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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:00

      Mise à jour le 13 août 2013

 

 

 

La manière dont notre pays traite les jeunes tunisiens qui arrivent à Paris est une nouvelle indignité nationale.

 

Car la première obligation morale, c'est au moins de les héberger dans des conditions dignes dans l'attente de leur proposer des choix humainement responsables de séjour sur le territoire national, européen, ou des conditions  financièrement acceptables de retour au pays.

 

Le silence de la communaué tunisienne française, et plus particulièrement celui de l'importante communauté tunisienne de Paris et de Belleville, est terrifiant. Pourquoi les tunisiens de France et de Paris n'expriment-t-ils pas leur soutien, et leur solidarité en apportant aide à leurs jeunes compatriotes ?

 

Ce silence semble avoir la même signification que le silence  de la majorité des français : à chacun ses intérêts.

 

 

Je connais bien l'immeuble où s'est déroulée l'expulsion des jeunes tunisiens, dont certains sont venus à notre pemanence.

 

Il est au coin de ma rue.

 

Depuis le début des insurrections des peuples tunisien, égyptien, aucune des personnes originaires de ces pays ne m'en parlent.


Les intérêts des tunisiens installés en France, dont une partie se sent menacée par la montée des haines des français contre les étrangers,  sont-ils  les mêmes que ceux de leurs jeunes compatriotes réduits à la misère dans leur pays ?

 

Pas sûr du tout.

 


J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

 

 

 


Expulsion du Collectif de Lampedusa à Paris par lesinrocks

 

 

Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa, qui occupait depuis dimanche 1er mai 2011 à minuit un immeuble appartenant à la mairie de Paris au 51 avenue Simon Bolivar dans le XIXe arrondissement, a été délogé mercredi 4 mai entre 12 heures et 14 heures. Au total, 140 immigrés ont été arrêtés par les forces de l'ordre et conduits au commissariat, sous les huées d'environ 200 manifestants. 

Ils sont rigolos les petits gars d'extrême droite d'Apache. Ils ont choisi de monter à la Butte Bergeyre pour tourner leur petit film. La caméra tourne le dos à la vue sur Montmartre, et les petits fachos hurlent leur phobie des socialistes et leur haine des étrangers devant quelques rares résidents attirés par leur tapage.

 

Triste jeunesse à idéologie brune.

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:00

Les bonnes lectures n’ont pas de date de péremption

 

J'ai dit

 

Plume Solidaire

 

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Qui ne se réclame aujourd'hui de la solidarité ? La notion a acquis un statut de valeur universelle, avec une force d'évidence qui lui permet de s'imposer d'un bout à l'autre du champ politique.

 


L'idée n'est pourtant pas nouvelle : elle eut son heure de gloire dans la France de la Belle Époque. Si l'on veut comprendre son regain actuel, il faut revenir à l'ouvrage publié en 1896 par Léon Bourgeois. Avec un petit livre au titre lapidaire, Solidarité, cette grande figure de la République radicale a élaboré une théorie d'ensemble des droits et des devoirs de l'homme en société, et fait entrer l'idée de solidarité dans le droit public et dans la vie politique.

 


La réédition de ce texte, complété des conférences et discussions entraînées par sa publication, vise d'abord à éclairer un moment clé de l'histoire de la République en France, ce moment 1900 où, dans le contexte des luttes sociales et politiques, la République cherche à concilier deux exigences indissociables, la liberté individuelle et la justice sociale. L'idée de solidarité apparaît alors comme le moyen de dessiner une troisième voie entre l'individualisme libéral et le socialisme collectiviste.

 


Mais l'intérêt de ces textes est loin d'être purement historique: ils constituent une référence cardinale à tout débat sur la protection sociale, et invitent à penser avec la même acuité la solidarité du XXIe siècle. L'État républicain peut-il intervenir dans la répartition des richesses sans empiéter sur la liberté des individus ? Si oui dans quelle mesure ? La République peut-elle être sociale tout en étant libérale ? Comment concilier l'assistance sociale et la responsabilité individuelle ? Toutes ces questions sont encore les nôtres.

 


Si la doctrine élaborée par Léon Bourgeois est bien à l'origine de cette synthèse démocratico-libérale qui se cherche à nouveau depuis les années 1980, il n'est pas certain que la solidarité soit encore conçue comme un véritable projet politique. D'idée-force qu'elle fut en 1900, l'idée risque bien de se dégrader en slogan creux, ou pire, en mot-écran, si elle n'affronte pas ses ambiguïtés constitutives, à commencer par celle de ses différents territoires d'application.

