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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 16:23




Mise à jour le 4 juin 2013




Comment demander un extrait de casier judiciaire (bulletin N°3), et pour formuler la demande par Internet consulter le site : Casier judiciaire national


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Mme
……
75011 Paris
                                                                                                CASIER JUDICIAIRE

                                                                                                107 rue de Landreau

                                                                                                 NANTES 44079 cedex



                                                                                                 Paris le 18 octobre 2007




Objet : demande casier judiciaire


Madame, Monsieur,

Je vous serai reconnaissante de bien vouloir me faire parvenir un extrait de mon casier judiciaire dans le cadre de mes démarches en vue de l’obtention de la naturalisation française. Les informations concernant mon identité sont les suivantes :

Nom :                         

Prénom :                     

Date de naissance :       

Lieu de naissance :       



Dans l’attente de ce document,

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 16:48
Circulaire du 13 juin 2006

 
Le contexte politico-juridique
 

Nous avons désormais la confirmation que la circulaire de régularisation n’aura été qu’un leurre et les décisions de rejet tombent massivement. L’intérêt d’exercer les voies de recours contre un refus fondé sur une circulaire est cependant très limité, voire quasi nul. Contrairement à une loi ou un décret, une circulaire de régularisation ne crée pas de droits. Il ne s’agit que de consignes de bienveillance données par le ministre aux préfectures en dehors du cadre légal et réglementaire. A la différence d’une loi ou d’un décret, elle n’a aucune valeur juridique contraignante. C’est ce qui correspond au pouvoir discrétionnaire de l’Etat, soit une sorte de vestige « du bon vouloir du prince ».

 

Formellement, comme toute décision administrative, les refus de régularisation en application d’une circulation peuvent être contestés de plusieurs manières possibles :

 
  • Le recours contentieux au tribunal administratif

Le tribunal examinera la légalité de la décision préfectorale au regard des dispositions de la loi et non de la circulaire qui rappelons-le n’a aucune valeur juridique. Cette loi c’est le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA ) qui a récemment été modifié par la 2ème loi Sarkozy. A priori, la situation des familles ayant déposé une demande de régularisation ne correspond pas aux critères du CESEDA. D’autant plus que la dernière réforme à réduit à une peau de chagrin les possibilités d’obtention d’une carte « vie privée et familiale ». Il n’y a donc que très peu de chances que les tribunaux administratifs annulent les décisions des préfectures prises dans le cadre de la circulaire. De plus, les délais d’examen sont en général assez longs (de 1 à 3 ans) et le recours non suspensif (le préfet peut quand même prendre et mettre à exécution une mesure d’éloignement). Il faudra toutefois veiller, à l’occasion du réexamen de la situation des familles, à détecter les quelques cas pour qui un recours devant le tribunal pourrait s’avérer efficace : parents d’enfants français, gravité de l’état de santé, atteinte à la vie familiale (v. guide Resf sur la conception très restrictive qu’ont les tribunaux de cette notion), etc.

 
  • Le recours hiérarchique au ministre de l’intérieur

Le ministre a déjà annoncé la couleur en limitant les régularisations à 6000. A priori de ce côté-là non plus il n’y a aucune chance d’avoir gain de cause.

 
  • Le recours gracieux au préfet

Le préfet est soumis aux ordres du ministre, il n’y a donc pas plus de chance d’obtenir satisfaction. Seule pourrait éventuellement recueillir son attention un dossier qui aurait de manière évidente subi un « raté ». Cela peut être le cas si des éléments essentiels n'ont pas été présentés à la préfecture (preuves de scolarité, preuves de l'entrée en France avant l'âge de 13 ans, etc.) ou si ses services ont commis une erreur grossière (sur la date d’entrée en France, le nombre d’années de scolarisation, etc.).

 

Oublions le médiateur (A. Klarsfeld), son comportement et ses déclarations sont suffisamment éloquents pour qu’on ne lui accorde aucun crédit. Donc, rien à espérer de ce côté-là. Les recours auprès du Président de la République, du Défenseur des enfants ou du Médiateur de la République sont aussi inutiles.

 
 
 
Un recours, pourquoi faire ?
 

Il est donc fondamental d’informer de cette réalité les familles qui sollicitent les permanences Resf. Les recours administratifs ou contentieux n’aggravent pas la situation des intéressés, mais ils sont globalement inefficaces dans ce cas et sont, en conséquence, source de désillusions. Il faut bien mesurer l’ampleur de la tâche avant de se lancer dans la rédaction systématique de recours. Il est parfois bien plus intéressant de réserver son énergie pour d’autres types d’actions, comme la mobilisation au sein de l’établissement scolaire.

 

Néanmoins, il n’est pas toujours facile humainement de refuser d’aider une famille qui veut faire un recours. De plus, les recours peuvent aussi constituer des outils de mobilisation. Les dépôts massifs et collectifs de recours peuvent, par exemple, participer d’une stratégie locale de pression sur le préfet. Enfin, il peut y avoir également un intérêt procédural infime en cas de recours ultérieur contre un arrêté de reconduite à la frontière, obligeant le tribunal à un examen plus complet du dossier.

