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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 18:00

 

Abbesse fondatrice de deux couvents au XIIème siècle, Hildegarde de Bingen était aussi "thérapeuthe, médecin, mage, exorciste; et possédait cette intelligence de la vie qui peut rédresser en l'homme ce que la maladie a tordu pour mieux dévoiler l'appel du bel avenir" - Propos introductif de l'émission.

 

Qu'est-ce-que la clôture ?

"C'est l'intériorité en soi, et c'est l'acceptation et la compréhension qu'il n'y a d'accès à l'absolu et à l'infini que dans le fini. Et qu'il ne peut y avoir d'accès à la liberté qu'à partir du cadre. Vous ne pouvez pas être dans une relation à la transcendance si vous n'avez pas, d'une certaine manière, épuisé et fermé la chimère, les désirs, les passions humaines." Lorette Nobécourt (29ème minute et suivantes)

 

 

 

 

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Avec cette biographie d'une vie possible de sainte Hildegarde de Bingen, comme vécue de l'intérieur, Lorette Nobécourt semble touchée par la grâce.

Depuis quelques années, les romans de Lorette Nobécourt sont baignés d'un feu particulier. Avant, elle écrivait un peu à la lueur d'ampoules électriques, de celles qui montrent les imperfections au grand jour — notamment celles de la peau dans son premier roman, La Démangeaison (1994) —, et son style décapait, en rudesse et en beauté. Petit à petit, elle s'est mise à travailler dans des lumières venues du ciel, vivantes et diffuses, de celles qui émanent des êtres les plus simples, et sa quête d'absolu a transfiguré son écriture, toujours plus profonde et plus libre. Ses personnages ont gagné en spiritualité (En nous la vie des morts, 2006), ses confessions se sont dépouillées pour cheminer vers la vérité (L'Usure des jours, 2009), et toujours cette clairvoyance, ce don de soi, cette conscience que les mots sauvent...

 

Quoi de plus naturel qu'elle écrive aujourd'hui la biographie d'une sainte, sous-titrée Une vie d'Hildegarde de Bingen ? « Une » : le déterminant a son importance, car il s'agit d'une vie parmi les possibles, d'une réflexion, au sens miroitant du terme, parmi tous les éclats qui peuvent parvenir à chacun. De cette bénédictine du xiie siècle, proclamée docteur de l'Eglise en 2012 par Benoît XVI, Lorette Nobécourt semble avoir reçu la grâce. Dans son introduction en forme de prélude recueilli, écrite en une langue urgente, méditative, incantatoire, elle dit le devoir qui est le sien — et celui du lecteur — de perpétuer l'oeuvre sacrée de cette femme dont « la mémoire ne parvient que par trouées, lorsque d'être disjointes par un certain silence, les parois du temps s'ouvrent ». Comme Hildegarde voulut ­ « ouvrir le ciel » à ses contemporains de moins en moins tournés vers lui, en leur parlant une nouvelle langue, ­Lorette Nobécourt souffle à l'oreille de son prochain son appel à « aller plus loin que le réel ». Ses mots deviennent alors plantes, pierres, nuages, comme ceux d'Hildegarde en son temps, qui inventa la « lingua ignota », une langue dotée d'un alphabet ressemblant à des branches d'arbre ou à des insectes. ­Lorette Nobécourt entre dans la peau d'Hildegarde et revit de l'intérieur cette existence qui s'adressait à l'homme dans sa totalité : la musique (elle composa des chants liturgiques), l'écriture (elle écrivit sur ses visions et leurs interprétations), la science (elle soignait les malades par les plantes)...

 

Roman d'apprentissage, La Clôture des merveilles déplie les branches de cette vie en étoile et recueille son scintillement des années après son extinction. Comme Hildegarde qui croyait que l'homme est petit par son corps, mais immense par sa perméabilité à toutes les énergies, Lorette Nobécourt chante une nouvelle fois sa confiance en l'acuité de l'être. Ce qui semble anachronique est en réalité souvent atemporel, et l'apparition de ce petit livre courageux donne à le croire. Au même moment, la romancière publie Patagonie intérieure (1) , journal d'un voyage ­solitaire, d'une retraite au bout du monde, au service de l'écriture. Les deux livres ressemblent à deux mains tendues qu'on aurait tort de ne pas ­saisir.

 

Lire le commentaire qui suit l'article : poet75

Le 11/05/2013 - Mise à  jour le 17/06/2013 à  16h18
Marine Landrot - Telerama n° 3304

 

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:12

 

 

 

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Entre philosophie et psychologie, un diagnostique éclairant du mal de vivre contemporain et des solutions pour trouver sa place dans le monde d'aujourd'hui. 


 

Jamais le champ de nos possibles n'a été si vaste, jamais nous n'avons eu accès à autant d'informations, jamais nous n'avons été aussi connectés. Et pourtant, jamais Carlo Strenger, psychanalyste réputé, n'a reçu de patients aussi déprimés, comme écrasés par leur propre insignifiance. 

Dans une société qui exhorte à toujours se dépasser à coups de Just do it ou de Yes you can, où chacun cherche frénétiquement à vivre son quart d'heure de célébrité, où la valeur personnelle se juge à l'aune de la richesse matérielle et du nombre de followers sur les réseaux sociaux, quelle place pour l'individu ? 

Entre philosophie, psychologie et sociologie, Carlo Strenger livre ici un essai passionnant, un brûlot incisif sur la nécessité d'un retour à l'exigence intellectuelle et à la pensée libre, et sur l'urgence de devenir un véritable citoyen du monde, responsable, engagé, conscient de ses limites mais bien décidé à ne pas se résigner.

 

 

 

Source : psychologie.com

 

Dans un monde où l’image est essentielle, le regard des autres, prédominant, où la reconnaissance passe par les réseaux sociaux et s’évalue en nombre de pages référencées sur Internet, notre plus grande crainte est de tomber dans « l’insignifiance ». Être insignifiant, si l’on en croit le dictionnaire, c’est être « sans importance, sans valeur », ou encore « sans caractère ». C’est ne presque plus exister.

 

Mais ce n’est pas tout car, au sens littéral, le mot renvoie à l’idée plus profonde de ne « rien signifier », voire de perdre le « sens ». C’est cette idée forte que défend Carlo Strenger dans ce livre détonnant.

 

Le philosophe et psychanalyste explique que l’« homo globalis », une catégorie d’individus dont l’identité se définit à travers leur rapport avec l’info-divertissement, a perdu la signification et l’orientation de sa vie, prisonnier d’une époque où les technologies, la mondialisation et la vitesse de l’information, les campagnes de marketing et l’illusion d’une célébrité facile dominent. Le célèbre slogan « Just do it1 », sorti en 2008, en est l’illustration parfaite : « Tout est possible et deux choses sont désirables, la célébrité et la richesse », dit-il.

 

Contre ces mirages de la contemporanéité, l’auteur propose un retour à l’existentialisme par le biais de la psychologie existentielle expérimentale, en réhabilitant une culture fondée sur la raison : je suis ce que je fais, je suis libre de choisir.

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 18:00

 

 

Lire l'hommage de Amadou Ba : Nelson Mandela, un humaniste et un combattant de la liberté 

 

Amadou Ba est membre fondateur de notre association d'écrivains publics AIDEMA 19

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  • : Plumeacide, écritures publiques et arts énergétiques internes chinois
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