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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 17:00

 

Mise à jour Lundi 28 mai 2012 à 11h22

 

 

 

Lire les épisodes précédents :

 

Le syndrome de la bureaucratie sécuritaire  - 1 et 2


 

 

buzz-passeport-biometrique-francais-26

 


 

A présent je ne sais que penser.

J’ai l’impression que les choses se sont brouillées,
 que l’administration de mon pays m’oblige aujourd’hui
de façon étrange et inattendue,
à un retour en arrière.

Michka Assayas

Faute d’identité - page 19 

 

 

 

Nous avions formé le projet de vacances familiales chez mes beaux parents à San Diego en Californie en juillet.

 

C’était l’occasion pour mon fils aîné et sa compagne, installés à Montréal, de présenter nos petits enfants aux arrières grands parents. 

 

Trois pays, trois nationalités, trois langues. Trois cultures et deux civilisations.

 

Ma femme, experte en la matière, avait trouvé des billets d’avion Paris-Los Angeles à moitié prix (600 €) de ce qu’ils coûtent aujourd’hui.

 

Je me réjouissais d’enregistrer la vie de mon beau père au Vietnam puis aux USA, pour rédiger son récit de vie l’hiver prochain. Il n’y a plus de temps à perdre ; il a toute sa tête mais il a 90 ans.

 

Ma fille et moi-même avions renouvelé et reçu nos passeports (lire France : Le syndrome de la bureaucratie sécuritaire 1 et 2), et chacun avait pris ses congés pour ce séjour auquel nous rêvions tous.

 

Jusqu’à ce que…

 

Revenons un peu au début. Dans les premiers jours de février, ma femme se déplace à la Préfecture pour s’informer sur les démarches de renouvellement des passeports. Elle revient avec les dossiers à renseigner.

 

Le 17 février, main dans la main, nous allons guilleret guillerette, déposer nos dossiers à l’annexe de la Préfecture de Police de la rue Hitorf située dans l’immeuble de l’Hôtel de Ville de la Mairie du 10ème arrondissement.

 

C’est un peu avant 16 heures, que les ennuis commencent pour ma femme, après le petit problème concernant l’orthographe de l’un de mes prénoms. La personne qui nous reçoit, tout en parlant et plaisantant à haute voix avec sa collègue du box voisin, l’informe qu’elle doit produire un acte de naissance à demander auprès du Service central d’état civil du Ministère des Affaires Etrangères à Nantes.

 

Tout simplement. Puis, à la fin de l’entretien elle nous lâche avec un sourire joyeux une remarque un peu surprenante de la part  d’une jeune fonctionnaire dont nous pourrions être les parents : «  Vous faîtes un charmant petit couple ! »

 

Dès notre retour au domicile conjugal nous effectuons la demande d’acte de naissance par internet, dont la réponse nous parvient, datée du 5 mars.

 

 

 

Affaires Etrangères 3 - Plumeacide

 

C'est là que ça se complique...Il faut aller au fameux Pôle de la Nationalité demander un certificat de nationalité Française.

 

Je comprends que mon pressentiment va se réaliser : notre séjour familial en Californie tombe à l'eau.

 

J'ai rencontré ma future femme le jour de la mort du Général de Gaulle. Cette longue habitude de vie au quotidien m'a permis d'entretenir une relation assez familière pour que j'en connaisse - crois-je du moins encore -, assez bien les réactions.

 

Aussi, pour la sensibiliser à cette fatalité, j'opte pour la tactique du détour, de la contorsion et du contournement par la périphrase, la litote et l'ellipse. Suggérer, faire comprendre en laissant l'espoir ouvert sans  jamais prononcer les mots interdits. En imaginant que ma rationalité de mâle finira bien par rejoindre son intuition féminine.

 

Amère victoire. Sans mot dire et par l'observation attentive de ses actes, j'ai compris que nous étions sur la même longueur d'onde.

 

En anglais : our family meeting project is falling into the water... of the french national identity  policy toilet bowl !

