (10 ans), et d’avoir collecté toutes les preuves requises, pour boucler son dossier.

Un jeu auquel je me suis déjà livré, avec succès quoique en m'y reprenant à deux fois, pendant ma période d'agent bénévole d'aide au retour à l'emploi au sein de Solidarités Nouvelles face au Chômage (cf Dossier de Monsieur K).

C’est là il est vrai, une quête humiliante à laquelle les gens du sud ne sont pas astreints. Eux qui, n’étant pas tous nés avec une cuiller d’argent dans la bouche, n’en sont pas moins nés dans le couffin de l’identité française.

Au dur Yin de l’agressivité et de la confusion des sentiments de cet homme, dont il a fallu absorber l'énergie, nous avons répondu, ma collègue et moi-même, avec patience et une grande sérénité, en totale opposition avec l'intensité de notre bouillonnement intérieur, par le Yang des arguments que la raison propose.

Car ce monsieur n’en démordait pas, comme nombre d’étrangers en pareille situation, et une proportion de moins en moins négigeable d'autochtones, il est intimement pers l'administration française lui en veut personnellement.

Pis, lorsque je lui affirmais que s’il tente une procédure contre l’Etat, c’est l’Etat qui pourrait bien venir le chercher pour le poser dans l’avion pour Bamako*, il rétorquait qu’il n’en avait cure.

*Ce que je ne crois pas car je suis intimement convaincu que l’Etat a d’autres chats à chercher que celui-là.

En d’autres termes, son raisonnement consistait à démontrer qu’il est là en France, qu’il veut y vivre en situation régulière, sinon il rentrera au village avec une haine indéfectible pour la France, les français, leurs animaux de compagnie, et la Préfecture de Police de Paris !

A quoi j'ai répondu, dressé sur mon quant à moi, qu'il mentait et que je ne croyais pas une seconde qu’il désire l’expulsion.

C’est lorsque j’ai opposé un refus clair et définitif de répondre à sa demande, expliqué comment procéder, et communiqué les coordonnées géographiques de la CIMADE pour constituer son dossier et l’informer de sa situation exacte, qu’il a rendu les armes.

Le lieu des écritures publiques est une scène de théâtre. Il faut donc savoir, de temps à autre, faire le bien malgré soi et en dépit de la volonté d’autrui.

Qui ne comprendrait qu’un jour l’écrivain public ne finisse par éprouver le besoin de cultiver son jardin ? Ce qu’espèrent les gens du sud.

Les étrangers du Nord Est de Paris sont parfois décourageants, mais les parisiens français du Sud de la Seine peuvent être aussi désespérants.

Je peux aider le premier auquel j’ai fini par faire entendre raison ; quant aux seconds, pour une partie d’entre eux, la cause étant probablement perdue dès la période néonatale, je ne peux rien faire pour eux.

Ils ne m’en demandent pas tant ; moi non plus. Mais je me demande comment j'ai pu en réchapper. Il y a-t-il un dieu pour les érivains publics ?

De quoi il ressort qu'il peut arriver qu'il y ait autant de rationnalité dans la folie de l'étranger sans papier que d'irrationalité dans la normalité de certains français.

Et ils ne vivent pas tous en-dessous de la Seine.

Et réciproquement.

Le jour où les nanotechnologies permettront d’identifier à coup sûr le virus de la bêtise, et de l’éradiquer définitivement du cerveau, l’humanité aura fait un grand pas en avant dans l’utopie.

 

Plume Solidaire

 

 

 

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 12:00

Avec l'expérience de ma décennie d'écritures publiques, je suis comme vous. Il y a les gens que j'aime bien, et il y a les gens que j'aime pas.

Les gens que j'aime pas je les traite avec les mêmes égards que les gens que j'aime bien, car ils ont les mêmes droits. Puis je les oublie.

Quand j'arrive à la permanence, je commence par faire un tour à la salle d'attente.

Aux gens que j'aime bien je serre la main des hommes et je prends des nouvelles de leurs femmes, de leurs parents, des enfants, des oncles, des cousins et de leurs chameaux.

Les femmes, je leur fait ostensiblement la bise sur les deux joues, en particulier à celles qui ont la peau noire, de préférence en présence d'autres personnes qui ont des couleurs de peau différentes mais qui ne sont pas nécessairement plus belles. Et dont les idés ne sont pas toujours aussi claires que leur peau.

Je le fais parce que cela procure une grande joie aux unes et aux uns, et que ça dégoûte une partie des autres.

Les gens que j'aime sont le sel des jours d'ouverture de mon échoppe.

Je les attends. Car je suis comme vous : j'aime mieux venir voir des amis que des gens que j'aime pas.

Parmi les gens que j'aime bien il y a des femmes, il y a des hommes, des vieux, des jeunes, des anciens et des nouveaux, des croyants et des infidèles, des gens d'ici et d'ailleurs...

Soraya fait partie des gens que j'aime bien, des personnes qui se confient et vous témoignent de l'amitié, qui n'ont pas les pieds dans la même babouche, et qui se bougent l'avant et l'arrière train sans attendre que ça tombe tout cuit.

Je n'irai pas par quatre chemins, et je lance devant tous les témoins de la communauté internaute de Plumeacide, cette bouteille dans la mer Méditerranée : "Soraya reviens, je t'aime, veux-tu être ma cinquième épouse dans l'ordre successif des arrivées ?"...

En attendant une réponse diligente à cette requête malicieuse, pour la séduire je me bats comme un renard du désert. Voici la petite lettre que je lui ai concoctée pendant notre dernier rendez-vous, et que je lui ai remise dans ses propres mains pour la protéger des agissements pernicieux de la finance.

