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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:06

 

 

 201304 expulsions etrangers

 

 

J'ai reçu ce courriel émanant du site generation.org, animé sans doute des meilleures intentions mais dont je ne parviens pas à identifier clairement le projet :

 

Bonjour,
 
 Nous vous faisons parvenir cette lettre  magnifique de Léa, jeune lycéenne militante à Leonarda, collegienne d'origine albanaise, expulsée il y a quelques jours.
Merci de lire ce cri du coeur attentivement de l'appuyer en le signant à votre tour et de le diffuser autour de vous.
Benjamin pour Active Generation et la comunauté des utilisateurs de http://www.wesign.it/ 
 
Je m'appelle Léa, mon nom est un peu comme le tien Leonarda.
Comme toi j'ai 15 ans
Comme toi je vais à l'école,
Comme toi j'habite en France
Comme toi j'ai des bras des jambes, un coeur
Comme toi j'ai des amis,
Comme toi j'aime,
Comme toi j'ai des rêves, des espoirs,
Comme toi je ris et je pleure,
Je pleure aujourd'hui car j'ai honte,
J'ai honte d'avoir fêté le changement,
J'ai honte de rester quand toi tu pars
J'ai honte de mon gouvernement
J'ai honte d'être Léa et pas Leonarda

       

--------------

 

Chère Léa, 

Ton poème m’a ému et je voudrais à mon tour t’exprimer ce que je comprends, plus que ce que je ressens.

 

L'expulsion de la famille  Dibrani, l'arrestation et le rôle de Leonarda, jeune fille âgée de quinze ans, m'a fait beaucoup réfléchir.

 Je voudrais répondre à ton poème jailli tout droit d'un coeur tendre, de manière circonstanciée.

Si tu le permets, je commencerai par la présentation de la lettre que Mary m'a demandé de rédiger à la Préfecture de Police de Paris.


- - - - - - - 

36 822 personnes en situation irrégulière ont été reconduites à la frontière l'an dernier, contre 32 921 en 2011 (source : France Info – 22 janvier 2013).

Dans le silence des médias, et des militants solidaires des sans-papiers, Mary fait l’objet d’une mesure d’éloignement du territoire.

Cela ne gène personne, et le Président de la République ne sera pas contraint de prendre la parole en dernier recours pour décider de son avenir.

Je n'ai jamais écrit à Mediapart, au Canard Enchaîné, à Rue 89, à Libération ou au Nouvel Obs, et à beaucoup d'autres journaux de la presse qu sont sensibles à cette question, pour les alerter sur la situation des personnes en grande difficulté existentielle qui sollicitent mon aide et celles de mes amis.

Il aurait fallu que je lance des alertes chaque semaine, et j'ai toujours trouvé plus de bonheur et d'efficience dans le silence de l'intimité, que dans le vacarme communicationnel.

J'en viens à ma lettre Léa. 

Mary est de nationalité ghanéenne, pays anglophone.

Elle est arrivée seule sans titre de séjour en France en 2002 pour travailler.

Atteinte d'un diabète, elle avait beaucoup maigri et sa santé a été réellement mise en danger.

Soignée dans le cadre de l'Aide Médicale de l'Etat (AME), sa santé s'est améliorée mais elle n'a pas pu s'insérer sur le marché du travail.

Malgré son français peu compréhensible, elle a tenu à me montrer les traces sur sa peau, de ce que je crois avoir compris être une intoxication alimentaire. Elle élude mes questions concernant ses conditions d'hébergement actuelles, mais je crois comprendre qu'elle subit des violences. Elle est manifestement en grande souffrance psychique et je voudrais vraiment pouvoir l'aider.

Quelques jours plus tard, Mary revient à notre permanence d'écrivains publics. Prostrée, elle tient un courrier entre les mains qu'elle n'a pas ouvert et qu'elle me demande de lui lire et de lui expliquer.

Par retour du courrier la Préfecture de Police lui a confirmé sa décision d'Ordre de Quitter le Territoire Français (OQTF) aux motifs que ses attaches familiales (enfants) se situent au Ghana, et que son pays dispose des infrastructures sanitaires qui lui permettent d'assurer le suivi de sa maladie.

La lettre est accompagnée d'une photocopie recto verso des modalités pratiques pour quitter la France.

Mary est effondrée et pleure. Elle n'en peut plus de vivre en France; je lui donne les contacts de la CIMADE et de la Ligue des Droits de l'Homme.

Elle me quitte en affirmant son intention de rentrer au pays.

Cette triste histoire que nous connaissons fréquemment doit nous inciter à réfléchir au-delà de la profonde tristesse qu'elle inspire.

Mon observation conduira à l’inverse de ce que les bonnes consciences voudraient toujours affirmer : pour l’étranger sans-papier,  il n’est pas sûr que survivre en France soit mieux que d’être resté(e) au pays.

