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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 17:00

 

 

 

 

 

  Source : laviedesidees

 

 


Québec : la démocratie en crise par laviedesidees

 

 

 

 

Québec : la démocratie en crise

Entretien avec Christian Nadeau


 

Après l’échec des négociations, la crise sociale s’enlise et s’envenime au Québec. Selon Christian Nadeau, professeur à l’Université de Montréal, le conflit dépasse le champ universitaire : il met en jeu un véritable choix de société et bouleverse en profondeur la vie politique québécoise. Les mesures d’exception promulguées par le gouvernement révèlent les pressions qui pèsent aujourd’hui sur la social-démocratie et la nécessité de la défendre.


Christian Nadeau rappelle ce que le mouvement social actuel au Québec doit à la lutte des étudiants, dont il ne faut pas perdre de vue les objectifs précis. Les étudiants québécois sont entrés en grève à la fin du mois de février pour protester contre une hausse sans précédent des frais de scolarité (une augmentation de 75% sur 5 ans). Devant un mouvement qui n’a cessé de prendre de l’ampleur, le gouvernement dirigé par Jean Charest (Parti Libéral Québécois) a fait adopter au mois de mai une loi spéciale (la « loi 78 ») qui comporte deux volets : elle établit les modalités et les conditions de la reprise des cours, et contient des dispositions pour restreindre et encadrer les mouvements d’étudiants – apportant ainsi des limitations importantes du droit de manifestation et d’association.


Christian Nadeau, professeur au département de philosophie de l’Université de Montréal, revient sur l’origine de ce conflit et analyse ses conséquences sur la vie politique québécoise.

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:00

 

 

carton rouge

 

 

 

735 millions qui auraient été bien utiles : à la santé publique (hôpitaux, CMU complémentaire), au Samu social, aux Restos du Coeur, au logement social...

 

Plume Solidaire

 

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Source : Leparisien

 

 

Selon un document que s’est procuré «Le Parisien - Aujourd'hui en France», le bouclier fiscal - ce dispositif visant à limiter à 50 % de ses revenus les impôts d’un contribuable et amené à disparaître définitivement l’année prochaine - a coûté 735 millions d’euros l’an dernier.

 


C’est presque 100 de plus qu’en 2010. C’est, surtout, plus que ce qui avait été budgété, Bercy craignant encore un surcoût de 120 millions d’euros pour cette année et l’an prochain. Cette note de 21 pages met en avant «une augmentation sensible du nombre de bénéficiaires très fortunés».

 

En moyenne, chaque foyer s’est vu restituer 56 400 € en 2011, soit sous forme de chèque du Trésor public, soit sous forme de déduction d’ISF. En 2010, les restitutions s’élevaient, en moyenne, à 39 230 €. «Cette augmentation était attendue dès lors que le nombre de redevables de l’ISF pour les trois dernières tranches a également augmenté entre 2009 et 2010 (35 512 foyers en 2010 contre 30 834 en 2009)», précise la note.

 

Il n’empêche, selon la ventilation des remboursements établie par le fisc, les 1 224 contribuables possédant un patrimoine de plus de 16,54 millions d’euros et disposant d’un revenu de plus de 45 600 € ont reçu, au total, 445,27 millions d’euros. Même si 221,36 millions ont été reversés sous forme d’«autoliquidation» d’ISF, la restitution moyenne se chiffre à 363 785 € par foyer. Cette population concentre 60 % des restitutions. 

 

 

Source : lenouvelobs

 

 

"'Depuis son entrée en vigueur, le bouclier fiscal a représenté un coût de près de 3 milliards d'euros pour le Trésor public', selon le chiffrage de la direction générale des finances publiques", precise "Aujoure'hui en France/Le Parisien".


La suppression du "bouclier fiscal" a été votée en juillet 2011 en même temps que la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).


Pourtant, affirme le quotidien, "pour cette année et l'an prochain, les dernières restitutions se traduiront par une nouvelle dépense de 800 millions d'euros. Ce sont 120 millions d'euros de plus que ce qui a été annoncé".


