Comme il venait de me dire courtoisement qu'il avait attendu deux heures, je lui avais répondu poliment que je prends le temps - et tout le temps - nécessaire pour que chaque démarche puisse aboutir au résultat attendu. Parfois cela ne dure que 5 minutes, parfois cela peut prendre deux heures. Mais il pouvait être tranquille, il en sera pour lui comme pour les autres. Mes prestations sont gratuites et bénévoles - je n'accepte que les boîtes de chocolat et les calissons d'Aix en fin d'année, que je partage avec le personnel de la Maison des associations -. La contrepartie c'est l'attente, le prix à payer c'est la patience.
Dans mon activité ce n'est pas le temps qui vaut de l'argent, c'est le service qui vaut du temps.
Avec moi c'est un peu comme chez le rebouteux : on attend et on repart guéri (du moins je fait tout "pour"). Et en plus, non seulement je ne demande rien mais je refuse toute compensation financière (par idéalisme, par masochisme et certainement pour d'obscures raisons inconscientes bien sûr) !
La suite, je vous laisse la découvrir. Toujours est-il que, au cours de notre rencontre il a commencé à parler et à se confier. Simplement pouvoir parler à quelqu'un, c'était sans doute ce dont il avait le plus besoin ce jour là.
Il est reparti satisfait et avec le sourire. Il reviendra et j'y compte bien.
Plume Solidaire
Monsieur ...............
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..........................
75019 PARIS
Monsieur le Directeur
Direction Départementale du Travail
210 Quai de Jemmapes
75010 PARIS
Paris le 29 janvier 2009
Références : identifiant N° ......................
NIR ...................................
Monsieur le Directeur,
Je suis pour la première fois de ma carrière, en chômage de longue durée malgré mes recherches actives, depuis le 19 juin 2008. Les allocations chômage représentent dans la période actuelle mes seules ressources.
A l'occasion de mon dernier contrôle Assedic en décembre dernier, j'ai été informé de la décision de suppression des versements des allocations de chômage pour une durée de deux mois. Cette décision porte sur la période de décembre à mars 2009. Son application explique le paiement au 5 janvier d'un montant des indemnités qui s'élevait à 588,80 €, au lieu de 1140,80 € en novembre dernier.
Lors mon entretien avec l'assistante sociale de mon secteur le 27 janvier, celle-ci a pris contact avec les ASSEDIC. J'ai appris à cette occasion que l'ANPE m'avait adressé deux convocations à entretiens, les 3 et 21 novembre ; absences qui ont été signalées aux ASSEDIC le 17 décembre.
Cette situation provient du fait que j'ai été contraint de quitter mon logement, - .....rue de Crimée - 75019 Paris, début octobre et me suis trouvé sans domicile. Ne disposant donc plus de l'accès à mon ancienne boîte à lettres, je n'ai pu avoir connaissance des courriers qui m'ont été adressés.
Par ailleurs, éprouvant des difficultés pour la lecture et l'écriture, j'étais dans l'ignorance de l'urgence qu'il y avait à informer l'ANPE et les ASSEDIC de mon changement de situation.
En conséquence, je sollicite votre bienveillance pour bénéficier de l'annulation de la décision de suppression du versement de mes allocations chômage, avec effet rétroactif à compter de la date de départ de son application.
Dans l'attente d'une réponse favorable à ma requête,
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l'assurance de mes salutations distinguées.
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