Ancien salarié de Réseau 2000 en qualité de rédacteur du site La ville des gens, j'y ai travaillé dans la sérénité, et dans un total climat d'amitié.
C'est pendant ma période d'emploi à Réseau 2000, que j'ai créé Plumeacide.
C'est grâce au soutien de Réseau 2000 que nous pouvons accueillir dans des conditions tout à fait privilégiées, dans les locaux de l'Atelier des Réseaux (Espace Public Numérique), les usagers des permanences d'écrivains publics de notre association Aidema 19, qui veulent s'initier à l'Internet.
La difficulté de trésorerie que connaît Réseau 2000 est de même nature que celle que nous connaissons dans notre association : le versement des subventions des collectivités publiques en fin d'exercice.
Ainsi, la subvention de la Ville de Paris - dont nous avons bénéficier pour la première fois en 2011, malgré les embûches du Bureau des Associations - ne nous a été versée qu'en décembre 2011, à l'intar de la subvention de la Préfecture de Paris dédiée aux Journées de formation des écrivains publics bénévoles.
A ce jour, nos demandes de subventions pour 2012 sont toujours en instruction.
Plume Solidaire
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De qui se moque-t’on ?
Devant les difficultés que nous rencontrons tous, Emmanuel Saunier, le président de la Ville des Gens et directeur de l’association d’insertion Réseau 2000 lance un appel :
Réseau 2000 : une coopérative pour éviter la casse et se réapproprier son travail.
Masqué par le bourdonnement de cette campagne électorale, l’abandon de la politique sociale vis-à-vis de la précarité continue : ainsi Réseau 2000, rue de la solidarité, à Paris dans le 19éme est en grande difficulté.
Réseau 2000, c’est 26 salariés avec 6000 personnes par an bénéficiant de nos services sur ses actions en nom propre et sur celles de Réseau 19, La licorne et bien sûr La ville des Gens.
Réseau 2000, c’est à la fois un centre de formation, des chantiers d’insertion, une entreprise d’insertion unique en Europe, un lieu d’accompagnement des publics précaires, un média local, un lieu de vie, une filière d’apprentissage innovante dans les nouveaux métiers du numérique pour des jeunes en difficultés.
Sur 1 million d’euros de budget annuel, moins de 10% sont garanties dans un cadre pluriannuel, pour le reste c’est la précarité.
Précarité des financements, mais aussi précarité des paiements :
L’État et la Ville de Paris à travers le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi, nous doivent 80 000 euros sur des actions de 2010 et 2011. Et cela sans compter les actions 2012.
Idem pour les Villes de Pantin, Montreuil et Bagnolet, avec la perspective que nos prestations de 2010 ne nous soient payées qu’en ......2013
Toutes les actions et notamment celles de la Région Ile de France qui devaient démarrer sur le premier semestre sont bloquées.
L’État à travers son « dialogue de gestion » nous impose de trouver 40 % de chiffre d’affaire en plus et d’augmenter notre marge de 20% en moins d’un an.
Sur 15 apprentis placés en entreprise (jeunes sans qualification que nous emmenons vers un Bac +1) nous ne serons payés que pour 10.
L’État toujours lui n’a pas finalisé le paiement de prestation sur le Contrat d’Autonomie des jeunes : action terminée en 2011.
Deux procès sont en cours contre un établissement Culturel de la Ville de Paris, pour des prestations réalisées et non-payées et pour des mesures discriminatoires vis-à-vis du public en insertion dans la cadre d’un marché public. Le préjudice financier s’élève à 21000 euros.
Chaque année, 180 personnes trouvent un emploi grâce aux salariés de Réseau 2000. Ceux-ci développent des projets à haute valeur sociale comme notamment l’accompagnement des sortants de prisons, des toxicomanes, mais également des femmes seules avec enfants.
Malgré la réussite incontestable de cette dynamique citoyenne de l’emploi, les salariés de Réseau 2000 voient un peu plus chaque jour leur propre avenir professionnel s’assombrir.
Face à cette crise importante, ils viennent de décider de se regrouper en une coopérative pour mieux protéger leur travail par la défense mutuelle des membres, l’entraide et la formation en partant des grands principes fondamentaux de la coopération, l’égalité
-> un homme = une voix, la liberté, la justice par la répartition des bénéfices et l’équité.
Afin de permettre une vraie prise en compte des besoins des entreprises et des chômeurs, afin d’affirmer le refus du principe de la marchandisation des demandeurs d’emplois vers un secteur privé à but lucratif, ils appellent la Région Ile de France, la Ville de Paris, l’État et l’ensemble de leurs partenaires à saisir cette chance de consolider enfin Réseau 2000 :
-> En apportant un soutien financier en fond propre permettant de tenir le temps d’être enfin payé.
-> En reconnaissant l’apport essentiel de leur travail à la communauté et donc en le sécurisant dans la cadre d’accords pluriannuels.
Soutenir un tel projet coopératif, contribue à remettre au cœur de la réflexion sur le travail des valeurs humaines fondamentales de notre démocratie, épauler des femmes et des hommes à continuer leur travail d’acteurs majeurs du développement en réaffirmant leur utilité sociale, garantir la faisabilité d’un travail de terrain vital pour la cohésion sociale sur les territoires.
Acteurs culturels et sociaux en première ligne, les salariés de Réseau 2000 ne peuvent payer l’addition du désengagement des acteurs publics alors même qu’ils apportent des réponses concrètes et efficaces aux questions sociales brulantes et donc désertées par l’institution.
Contact : Emmanuel Saunier -> 0609184153
Associations, lieux culturels, la Ville des Gens met vos évènements en ligne depuis plus de 3 ans, pour continuer notre travail de proximité, nous avons besoin d’un petit coup de pouce, vous
pouvez nous aider : Soutenir la Ville des Gens
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