Un soleil magnifique, qui nous a redonné des couleurs.
On avait apporté des couvertures et des nattes.
Chaque repas avec les usagers de nos permanences d'écrivains publics apporte son lot de bonnes surprises.
Il y a le noyau dur qui a pris goût à ces rencontres. Et puis il y a celles et ceux qui disent qui viendront et qui ne sont pas là, ceux qui viennent mais qui ont raté le rendez-vous comme Arezki. J'étais contrarié quand il m'a appelé hier soir pour me le dire. Et puis il y a celles et ceux qui viennent sans prévenir. C'est comme ça.
Et parmi ces derniers il y en a trois qui m'ont vraiment touché. D'abord il y a Soraya une dame iranienne âgée qui faisait partie de la bourgeoisie à l'époque du Shah, totalement ruinée en France par son ex mari. Elle était simplement passée me donner de ses nouvelles, des boissons et des chips. Les chips avec Pierre, on leur a fait un sort en rejoignant les autres au Parc.
Et cette sacrée Miloudia ! Elle est venue l'autre samedi, et elle m'a parlé de ses problèmes pendant une heure trente. Jusqu'à 14 h 20 qu'elle m'a tué la Miloudia ! J'étais épuisé et je mourrais de faim. On s'était quittés presque fachés. Quand je la vois dans la salle d'attente, j'ai tout de suite mal à la tête !
Dimanche elle est venue du 17ème arrondissement avec son caddy de 15 kilos rempli à ras bord ; avec un tajine bien conservé au chaud avec des amendes grillées, la salade verte et sa sauce, une salade de fruits, le café dans la thermos avec les petits chocolats ! Elle en avait fait pour 10 sans que personne ne lui ait rien demandé ! A 5 heures du matin, elle s'était levée pour nous préparer tout ça. Bon je vais me concentrer sur ma boule de cristal, je vais bien voir quelque chose pour Miloudia quand même.
Et puis il y avait une jeune dame du Bengla Desh, toujours souriante. Je me souviens bien d'elle quand elle est venue au mois de juillet. Elle s'appelle Rahana - ou Radana je ne sais plus -. Je ne l'ai vue qu'une fois ; elle était là rayonnante dans son sari.
Chacun(e) arrivait à son heure et repartait quand il voulait. On a parlé jusqu'à 17 heures des problèmes des uns et des autres, et de tout et de rien.
C'était comme un jour de Noël en septembre.
Une seule ombre à ce tableau édènique : personne n'a voulu jouer au badmington avec moi.
Et ça c'est vraiment pas sympa.
J'avais l'air d'un Mickey avec avec mes raquettes !
J'ai dit,
Plume Solidaire
Ps : les photos je les mettrai plus tard...
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