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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 09:07

J'ai participé à un cours de tai chi et de chi cong le 12 décembre avec Tun Ken WON à Montrouge.

En tai chi, ce Maître fait beaucoup travailler le relâchement.

En chicong il est d'une grande précision; et il vient corriger chaque élève. Il est vrai que le cours concernait une quinzaine d'élèves et se tenait en salle, ce qui permet les longs mouvements lents et statiques, difficilement envisageables en extérieur quand la température voisine avec plus ou moins zéro degré celsius.

Son parcours de vie, les enseignements qu'il a reçu auprès de grands maîtres, et les capacités physiques dont il a fait démonstration dans sa jeunesse, sont exceptionnels (voir son CV ci-dessous).

Tun Ken WONG-Relâchement et Bien-être

15 novembre 2014 – Entretiens d’Issy sur le Bien-être
 
Conférence de Maître WONG – Médiathèque du Centre-Ville

Maître TunKen WONG vous invite à découvrir le bonheur à travers les arts martiaux et le relâchement source de bien-être. Maître Tun Ken WONG a suivi les enseignements de maîtres comme Hu Than PING, lauréat de la médaille d’or à 5 reprises, et Maître Jiang Rong QIAO, professeur à l’Académie Centrale des Arts Martiaux Chinois. Rapidement, il travaille à l’amélioration des arts martiaux internes mais aussi externes, tant en théorie qu’en pratique. Il viendra évoquer le Tai Chi Chuan et le Chi Kong, deux gymnastiques traditionnelles chinoises qui associent mouvements lents et maîtrise de l’énergie vitale. Il a su dépasser l’esprit formel de ces pratiques pour privilégier leur influence sur la santé du corps humain. Son but est de nous faire « découvrir notre corps » afin d’éviter les tensions, que ce soit dans les activités sportives ou dans la vie de tous les jours.

MAITRE WONG TUN KEN // INTERVIEW

Originaire de Shangaï, installé en France depuis 1975, Maître Wong Tun Ken, expert dans de nombreux styles chinois, tant externes qu’internes, nous éclaire sur quelques aspects fondamentaux de cet art souvent méconnu qu’est le Ba gua zhang, autrement appelé boxe des huit trigrammes.

Le Ba gua Zhang (main des huit trigrammes) ou Ba gua quan (poing des huit trigrammes) est une boxe caractéristique de styles internes (Nei-ja). C’est entre le XIIIe et le XIXe siècle qu’apparaît cette pratique. Exercice de santé pour le corps et l’esprit et redoutable art martial, le Ba gua zhang doit beaucoup à Don Hai-Chuan 1797- 1882 (de son vrai nom Dong Ming-Kui) qui fut, semble-t-il, le premier à codifier la façon de marcher en cercle ainsi que l’utilisation de la paume. Selon les filiations, le Ba gua zhang s’est enrichi d’une grande variété de techniques, les élèves de Don Hai-Chuan étant bien souvent des experts dans d’autres styles. Malgré ces différents apports et plusieurs générations de pratiquants, le déplacement circulaire demeure une caractéristique fondamentale de cette pratique.

Maître Wong, on dit souvent que « sans la marche, le Ba gua zhang n’existe pas ». Que représente ce cercle autour duquel les pratiquants tournent inlassablement ?

WTK - La marche en cercle est une pratique spécifique du Ba gua zhang qui n’existe pas dans les autres arts internes comme le Xing-y-quan ou le Tai chi chuan. Dans tous les styles internes, on recherche le relâchement du corps notamment au travers de postures statiques. Dans le Ba gua zhang, on cherche à obtenir ce relâchement dans le mouvement, ce qui rend la pratique plus vivante. Par ailleurs, cette façon de marcher en cercle permet d’introduire la vrille et la spirale.

Marcher le long d’un cercle n’est pas un exercice simple. Comment apprend-on à marcher ?

WTK - La façon de marcher dans le cercle n’a strictement rien à voir avec la façon de marcher dans la vie. Il faut en effet trouver la bonne posture, se relâcher de façon adéquate et trouver des liaisons afin d’obtenir l’unité du corps. C’est un travail de concentration et d’écoute où l’on vérifie chaque point.