 
Recours, mode d’emploi
 

Il est possible d’adresser un recours au préfet (gracieux) ou au Ministre de l’Intérieur (hiérarchique). Il est aussi possible de faire les deux simultanément.

Les modèles ci-joints peuvent être reproduits, téléchargés sur le site de Resf ou recopiés à la main. Ils peuvent être aussi individualisés. Ils doivent être signés conjointement par un militant de Resf et l’intéressé. Pour les familles parrainées, l’idéal serait que le parrain le signe également.

Il est important de faire un recours pour chaque adulte de la famille concerné par une décision de rejet.

Il doit être envoyé, si possible, dans un délai de 2 mois après la notification de la décision de rejet. Ce délai n’est impératif que si l’on a l’intention, le cas échéant, de faire un recours devant le tribunal administratif.

 
Ne pas oublier de :

1.         joindre une copie de la décision de rejet

2.         garder une photocopie du recours à conserver par les intéressés

3.         l’envoyer en recommandé avec accusé de réception avec l’adresse de la famille

 

En théorie, la préfecture doit envoyer un accusé de réception administratif (à ne pas confondre avec celui de la poste) qui doit comporter des indications sur les délais de réponses et de rejet implicite. Dans la pratique, il n’y a jamais de tels accusés de réception, les éventuels délais pour d’autres recours ne seront donc pas opposables (pour plus d’informations, voir le guide RESF).

Il ne faut pas trop s’attendre à recevoir une réponse de l’administration, celle-ci préférant souvent garder le silence plutôt que prendre le temps de rédiger une nouvelle lettre de rejet.

 
RESF, le 1 septembre 2006
 
 
 
 


Disponible sur le site www.legifrance.gouv.fr/

www.educationsansfrontieres.org

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 16:29
Les Echos – les echos.fr
 
Vendredi 12 octobre 2007
 
VIE POLITIQUE - POPULATION
 
Sans-papiers : le Parlement ouvre la voie à une régularisation par le travail
 
Passé inaperçu, un amendement du projet de loi sur l'immigration donne la possibilité aux préfets de régulariser des personnes en situation irrégulière travaillant dans des secteurs d'activité connaissant des pénuries de main-d'oeuvre.
 
Occulté par le débat sur les tests ADN et l'hébergement d'urgence pour les sans-papiers, un autre amendement, tout aussi important, pourrait se traduire par des régularisations de travailleurs étrangers en situation irrégulière. Adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale (avec un avis favorable du gouvernement) et voté à l'identique au Sénat, ce texte affirme dans l'exposé des motifs que, « à titre exceptionnel, il est nécessaire de pouvoir régulariser des travailleurs. Cet amendement donne la faculté à l'autorité administrative de régulariser un étranger sous la réserve qu'il trouve un travail dans un métier et une zone géographique
caractérisés par des difficultés de recrutement ». Or, potentiellement, des milliers de personnes sont concernées.
 
 
Ne disposant d'aucune autre source de revenu, les sans-papiers - ils seraient entre 200.000 et 400.000 en France - travaillent dans leur immense majorité. Et, sans surprise, ils sont employés dans les secteurs d'activité qui offrent les conditions de travail les plus difficiles... et qui rencontrent des difficultés de recrutement. De fait, la liste des métiers « en tension » - bâtiment et travaux publics, hôtellerie et restauration, service à la personne, agriculture, etc. - ressemble à s'y méprendre à celle où se développe le travail illégal.
 
 
« Au cas par cas »
Tout en affichant sa volonté de réduire l'immigration familiale, Brice Hortefeux prépare ainsi le terrain de la deuxième phase de la politique migratoire visant à favoriser l'immigration économique. Cet amendement s'inscrit dans une démarche dont l'horizon, de manière symbolique, est la mise en place de quotas. Le ministre rappelait lui-même récemment que 470.000 offres d'emploi ne sont pas pourvues, notamment parce que « les Français ne veulent pas exercer ces activités ». Pour autant, le gouvernement ne souhaite pas s'engager sur la voie d'une régularisation massive, comme cela a été le cas en Espagne et en Italie. La stratégie du « cas par cas » devrait être poursuivie afin d'éviter de donner un signal d'ouverture trop fort aux pays d'émigration.
 
« Aujourd'hui, on ne peut régulariser que pour des raisons humanitaires. C'est un dispositif totalement nouveau dans notre droit », affirme le député UMP Frédéric Lefebvre, qui a défendu cet amendement. « Dans certains départements, où l'on a un vrai problème de main-d'oeuvre, le préfet pourra régulariser des centaines de clandestins ; dans d'autres lieux, ce ne sera pas utile », ajoute-t-il, en précisant que le dispositif est « à la discrétion des préfets ».
 
Anticipant cette possibilité, le préfet de l'Essonne vient d'annoncer qu'il envisageait des régularisations liées au travail à la suite de la longue occupation de l'église Saint-Paul de Massy. Précédemment, deux grèves de salariés (Modeluxe et Buffalo Grill) s'étaient soldées par des régularisations.
 
 
CARINE FOUTEAU
 
 
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