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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 15:41
6 mois plus tard...Nous sommes début décembre.

Je vous livre la fin de l'histoire mais cela ne vous dispense pas de la lire dans son entier !
L'affaire est enfin réglée côté ASSEDIC, l'ancien employeur ayant fini par retourner le formulaire correctement rempli - et à la portée de n'importe quel avocat de son espèce. Ma Nounou préférée a pu percevoir ses indemnités de chômage malgré l'absence des bulletins de salaire des 2 derniers mois que Monsieur n'était pas disposé à lui transmettre ; étant par ailleurs injoignable après son déménagement coïncidant avec la fin du contrat de la Nounou. Et la lettre recommandée que nous lui avions adressée étant revenu à son expéditrice.
Par contre...pour retrouver un autre travail de Nounou sans références, c'est pas simple du tout. Malgré de multiples entretiens et des promesses d'embauche : pas de contact avec l'ancien employeur, pas d'embauche.
Je vous tiens au courant dès que j'ai du nouveau.
J'ai dit.
Plume Solidaire


L'affaire était mal engagée et la conclusion était hélas prévisible (lire le premier épisode).

Cette Nounou du rejeton de la nièce d'une famille de grande notoriété  nationale s'est vue refuser la signature de son contrat, qu'elle a fait requalifier de son propre chef par l'Inspection du Travail.


Et, depuis cette semaine, elle se voit signifier une convocation pour entretien préalable à un licenciement la semaine prochaine.



Madame pleure le départ de sa grande amie, la Nounou adorée de son fils qu'elle eût tant aimé conserver  à son service ; mais Monsieur est décidé à lui faire entendre (sa) raison en dépit de sa connaissance du Code du Travail qu'il maîtrise à sa façon en qualité de juriste, de profession.


D'autant que la Nounou dont nous parlons n'aurait pas su se montrer sensible à sa nudité et aurait manifesté peu d'entrain à accéder à la satisfaction de ses désirs concupiscents...


La Nounou s'achemine donc vers une procédure devant les Prud'hommes, et probablement vers certaines difficultés - que j'estime grandes mais pas désespérantes - à retrouver un emploi dans ce métier où les références sont incontournables auprès des agences spécialisées.



Agences spécialisées, dont je me suis laissé dire - disons le simplement : ce n'est pas un secret d'Etat - qu'elles reçevraient des sommes  assez consistantes relativement peu déclarées au fisc, de la part de ces familles bien sous tous rapports, qui manifestent par là l'importance qu'elles attachent à employer à moindres frais du petit personnel de la plus haute qualité morale en lequel elles puissent accorder toute leur confiance quant à la garde, l'éducation et la protection de leur divin enfant.







Madame ..................

.................................

75019 PARIS

 

Monsieur .......................

.......................

75007 PARIS

 

Paris le 13 juin 2009

 

 

OBJET :  contrat de travail – dispense de travail
Lettre recommandée avec AR

 

 

Madame, Monsieur,

 

Lors de notre entretien du 10 juin je vous ai remis en mains propres mon contrat de travail que j’ai signé après rectification des montants des salaires bruts et nets requalifiés à l’issue de mes différentes démarches auprès de l’Inspection du Travail. Calculs certifiés et signés par un Inspecteur, que je vous prie de trouver en annexe.


 

Je prends acte de votre désaccord concernant les montants corrigés et de votre refus de signer un contrat qui est censé encadrer nos relations de travail depuis le 23 octobre 2008. ; contrat dont vous maintenez les modalités de rémunérations initiales.


 

J’ai bien entendu vos messages sur mon répondeur téléphonique du 10 juin au soir ainsi que celui du 11 à 8 h 00 me dispensant de me présenter à votre domicile le même jour ; le motif étant que vous avez décidé de confier votre enfant à ses grands-parents pendant la période de votre déménagement. J’observe que vous ne m’avez pas précisé dans ces messages le jour de la reprise de mon activité professionnelle.


 

Puis j’ai pris note de la consigne de votre épouse me demandant de ne pas venir prendre mon poste lundi prochain 15 juin pour la même raison. A cette occasion elle m’a fait part de son souhait que je j’avance mon horaire d’arrivée au travail d’une demie heure le matin (9h 00) pour le quitter à 19h30 au lieu de 20h00 actuellement et ce, dès l’installation dans votre nouveau logement.

 


Je vous informe que je ne pourrai vous faire connaître ma décision qu’après que j’aie pu effectuer le trajet aux heures demandées afin de connaître les contraintes de mon temps de transport.

 


Suite à votre nouvel appel dans la soirée du jeudi 11, vous m’informez que vous souhaitez que je reprenne mon travail lundi 15.

 


J’attire votre attention sur le fait que je n’ai pas connaissance de votre nouvelle adresse. Par ailleurs, bien entendu ces deux journées de dispense d’activité professionnelle n’ayant pas été négociées à l’avance, ne sauraient faire l’objet a posteriori de congés payés.


 

Dans l’attente des suites que vous voudrez bien réserver à la présente,

 


Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

 

  

 

 

Copie : modalités de calculs des heures de travail établies par l’Inspection du Travail

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