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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 17:00

 

 

buzz-passeport-biometrique-francais-26

 

 

 

Suite du premier épisode


 

France : Le syndrome de la bureaucratie sécuritaire - 1

 

 

 


A juste titre notre ami Jacques nous rappelle dans son commentaire que
«  L'absurde Kafkaien ne relève malheureusement pas de ce seul quinquennat, même s'il y est particulièrement exacerbé.


Au début des années 70, dans un climat de suspicion envers les jeunes et les "gauchistes", j'ai dû prouver ma nationalité française … »


Pour démontrer l’absurdité de la manière dont sont appliqués les textes en matière de réalisation des documents d’identité française, je voudrais revenir sur la procédure qui a été appliquée à la constitution du passeport de ma fille, pour la comparer avec celle dont j’ai fait l’objet.


J’ai expliqué dans le précédent article que ma fille avait désormais changé de nom, et que l’absence d’accent aigu sur le « e » de notre nom en change non seulement la prononciation, mais change l’identité de ma fille.


Ce qu’elle apprécie modérément; et moi non plus !


En ce qui me concerne, je n’ai pas eu de souci avec mon nom, qui a conservé son accent, mais j’en ai eu avec l’un de mes prénoms : Noël.


Ma carte d’identité nationale mentionne bien Noël avec un « ¨ »  sur le « o », mais pas sur mon ancien passeport. Il m’a été donc demandé de produire mon acte intégral de naissance. J’ai objecté avec un large sourire qu’il n’y a qu’une orthographe pour le prénom Noël et que je n’ai pas eu connaissance jusqu’à ce jour, de personne dont le prénom se prononce « Noeul ».

 

J’ai pu produire dans le quart d’heure qui suivit mon acte de naissance, régulariser dans le plus court délai ce doute sur l’orthographe exacte de l’un de mes prénoms, et obtenir mon nouveau passeport rapidement.


Mais l'enfer se niche dans les détails, et au sens propre du terme la réalité dépasse parfois la fiction.


Revenons à ma fille. En effet, le plus cocasse tient au fait qu’il n’a pas semblé nécessaire au fonctionnaire chargé d’établir le passeport de ma fille, d’écrire son prénom Hélène avec les accents. Son nom et son prénom étant sans accent sur sa carte d’identité nationale, ils sont identiques sur son passeport, sans que cela n'ait posé le moindre problème.


Ma fille a donc non seulement changé de nom, mais aussi changé de prénom.


Elle m’a donc poliment prié de l’appeler désormais Heuleune.


Ainsi, ce qui semble relever d’une application stricte de textes réglementaires concernant l’un de mes prénoms, faisait plutôt l’objet d’une procédure désinvolte, ou traduisant un certain relâchement, voir même une négligence fautive à l’égard de ma fille.

 

Car je l'affirme, il est possible d'utiliser des caractères/lettres possédant des accents pour l'établissement des passeports.


Moralité : nous sommes tous inégaux devant la loi, toutes choses égales par ailleurs.


Même s’il est vrai que nous demeurons là dans le domaine de la petite tracasserie administrative, qui n'en illustre pas moins ce qu’il est convenu d’appeler le pouvoir discrétionnaire du fonctionnaire, à petite échelle.

 


Plume Solidaire

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 17:00

 

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Ancien salarié de Réseau 2000 en qualité de rédacteur du site La ville des gens, j'y ai travaillé dans la sérénité, et dans un total climat d'amitié.

 

C'est pendant ma période d'emploi à Réseau 2000, que j'ai créé Plumeacide.

 

C'est grâce au soutien de Réseau 2000 que nous pouvons accueillir dans des conditions tout à fait privilégiées, dans les locaux de l'Atelier des Réseaux (Espace Public Numérique), les usagers des permanences d'écrivains publics de notre association Aidema 19, qui veulent s'initier à l'Internet.

 


Atelier des réseaux groupe

 

 

La difficulté de trésorerie que connaît Réseau 2000 est de même nature que celle que nous connaissons dans notre association : le versement des subventions des collectivités publiques en fin d'exercice.

 

Ainsi, la subvention de la Ville de Paris - dont nous avons bénéficier pour la première fois en 2011, malgré les embûches du Bureau des Associations - ne nous a été versée qu'en décembre 2011, à l'intar de la subvention de la Préfecture de Paris dédiée aux Journées de formation des écrivains publics bénévoles.


A ce jour, nos demandes de subventions pour 2012 sont toujours en instruction.


 

Plume Solidaire

 

 

 

 

- - - - - - - - -

 

 

 

 

De qui se moque-t’on ?


Devant les difficultés que nous rencontrons tous, Emmanuel Saunier, le président de la Ville des Gens et directeur de l’association d’insertion Réseau 2000 lance un appel :


Réseau 2000 : une coopérative pour éviter la casse et se réapproprier son travail.


Masqué par le bourdonnement de cette campagne électorale, l’abandon de la politique sociale vis-à-vis de la précarité continue : ainsi Réseau 2000, rue de la solidarité, à Paris dans le 19éme est en grande difficulté.


