Allons droit au but : nous partîmes 5 pour Chambéry pour la quête du Saint Graaade, et 2 ont vu leur rêve se fracasser sur le tatami.
Et moi qui aspire tant à ce sentiment de puissance que procure la victoire, j'ai du boire le lait amer de la déception...
Conclusion : il y a deux façons de voir la situation.
Soit les professeurs vous préparent à l'épreuve par un examen blanc, et vous savez si vous êtes au maximum de vos capacitiés : 100% au départ dont 50 s'évaporent quand vous saluez le jury au début de l'épreuve ! Dans cette hypothèse vous êtes mieux en mesure d'évaluer si vous pouvez vous présenter en réduisant les risques d'échec ; et pouvez avoir une certaine confiance en vous. Alors l'éphémère et vain goût ennivrant de la victoire vous envahit jusqu'à ce que vous renveniez le plus vite possible à une position plus humble et réaliste...Vous avez simplement validé votre évolution à l'instant t+....
Soit les professeurs ne vous préparent pas à l'épreuve par un examen blanc, et vous ne savez pas si vous êtes au maximum de vos possibilités. Dans ce cas c'est l'épreuve même qui vous donne la mesure de vos capacités, en vous permettant d'évaluer l'écart entre votre propre conviction concernant l'état de votre préparation, et l'appréciation du jury. Dans ce cas vous prenez le risque de la surestimation de votre péparation et l'excès de confiance en vous.
En l'occurrence cette confrontation directe avec la réalité m'a permis de comprendre que je n'étais ni assez entraîné à maîtriser cette situation d'examen - que j'aborrhe par gavage tout au long de ma vie universitaire et professionnelle -, et que d'autre part mon travail personnel était insuffisant.
Examen blanc ou pas...La solution est assez claire : au boulot, et plus vite que çà ! Gros fainéant !
Voilà pour l'épreuve elle-même et sa sanction provisoire...qui a généré une réflexion personnelle et collective intense et passionnante sur la route du retour avec l'un des trois membres de mon jury et mon Frère de tai chi qui a fait partie des gagnants du jour : Master Chang Lu !
Pour le reste, c'est-à-dire l'essentiel, ce week-end caniculaire a été très riche d'enseignements.
Et la ville de Chambéry que j'avais traversée il y a bien longtemps est une très jolie ville ; dont l'horizon montagneux me redonne cette envie de reprendre l'escalade libre et l'alpinisme...Bonjour Monsieur Bonatti, bonjour Monsieur Terray,
héros de mon adolescence montagnarde
et pyrénéenne.
Livres exposés dans une librairie de Chambéry
Salut René Desmaison que j'ai accueilli pour une conférence au Plateau des Quatre Vents en 1982, 83 !
Faut pas me montrer une falaise ou une montagne, Mesdames et Messieurs ; ça me fait penser corde et noeuds, vire et relais, dégaines et coinceurs, couleurs et odeurs de la roche, "gaz" et souffle, descentes en rappel ou "vols"...et les nuits courtes sur les câââilloux.
Bon courage à celles et à ceux qui bossent.
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