 

Maintenant il s'agit de faire comprendre à mes beaux-parents américains que ma femme n'a pas pu obtenir son passeport depuis le mois de février. Et affronter l'indignation antibureaucratique de mon fils et de sa femme.

 

Sans nous sentir coupables d'impuissance face à l'administration de l'Etat.

 

 

Prochain épisode lundi prochain

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 17:00

 

 

 

 

 

Le cri d'alarme de la banque alimentaire
des Bouches du Rhône

 

 

savon_marseille_art.gif

 

 

 

 

Lire sur Plumeacide :  Aide alimentaire : fin des subventions de l'UE en 2012 ?

 

 

 

Sofia à Marseille vient de m'adresser le lien vers "News Of Marseille" spécialisé dans la distribution de savons.

 

Le 22 mai c'est Jacques Ansquer, le président de la Banque Alimentaire 13 qui y va de son coup de gueule.Il s'adresse à l'Etat qui a supprimé toute subvention en 2011 à cette association, et qui vient de l'informer de la reconduite de cette décision en 2012.

 

"Dans 3 mois 35 à 40 000 personnes n'auront pas de denrées alimentaires si nous n'avons pas les moyens de vivre ! Les budgets sont actuellement bloqués"

 

Je répercurte cet upercut qui fait mal à l'estomac.

 

Plume Solidaire


 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 17:00

 

Christiane Tobira, Vincent Peillon...A peine arrivés aux Ministères de la Justice et de l'Education Nationale, ces deux ego là n'ont pas tardé à se distinguer.

 

Certes, une forte personnalité est une qualité nécessaire pour tenir la tête de tels services publics dont les missions sont parmi les plus emblématiquement porteuses des valeurs républicaines.

 

Deux ministères qui ont été amplement déconsidérés et affaiblis dans leurs moyens au cours des cinq dernières années.

 

Les pouvoirs de décision et d'arbitrage sont détenus par le Président de la République et le Premier Ministre, et la solidarité gouvernementale s'impose à tous. 

 

Alors, ces difficultés à contenir des pulsions à l'empressement d'agir, et ce besoin irrépressible d'affirmation de soi, ne manifestent-ils pas aussi la crainte d'une perte de liberté au sein du pouvoir ? Ou faut-il déjà comprendre que la compétition entre ministres pour les dotations de leurs ministères en période vaches maigres, est déjà ouverte ?

 

Compte tenu de la situation héritée dans ces deux ministères après la tornade sarkozienne, on comprend aisément l'impatience de ces deux ministres devant la démesure de la tache qui les attend.

 

Mais, attention...

 

Plume Solidaire

 

 

 

 

cette-obscure-envie-de-perdre-a-gauche-080212.gif

 

Chronique de Brice COUTRIER du 3 avril 2012

 

 

Les Matins de France Culture

 


Et si la gauche, embarrassée face au pouvoir, portait la défaite dans son code génétique ? Et si le socialisme français se méfiait, en réalité, du pouvoir ? Dans un essai qui vient de paraître chez Denoël, « Cette obscure envie de perdre à gauche », le critique d’art Jean-Philippe Domecq cite la fameuse réplique de Bartleby : « I would prefer not to… », j’aimerais mieux pas. Domecq baptise « gauche d’insatisfaction » cet électorat de purs et durs qui a renversé Romano Prodi et fait réélire Berlusconi en Italie en 1998 ; qui a préféré faire perdre le démocrate Al Gore et élire George W Bush, en votant Ralph Nader, aux Etats-Unis en 2000 ; qui a empêché Jospin d’être présent au 2° tour des présidentielles de 2002 en France.


On connaît la thèse. Elle a été développée par Bergougnoux et Grunberg dans leur ouvrage, désormais classique, « Le long remords du pouvoir ». Résumons-la.

