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Rendre voix aux sans voix
Avec "A l'abri de rien", Olivier Adam figurait sur la dernière liste du Prix Goncourt, qui ne lui a finalement pas été attribué. De la littérature, il dit
ceci :
"Je crois fermement que la littérature doit tenter de rendre voix aux sans voix. Clairement. Je situe tous mes livres du
côté de ceux qui subissent l'histoire, pas de ceux qui la font. Il y a là sans doute une certaine fidélité au milieu social d'où je viens, à cette France moyenne, majoritaire mais
invisible, si invisible et noyée dans sa propre masse qu'elle n'intéresse généralement pas la littérature française. 95 % des écrivains français sont issus de la bourgeoisie
intellectuelle ou de la bourgeoisie économique. Ce contre quoi je n'ai rien. Mais comme on parle de ce qu'on connaît, ce n'est pas un hasard si les classes moyennes inférieures sont
toujours l'objet de la dérision et de la caricature. (…) Disons que la donne habituelle, en France, c'est l'ironie, le cynisme. Je ne vois pas pourquoi il
faudrait prendre des pincettes pour prononcer les mots humanisme ou fraternité. Pour moi, ce premier degré-là est une forme d'engagement."
Source : La Vie, 08/11/07
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Bibliothèque et star système
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ESPACE 19
12 novembre 2007
Restreindre les possibilités d’accueil en centre d’hébergement d’urgence aux seules personnes ayant des papiers. Telle était
l’intention de la majorité des députés, puis des sénateurs. Il aura fallu la mobilisation (notamment d’Emmaüs et la Cimade) pour éviter de renvoyer à la rue
des personnes en situation de précarité, des malades, des victimes de violences.
Cet article était inadmissible sur le plan éthique, insupportable sur le plan juridique du fait
des discriminations introduites et inapplicable sur le plan pratique pour accueillir et accompagner avec humanité. De fait, il n’aurait pu
être appliqué car le conseil constitutionnel puis la cour Européenne des droits de l’Homme auraient été saisis.
Même si l’article a été retiré, il ne faut pas se faire d’illusion et croire que tout est réglé pour autant. Nous entrons dans la campagne d’hiver et devons, là encore, rester solidaires. Il nous
apparaît nécessaire de rappeler que la non-assistance à personne en danger est un délit et que nous n’avons pas à demander de papiers avant de porter assistance. Si nous rencontrons une personne dehors à moins –5° nous devons appeler le 115 quelle que soit sa situation administrative.
écrivain public solidaire
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La plupart des gens n'ont qu'une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur
enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n'arrive guère à les émouvoir.
Stefan Zweig (1881-1942)
Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
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Pensées - Humour