 

Suite de la série le 8 novembre prochain.

 

Plume Solidaire

 

- - - - - - - - -

 

 

 

Mme ….                                                                                                Paris le 18 octobre 2014

…………………

75019 PARIS

............................

……………………

750.. PARIS

OBJET : prélèvement pour assurance habitation

Contrat N°………………………….

Lettre recommandée avec AR

 

Madame,

 

J’ai pris note d’un prélèvement sur mon compte bancaire le 4 septembre 2014 d’un montant de 257,65 €.

 

Ce prélèvement annuel est le quatrième depuis 2011.

 

Par erreur j’ai pensé qu’il s’agissait du prélèvement concernant mon assurance habitation contractée depuis 2007 auprès de la MAAF.

 

Je me suis rapprochée de la MAAF qui m’a informée qu’il ne s’agit pas du prélèvement concernant le  contrat qui me lie avec cette mutuelle.

 

Lors d’un entretien du 20 septembre dans vos locaux, j’ai découvert que la somme prélevée concerne un contrat d’assurance Habitation dont les références sont précisées en objet, me permettant de bénéficier d’une garantie Responsabilité Civile  Vie Privée.

 

Or je n’ai jamais sollicitée une telle garantie, et je n’ai pas connaissance du contrat qui autorise la (nom de la banque) à prélever un tel montant sur mon compte bancaire.

 

De plus, ce contrat faisant double emploi avec mon contrat Assurance Habitation de la MAAF dont copie a été conservée par l’agence à l’issue de notre entretien, je vous demande de me transmettre copie du contrat d’assurance qui est censé justifier ce prélèvement, y compris de la page sur laquelle est apposée ma signature.

 

Dans le cas contraire, je vous serai reconnaissante de me faire savoir sous huitaine, le moyen par lequel votre banque entend me rembourser les sommes indûment prélevées depuis 2011. En l’absence de réponse dans ce délai, je vous informe de ma décision de faire appel aux instances judiciaires compétentes.

 

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 14:57

 

 

 

 

Les gens un peu psycho rigides dans mon genre qui font la morale facilement sur la fraude fiscale, l'économie grise, se sentent un peu mal à l'aise lorsque par exemple, ils font venir un plombier de leurs amis qu'ils paient sous le lavabo, ou lorsqu'ils confient l'entretien de leur ordinateur à une personne de leur connaissance...qu'ils paient discrètement derrière l'écran.

Et bien je le proclame solennellement sur ce blog : ce temps est fini !

J'ai peur d'être en retard dans l'évolution de nos moeurs et d'être désigné à la vindicte populaire.

Alors j'ai décidé de m'adapter aux couleurs du temps.  Moi aussi à y regarder de près, j'ai besoin d'arrondir mes fins de mois. Aussi, à compter de désormais jusqu'à dorénavant, en pleine connaissance de l'ampleur du phénomène, c'est avec jubilation que je me fondrai dans le moule de la norme de la dissimulation de mes petits arrangements, des embrouilles et de toutes les petites arnaques auxquelles je vais m'initier pour m'augmenter à travers mes revenus.

Je veux disparaître au milieu du troupeau sans plus jamais lever la tête. Je veux contribuer à l'effondrement des finances publiques à ma mesure ! 

Ah ! ne plus entendre les chiffres abyssaux des déficits publics ! Ou les comprendre comme la preuve renouvelée que je me comporte comme la moyenne des gens normaux.

Moi aussi je veux vivre sans morale publique !

Je veux fermer les yeux de toutes mes forces.

Alors, ne soyez pas étonnés si je commence par tarifer mes prestations d'écrivains publics, que vous me réglerez en espèces au comptant sous le bureau.

Et croyez-moi, chuis un bon, et je vais faire fort sur les prix : pas de règle, pas de loi, ni vu ni connu, ça sera plein pot démocratiquement pour tout le monde ! 

Moi aussi j'ai le droit de carotter !!

Vive les filous ordinaires !

Et qu'on me demande pas d'arrêter : "les riches n'ont qu'à commencer !"

 

Plume Solidaire

 

En vingt ans, la corruption a connu en France un développement vertigineux. Au point qu’elle menace aujourd’hui de mettre à bas l’édifice de l’Etat et la société tout entière. Mais s’il est vrai qu’elle est le fruit naturel de l’institution du marché, comment en venir à bout ?

 

En prenant d’abord la mesure exacte du phénomène. Et qui, mieux que celui qui ouvrit sa carrière de grand-reporter en apportant des éléments décisifs sur l’ « Affaire Carignon », il y a précisément vingt ans, pouvait s’en charger ? En comprenant ensuite que si nous devons contraindre nos gouvernants à mobiliser tous les moyens politiques et judiciaires propres à lutter contre cette pathologie de la démocratie, il nous faut également prendre conscience que le mal traverse - au-delà des hautes sphères dirigeantes - chacun d’entre nous : la République gangrènée ne se meurt-elle pas aussi et surtout des conflits d’intérêt de tous les jours et des petits arrangements de chacun avec la morale civique ?

 

Depuis que des hommes achètent les actes et la conscience d’autres hommes, philosophes, écrivains, hommes de sagesses et de religions ont accumulé un trésor de réflexions et d’expériences propres à nous enseigner l’ esprit de résistance à la corruption. En voici les plus beaux joyaux, en forme d’invitation à l’action.

 

Car nous sommes tous responsables de notre bien commun, la République.


 

Antoine Peillon est grand-reporter à La Croix. Il est l’auteur de Ces 600 milliards qui manquent à la France(Seuil, 2012)

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  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
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