Chez moi le préfixe "trans" me transfigure, et je suis instantanément en transe.
La question est : Comment donner un sens à sa vie dans une culture/civilisation qui noie la personne dans le consumérisme, le narcissisme et l'hédonisme, la désaffiliation des appartenances et des adhésions collectives, la pensée utilitariste ?
Après l'assassinat de l'humanisme hérité du siècle des Lumières pendant la période de la pensée néolibérale et triomphante héritée de l'Amérique de Ronald Reagan ;
Après l'abandon dans les pays occidentaux, des millions d'hommes et de femmes livrés à eux-mêmes, laissés en déshérence de repères après 40 ans d'émancipations collectives et de libérations individuelles que nous avons transmises avec bonheur après Mai 68 aux générations suivantes...pour le meilleur et pour le pire ;
Après l'effondrement du bloc soviétique,
la disparition de la sociale démocratie - notamment au sein de l'Union Européenne après les dernières élections du Parlement européen -, et le retour en force des droites...
Avec la motée en puissance des lobbys, des corporatismes, du communautarisme sous toutes ses formes identitaires, du repli sur soi dans la sphère privée ;
En France, après le débauchage de quelques personnalités médiatiques de "gauche", le détournement de certaines idées du "programme", et l'affaiblissement du Parti Socialiste, par le régime hyper présidentiel français actuel ;
Avec l'établissement progressif de la suprématie des valeurs sécuritaires, le mépris de la pensée et de l'histoire, l'accroissement constant des inégalités sociales et des revenus, le creusement abyssal des déficits des budgets publics et des comptes sociaux, la réduction de l'information aux faits divers morbides et à la pipeaulisation de la vie politique...
Est-il toujours possible, sans mépriser ce monde, de vivre des valeurs fondées sur la Fraternité en leur donnant une légitimité dans la vie sociale ?
Faut-il accepter que la pratique de la Fraternité soit en quelque sorte assignée à résidence et confinée au domaine des religions ?
La réponse est claire pour moi puisque je trouve dans la pratique de la Fraternité républicaine, les sources de mon épanouissement personnel et la force d'agir.
Je vous invite à écouter les conférences de l'Université de tous les savoirs qui, à travers la philosophie, fraient un chemin riche de sens pour se construire une vie plus ouverte sur les hommes et l'avenir.
Extrait de la conférence de l'Université de tous les savoirs : "Quel nouvel humanisme aujourd'hui ?" - Jean Hugues Barthélemy - Recherces contemporaines de la philosophie - Paris 8
Conférence sur la philosophie de Gilbert Simondon

(ndlr : il sauraient pu attendre qu'il ferme la bouche pour prendre la photo non ?)
Dès la note complémentaire finale à sa thèse principale Gilbert SIMONDON avait montré que ni le psychisme, ni le collectif - le social- ne se réalisent pleinement dans le travail, qui ne participe pas aux conditions de ce que SIMONDON nomme la transindividualité.
C'est-à-dire une relation humaine qui permet à l'individuation vitale, le vivant, de se prolonger/dépasser, et qui par là réaliserait notre être psycho social : en obligeant l'individu à s'individuer encore à partir de la réalité préindividuelle que nous portons en nous. Et qu'il s'agirait de faire communiquer avec la réalité préindividuelle de chacun qui continue de sindividuer dans cette relation transindividuelle.
Telle est donc l'individuation transindividuelle dont l'accomplissement ultime est appelée par SIMONDON "spritualité".
"Qu'est-ce que la culture, Humanisme et humanités, Le post-humanisme"
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