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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 14:48

 

Bellevilleblog
Commentaires
Le samedi 6 octobre 2007 à 08:01, par Han Teng TU
 
 

78-2, des infos sur Libé contrejournal.blogs.liber...

Erik Blondin: «On demande aux policiers de contrôler au faciès»



Erik Blondin, gardien de la paix à Paris, est secrétaire général du syndicat de la police nationale, auteur du «journal d'un gardien de la paix» (La fabrique 2002).



«Beaucoup de fonctionnaires parlent de rafles et de honte. […] L'opération de contrôle d'identité on appelle ça «un 78-2», parce que c'est l'article 78-2 du code de procédure pénale qui prévoit ces choses-là. Le code dit que dans le cas où dans un secteur déterminé des délits se produisent, le procureur envoie un «78-2» au commissariat. »

 


« Ainsi dans une période déterminée et dans un lieu cadré, les policiers peuvent contrôler sans motif préalable. Les policiers quadrillent un secteur et interpellent pratiquement systématiquement toutes les personnes qu'ils croisent, avec palpation, et passage au fichier. On recherche des voleurs des agresseurs et éventuellement des étrangers en situation irrégulière.

 


Dans l'esprit de ce texte, l'interpellation d'étrangers en situation irrégulière ne peut être qu'incidente. La perversité qui se met en place aujourd'hui, ce n'est plus le procureur qui demande d'effectuer des contrôles, c'est le commissaire de l'arrondissement qui demande la réquisition au procureur et c'est le procureur qui l'envoie. On a inversé les rôles».



«Théoriquement, le procureur, lui, en donnant un «78-2» attend des effectifs qu'ils aillent rechercher tous les délits possibles. Dans la réalité, les consignes verbales qui sont données aux effectifs c'est d'effectuer un «78-2» pour interpeller des étrangers en situation irrégulière. En procédant ainsi, la hiérarchie commet un acte illégal. Parce qu'elle demande aux effectifs de police de procéder à une discrimination à caractère racial.



Quand on demande de contrôler des étrangers, on demande de contrôler au faciès. On est dans la perversité et dans la transgression de l'esprit de la loi



«Ce qui me gêne dans les protestations des gros syndicats de policiers, c'est qu'elles sont axées sur le confort de travail du policier.



Pourquoi ne dénoncent-ils pas la transgression de l'esprit de la loi ? Les gros syndicats ont des moyens, ne serait-ce que celui de mettre de milliers de policiers dans la rue.

J'aurais aimé qu'ils tapent du poing sur la table. Qu'ils fassent savoir que les policiers sont amenés à avoir des comportements que leur conscience réprouve».

 


Propos recueillis par Karl Laske
Resf75@rezo.net

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 14:46

Par Dominique Dardel, mercredi 3 octobre 2007

Belleville blog

 
 

L’inquiétude des centres sociaux associatifs parisiens face au projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile.



Les centres sociaux associatifs parisiens, structures de proximité installées dans les quartiers les plus populaires de la capitale, sont profondément attachés aux valeurs de respect de la dignité humaine, de solidarité, au droit de vivre en famille et pour chaque enfant le droit de vivre avec ses parents adoptifs ou biologiques.



L’accroissement de la pauvreté (1) rend le travail avec les habitants de plus en plus difficile à un moment où ces derniers connaissent tout à la fois une précarité économique croissante (emploi, logement), à laquelle, pour certains d’entre eux, se rajoute, l’angoisse permanente face au développement des contrôles administratifs et policiers fondés sur le faciès supposant l’origine étrangère des personnes.

 


De nombreux textes législatifs et réglementaires ont compliqué la vie des populations, et singulièrement celle des immigrés avec les lois du 26 novembre 2003 et du 24 juillet 2006 relatives à l’immigration, les circulaires du 31 octobre 2005 suspendant pour la seule durée de l’année scolaire la possibilité d’expulser des familles et du 13 juin 2006 fixant des critères pour une régularisation exceptionnelle de certains parents d’enfants scolarisés.

 

 


Aujourd’hui le nouveau cadre législatif qui se dessine avec le projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile en cours de discussion au parlement va rendre encore plus difficile voire impossible le regroupement familial facteur d’une intégration réussie.

 

 

Les nouvelles exigences imposées par la loi en termes : - de connaissance de la langue et des valeurs de la République préalablement à l’arrivée en France, qui vont exclure les personnes les plus vulnérables et défavorisées (femmes, analphabètes), - de montant de ressources, de logement, - de renforcement des modalités du contrat d’accueil et d’intégration, - du recours à des tests ADN pour prouver la filiation, vont installer dans une plus longue durée voire une très longue durée la séparation des parents et leurs enfants.

 

 

Tout ceci va accentuer la précarité, la fragilité des habitants de nos quartiers et aggraver des situations que les centres sociaux vivent au quotidien aux côtés des familles, des jeunes, en les accompagnant dans la maîtrise de ce qui constitue la citoyenneté civile et sociale. Cette démarche exige un cadre respectueux des valeurs humaines dont l’Etat français doit être le garant, ce qui n’est pas le cas avec le texte en cours de discussion.

 

 

A Paris le 3 Octobre 2007,

  • Fédération des Centres Sociaux de Paris - (FCS75)
  • 23 rue Mathis - 75019 Paris
  • Tél. : 01 44 64 74 69 - Fax : 01 44 64 73 33
  • Mél : fcs75@centres-sociaux-paris.org
  • Site internet : http://www.centres-sociaux-paris.org

 

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 14:43

Le 27/09/07



Pour son premier budget, le Ministère de l'Immigration disposera de 610 millions d'euros en 2008 au titre de l'immigration, de l'asile et de l'intégration, auxquels s'ajouteront 29 millions au titre du codéveloppement (total : 639 millions €).

Outre les 609 postes de fonctionnaires, cette somme servira à financer principalement les contrats d'accueil et d'intégration, l'hébergement en centre d'accueil des demandeurs d'asile et les reconduites à la frontière des étrangers en situation irrégulière.

Au total, 67,1 millions d'euros sont prévus pour les 25.500 expulsions escomptées l'année prochaine (contre 23.831 réalisées en 2006), dont 27,5 millions de fonctionnement des centres de rétention administrative (2.433 places) et 39,6 millions de billets de transport. La politique d'expulsion coûte ainsi environ 2.630 euros par étranger reconduit, sans compter la rémunération des agents de police, le montant des contrôles et la construction de places supplémentaires en centres de rétention (inscrits dans la mission « sécurité »).

Par ailleurs, la subvention versée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) sera amputée de 2,5 millions d'euros pour atteindre 43 millions.

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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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