L’axe vertical est le premier point dont il faut tenir compte dans la marche. On cherche à relier le haut et le bas tandis que se réduisent les courbures de la colonne vertébrale (lordose et cyphose). C’est l’intention qui étire le rachis vers le haut mais il n’y a pas de geste, les muscles ne sont pas impliqués. Le corps est alors comme suspendu par le sommet de la tête. Cette façon de pratiquer la verticalité est excellente pour la santé ; elle permet de soulager les douleurs de la taille et du dos. Une autre difficulté et non des moindres consiste à unir les jambes au tronc pour former l’unité du corps ce qui permet de s’enraciner. Il en est de même pour les bras les coudes, les épaules, le dos qui doivent être parfaitement relâchés et ne doivent utiliser que la force nécessaire au maintien de la posture. Ainsi, lorsque le corps est parfaitement construit et relâché, la respiration se fait librement. Rappelez-vous que l’on cherche encore une fois à libérer le corps.

À propos de la position du bassin, on entend souvent parler de rétroversion, de quoi s’agit-il ?

WTK - Je pense qu’il y a là une confusion. En réalité, si vous parlez de rétroversion, vous pensez agir sur vos muscles pour placer le bassin dans la bonne position. C’est un malentendu ; il vous suffit de lâcher la taille pour que le bassin se mette de lui-même dans la bonne position. Si rétroversion il y a, ce n’est qu’un résultat de la décontraction. C’est pour cette raison qu’il est difficile d’apprendre au travers des livres ; il y a toujours un décalage avec la réalité.

Que pouvez-vous nous dire de la hauteur et des différents pas utilisés dans la marche en cercle ?

WTK - En ce qui concerne les jambes, la hauteur dépend du niveau du pratiquant. Les débutants doivent éviter les positions trop basses dans le travail de la marche en cercle, tant que leurs muscles ne sont pas formés. Dans la marche en cercle, il existe différents types de pas Marche de la cigogne « He Xiing Bu », Marche du coq « Ji Xing Bu », Marche dans la boue « Tang Ni Bu », chaque courant a une forme de prédilection.

Lorsque l’on tourne sur le cercle, quelle allure doit-on adopter ?

WTK - Le débutant commence par marcher à une vitesse normale, comme dans la vie de tous les jours pour s’habituer au cercle. Ensuite, la marche se fait plus lente afin qu’il puisse prendre conscience de chaque mouvement de son corps et corriger les points qui font défaut. C’est cette lenteur du déplacement qui permet l’écoute. Enfin, lorsque le corps est formé ou plus exactement rééduqué, on peu marcher de façon rapide tout en étant parfaitement relâché et en conservant la verticalité. C’est un travail long et difficile, c’est un travail interne.

Quel est le rapport entre la marche en cercle et le combat ?

WTK - En combat, on n’utilise pas la marche en cercle, ce n’est pas réaliste. On entend toutes sortes d’histoires à ce propos, cela fait partie d’un mythe largement entretenu par le cinéma. La marche en cercle permet seulement d’éduquer le corps, de pratiquer la vrille. Pensez à une serviette mouillée que l’on essore à la main ; c’est de cette façon que l’on parvient ensuite à sortir la force (Fa Jing). De plus, cette façon de pratique la vrille permet de développer différentes forces. On a bien sûr la force droite (Zong – vers l’avant ou l’arrière qui existe dans toutes les boxes) mais aussi la force latérale (Heng – à droite, à gauche ou en biais). Dans le Ba gua zhang, l’utilisation de ces forces est très subtile ; elles se combinent et sont très difficiles à repérer. De plus, la vrille et les forces qu’elle développe à partir de Zong et de Heng permet d’utiliser des angles d’attaque originaux.

Par ailleurs, lorsque l’adversaire porte une attaque, la vrille permet de changer la direction de son attaque pour le faire tomber dans le vide sans avoir à utiliser une grande force pour le contrer. Par exemple, si vous tentez de frapper une roue de bicycle qui tourne avec un bâton, vous remarquerez que ce dernier voit sa trajectoire aussitôt modifiée.

Il semblerait que la marche en cercle se pratique parfois sur des parpaings, à plat puis en travers. On voit aussi des pratiquants de Ba gua zhang évoluer autour d’une série de pieux plantés dans le sol. À quoi correspondent-elles ?

WTK - Marcher sur des parpaings à la fois de développer l’équilibre et muscler les jambes ; le pied ne repose pas en entier sur le parpaing, il faut donc travailler un certain temps avant d’être solide sur ses appuis.

Les pieux quant à eux permettent d’acquérir mobilité, vitesse et précision notamment pour développer ses capacités à affronter plusieurs adversaires. Qui plus est, on les utilise pour tester ses différentes frappes.