Réseau 2000, c’est 26 salariés avec 6000 personnes par an bénéficiant de nos services sur ses actions en nom propre et sur celles de Réseau 19, La licorne et bien sûr La ville des Gens.


Réseau 2000, c’est à la fois un centre de formation, des chantiers d’insertion, une entreprise d’insertion unique en Europe, un lieu d’accompagnement des publics précaires, un média local, un lieu de vie, une filière d’apprentissage innovante dans les nouveaux métiers du numérique pour des jeunes en difficultés.


Sur 1 million d’euros de budget annuel, moins de 10% sont garanties dans un cadre pluriannuel, pour le reste c’est la précarité.


Précarité des financements, mais aussi précarité des paiements :


L’État et la Ville de Paris à travers le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi, nous doivent 80 000 euros sur des actions de 2010 et 2011. Et cela sans compter les actions 2012.


Idem pour les Villes de Pantin, Montreuil et Bagnolet, avec la perspective que nos prestations de 2010 ne nous soient payées qu’en ......2013


Toutes les actions et notamment celles de la Région Ile de France qui devaient démarrer sur le premier semestre sont bloquées.


L’État à travers son « dialogue de gestion » nous impose de trouver 40 % de chiffre d’affaire en plus et d’augmenter notre marge de 20% en moins d’un an.


Sur 15 apprentis placés en entreprise (jeunes sans qualification que nous emmenons vers un Bac +1) nous ne serons payés que pour 10.


L’État toujours lui n’a pas finalisé le paiement de prestation sur le Contrat d’Autonomie des jeunes : action terminée en 2011.


Deux procès sont en cours contre un établissement Culturel de la Ville de Paris, pour des prestations réalisées et non-payées et pour des mesures discriminatoires vis-à-vis du public en insertion dans la cadre d’un marché public. Le préjudice financier s’élève à 21000 euros.


Chaque année, 180 personnes trouvent un emploi grâce aux salariés de Réseau 2000. Ceux-ci développent des projets à haute valeur sociale comme notamment l’accompagnement des sortants de prisons, des toxicomanes, mais également des femmes seules avec enfants.


Malgré la réussite incontestable de cette dynamique citoyenne de l’emploi, les salariés de Réseau 2000 voient un peu plus chaque jour leur propre avenir professionnel s’assombrir.


Face à cette crise importante, ils viennent de décider de se regrouper en une coopérative pour mieux protéger leur travail par la défense mutuelle des membres, l’entraide et la formation en partant des grands principes fondamentaux de la coopération, l’égalité


-> un homme = une voix, la liberté, la justice par la répartition des bénéfices et l’équité.


Afin de permettre une vraie prise en compte des besoins des entreprises et des chômeurs, afin d’affirmer le refus du principe de la marchandisation des demandeurs d’emplois vers un secteur privé à but lucratif, ils appellent la Région Ile de France, la Ville de Paris, l’État et l’ensemble de leurs partenaires à saisir cette chance de consolider enfin Réseau 2000 :


-> En apportant un soutien financier en fond propre permettant de tenir le temps d’être enfin payé.


-> En reconnaissant l’apport essentiel de leur travail à la communauté et donc en le sécurisant dans la cadre d’accords pluriannuels.


Soutenir un tel projet coopératif, contribue à remettre au cœur de la réflexion sur le travail des valeurs humaines fondamentales de notre démocratie, épauler des femmes et des hommes à continuer leur travail d’acteurs majeurs du développement en réaffirmant leur utilité sociale, garantir la faisabilité d’un travail de terrain vital pour la cohésion sociale sur les territoires.


Acteurs culturels et sociaux en première ligne, les salariés de Réseau 2000 ne peuvent payer l’addition du désengagement des acteurs publics alors même qu’ils apportent des réponses concrètes et efficaces aux questions sociales brulantes et donc désertées par l’institution.


Contact : Emmanuel Saunier -> 0609184153



Associations, lieux culturels, la Ville des Gens met vos évènements en ligne depuis plus de 3 ans, pour continuer notre travail de proximité, nous avons besoin d’un petit coup de pouce, vous pouvez nous aider : Soutenir la Ville des Gens


 


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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:00

 

Mise à jour jeudi 26 avril 2012 à 11 h00

 

 

 

Froid et précarité : plaidoyer pour un bouclier énergétique

 

 

 

lapi-lazuli.jpg

 

Le lapi lazuli est une pierre qui constitue un excellent bouclier énergétique

qui donne chaud au coeur, sans empècher pour autant de grelotter dans son logement

pendant les périodes de grand froid. 

 

 

 

 

Le printemps est là, les beaux jours reviennent, nous avons oublié le froid et ceux qui en ont souffert.


La lutte contre le froid n'a pas figuré dans les thèmes de la campagne présidentielle.


C'est donc le moment de rappeler que sept millions de français ont eu froid à l'intérieur des murs qu'ils habitent, et qu'il existe des femmes et des hommes qui se préoccupent de proposer des solutions.

 

En voici une.

