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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 17:00

 

Taxi-sénior : une course à prix cassé

 


Le 21 Septembre 2012

 

Lancement à Paris et sa banlieue, du dispositif Senior Mobilité inédit en France et en Europe, qui propose le taxi 80% moins cher pour les personnes âgées à faibles revenus en Ile de France (de plus de 75 ans pour la phase de lancement, étendu à 65 ans dans une deuxième phase).

 

 

 

Source : France Info / Initiative France Info

 

A l'occasion de la semaine de la mobilité, une compagnie de taxi lance dans plusieurs villes de France un nouveau service de taxi "low-cost" spécialement réservé aux séniors à faible revenu.

 

Petite retraite rime souvent avec grosse difficulté pour se déplacer...

Une initiative réalisée en partenariat avec "Reporters d'Espoir". 


 

 

 

 

 

Source : Citizen Mobility

A propos de AlphaTravel

Alpha Travel est une offre de taxis partagés, qui permet à ses clients (entreprises, collectivités, habitants de la ville de Paris et départements limitrophes), de se déplacer plus facilement, de façon économique et écologique.


L’offre propose en effet de regrouper des courses de taxis afin de réduire le coût du voyage pour chaque utilisateur.


Elle permet d’augmenter la capacité de déplacements sans ajouter de véhicules supplémentaires sur une voirie saturée.


Cette offre repose sur un modèle économique sociétal car elle participe au financement des déplacements des personnes âgées isolées et notamment à faibles revenus.

 

 


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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:00

 

 

 

GRANDE SOIREE CONSACREE AUX ALTERNATIVES A L'ARGENT : gratuité, troc, SEL, monnaie locale...

 

 

 

 

Lire le précédent article :

 

Journal des bonnes nouvelles (AAA+) - 16 : Du Sel au Sol

 

 

Monnaies_02.jpg

 

 

 

Jeux, expo photo, courts-métrages, ateliers sur les monnaies en France et dans le Monde, débats et conférences, bar et restauration payable en MUC (une monnaie temporaire)... 

C'est lundi prochain 1 octobre de 19h à 23h,
 
au Boboland de Montreuil


à l'Espace Comme Vous Emoi,
5 rue de la Révolution, Montreuil (Mo Robespierre et Croix-de-Chavaux)

"Pour les Montreuillois : cette soirée sera aussi l'occasion de lancer officiellement un groupe "Monnaie Locale" dans le cadre de Montreuil en Transition. Nous aurons alors 2 mois pour potasser le sujet et préparer nos questions, avant la rencontre nationale des Monnaies Locales Complémentaires fin novembre (= 50 à 80 créateurs de monnaies, qui viennent de toute la France jusqu'à Montreuil pour 3 jours - une occasion idéale pour faire rapidement décoller une monnaie locale).

Merci par avance de vous inscrire, afin de nous aider à prévoir (boisson et nourriture notamment) et à préparer quelques surprises..."

 

- - - - - -

 

 

Et puis il y a aussi le Festival des utopies concrètes

 

Un bel oxymore.

 

 

 

J'arrive pas à être partout à la fois tout le temps !

 

Je préfère me trouver à un seul endroit simultanément, et prendre des options pour me rendre à un autre lieu en une autre occasion.

 

Avec la montée du chômage fleurissent les initiatives des classes moyennes aisées pour préserver leur pouvoir d'achat.

 

La compétence et l'expertise valant de l'or, à mes yeux, la forme d'expression la plus noble de l'absence de contrepartie monétaire dans l'offre d'une prestation, est le don de soi. C'est radical et plus blanc que blanc.

 

Mais il y a d'autres manières de gagner de l'argent. Celle qui consiste par exemple à valoriser ses biens matériels et immatériels, ou ses savoir-faire, en les échangeant sans recherche de plus-value, en est une. C'est le principe du Système d'Echange Local (voir l'article Du Sel au Sol).

 

Insérer de l'éthique, c'est-à-dire du sens moral dans des opérations qui se veulent purement financière est un vieux rêve anticapitaliste tapi au fond de certains d'entre nous. Il peut se décliner selon plusieurs modes de conduite, et de profondes motivations psychologiques.