Interrogée mardi matin sur Europe 1, la députée PS de Seine-Saint-Denis Elisabeth Guigon a qualifié le bouclier fiscal de "dérive scandaleuse des avantages donnés au plus riches". 

 


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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 14:35

 

 

Nationalit--fran-aise.jpg

 

 

C’est une longue aventure commencée en février 2009, qui vient de s’achever par le délibéré d’un Tribunal d’Instance de la région parisienne.

 


Lire : Enfin Foulematou s’est défoulée

 

 

Le 12 juin dernier, l’avocat de Foulematou me téléphone et m’informe que Madame Prodularcin, qui avait emprunté 3 000 € à Foulematou à la sortie d’une réunion paroissiale, est condamnée à rembourser cette somme avec les intérêts légaux (dérisoires) à compter de la date de mise en demeure, et à 500 € au titre de l’article 700 pour les frais d’avocat.

 

 

La somme escroquée avait plusieurs donateurs : Foulematou et son fils d'une part, et son cousin qui vit en Grande Bretagne. Foulematou se sentait coupable d'avoir prêté de l'argent qui ne lui appartenait pas. Ce jugement lui apporte un profond réconfort, dans la mesure où elle peut prouver à présent qu'elle n'avait pas utilisé cette somme à d'autres dépenses. Et, même si l'emprunteuse a semble-t-il de nouveau déménagé - elle n'en était pas à son premier forfait -, le fait qu'elle va être poursuivie pour s'acquitter de sa dette permet l'espoir de recouvrer les 3 000 € dérobés.

 

Pour aboutir à cette victoire, j'ai procédé par étapes.

 

Dans un premier temps, Foulematou, grâce à l'aide d'autres dames escroquées, a pu identifier l'adresse supposée de Madame Prodularcin. Notre président, de passage dans cette commune, s'y était rendu, et avait constaté l'absence de son nom sur les boîtes à lettres.

 

Nous avons su ultérieurement par l'enquête de voisinage - facteur notamment, voisins - que sa présence avait été attestée dans l'immeuble.

 

Foulematou  avait téléphoné à plusieurs reprises et rencontré Madame Prodularcin, qui s'était engagée oralement à la rembourser, en s'abstenant de passer aux actes.

 

En avril 2009, Foulematou bénéficie d'une première aide juridictionnelle. Le premier avocat désigné n'entreprend aucune action; le dossier est transmis à un autre cabinet qui à son tour se désintéresse de l'affaire. Foulematou revient me voir désespérée mais déterminée.

 

Pour donner une nouvelle chance à Madame Prodularcin de faire diligence, j'ai fais une requête devant le Conciliateur de Justice de notre arrondissement en octobre 2010. Mais Madame Prodularcin qui a bien reçu la convocation (l'accusé de réception est revenu), ne se manifeste pas.

 

Nous comprenons clairement que nous avons en face de nous une personne qui établit une distinction subtile entre sa foi en Dieu, qui est de l'ordre spirituelle, et l'ordre temporel dans lequel elle fait preuve d'une certaine...mauvaise foi.

 

J'ai proposé alors à Foulematou d'aller jusqu'au bout de la démarche en présentant l'affaire devant le Tribunal d'Instance.

 

Nous demandons de nouveau l'aide juridictionnelle. Aide juridictionnelle qui accorde d'une part le bénéfice des services d'un nouvel avocat et, d'autre part, la prestation d'un huissier de justice.

 

Je l'accompagne dans une banlieue perdue au cabinet de cet avocat auquel je présente l'affaire. Et là les choses commencent à prendre une nouvelle tournure : nous sentons quelqu'un qui exprime des dispositions pour accomplir son devoir professionnel.

 

Une complicité s'établit, et c'est désormais à deux qui nous prenons l'affaire en mains.

 

Il dépose plainte auprès du Procureur de la République (crois-je me souvenir), puis demande une audience. J'accompagne Foulematou à cette audience qui se tient le 15 mars 2012, dans une autre ville de banlieue chic.

 

Le dossier comporte des copies des reconnaissances de dettes manuscrites de Madame Prodularcin. La Juge exige que les originaux des reconnaissances de dettes soient joints au dossier, mais autorise l'avocat de lui adresser une note en délibéré avant le 10 mai, date à laquelle sera prononcé le jugement.

