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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 16:05
Vers une guerre des générations ?

Pour les enfants des baby-boomers, l’ascenseur social ne cesse de descendre. Et la colère monte contre leurs parents…

Weronika Zarachowicz

Telerama.fr - 10 Octobre 2006

 

 

Si vous êtes nés après 1955, malheur à vous. Vous êtes les générations sacrifiées. Les « baby-losers » de l’histoire. Pas seulement parce que vous avez découvert le sexe avec le sida, la famille avec la montée des divorces, le travail avec le chômage et la politique avec les affaires. Mais parce que, pour la première fois de l’histoire contemporaine, votre situation économique et sociale est pire que celle de vos parents, les fameux baby-boomers, nés dans les années d’après-guerre. Cette réalité potentiellement explosive, ces derniers l’ont longtemps occultée. C’est – peut-être ? – en train de changer, à en juger par le nombre de livres qui paraissent cet automne, écrits, précisément, par des baby-boomers en pleine d’autoflagellation. Ecoutons la complainte – énervée – de Denis Jeambar et Jacqueline Remy : « Un jour nos enfants auront 20 ans, 30 ans, 40 ans. […] Ce jour-là, nos enfants nous haïront. Et ils auront raison. Car nous, les baby-boomers, leur avons laissé une société molle, mitée, usée. Nous avons eu tous les atouts en main, nous avons exercé sans pitié notre droit d’inventaire sur les valeurs que les générations précédentes nous avaient transmises, nous avons grandi dans une société en pleine croissance. Et quel avenir avons-nous préparé à nos propres enfants ? […] Si un jour nos enfants crient leur colère, personne ne pourra dire : nous ne savions pas. »

Ainsi donc, les baby-boomers se réveillent. Il était temps. « Aux Etats-Unis, ce débat existe depuis les années 80 », observe ironiquement Louis Chauvel, auteur (né en 1967, précisons-le) d’un livre pionnier sur la question, Le Destin des générations, qu’il prolonge aujourd’hui par un ouvrage coup de massue, Les Classes moyennes à la dérive. Il tente depuis une dizaine d’années de faire émerger la question, en lui donnant sa dimension sociale. Il ne faut pas trop le pousser pour qu’il parle de « guerre des générations ». Une guerre diffuse qui ronge la société française en profondeur, comme l’ont montré les émeutes des banlieues, les manifestations anti-CPE ou celles des stagiaires. Autant de mouvements différents mais dont un point commun, au moins, saute au visage : issus des classes moyennes ou populaires, les jeunes hurlent désormais leur désespérance.

Et pour cause, tous les ingrédients d’un conflit majeur sont là. Observons ces deux destins qui se font face : celui, exceptionnel, de la génération née autour de 1945, et celui, dramatique, de leurs enfants. Les premiers ont bénéficié à plein de la dynamique des Trente Glorieuses : du travail à foison, un Etat providence en expansion, avec sécurité sociale, retraite par répartition et assurance-chômage à la clé. Résultat, ils ont connu une ascension sociale comme aucune génération avant eux. « Sans oublier qu’ils ont bénéficié de taux d’intérêt inférieurs à l’inflation, ajoute l’économiste Patrick Artus, autre baby-boomer en verve. Ils ont pu se constituer un beau patrimoine en vue d’une retraite confortable. »

Tout autre est le destin de leurs rejetons. « En 1975, les trentenaires gagnaient en moyenne 15 % de moins que les cinquantenaires, rappelle Louis Chauvel. Aujourd’hui, 40 %. » L’ascenseur social ? Parlons plutôt d’un « descenseur ». « Les décennies de croissance rapide avaient vu émerger une élite issue de nulle part, poursuit Chauvel. La situation contemporaine est au contraire propice au retour des “fils de” et “filles de”. L’ascenseur ne fonctionne plus qu’au sommet du salariat privé. » Bienvenue dans l’âge de l’a-méritocratie...

Depuis vingt ans, la France a par ailleurs négligé d’accompagner les jeunes vers le monde du travail, notamment à cause d’un système universitaire au rabais. Ainsi, quand les Etats-Unis investissent plus de 20 000 dollars par étudiant et les Suédois plus de 15 000, les Français se contentent de 9 000. Quant à l’accès au logement, il est lui aussi de plus en plus difficile. « La hausse de l’immobilier organise comme jamais un transfert de richesses vers les seniors, martèle Patrick Artus. Non seulement les jeunes actifs ont de plus en plus de mal à s’installer dans la vie professionnelle, mais ils doivent racheter aux moins jeunes leur immobilier à un prix très élevé, ce qui réduit leur revenu consommable tout en accroissant celui des retraités. »

