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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:48

Si vous avez connaissance de l’existence d’un médiateur de la Caf dans chaque département, l’adresse du médiateur de la caf de Paris est très facile à trouver pour les personnes initiées à usage expérimenté d’internet -.

Voici la page à laquelle vous devez arriver pour la trouver, et l'adresse recherchée :

<http://www.caf.fr/ma-caf/caf-de-paris/qui-sommes-nous/la-caf-de-paris-s-engage-pour-votre-satisfaction/une-caf-a-l-ecoute>

"En cas de litige, vous pouvez saisir le Médiateur de la Caf à l’adresse suivante:

Caisse d’allocations familiales de Paris

Direction des gestions techniques

50 rue du Docteur Finlay

75750 Paris cedex 15

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:29

 

Au bout du tramway voici le pont poisseux qui se lance au-dessus de la Seine, ce gros égout qui montre tout. Au long des berges, le dimanche et la nuit les gens grimpent sur les tas pour faire pipi. Les hommes ça les rend méditatifs de se sentir devant l'eau qui passe. Ils urinent avec un sentiment d'éternité, comme des marins. Les femmes, ça ne médite jamais. Seine ou pas.

 

Louis -Ferdinand Céline

Voyage au bout de la nuit - éditions Denoël et Steele

(62 ème édition, 1932 - p.297 et 298)

Kékette Red, la boisson préférée des Bonnets Rouges ? - Publicité sur le port de Saint Malo - avril 2015

Kékette Red, la boisson préférée des Bonnets Rouges ? - Publicité sur le port de Saint Malo - avril 2015

Article enrregistré à l'origine le 14 octobre 2010

Proposition : une journée de travail d'intérêt général
à nettoyer et désinfecter les endroits souillés

- Hé Monsieur, les arbres n'ont pas besoin d'être arrosés avec de la pisse ! Vous avez une sanisette gratuite à 200 mètres !

- ....?!! (le jet s'interrompt une seconde et reprend de plus belle)

- Monsieur, vous n'avez pas honte d'uriner en public et de vous exhiber à côté des femmes et des enfants qui passent à côté de vous ? 

- Laissez- moi tranquille, je ne vous ai rien demandé !

- Monsieur, ce sont les chiens qui urinent dans la rue, nous les hommes nous utilisons des WC !

- Fais-moi pas chier, pauv' con !

- Monsieur, l'urine ça pue, et des centaines de passants vons sentir l'odeur de la vôtre aujourd'hui !

- Ta gueule connard, va te faire en...

- Monsieur, vous savez comment on appelle les gens qui font comme vous ? Des porcs !

Tel est le genre d'échange verbal riche en émotion auquel vous vous exposez quand vous vous avisez de jouer votre rôle de citoyen en rappelant la règle élémentaire du respect d'autrui dans l'espace public.

Ce dialogue scatologique est bien loin de m'inspirer la pitié que ressent Cormery dans Le Premier homme d'Albert Camus, quand il entend son oncle Emile Ernest Etienne jouir d'uriner sur la plage. Une pitié que Raphaël Enthoven commente en ces termes: "c'est une pitié qui bascule en piété non religieuse, en piété pout tout ce qu'on doit à ceux qui nous entourent. Ce flot de tendresse et de pitié, cette piété c'est de l'amour"1.

A mes yeux l'homme qui urine dans l'espace public et en public, porte injure à la conscience civique commune. C'est une insulte à tout ce qu'on doit à ceux qui nous entourent et à ceux qui sont en charge d'entretenir le patrimoine urbain collectif.

Ce qui me rend le plus perplexe, c'est l'indifférence des hommes qui passent à proximité et qui pourraient intervenir, au lieu de se fondre dans leur Smart Phone.

Le civisme dans la rue commence par le respect de la propreté* et de l'hygiène publique*, qui sont de la responsabilité de tous. La nécessité des "brigades anti-pipi", qui ont un coût pour la collectivité, ne dispense pas l'ensemble des citoyens d'agir pour dénoncer frontalement cette forme de sans-gène provocatrice ou de frivolité indécente; en perturbant ceux qui méprisent le droit à un cadre de vie commun tranquille (impudeur), propre (écoulements), sain (bactéries), et dépourvu de mauvaises odeurs.

La pollution n'est pas que dans l'air; elle sort aussi de la culotte du voisin.