 

--------------

 

Madame ............ Mary

Inser Asaf .......

.....................

750.. PARIS

Monsieur le Médecin Chef

Service médical

Préfecture de Police

7 boulevard du Palais

75195 PARIS cedex 04

 

 

Paris le 12 septembre 2013

 

OBJET : dépôt de rapport médical

Réf :

N° national : ...............

N Dossier : .................

 

 

Monsieur le médecin Chef,

 

Je vous ai adressé par lettre recommandée en date du 26 mars 2013, en réponse à la Notice d’information du 21 mars qui m’a été remise en mains propres, un rapport médical établi par un médecin agréé.

 

Dans l’attente d’une décision concernant ma demande de titre de séjour, je me permets d’attirer votre attention sur ma situation, et vous transmets ci-joint copie du rapport médical adressé le 26 mars.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le médecin de chef, l’assurance de mes salutations distinguées.

 

Pièce jointe : copie rapport médical

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:53

 

medellin_sightseeing.jpg

Médellin (Colombie)

 

Cette retraitée originaire de Colombie avait effectué les démarches nécessaires, croyait-elle, afin de se voir verser sa pension de retraite principale et ses retraites complémentaires pendant son séjour au pays.

Le tragique vient semble-t-il du fait qu'elle se rendait dans sa famille à Medellin, grosse bourgade de deux millions centre quatre vingt quatre mille habitants au dernier recensement de 2005.

Du point de vue touristique, vous et moi savons tout de Medellin, réputée pour ses cartels qui inondent de leurs matières premières stimulantes, éphémères, addictives, ravageuses et mafieuses, les cerveaux maléables de la jeunesse du monde entier - mais pas que...-, plongeant les parents dans d'affreux tourments.

Parfois, l'administration française, en l'occurrence celle chargée du versement de la retraite de la sécurité sociale, donne le sentiment d'être atteinte de tourments semblables concernant la fraude aux retraites.

Car, si les retraites complémentaires furent versées sur le compte de la señora, pour la retraite principale nada.

Au point que la CNAV puisqu'il s'agit bien d'elle, a cru judicieux, dans un sublime acte de rigueur et de protection juridique budgétaire, de solliciter le Maire de Medellin pour lui demander confirmation que la personne qui me parlait de sa voix claire colorée d'un bel accent espagnol d'Amérique du Sud, et dont j'atteste ici sur tout ce qu'il me reste d'honneur, qu'elle disposait en toutes apparences, de la plus grande partie de ses facultés mentales et mêmes intellectuelles en dépit de son âge avancé et de sa proximité géographique avec les susdits corrupteurs de la jeunesse, était bien décédée.

A son retour dans notre belle capitale, la dame de chair et d'os, assise en face de moi, dont je certifie par la présente sur ma dernière goutte de dignité qu'elle ne tenait ni de l'hallucination consécutive à la prise à mon insu de produits licites ou illicites, de la chimère, de l'ectoplasme et de l'ovni, était pourtant encore rayée des listes des vivants de notre vaste vallée de larmes, puisque son certificat de décès n'était semble-t-il pas encore parvenu jusqu'à la France. 

Comment avait-elle pu vivre (sans sa retraite) et oser continuer à exister parmi nous depuis sept mois ? Par quelle impertinence l'impétrante a-t-elle pu traverser l'océan et les airs, s'insinuer à travers douanes et frontières, avant même que l'administration de Medellin ait pu prouver et faire savoir à la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse qu'elle avait, ou non, une quelconque trace de sa vie ou de sa mort  ?

Par quel tour de magie cette dame a-t-elle pu devancer l'annonce à l'administration de sa non disparition de ce bas monde pour se trouver physiquement devant moi ? 

Mais pourquoi était-elle ici puisqu'elle était encore morte ?

Telles sont chères amies écrivaines publics et cher kmarades, les questions qui assaillent un praticien patenté par soi-même tels vous et moi, en pareilles circonstances.

Ô Doux Jésus...es amarga  la vida  cuando se la bebe con un cucharòn sin azucar...

Aï,aï,aï! Santa Madre de Dios, que la vie est amère quand on la boit avec une louche sans sucre.

Il y a cependant, un je ne sais quoi de rassurant de savoir que nos retraites sont gérées par la CNAV avec la plus grande parcimonie; et un je ne sais quoi d'inquiétant qu'elle nous suppose mort avant qu'on nous enterre.

 

Plume Solidaire

 

- - - - - 

 

 

Madame .............

.........................

75019 PARIS

A l’attention de Mme .......... ou de Mme .......

 

CAISSE NATIONALE ASSURANCE VIEILLESSE

75951 PARIS cedex 19

 

Paris le 26 septembre 2013

 

 

OBJET : versement rétroactif de pension de retraite principale

N° sécurité sociale : ........................