Triste litanie d’indices d’un déclassement majeur, auxquels il faudrait ajouter le legs d’une dette publique abyssale et de deux autres bombes à retardement : le système de santé et les retraites. Car, d’ici à 2040, nous allons passer en France de quatre à sept retraités pour dix actifs. « Cela annonce un accroissement vertigineux de la redistribution en faveur des retraités, observe Bernard Spitz, ancien conseiller de Michel Rocard. Les jeunes qui devront régler la facture seront ceux sur lesquels on aura le moins investi en matière de formation. C’est la plus incroyable spoliation générationnelle de notre histoire. »

Bref, tout se passe comme si la France avait sacrifié ses jeunes, délibérément ou non, pour conserver son modèle social, qui profite essentiellement aux baby-boomers au détriment des générations suivantes. « Nous sommes dans un modèle de société non soutenable, pour utiliser le jargon des écologistes », résume Louis Chauvel, qui va plus loin encore. Ce déclassement des jeunes serait au cœur de la crise des classes moyennes, désormais confrontées à une « société de stagnation » : « Ce n’est pas seulement l’échec du projet porté par les nouvelles classes moyennes issues de 1968. C’est aussi la fin d’un modèle de civilisation où elles incarnaient le sens de l’histoire pour les autres catégories sociales, notamment populaires. Les grandes écoles sont constituées à 60 % d’enfants de cadres sup : qui, dans les banlieues, peut continuer à croire à cet égalitarisme de façade ? »

Alors, pourquoi le débat tarde-t-il tant à émerger, quand les signes d’une déflagration ne cessent, eux, de se multiplier ? La faute aux baby-boomers, en partie. Parce qu’ils n’ont pas forcément intérêt à reconsidérer un système qui leur profite
. Mais aussi parce que bien peu sont prêts à l’autocritique et à la remise en cause de l’héritage de 68, du moins chez leurs « leaders d’opinion ». « Aujourd’hui, il existe comme un devoir d’inventaire : qu’est-ce qui a progressé depuis 1976 ? interroge Chauvel. Qui porte la responsabilité de ce bilan ? Dans les lieux de pouvoir, dans les partis, dans les universités, on est dans la dénégation absolue. La domination de cette génération est tellement forte en France ! Impossible de s’interroger sur le legs de 68, on vous rétorque tout de suite que vous êtes contre le progrès social, que vous êtes réac... » Silence, les gosses ! Silence, d’autant plus que vous avez été élevés avec le discours sur la responsabilisation des individus. Sous-entendu : la société a fait ce qu’elle devait, à chacun de se prendre en charge.

La domination est symbolique, mais aussi matérielle et, surtout, politique. A l’Assemblée nationale, seuls 15,1 % des députés ont moins de 44 ans. Ils étaient près de 40 % en 1981. Idem dans les partis, les syndicats, les lieux de décision économiques et sociaux et les grands médias d’information : partout les jeunes sont sous-représentés et, donc, aux abonnés absents des grands débats de société. Quand bien même ils sont les premiers concernés, comme par exemple dans la réforme sur les retraites. « Ce débat aurait dû être un moment de vérité pour les baby-boomers, l’occasion pour eux de montrer qu’ils pensaient aux générations suivantes, convient l’historien (baby-boomer) Jean-François Sirinelli. Mais l’égoïsme générationnel l’a emporté, à gauche comme à droite. Les vraies questions ont été masquées par un traditionnel clivage gauche-droite dans lequel les jeunes eux-mêmes se sont laissés enfermer. »

Pas question, pour autant, de tout mettre sur le dos des soixante-huitards. D’abord parce que la génération du baby-boom n’est pas uniforme et recouvre une variété de destins, plus ou moins heureux. « Cette génération est représentée par des gens diplômés, précise Jean-François Sirinelli. Mais on ne peut la réduire aux jeunes citadins engagés. Ce n’est pas la société française ! » Non seulement les baby-boomers ont eux aussi connu le chômage, mais ils ont souvent permis d’amortir la souffrance des nouvelles générations. « Les entreprises font travailler les jeunes pour presque rien, grâce aux généreuses subventions des familles, note Louis Chauvel. Un puissant analgésique qui fait oublier le mal qui empire… On a mis en place une société fondée sur la mendicité familiale! » Sans compter, pour Jean-François Sirinelli, que « cette crise se loge en plein cœur des familles : les baby-boomers ne le vivent donc pas de façon heureuse. C’est pour eux une remise en cause totale de l’idée de progrès à laquelle ils ont cru pendant des années ». L’écrivain Christophe Bourseiller ajoute : « Ils ont proposé une refonte globale et les idées ont fusé. Mais ils sont vite rentrés dans le rang. Les jeunes générations n’ont pas tant hérité de Mai 68 que de son échec. »