 

Si les sociaux-démocrates européens – anglais, allemands, ou suédois - n’ont jamais rechigné à exercer le pouvoir, c’est que leurs ambitions n’étaient pas démesurées. Ils prétendaient améliorer la condition matérielle des travailleurs, et non pas « changer la vie » ; utiliser le système capitaliste, pour en redistribuer plus équitablement les fruits, et non pas le renverser pour nous faire basculer dans une autre logique économique.


Léon Blum a été obligé de théoriser cette étrange pudeur face aux responsabilités en distinguant « l’exercice du pouvoir » de la « conquête du pouvoir ». Il lui a fallu remettre cette dernière aux calendes grecques, pour autoriser son parti à réformer concrètement la société, à défendre la République contre la menace des Ligues, sans attendre indéfiniment le « grand soir » de la révolution prolétarienne.


Mais le courant socialiste français a longtemps juxtaposé un discours ultra-doctrinaire et une pratique politique franchement opportuniste : le catéchisme de Jules Guesde et le comportement au pouvoir de Guy Mollet. La crispation doctrinale a longtemps empêché les socialistes français de se mettre au diapason des bouleversements sociétaux. Aussi, c’est dans les franges du gauchisme que se sont développés les courants féministe, écologiste, le mouvement pour l’égalité des droits. Et le « surmoi » du PS est longtemps resté marqué par le marxisme. Il fallait voir le mal que se donnait les camarades du CERES, l’aile gauche, alliée à Mitterrand lors du congrès fondateur de 1971, pour jouer aux petits bolcheviques…


Le Parti socialiste français a longtemps « conservé l’ambiguïté d’un parti révolutionnaire qui ne fait pas la révolution ». D’où la prime que ce parti réformiste n’a cessé d’accorder à la gauche radicale, sa mauvaise conscience persistante. Au point de tomber dans le suivisme envers tout « mouvement social ».

 

Sur le site Telos, Gérard Grunberg, l’un des auteurs,  pose franchement la question : Mélenchon est-il un danger pour Hollande ? Et sa réponse est non. Non, parce que les électeurs du Front de gauche n’auront d’autre choix que de voter pour le candidat du PS, aussi timoré qu’il leur apparaisse, car sinon, ils laisseraient réélire Sarkozy. En outre, le PCF, l’un des principaux animateurs du mouvement mélenchonien, a besoin de la bienveillance du PS aux législatives, pour espérer retrouver un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale et figurer dans le gouvernement.


Grunberg fait aussi observer qu’il est erroné de parler d’une « poussée de l’extrême-gauche ». « Aujourd’hui, l’ensemble des candidats de la gauche non socialiste totalise aux environs de 18 % des suffrages. Cette proportion était, certes, de 11 % en 2007, mais de 22 % en 2002 et 17 % en 1995. « La véritable nouveauté consiste moins en un véritable progrès de la gauche non socialiste qu’en la polarisation des électeurs de cette gauche sur un seul candidat. » En résumé, ce n’est pas tant la gauche-de-gauche qui progresse, que l’un des siens, Mélenchon, qui siphonne les voix trotzkystes et écologistes.


Ce n’est pas Hollande qui a du souci à se faire, c’est Sarkozy, incapable, lui, de fédérer les trois électorats de droite, pourtant majoritaires en voix selon Grunberg – le centre droit, la droite modérée et la droite radicale.


Cette obscure envie de perdre à gauche est un essai écrit par Jean-Philippe Domecq, édité en février 2012 aux éditions Denoël. « La gauche n'aime pas le pouvoir et fait perdre la gauche. En deux siècles de démocratie partout dans le monde, elle a gouverné bien moins que la droite, dont l'électorat n'est pas si pudibond et sait qu'il faut d'abord l'avoir, le fameux Pouvoir.


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Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
  • : Plumeacide est une histoire de fraternité républicaine avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres. Au fil des années il est devenu aussi la mémoire visuelle de ma pratique des arts énergétiques internes.
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Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers sa deuxième millionième page visitée ! Mââgique !
 
  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public (vidéo 3'30)

 

 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

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difficile à vivre à cause
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