 

Vous pourriez avoir ressenti le sentiment de la jalousie dans votre enfance à l'égard d'un cousin riche et arrogant qui ne partageait pas ses jouets avec vous, et vous en avez conçu un grand dépit pour l'argent. Dès lors vous avez choisi l'option de l'opposition aux riches, et lutté - ou mieux : laissé d'autres lutter - pour l'obtention collective d'avantages dont vous bénéficiez, et que vous apprécieriez aujourd'hui de conserver (sans lutter).

 

Ou bien, vous avez appris à haïr le monde du travail qui vous a traumatisé pour le restant de vos jours, et vous vous êtes doté d'une solide culture de la résistance au retour à l'emploi, pour éviter de gagner votre vie par vous-même en comptant sur la solidarité du monde du travail.

 

Ou encore, la vallée de larmes dans laquelle vous vous débattez, ne vous laisse d'espoir de progrès égalitaires, qu'en vous tournant vers de nouveaux horizons sociétaux. Ceux des utopies concrètes, des expérimentations souvent épisodiques ou aux champs d'application un peu étroits; parfois heureusement plus durables. Souvenons-nous des expériences d'autogestion des années 70 !

 

Vous et moi connaissons aussi peut-être, de ces personnalités ingénieuses dont la créativité s'épanouit pleinement dans les alternatives, qui s'emploient à créer un autre monde dont elles sont convaincues, du simple fait de leurs intentions initiales désintéressées, qu'il est nécessairement meilleur que celui dans lequel vous et moi sommes contraints de vivre. On a vu comment de grandes entreprises de l'alimentaton se sont saisies des nouveaux marchés des produits bio, et d'autres des biens de consommation durables.

 

Et puis, c'est si bon de se sentir membre actif d'une communauté dont le parfum exhale la tradition libertaire, l'entre soi, en l'associant au plaisir de faire des petites affaires*. Quand on possède des savoir-faire ou des biens à recycler.

 

Mais si vous ne possèdez pas d'objets à échanger et que vous êtes illettrée et femme de ménage, que pouvez-vous échanger, quelle que soit la nature de la monnaie ?

 

 

Les utopies concrètes peuvent-elles intéresser les clients des marchés sauvages des fouilleurs de poubelles, qui s'égaillent dans la nature à l'arrivée de la Police ?

 

Je pense que le principe des monnaies complémentaires pourrait intéresser les populations les plus défavorisées. Mais qui se soucie actuellement de les sensibiliser et de les inclure dans ces expérimentations éthiques ?

 

Pour ma part, originaire par la voie paternelle d'une commune limitrophe du Pays Bigouden, dont la réputation imméritée de l'usage de l'argent des ressortissants n'a d'égale que celle des auvergnats et des écossais, je fais ici mon coming out : j'aime l'argent mais je n'aime pas dépenser.

 

Ma carence d'attrait pour l'argent me conduit donc à ressentir un intérêt particulier pour les méthodes diverses et variées qui me permettent d'éviter de mettre la main à la poche pour sortir mon porte monnaie, mon carnet de chèques ou ma carte bancaire. Que je n'ai jamais sur moi. 

 

Par souci d'économie j'ai résilié ma Carte Navigo. Pour me rendre à Montreuil il faudrait que j'utilise deux tickets de Métro à 1,70 €. C'est trop pour moi.

 

C'est la raison pour laquelle j'aurais bien aimé assister à cette grande soirée consacrée aux alternatives à l'ARGENT : gratuité, troc, SEL, monnaie locale...

 

 

* Quoique j'ai été fort surpris il y a de cela deux ans d'entendre, au cours d'un pot avec deux sélistes militantes, que l'une d'entre elle n'hésiterai pas à voter Front National compte tenu de sa lassitude à supporter les conséquences de la présence de l'immigration originaire du continent africain. "On avait tout essayé, pour quoi pas ceux-là ? " disait-elle.