 

Suit une étonnante partie de cache-cache avec l'avocate précédente de Foulematou, dans le but de récupérer ces pièces originales.

 

Son confrère la bombarde de courriels lui réclamant les documents.

 

Foulematou prend rendez-vous avec elle le 26 mars et, sans que l'avocate en soit avertie, je l'accompagne. Et c'est moi qui prend la parole.

 

L'avocate évoque les mails adressés par son confrère mais s'engage à consulter ses archives et à donner réponse dans la semaine qui suit. Dès la semaine écoulée, je lui adresse un courriel lui rappelant sa promesse, qu'elle renouvelle par mail.

 

J'ai une trace écrite. Mais elle louvoie, et ne donne pas suite. Or sans les originaux, la suite de l'affaire semble compromise.

 

Foulematou vient à la permanence. Pour faire pression sur l'avocate indélicate, je décide de rédiger deux courriers, auxquels je joints les copies des correspondances électroniques, pour solliciter l'intervention du Bâtonnier de l'Ordre des Avocats, et celle du Président de la Cour d'Appel de Paris.

 

Entre temps, le nouvel avocat a requis le service d'un huissier de Justice qui se rend à l'adresse de Madame Prodularcin. Il apparaît qu'elle résidait bien à cette adresse, mais qu'elle a quitté les lieux...sans laisser d'adresse et sans faire suivre son courrier.

 

Madame Prodularcin a les ailes d'un ange, et sait qu'au moins l'un de ses créanciers est à sa poursuite. Elle a donc préféré prendre la poudre d'escampette sans laisser de traces; choisissant de répondre directement des ses actes au Bon Dieu plutôt qu'à ses saints.

 

L'avocat de Foulematou rédige sa note en délibéré et l'adresse au Tribunal.

 

Un vrai travail de bénédictin. Prévoyant tous deux que nous n'obtiendrions pas les originaux manuscrits des reconnaissances de dettes, il construit son argumentation sur la jurisprudence en citant nombre de jugements qui se sont fondés sur des copies, mails, fax...

 

C'était pas gagné d'avance, mais le jugement a finallement fait abstraction de l'absence des originaux.

 

C'est donc une belle aventure humaine et sociale qui s'achève en ce qui me concerne.

 

Cette expérience sur la longue durée montre :

 

- d'abord que, si la persévérance n'apporte pas l'assurance de la réussite, sans cette qualité les chances de réussite sont inexistantes : Foulematou, pourtant âgée et malade était déterminée, et n'a jamais lâchée l'affaire;

- la relation de confiance totale de Foulematou à mon égard a constitué un encouragement essentiel qui m'a motivé à ne pas l'abandonner dans sa démarche;

- que l'imagination et la compétence d'un écrivain public sont des ressources qui peuvent se révéler essentielles dans l'accompagnement des usagers, en particulier pour ce qui est de l'expression orale;

- que l'union faisant la force, le talent du juriste professionnel associé au dévouement d'un écrivain public bénévole ont un effet démultiplicateur qui favorise les conditions de la réussite;

- qu'il existe des avocats qui aiment leur métier au point de défendre avec une vraie conscience professionnelle, une humble femme originaire de l'Afrique des Grands Lacs.

 

Reste à savoir quand les 3 000 € seront restitués à Foulematou.

 

Je me suis laissé dire que les huissiers disposeraient de ressources inconnues du grand public, qui devraient permettre de localiser tôt ou tard Madame Prodularcin : accès aux comptes bancaires, accès aux éventuelles aides sociales, relations avec les services fiscaux...

 

Madame Pordularcin pourra-t-elle vivre encore longtemps heureuse et cachée ?

 

Prions pour qu'elle revienne bien vite parmi nous. Pour qu'elle rende aussi des comptes à la justice des hommes.

 

Plume Solidaire

27 juin 2012

Bonjour Xavier,
juste un petit mot pour te féliciter concernant l'affaire Prodularcin / Foulematou, une de ces belles victoires qui donne tout son sens à notre action.
Chapeau l'artiste!
A bientôt
Elsa

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