Quand les trentenaires règlent leurs comptes, comme les journalistes Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau dans Génération 69, ils le font gentiment, avec humour, humeur, mais sans méchanceté. « Une génération, normalement, se construit en tuant le père. Mais on s’en est tellement pris plein la gueule. Il fallait bien qu’on gère ça, on n’a pas eu le temps pour les revendications. Et puis, faut-il forcément agir par rupture ? » Résultat, les jeunes ont beau subir un déclin social inédit, on cherche désespérément les signes de rébellion et de vraie remise en question des aînés. La faute, peut-être, au laxisme bienveillant dans lequel leurs soixante-huitards de parents les ont élevés, et qui rend difficile, voire impossible, toute révolte ? Plus largement, si les jeunes se font peu entendre, c’est en effet parce qu’ils baignent encore dans les valeurs de 1968 : société d’abondance, aspirations à la consommation et au salariat stable, illusion de la fin des hiérarchies, etc. Tout se passe comme si les Français, jeunes et vieux, restaient bloqués sur le souvenir des Trente Glorieuses et se refusaient à lancer le vrai débat : celui de la reconnaissance des déséquilibres. Celui du renouvellement, nécessaire, d’un modèle social autodestructeur, et condamné, puisque les jeunes retraités actuels jouent les papys-voyageurs alors que les prochaines générations vont devoir trimer jusqu’à 75 ans...

Louis Chauvel pointe un risque de « dyssocialisation », d’une socialisation non appropriée à la réalité de son temps, chez les jeunes générations. « Les enfants de baby-boomers et particulièrement ceux des classes moyennes ont été depuis l’enfance imbriqués dans la société de consommation dont ils conservent les moyens tant qu’ils vivent au domicile parental. Mais ensuite ? On s’efforce de faire reconnaître l’importance de la valeur travail, mais on constate à l’évidence que le travail ne permet plus de vivre décemment ! » C’est vrai des classes moyennes. Ça l’est encore plus des classes populaires. « La génération 68 a démocratisé les aspirations des classes moyennes, elle a propagé un modèle d’individualisme prométhéen mais sans donner les moyens qui vont avec. Elle a suscité des envies sans assouvissement possible. » Du moins pour tous ceux – la grande majorité – qui devront se contenter des revenus de leur travail. Car, pour les héritiers, l’avenir est rose.

 

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 22:02

Quand un seul chien se met à aboyer à une ombre, dix mille chiens en font une réalité - Proverbe chinois

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 21:08
Thomas Philippon : « Le capitalisme d’héritiers, la crise française du travail »

L'analyse de Pierre Bilger -  http://www.blogbilger.com - mars 2007


 
Thomas Philippon, qui a appris l’économie avec Olivier Blanchard et qui enseigne l’économie financière à la Stern School of Business de l’Université de New York, n’est pas un inconnu pour les lecteurs de ce blog.
Un compte rendu que j’avais fait en octobre dernier de la dernière étude sur la productivité de Proudfoot avait suscité un commentaire de DT qui avait attiré notre attention sur un article que cet économiste avait publié dans Le Monde du 1er septembre 2006.
La thèse qui y était soutenue peut être résumée par les deux conclusions suivantes, justifiées par une analyse approfondie de plusieurs enquêtes d’opinion :
« S’il y a bien en France une crise de la valeur travail, elle n’est pas celle que l’on croit. Il n’y a pas de disparition du désir de travailler. Contrairement aux idées reçues, les Français accordent plutôt plus d’importance au travail que la plupart des Européens, et ils sont parmi les premiers à enseigner à leurs enfants à travailler dur. (…) S’il y a d’un côté un désir de travailler, et de l’autre une volonté d’entreprendre, comment se fait-il qu’il y ait une crise du travail ? Que l’on interroge les patrons ou les ouvriers, les managers ou les employés, on arrive au même constat : la France est le pays développé où la part des gens satisfaits de leur travail est la plus faible. »
Ce point de vue m’avait tellement frappé que je m’y suis référé longuement dans un livre, actuellement sous presse et qui sera disponible dans les prochaines semaines, «Causeries à bâtons rompus», où je m’interroge entre autres sur «le bonheur au travail».
Le livre de Thomas Philippon, "Le capitalisme d'héritiers, la crise française du travail", qui vient d’être publié donne cependant une toute autre ampleur à sa réflexion.