 

 

Plume Solidaire

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:00

 

Marinaleda, une utopie vers la paix

 

 

 

 

Parfois non n'en croît pas ses yeux, ni les oreilles....

 

 

"Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe ! C'est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C'est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C'est le village de Marinaleda."


Un reportage avec Antoine Chao - www.la-bas.org

 

 

Programmation musicale
- Mercedes Peon : Exera

 

 

 

 

 

 

 

Source : Courrier international

 

Une utopie anti-crise en Andalousie

Marinaleda est une ville sans chômage et aux loyers modiques. Alors que la politique d'austérité bat son plein en Espagne, son maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, a pris la tête d'un mouvement de résistance populaire.

 

 

21.08.2012 | Luis Giménez San Miguel

 

 


Juan Manuel Sánchez Gordillo a fait la une des journaux ces derniers jours après avoir mené une “expropriation forcée” de produits alimentaires dans plusieurs supermarchés, au côté de ses camarades du Syndicat andalou des travailleurs (SAT), pour les distribuer aux plus défavorisés. C’est dire si cet homme est un dirigeant singulier au sein de la classe politique espagnole. Anticonformiste, il a été critiqué pour ses dernières actions, y compris dans les rangs de la coalition de gauche Izquierda Unida [l’équivalent du Front de gauche français], dont son organisation, le Collectif uni des travailleurs-Bloc andalou de gauche, fait partie depuis 1986.

Sánchez Gordillo est un dirigeant historique du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC), colonne vertébrale de l’actuel SAT. En outre, depuis 1979, il est maire de Marinaleda, une petite localité [de près de 3 000 habitants] de la région de Séville. Là, grâce à la participation et au soutien des habitants, il a lancé une expérience politique et économique originale qui a fait de ce village une sorte d’île socialiste dans la campagne andalouse.

Avec la crise économique, Marinaleda a eu l’occasion de vérifier si son utopie sur 25 kilomètres carrés était une solution viable face au marché. Son taux de chômage actuel est de 0 %. Une bonne partie des habitants sont employés par la Coopérative Humar-Marinaleda, créée par les ouvriers agricoles eux-mêmes après des années de lutte. Longtemps, les paysans ont occupé les terres de l’exploitation agricole Humoso [qui appartenaient à un aristocrate] et à chaque fois ils étaient dispersés par la Guardia Civil [la gendarmerie espagnole]. “La terre est à ceux qui la travaillent”, clamaient-ils. En 1992, ils ont fini par obtenir gain de cause : ils sont désormais propriétaires de l’exploitation. Sur leur site web, ils précisent que leur “objectif n’est pas de faire des bénéfices, mais de créer des emplois par la vente de produits agricoles sains et de qualité”.

Ils produisent des fèves, des artichauts, des poivrons et de l’huile d’olive vierge extra. Les travailleurs eux-mêmes contrôlent toutes les phases de la production, la terre appartient à “l’ensemble de la collectivité”. L’exploitation comprend une conserverie, un moulin à huile, des serres, des équipements d’élevage, un magasin. Quel que soit leur poste, les travailleurs reçoivent tous un salaire de 47 euros la journée et travaillent 6 jours par semaine, soit 1 128 euros par mois pour 35 heures par semaine [le salaire minimum est de 641 euros].

En pleine saison, la coopérative emploie environ 400 personnes, une centaine au minimum. Mais chaque poste de travail n’est pas attribué à tel ou tel habitant : ils effectuent une rotation afin de s’assurer tous un revenu. “Travailler moins pour que tous aient du travail”, tel est le principe. Par ailleurs, certaines personnes travaillent de petites parcelles dont elles sont propriétaires. Le reste de la vie économique est constitué par des boutiques, des services de base et des activités sportives. Pratiquement, tous les habitants du village touchent autant qu’un travailleur de la coopérative.