Citoyens, polluons la vie des cochons urbains ! 

Pourchassons les pisseurs de rue, les incontinents désinvoltes et les sans pudeur jusqu'à la dernière goutte ! Vive les toilettes publiques ! Gloire aux vespasiennes ! Honneur aux sanisettes ! Bienvenue aux latrines ! Alléluiah aux cabinets d'aisances !

Aux chiottes les pisseurs ! Aux chiottes les pisseurs !

Moralité : the last drop is always for the trousers...

 

Plume Solidaire

*crachats, papiers, ordures ménagères, pots de peinture, encombrants...

1. ( France culture - Le gai savoir du 26 avril 2015 consacré au Premier homme - 52 ème minute)

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La brigade "anti-pipi" de Paris fait fureur… à l’étranger

 

Un article dans le Wall Street Journal a suffit pour que les bloggeurs américains s’intéressent massivement à "l’épanchement d’urine" dans les rues de Paris.

 

Le piéton à Paris connaît l’odeur, présente dans certaines rues, couloirs de Métro, halls d’entrée… La plupart des habitants de la capitale ont également déjà assisté, malgré eux, à l’acte qui y a conduit. Le "pipi dans la rue", (ou "l’urine sauvage" comme on l’appelle aussi), reste malheureusement une pratique répandue.

 

Ce que moins de gens savent, c’est qu’il existe une brigade à Paris qui s’occupe de verbaliser les personnes responsables de souiller ainsi la capitale. Autrement dit, les personnes incapables de trouver l’une des 400 sanisettes de la ville (dont l’utilisation est gratuite depuis 2006, rappelons-le) ou de se retenir jusqu’à l’arrivée chez eux ou dans un endroit muni d’un WC.

 

La brigade des incivilités de la ville de Paris, forte de 88 agents, ne s’occupe cependant pas que de délivrer des amendes aux hommes qui font pipi dans la rue (car oui, ce sont majoritairement des hommes - rendons à César ce qui est à César, même s’il n’y a pas de quoi être fier).

 

Ils s’occupent aussi de verbaliser ceux et celles responsables d’autres gestes inciviques, comme le non-ramassage des déjections canines (passible d’une amende de 180 €, et même de 360 € en cas de récidive) ou le "dépôt sauvage" de déchets sur la voie publique (jusqu’à 450 € d’amende).

 

Mais, c’est bien la lutte anti-pipi qui a retenu l’attention de Susana Ferreira, journaliste à Wall Street Journal. Elle a publié la semaine dernière un article et un reportage filmé sur la brigade chargée de lutter contre l’épanchement d’urine dans Paris.

 

Ses "révélations" ont aussitôt été reprises par des bloggeurs américains influents, visiblement ravis de savoir que ce problème existe aussi Outre-Atlantique (la ville de New York a délivré 18 500 citations à comparaitre pour ce délit cette année !). De quoi créer un véritable "buzz" qui a fini par revenir en France (via Courrier International, dans Direct Matin, par exemple).

 

Quant à savoir si cela va avoir un effet direct sur les "pipi-pollueurs", c’est une autre question… En tout cas, ce ne serait pas une mauvaise chose. Les PV pour "épanchement d’urine sur la voie publique" ont augmenté de 46,8 % en 2008 et on s’attend à une augmentation supérieure pour 2009 (plus de 2000 PV dressés avant la fin de l’année). Le montant de l’amende peut actuellement aller jusqu’à 450 €.

 

En moyenne, 56 000 m2 dans Paris sont souillés d’urine par mois (et jusqu’à 65 000 m2 aux beaux jours). Aucun quartier n’y échappe, mais les 10e, 11e et 18e arrondissements seraient les plus touchés…

 

Uriner dans la rue : jusqu’à 450 € d'amende
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:54
Message subliminal à la Banque de France

 

Une note explicative qui ne trompe personne

 

Comment « aider » un ami qui dépose un dossier de surendettement qui n’a pas lieu d’être, au motif que le couple dispose des ressources suffisantes pour honorer ses créances ?

Le problème présente  trois volets : un volet financier, un volet psychologique et conjugal, et un volet caché.