Contrairement à beaucoup d’essais qui ne fondent leurs affirmations que sur la conviction de leur auteur, Thomas Philippon applique une méthode statistique, comparative et historique de caractère scientifique à l’analyse de données et d’opinions, fournies par l’OCDE, le Global Competitiveness Report et le World Value Survey et regroupées, selon les cas, en un échantillon de 21 pays développés ou de 80 pays à niveaux de développement plus diversifiés.
Les constats qui en résultent et qu’il nous propose n’en ont que plus de force dans leur simplicité rigoureuse :
- «Les travailleurs français veulent travailler et les entrepreneurs veulent entreprendre».
- Les rigidités institutionnelles «n’expliquent au mieux qu’un huitième des variations du chômage entre les pays, et moins d’un tiers des variations des taux d’emploi».
- La «crise du travail en France» est «une crise non pas du désir individuel de travailler, mais de la capacité à travailler ensemble. En effet, la France est le pays développé où les relations de travail sont les plus mauvaises à la fois du point de vue des dirigeants d’entreprises et du point de vue des employés», la véritable «exception française» selon l’auteur.
- Or «statistiquement, la qualité des relations sociales dans l’entreprise explique 70% des variations de taux d’emploi entre les pays (…). C’est deux fois mieux qu’avec les variables institutionnelles classiques (taux de remplacement et durée des allocations chômage, taux d’imposition du travail, coûts de licenciements, etc.)».
Ainsi Thomas Philippon établit dans l’échantillon étudié que la France est le pays où, à la fois, la satisfaction des employés est la plus faible (Grèce exceptée), la coopération entre managers et employés la moins satisfaisante (sans exception) et le taux d’emploi parmi les plus médiocres (Grèce, Espagne et Italie font plus mal).
Cependant constater une corrélation ne suffit pas. Il faut aussi éclaircir le sens de la causalité. Thomas Philippon va le rechercher dans l’analyse historique. Et de fait, les éléments qu’il rassemble sur «la genèse des attitudes syndicales», sur le rôle du «paternalisme», sur «les limites du management familial», sur l’importance du «bureaucratisme» qui culmine avec la pratique des «parachutages» étatiques, confirment l’existence dans notre pays d’un «cercle vicieux» qui explique «la mauvaise qualité du dialogue social» et ses conséquences sur l’emploi.
Aujourd’hui, toutefois, Thomas Philippon constate , «le modèle bureaucratique est tombé en désuétude, au moins dans le secteur privé» et «le capitalisme familial, au contraire se porte bien». Si notre pays est à la fois celui où le capitalisme familial est encore le plus présent* et aussi celui où la coopération managers-employés est la moins satisfaisante, l’auteur n’en déduit pas pour autant un lien causal, ne serait-ce que parce que souvent, ce type d’actionnariat est davantage un facteur d’atténuation de l’hostilité des relations sociales que l’inverse. En revanche le capitalisme familial, s’il conduit au management héréditaire, ce qui n’est pas toujours le cas, peut contribuer, aux côtés du système de reproduction bureaucratique et étatique du management, à un rythme insuffisant de renouvellement des élites.
L’auteur met ensuite «en évidence les effets néfastes (de nos difficultés collectives à créer des conditions de travail constructives) au niveau des entreprises, puis sur le chômage et l’emploi et finalement sur le bien-être des individus et la richesse nationale», effets, selon lui, «de l’ordre de plusieurs points de PIB».
«Que faire ?» dès lors est la question essentielle. Mais Thomas Philippon m’en voudra-t-il de dire que la réponse qu’il lui donne dans son dernier chapitre nous laisse quelque peu sur notre faim, même si les pistes qu’il évoque sont raisonnables. Je préfère m’en tenir à ce propos qui figure dans sa conclusion : «La solution de nos problèmes n’est ni politique ni législative. Il ne faut certes pas négliger les réformes des institutions du marché du travail. Mais réformer sans s’attaquer aux raisons profondes du blocage est une démarche hasardeuse, car les sociétés humaines ont cette étrange qualité plastique qui les rend tout à la fois malléables et rigides, de sorte qu’on ne saurait longtemps empêcher les gens de faire ce qu’ils veulent, et qu’il est difficile de les amener à faire ce qu’ils ne veulent pas. On ne remettra pas durablement les Français au travail sans rendre le travail plus attractif et plus satisfaisant pour tous.»
Les 110 pages du livre de Thomas Philippon apportent une contribution importante, sinon décisive, au diagnostic de l’état de notre société et de notre économie et des pathologies qui les empêchent de progresser comme elles le devraient. Ce diagnostic des causes premières de notre défaut de performance est capital si l’on veut éviter de se tromper sur les politiques à mettre en œuvre.
Ce que nous démontre l’analyse de Thomas Philippon, c’est que la plupart des mesures juridiques ou financières, proposées, par les uns et par les autres, ne traitent pas l’essentiel : mettre fin, selon sa terminologie, à «l’exception française» que constitue notre incapacité à «travailler ensemble».

*Situation spécifique qui avait déjà été mise en évidence par Mairi Maclean, Charles Harvey and Jon Press dans un livre "Business Elites and Corporate Governance in France and the UK" que j’avais commenté sur ce blog en février 2006.

 





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