"Cette nation (français) est aux abois parce qu'elle n'est pas honnète sur son identité"
Jean Pierre Rioux
Emission "L'esprit public", 26 août 2007
Perrin 2006
4ème de couverture
Notre débâcle intime et collective, celle du souvenir et de l'art de vivre, est en cours. Nous assistons à l'exténuation du vieux rêve qui faisait de la France un héritage et un projet. Tout se passe comme si ce pays était sorti de l'histoire vive pour entrer en mémoire vaine, comme si la rumination avait remplacé l'ambition et qu'on expédie par pertes et profits Austerlitz, la laïcité ou un demi-siècle de paix en Europe. Hier, nous célébrions la nation républicanisée, l'histoire laïcisée et l'intérêt général ; aujourd'hui, nous valorisons les mémoires et les "devoirs" de mémoire, mais nous ne savons plus saisir l'âme de la France. Résultat : ce pays vit à l'heure du n'importe quoi mémoriel.
Un excellent livre que j'ai lu il y a 2 ans. Qui donne à réfléchir sur la notion de "récit national". Car, quand il y en avait un c'était un peu lourd à porter ; et je pense à la fin de la période gaulliste. Mais quand il n'y en a plus du tout la nation perd son identité. Et quand elle perd son identité, nombreux sont ceux qui s'engouffrent dans la brèche pour revendiquer la spécificité et la légitimité de la leur.
A moins qu'un homme politique ne vienne mettre tout le monde d'accord. Et là je pense clairement à la lutte contre le "terrorisme international". C'est que la nature de la culture - pour paraphraser Edgar Morin -, c'est que elle aussi elle a horreur du vide.
Plume Solidaire
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