Pressons le pas et synthétisons :

M. a contracté un emprunt qu’il remboursait sur ses revenus salariés sans difficulté. Suit une période de chômage, puis de reprise d’activité à temps complet dont le salaire ne permet plus d’honorer les traites, ainsi qu’un premier arriéré de paiement de loyer, des factures de téléphonie, deux amendes de transport RATP…Au total l’endettement apparent tourne autour de 5 000 €. Un emprunt privé du côté de M. (1 000€) concerne la prise en charge des frais d'hospitalisation de son père en Afrique, et son billet d'avion de retour à Paris.

Mme, qui est actuellement en congé maternité, perçoit habituellement un salaire ainsi que les allocations familiales sur son propre compte et les gère de manière indépendante. Elle a par exemple dernièrement financé sur ses deniers propres 1 500 € de frais dentaires pour deux enfants, et les frais médicaux de sa mère au pays. Elle refuse catégoriquement d’assumer solidairement l’endettement du foyer, décline toute responsabilité et met la pression sur son mari.

Les relations du couple sont tendues : M. demande à sa femme d’augmenter sa participation aux frais du foyer et de l’aider à rembourser ses créanciers. Mme accuse M. de dissimuler une partie de ses ressources.

M. affirme que Mme a également financé la construction de sa propre maison au Mali avec les allocations familiales, et verse une autre part de ses revenus à sa famille au pays. M. regrette amèrement d'avoir fait venir sa femme en France, de lui avoir tant donné, y compris toute la liberté de femme dont elle jouit ici, et d'avoir en retour tant d'ingratitude...

En conséquence, afin d’éviter des tensions accrues avec son épouse, M. souhaite la dégager de sa responsabilité de débiteur solidaire, et honorer ses dettes sur ses seuls revenus d’activité.

 

Sachant qu’un instructeur avisé de ce dossier de surendettement ne manquera pas de relever que les ressources du ménage, salaire de Madame inclu mais non mentionné dans le dossier - les allocations familiales n'étant par ailleurs pas incluses dans les bases de calculs du surendettement -, permettent d’apurer ses dettes, le message à peine subliminal de la note explicative présentée ci-dessous, consiste à faire comprendre que l'essentiel des charges du foyer sont assumées par M. sans participation des revenus de sa femme.

Ce qui revient à faire apparaître en creux l’opacité de sa gestion de son salaire (hors période de congé maternité), des allocations familiales, et leur non affectation au moins partielle à la gestion globale des besoins du foyer (loyer et alimentation notamment).

C’est donc une invitation déguisée faîte à la Banque de France de se poser la question - qu'elle n'aura en tout état de cause pas évité de se poser - de l'usage des revenus de Mme au sein du foyer, et ce sans la mettre en cause ad nominem.

De mon point de vue, il est permis pronostiquer que ce dossier sera soit :

- refusé en raison des ressources suffisantes du foyer, renvoyant le couple à sa responsabilité solidaire;

- accepté; et que le montant mensuel du plan de redressement tiendra compte de la totalité des ressources du foyer, en étant assorti éventuellement d'une réduction partielle de la dette.

Le dossier de surendettement, étant déposé et signé par les deux membres du couple, la question reste de savoir, à supposer que Mme signe solidairement le plan de redressement proposé par la Banque de France, si elle consentira par la suite à participer au remboursement des dettes du ménage. Ou si elle persévérera dans son opposition formelle en dépit de sa signature du plan.

En l’état des relations au sein du couple, et de l’état d'esprit de Mme, on peut supposer que le poids des traites mensuelles continuera à peser exclusivement sur les épaules de M.

Pis; c'est en achevant la constitution du dossier que  je découvre, que Mme est salariée de la fonction publique territoriale (agent de restauration), et que l'information m'a été involontairement dissimulée parce qu'elle se trouve en congé maternité. Je n'ai donc pu que simplement indiquer sa profession dans le dossier.

M. prie beaucoup pour que Dieu lui apporte son aide et lui procure un second travail pour se sortir de cette situation qui est cause d’une grande souffrance psychologique.

L’écrivain public ne prie pas; il agit à la place de Dieu mais aucun cas par délégation divine; et médite cette situation.