 

Lettre recommandée avec Accusé de Réception

 

Madame,

 

Je me suis absentée du territoire français du 28 février au 31 juillet 2013, pour un séjour familial en Colombie, soit pour une période de cinq mois.

 

Lors de la préparation de ce séjour dans mon pays d’origine, j’ai pris la précaution d’informer les organismes chargés de verser mes pensions de retraite, CNAV incluse. Mes pensions de retraite complémentaire ont été versées sur mon compte bancaire en France régulièrement.

 

Mes coordonnées en Colombie ont été enregistrées par votre service avant mon départ (courrier du 28 février).

 

Le courrier du 9 avril, qui m’est bien parvenu en Colombie, m’informait que ma demande de virement n’était pas recevable. En réponse à ce même courrier je vous ai informé le 24 juin que j’avais déposé l’original de cette demande de paiement à vos services avant mon départ, et vous adressais copie de ce document.

 

Le courrier du 7 août, expédié en Colombie après mon retour en France, m’informait que le courrier du 8 juin qui m’avait été envoyé à cette adresse pour me demander de vous transmettre une attestation d’existence signée par l’autorité compétente de mon pays de résidence était demeuré sans réponse.

 

J’ai eu connaissance d’un autre courrier daté du 7 août qui a été adressé à la Mairie de Medellin, demandant un Bulletin de Décès ou un extrait d’acte de naissance avec les mentions marginales.

 

Je vous ai transmis une attestation que j’ai obtenue du Consulat Général de Colombie à Paris le 3 septembre, et un Certificat de Vie de la Mairie de Paris XIXème du 2 septembre 2013.

 

J’observe que mes pensions de retraite de la CNAV n’ont toujours pas été versées sur mon compte bancaire en France.

 

Je suis disposée à vous transmettre sur demande la photocopie de mon passeport attestant des dates de mon voyage et de mon retour à Paris.

 

Les  preuves manifestes de mon existence étant établies et me tenant à votre disposition pour m’entretenir de visu, avec toute personne de vos services désireuse de s’assurer de ma présence physique sur le territoire français ;

 

Je vous saurais gré de bien vouloir procéder avec toute la diligence requise au versement des arriérés de ma pension de retraite principale pour la période du mois de mars à septembre ; soit sept mois.

 

Dans l’attente, et vous remerciant d’avance,

 

Veuillez recevoir, Madame, mes salutations respectueuses.

 

 

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:19

 

En qualité de Président d'AIDEMA19, je me rendrai à l'invitation de Jean Paul Delevoye Président du Conseil économique Social et Environnemental, de Matthieu RICARD, moine bouddhiste, et de Christophe André, médecin psychiatre, à un temps d'échanges sur le thème de l'altruisme.

 

 

 

 

altruisme 04 

 

 

 

Les fils de...sont très présents dans les médias nationaux comme dans les institutions étatiques.

Chacun sait qu'un patronyme dans ces milieux est une marque qui, tout en suggérant qu'elle est la conséquence d'un héritage biologique, manifeste un mécanisme de marchandisation éditorial qui vise à essentialiser un vecteur d'information par des porte-voix dont le nom a acquis une notoriété publique. 

Loin de les dénigrer systématiquement, je ne compte pas celles et ceux dont j'admire l'intelligence et l'agilité cognitive, l'érudition, la profondeur et la finesse d'analyse.

Personnellement, je ne peux interdire le réflexe qui me conduit à les rapprocher de leur père, et de leur influence dans la formation de ma petite personne : Pierre Moscovici fils de Serge Moscovici, Marie Sol Touraine, fille d'Alain Touraine récemment invité des Matins de France Culture (La fin des sociétés), Jean Paul père de Raphaël Enthoven qui publient conjointement une oeuvre en miroir (Dictionnaire amoureux de Marcel Proust), Dominique Schnapper fille de Raymond Aron dont les mémoires viennent d'être éditées...

Ainsi en est-il (ainsi soit-il !) de l'incontournable bonze mondialisé en tournée permanente de promotion du bouddhisme thibétain, qui figure parmi les référents de cette table-ronde, et qui n'est autre que le fils de Jean François Revel; dont je ne saurais assez conseiller de lire L'histoire de la philosophie occidentale.

Imaginerait-on en France une forme d'altruisme qui ne s'inspirerait pas de l'influence d'une philosophie messianiste

Qui prendrait sa source au coeur des philosophies de la civilisation occidentale et des héritages de l'histoire et de la culture européenne et française ? Des Lumières et des principes de l'universalisme républicain par exemples ?

Mâtinée certes d'une pointe de méditation et de non violence, qui ne fait que du bien à celles et ceux qui croient qu'ils possèdent une âme qui se réincarnera. 

Quant à la psychiatrie, je suis curieux d'entendre ses éclairages. Un chouia de résilience peut-être ? Pourquoi pas.

 

 

Plume Solidaire

 

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  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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