 


C'est à cette réflexion que la lecture de cet ouvrage devrait contribuer.

 

- - - - - -

 

Il y a profit à relire Léon Bourgeois à un moment où une nouvelle question sociale nous invite à nous interroger sur ce qui fait lien dans notre société.

 


La publication de Solidarité en 1896 est le fait d'un républicain qui a acquis une position politique et associative de premier plan. Son ouvrage le révèle aussi comme un théoricien influant. La question que cherche à résoudre Léon Bourgeois n'est pas nouvelle mais elle est décisive dans la conjoncture de son époque : qu'est-ce qui peut conduire des hommes devenus libres politiquement mais, pour un grand nombre d'entre eux, en quasi-assujettissement économique, à vivre en société et à se conformer à des règles communes ? Léon Bourgeois entend apporter une réponse théorique mais aussi pratique, qui échappe aux illusions idéalistes et " aux combinaisons mentales imposées par la tradition et l'autorité ".



Pour ce faire, il recourt, tout à la fois, à la science et à la morale. Tout en étant tributaire du positivisme, de l'organicisme et de l'évolutionnisme ambiant de son époque, Léon Bourgeois formule une théorie sociale capable d'associer, et non pas d'opposer, une conception organique et une conception contractuelle de la société. Il invite ses contemporains à se considérer, certes comme des citoyens détenteurs d'une souveraineté politique, mais surtout comme des " associés " solidaires.

 


Léon Bourgeois , Marie-Claude Blais

Broché

Paru le

: 07/01/2008

Editeur

: Bord de l'eau (Le)

Collection

: Bibliothèque républicaine

Nb. de pages

: 255 pages

Prix : 22 €

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:00

Pour se mettre en appétit, commençons par la recette de la tarte aux pommes

 

Hum, on en mangerait...

 

Je prendrais bien une petite dose de radioactivité pour faire passer tout ça !

 

Pas vous !

 

En tous cas vous et moi, on a une sacrée bonne santé pour digérer tout ça.

 

J’ai dit

 

Plume Solidaire

- - - - - - - - - -

 

 

Nous ne pouvons imaginer la quantité de produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agroalimentaire.

 

 D’abord la Pâte

 

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.

 

Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et une dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !

 

Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

 

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyle, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.
 

Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.

 

Pas de pâte sans corps gras.

 

Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.

 

 Puis la Crème

 

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs*, du lait**, et même de l'huile***.

 

*Les œufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
 - antioxydants (E300 à E311)
 - arômes
 - émulsifiants: alginate de calcium
 - conservateurs : acide formique
 - colorants : capsanthéine
 - agents liants: lignosulfate
 - et enfin des appétant : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.

 

 Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens.

 

 Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface, comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

 

 ** Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :

 - antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
 - antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alpha tocophérol de synthèse (F307)  buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324)
 - émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496)
 - conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280)  et ses dérivés (F281 à E284)
 - composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803)
 - agents liants : stéarate de sodium
 - colorants : F131 ou F142
 - et enfin des appétant pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.


 
 *** Les huiles, quant à elles, ont été :
 - extraites par des solvants comme l'acétone
 - puis raffinées par action de l'acide sulfurique
 - puis lavage à chaud
 - neutralisées à la lessive de soude
 - décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
 - et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc
 - Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine

 


 
 La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).


 
 Enfin les Cerises


 
 Complété d'après des éléments de "Aromathérapie" Jean Valnet 1990, Maloine.
 

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont :
 - décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.
 - Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
 - Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides.
 

 

 Ce sucre est extrait par :
 - défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,
 - puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
 - puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.
 - Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
 
 

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles (par économie d’échelle) en comparaison du parfum naturel des fruits.
 


 L'exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet etc.
 


 Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques, à la stéréochimie inversée suivantes :
 - acétate d'éthyle
 - acéthyl méthylcarbino
 - butyrate d'isoamyle
 - caproate d'éthyle
 - caprylate d'isoamyle
 - caprate d'éthyle
 - butyrate de terpenyle
 - géraniol
 - butyrate de geranyl
 - acetylacetate d'éthyle
 - heptanoate d'éthyle
 - aldéhyde benzoïque
 - aldéhyde p-toluique
 - vanilline
 - essence artificielle d'amande amère SAP
 - essence artificielle de girofle Bourbon
 - essence artificielle de cannelle Ceylan
 - essence de lie de vin

 

 Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon

 

Lire l'impressionnant parcours scientifique de Claude Bourguignon

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