C’est ainsi conclut-il, que l’écrivain public, pour accompagner un ami en souffrance, en vient à penser chemin faisant, que la situation a priori ne devrait pas changer beaucoup pour lui (suspension des poursuites, annulations des intérêts et des majorations diverses a minima, ce qui n'est certes pas négligeable ...). Qu’il contribue indirectement, si les allégations de M. sont exactes, à avaliser, par dissimulation volontaire dans le dossier, l’affectation non conforme à leur destination des allocations familiales – autrement dit, leur détournement à des fins de constitution d’un patrimoine personnel à l’étranger et à une aide financière à des personnes autres que les personnes du foyer résidant en France. Et, si dans le pire des cas, la commmission de surendettement annule la demande, tout le travail de montage de ce dossier n'aura servi au bout du compte, qu'à maintenir la domination de l’épouse sur le mari assigné à un quasi état permanent de travail forcé.

Or M. est mon ami, et j'entends que mon action soit efficiente et à son avantage.

Si l'espoir est un vain sentiment, la vie n’est pas n'est pas non plus écrite dans un grand livre. Elle réserve de divines surprises, et la palette des possibilités de sortie d'une période pénible reste ouverte.

Tout est contingent et fonction de l'évolution du contexte à chaque moment qui vient. La Banque de France peut proposer un dispositif plus souple que celui que j'imagine, Mme peut changer d'avis et mettre la main au porte-monnaie, la recherche d’emploi supplémentaire de M. peut être fructueuse...

A cet homme, si loin de ma condition, dont le courage, la générosité et l'humilité sont si grands,  je souhaite qu’il puisse assumer son plan de remboursement jusqu’à son terme; qu'il parvienne à établir les conditions de l'égalité entre homme et femme au sein de son couple.

Et qu'il puisse mener à terme le projet de création de sa boulangerie à Bamako; projet qui motivait son emprunt auprès de sa banque.

"Je prends conscience des possibilités dont je suis responsable. Chaque minute de vie porte en elle sa valeur de miracle et son visage d'éternelle jeunesse." - Albert Camus - Cahier 1/ Mai 35- septembre 37

Plume Solidaire

 

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Note explicative

 

 

 

Je suis marié et père de cinq enfants scolarisés.

L’origine de l’endettement de notre foyer provient de l’emprunt que j’ai contracté auprès de la Banque Postale en juillet 2011, et dont la dernière échéance est prévue en septembre 2016 (voir tableau d’amortissement).

J’ai signé cet emprunt au cours d’une période pendant laquelle mes revenus salariés me permettaient d’en assurer les remboursements sur mes seules ressources.

Depuis lors j’ai connu une période de chômage, suivie d’une reprise d’activité professionnelle dont le salaire est actuellement insuffisant pour faire face à la fois aux besoins que je me suis engagé à assumer au sein de ma famille (loyer, alimentation, téléphonie, Carte Orange), et à mes obligations à l’égard de mes créanciers.

Je fais l’objet de poursuites par voie d’Huissier de Justice de la part de la Banque Postale et de la société Free.

Conscient de la fragilité budgétaire de ma situation, j’ai décidé de déposer ce dossier avant qu’elle ne s’aggrave.

J’exerce la profession de commis de cuisine ; je travaille actuellement à temps plein sur un contrat à durée déterminée qui devrait évoluer vert un CDI.

Les allocations familiales sont versées sur le compte bancaire de ma femme qui gère ce budget de manière autonome en tenant compte des besoins de nos cinq enfants.

Je persévère dans ma recherche d’un emploi complémentaire, et m’engage à affecter ce complément de ressources à l’apurement de mes dettes, dès le versement du premier salaire de mon nouvel emploi.

Je me tiens pour personnellement responsable de nos difficultés financières, et je souhaite en conséquence rembourser tout ou partie de mes dettes, selon le plan qui sera proposé par la Banque de France, sur mes seuls revenus salariés.

 

Fait à Paris le 23 mai 2015

 

- - - - - - - - - 

 

M. ......................

 

 

COMMISSION DE SURENDETTEMENT DE LA SEINE SAINT-DENIS

2, rue Catulienne

93203 SAINT-DENIS CEDEX

 

Je, soussigné ...............,
demeurant ................. – 93200 Saint-Denis, tél : ....................., demande à bénéficier de la procédure de traitement des situations de surendettement prévue aux articles L331-1 et suivants du code de la consommation.

Cette demande est justifiée par le fait que je ne peux faire face à mes dettes.

Je joins à la présente une note explicative de ma situation d’endettement.

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire utile à l’instruction de mon dossier.

 

Fait à Paris le 23 mai 2015

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