 

 

 

Plume Solidaire

 

 

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Par Michel Derdevet  
Maître de conférences à l'IEP de Paris

 

 

mardi 31 janvier 2012 


Près de sept millions de Français ont souffert du froid pendant l’hiver 2010/2011. Mais deux millions seulement sont éligibles aux tarifs sociaux de l'électricité et du gaz. Face à cette précarité énergétique, Il faut un nouveau système plus cohérent, une sorte de « bouclier ».

 

Extraits de l'article publié par Michel Derdevet, maître de conférences à l'Institut d'Etudes politiques de Paris, dans "La Revue de l'Energie" (n°604).

 

Après avoir défini le concept de "précarité énergétique" et passé en revue les situations dans plusieurs pays d'Europe, l'auteur examine le cas français. Nous publierons demain les solutions qu'il préconise

 

En France, la facture énergétique représente, en moyenne, un peu plus de 8% du budget des ménages, avec une répartition entre les dépenses concernant le logement (4,6%) et celles concernant le transport individuel (3,6%).

 

Ces chiffres placent l'énergie au même niveau que les dépenses de loisir et de culture ou encore que celles de l'habillement. Et cette charge pourrait augmenter après les élections présidentielles, du fait des retards accumulés concernant les prix du gaz et de l'électricité.

 

En fait, derrière cette moyenne de 8%, se dissimulent de profondes inégalités. Les ménages les plus pauvres consacrent environ 15% de leur budget à l'énergie contre 6% pour les plus aisés; et ces ménages pauvres et modestes, qui représentent un ménage sur six, dépensent la moitié (47% précisément) de leurs revenus pour les dépenses liées à leur logement. Un ménage français dépense en moyenne 2500 € par an pour s'éclairer, se chauffer, faire fonctionner les appareils électro-ménagers, se déplacer. Ces achats d'énergie permettent de satisfaire des besoins essentiels: éclairage, chauffage, cuisson, besoins d'électricité spécifiques, de force motrice, de mobilité.

 

Entre 1979 et aujourd'hui, le poids de ces dépenses « contraintes » (logement, eau, électricité, assurances, ...) dans le budget des ménages pauvres a bondi de 24 à 48% ! Pour les hauts revenus, ces dépenses « contraintes » ne sont passées - sur la même période - que de 20 à 27%.

 

Les inégalités de situations se sont donc aggravées entre les ménages modestes et les ménages riches, entre la ville et la campagne, entre centre-ville et banlieues mal desservies, entre les jeunes et les personnes âgées, en fonction du type d'habitat.

 

L'Ademe a bien relevé ces inégalités: la facture énergétique d'un Parisien est inférieure de 44% à celle d'un habitant d'une commune rurale ou encore la part des achats de combustibles fossiles dans le revenu des ménages peut être multipliée par six entre un riche citadin et un rural pauvre.

 

Plus de 15% des ménages français, soit 4 millions de ménages, sont donc considérés aujourd'hui comme étant en situation de précarité énergétique; ils sont obligés de consacrer au moins 10% de leurs revenus à l'achat d'énergie pour leur logement, afin de se chauffer correctement.

 

Ce phénomène résulte de la combinaison de trois facteurs principaux: la vulnérabilité des foyers à faibles revenus, la mauvaise qualité thermique des logements occupés et le coût croissant de l'énergie. Conjugués, ces éléments forment une spirale descendante: impayés, endettement progressif, coupures d'énergie, puis restriction et privation de chauffage.

 

 

Un "maquis" de dispositifs complexes

 

Dans le système français, des tarifs sociaux et des aides diverses existent, dans le cadre notamment du service public de l'électricité et du gaz, mais leur fonctionnement actuel amène à s'interroger sur leur performance et leur pertinence. Toutes ces aides sont très complexes, peu connues et peu sollicitées par leurs bénéficiaires potentiels. Comment s'y retrouver, il est vrai, dans le « maquis » administratif d'aides telles que les fonds de solidarité pour le logement, le fonds d'aide à la rénovation thermique, le tarif de première nécessité électrique, le tarif spécial de solidarité pour le gaz,... ? Tout cela ressemble à une addition de mesures ponctuelles, sans que le cadre général, lisible par tous, ait été pensé et surtout expliqué à nos concitoyens.

 

Conséquence: beaucoup de bénéficiaires potentiels sont éliminés de facto.

 

Ainsi, les personnes susceptibles de bénéficier du tarif électrique première nécessité (TPN), car recevant la couverture maladie universelle complémentaire (CMU - C), sont estimées à deux millions de foyers, mais dans les faits, le médiateur de l'énergie a constaté que seules 650 000 ont bénéficié en 2010 de cette réduction moyenne de 95 €/an sur leur facture d'électricité, en recul par rapport aux 940 000 bénéficiaires de 2009.

 

Même constat pour le tarif spécial de solidarité (TSS) qui donne droit à des réductions sur les factures de gaz : 300 000 foyers en ont bénéficié en 2010, alors que le nombre d'ayants droit est évalué à plus de 800 000 par les opérateurs. Il y a donc un grand effort d'harmonisation, de simplification et d'information à faire sur ces dispositifs d'aide

 

A suivre sur "la chaîne Energie " : les grands chantiers de demain 

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  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
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Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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