
Armé de ma zapette, je suis tombé ces derniers temps sur l'une de ces soirées de bienfaisance qui répandent parmi nos concitoyens des idées qui visent plus à limiter à conjurer, réduire ou exorciser un mal par l'humour ou la dérision, qu'à concourir à l'instauration du bien par les actes concrets.
Des actes de fraternité laïque dans la vie de tous le jours qui expriment l'absence de racisme par exemple.
Car, il s'agissait de la soirée RIRE CONTRE LE RACISME au Zénith de Paris organisée par l’Union des Etudiants Juifs de France et SOS Racisme. En la circonstance, cette soirée m'a fait plutôt beaucoup plus de bien que de mal, et je me souviens d'avoir bien ri sans me soucier le moins du monde que je devais rire CONTRE le racisme et l'antisémitisme.
En tout état de cause je préfère franchement rire de la connerie des autres que d'en pleurer, ou de me sentir obligé de rire avec les cons.
Et puis au fond, nous savons que nous ne pouvons imposer la morale sans du même coup installer la dictature du bien qui n'en est pas moins une. Nous avons déjà connu bien des dictatures du bien, comme l'Inquisition par exemple ; ou des dictatures politico-religieuses ont l'une des versions les plus récentes est sans doute celle des Talibans...Sans oublier bien sûr la dernière grande dictature politique à s'effondrer que fut celle du prolétariat.
Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, quel est donc le revêtement du bonheur sur Terre ?
Alors j'arbitrerais en disant que, au point où nous en sommes , puisque nous ne pouvons éradiquer la figure du mal, il s'agit donc de rechercher un savant équilibre dans lequel le bien domine le mal : l'antisémitisme et le racisme ce soir là...
En 1992-93, une jeune femme de 20 ans habitante du Val Fourré me demande rendez-vous pour solliciter une subvention de la Ville de Mantes-la-Jolie pour créer un festival d'humour. Elle s'appelle Rachida Khalil.
Vous savez cette petite subvention, ce coup de pouce, dont le montant permet à un artiste de boucler son mini tour de table, et de réaliser son projet. Dans mon budget cela s'appelait "Aide aux projets". Et chaque année, sur décision des élus municipaux, on lui versait ce soutien financier. Mais après la révolution bonapartiste de Pierre Bédier de 1995, j'ignore si elle a pu charmer ses nouveaux partenaires publics mantais. Et continuer à obtenir cette aide, qui est aussi un acte politique de reconnaissance (et non pas l'inverse) et d'encouragement aux artistes locaux. Mais je crois que oui , du moins je l'espère ! Parce que Rachida, c'est la séduction mise au service d'un sacré caractère. Trop forte Rachida.
Alors elle a commencé a tailler sa route vers Paris, elle a créé son réseau, elle a bossé, s'est produite dans les petites salles, monté ses tournées, et elle a décollé.
Je suis ému de la voir sur mon écran plat là, aussi à son aise que dans mon bureau de Directeur des Affaires Culturelles. Et heureux d'avoir un petit peu contribué à son succès.
Rachida a présenté son dernier spectacle "L'Odyssée de ta... race" du 16 juin au 7 septembre au Théâtre des Mathurins (75008)
Ah Rachida, je t'ai jamais dit que je te trouvais jolie. Voilà c'est fait !
Enfin, je dis ça mais je sais bien que tu t'en étais aperçu.
J'ai dit !
Plume Solidaire
Wikipedia
Rachida Khalil est une comédienne
franco-marocaine née à R'chida, un village isolé dans les montagnes déshéritées du Rif en 1973. Immigrée en France avec sa famille à l'âge de cinq ans, elle découvre tout à la fois l'électricité, la circulation automobile, les supermarchés et tout le tumulte de la ville.
Adolescente à Mantes-la-Ville, elle rencontre le théâtre avec Molière, Shakespeare ou Ionesco tandis que lors de ses séjours au Maroc on s'active à lui arranger un mariage qui la révulse en secret. Rachida n'a que seize ans quand elle fuit sa famille et le destin qu'on lui réserve pour choisir la carrière d'auteur et de comédienne.
En 1993, elle fonde la compagnie Shéhérazade et organise un festival d'humour à Mantes. En 1995, elle écrit et interprète son premier one-woman-show, Sept chiennes de vie, créé au Théâtre de la Main d’Or à Paris.
Elle trouve son public et obtient le premier rôle dans un long métrage de Mahmoud Zemmouri en 1996 : Cent pour cent Arabica. Sa rencontre avec Guy Bedos se conclue fin 2004 sur un show comportant deux sketchs de Guy Bedos : La Vie rêvée de Fatna. Créé au Théâtre de Suresnes Jean Vilar, c'est un grand succès qui sera repris au Splendidcondition des femmes au Maroc entame ensuite une tournée d'une soixantaine de représentations en France, en Suisse, en Belgique. Elle fera plus de 200 représentations incluant l'Olympia fin 2006. l'année suivante pendant quatre mois. Cette peinture à la fois drôle et poignante de la
Engagée, elle participe aux galas de SOS Racisme en 2004-2005-2006 aux côtés de Gad Elmaleh, Smaïn...[réf. souhaitée]
Elle a été la maîtresse de cérémonie du cinquième Festival international du film de Marrakech en novembre 2005.[réf. souhaitée]
Elle est également présente lors du Festival Sefarad de Montréal, au Québec (Canada), du 10 juin au 5 juillet 2006.
Elle a joué dans le film d'Aline Issermann Cherche fiancé tous frais payés sorti en 2007.
Son premier roman, "Le sentier de l'ignorance", sort fin mai 2008 aux éditions Anne Carrière : un roman "presque" autobiographique, le parcours initiatique d'une petite fille marocaine dont le destin semblait tracé à la naissance mais ....
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