Dans un entretien accordé à Público le mois dernier, Gordillo lui-même expliquait les répercussions de la crise à Marinaleda : “Elle se fait un peu sentir dans les prix des produits agricoles, dans le financement. Nous avons des problèmes de trésorerie, mais nous vendons bien les produits… D’une façon générale, la crise a été moins sensible dans l’agriculture et l’alimentation, souligne-t-il. Ce qui se passe, c’est que les gens qui avaient quitté la campagne pour travailler dans le bâtiment reviennent et cherchent du travail. Résultat, il faut non seulement maintenir l’emploi existant, mais l’augmenter, tout en sachant que l’agriculture bio crée plus d’emplois que l’agriculture traditionnelle. Pour sauver l’agriculture de la crise et de l’enchérissement des moyens de production agricole, nous essayons un commerce horizontal, avec un dialogue de coopérative à coopérative, et nous établissons des relations avec d’autres pays où il existe des expériences de ce type.”

 

Pendant les dernières décennies, dans une Espagne en proie au “boom de l’immobilier”, la spéculation s’est emparée du bâtiment. Marinaleda a décidé d’aller résolument à contre-courant. Il est possible d’y louer une maison en bon état, de 90 mètres carrés, avec terrasse, pour 15 euros par mois. Seule condition : chacun doit participer à la construction de son logement, suivant la philosophie horizontale qui préside à toutes les activités de Marinaleda. La municipalité a obtenu des lotissements en alternant achats et expropriations. Ainsi, elle propose des terrains et fournit le matériel nécessaire à la construction du logement. Celle-ci est confiée aux locataires eux-mêmes, à moins que ces derniers ne rémunèrent des gens pour les remplacer. Par ailleurs, la mairie emploie des maçons professionnels pour qu’ils conseillent les habitants et réalisent les travaux les plus compliqués. Dernier point, les futurs locataires ne savent pas d’avance quel logement va leur être attribué, ce qui favorise l’entraide.


“Quand on travaille à construire une maison, on est payé 800 euros par mois”, note Juan José Sancho, un habitant de Marinaleda. “La moitié du salaire sert à payer le logement.” Du haut de ses 21 ans, ce jeune homme fait déjà partie du “groupe d’action” de la municipalité, lequel a pour mission, via l’assemblée, de gérer les affaires courantes de la municipalité. Selon lui, “cette mesure a été prise pour qu’on ne puisse pas spéculer sur l’immobilier”.

Autrefois, une grande partie des ouvriers agricoles savaient à peine écrire. Ils disposent aujourd’hui d’une maternelle, d’une école primaire et d’un collège-lycée qui va jusqu’à la classe de seconde. La cantine ne coûte que 15 euros par mois. Toutefois, au dire de Sancho, “le taux d’échec scolaire est un peu élevé. Les gens ont un logement et un travail assurés, si bien que beaucoup ne voient pas l’intérêt de faire des études. C’est l’un des points que nous devons améliorer.”

L’engagement citoyen et la conscience politique des habitants de Marinaleda dépassent ceux de n’importe quel autre village de la région. “C’est aussi quelque chose de très présent parmi les jeunes, assure Sancho. Ici, tous les jeunes ont des idées politiques. Mais nous ne sommes tout de même pas aussi engagés que nos parents en leur temps. Eux, ils ont tout donné pour conquérir ce que nous avons.”

A Marinaleda, il n’y a pas de police, et les décisions politiques sont prises par une assemblée à laquelle tous les habitants sont appelés à participer. Quant au “groupe d’action”, il “traite toutes les questions urgentes, au jour le jour, explique Sancho. Ce n’est pas un groupe d’élus, ce sont des gens qui décident ensemble de la répartition des tâches qu’il faut mener à bien dans l’intérêt du village”.

En ce qui concerne les impôts, “ils sont très bas, ce sont les plus bas de toute la région”, à en croire Sancho. Les budgets sont décidés lors des réunions plénières de l’assemblée, au cours desquelles sont approuvés les différents postes. Ensuite, on procède quartier par quartier, car chacun d’entre eux comprend sa propre assemblée d’habitants, et c’est à cet échelon qu’on décide à quoi va être investi chaque euro du poste défini par la mairie.

 

 

 

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