Source: kungfuparis
 
Maitre Wong Tun Kuen // Bagua Zhang (Pakua)

Publié le 14 Novembre 2011

Maitre Wong Tun Ken
Maitre Wong Tun Ken


Maître WONG Tun Ken est né en 1945 à Shanghaï. A l’âge de 8 ans, il commence l’apprentissage du Wu Shu. Deux ans plus tard, il entre dans une école de Wu Shu à Shanghaï. Plus tard, il obtiendra son diplôme d’entraîneur de Gong Fu Wu Shu (Tai Ji Chuan, Ba Gua Zhang, Chang Chuan, Nam Quan) délivré par l’institut de Wu Shu de Shanghaï (officiel). A l’école, il suit un entraînement selon la méthode traditionnelle orthodoxe d’enseignement avec les Maîtres Wang Feng Zhang et Feng Xiang Rui. Avec eux, il apprendra le Cha Quan (un des plus importants style du Nord), le Tang Lang à 7 étoiles (mante religieuse), le Nan Quan (boxe du sud de la province de Fujian), les techniques traditionnelles de combat et les armes courtes et longues.

Quelques années plus tard, il devient membre de l’équipe de démonstration de l’école et aide son professeur, alors âgé de 65 ans, à assurer les cours.

En 1962, à l’âge de 17 ans, c’est le tournant dans sa pratique du Wu Shu car il lui est difficile d’entrer à l’université ou de trouver un travail, la Chine connaissant une crise économique et sociale. Durant 5 ans, il consacre tout son temps à la pratique et à la recherche du Wu Shu.

Poussé par une soif intarissable de progresser, il rencontre d’autres professeurs qui lui présenteront leurs Maîtres dont Maître Cai Long Yun (aujourd'hui sous-directeur de l'Académie Nationale de Recherche sur le Wu Shu) et Maître Hu Than Ping qui lui enseigne son enchaînement Wu Song (boxe du prisonnier). Maître Hu Than Ping gagna 5 fois la médaille d’or à partir de 1953 avec cet enchaînement.


En 1964, à l’âge de 19 ans, il débute les styles internes :
 

Maître Jiang Rong Qiao
Maître Jiang Rong Qiao

- le Ba Gua Zhang avec Maître Jiang Rong Qiao  qui fut professeur à l’Académie Centrale des Arts Martiaux Chinois de la région Nanjing (école officielle, reconnue par le gouvernement central).

 

Maître Chu Gui Ting
Maître Chu Gui Ting

- le Tai Ji Quan, le Xing Yi Quan et le Ba Gua Zhang du dragon avec Maître Chu Gui Ting, célèbre en combat, enseignant à la résidence présidentielle, ses propres maîtres comptant notamment les Maîtres Yang Chengfu et Sun Lutang !

Dans ce cercle, son professeur Wang lui présente son oncle de la famille du Wushu Wang Zi Ping (1881-1973, avec qui il améliorera le style Cha Quan en théorie et en combat traditionnel. 
En suite il le présentera aux membres de l'équipe officielle de Shangaï (la plupart sont de l'Ecole) avec qui, il apprendra le Wushu dit "moderne":

- Bases du moderne
- Chang Quan
- Tang Lang
- Nan Quan
- Armes courtes & longues
- Style de l'homme ivre (Zui Quan), épée de l'homme ivre.

Il sera la première personne de cette école à apprendre le wu shu moderne et à l’intégrer dans l'école.


En 1967, l’école ferme ses portes pendant environ un an et demi à cause de la révolution culturelle, l’enseignement du Wu Shu traditionnel étant interdit. De ce fait, jusqu’à l’approche de 1970, Maître Wong a continué de s’entraîner seul dans des endroits isolés.

De 1970 à 1975, pendant la révolution culturelle, Maître Wong alternera l’entraînement dans les parcs avec ses activités professionnelles  et échangera ses connaissances avec les pratiquants de Wu Shu rencontrés.

En 1975, il quitte la Chine et vient s’installer en France. Il travaille à la confection et à la restauration de meubles en laque, ainsi qu’à la peinture chinoise traditionnelle.


Pendant une bonne année (1984-1985) à Shangaï, il apprendra avec Maître Ting Ting Yuo(entraîneur de l’équipe de Shangaï) le Tai Ji Quan (style Chen), puis il continue à étudier le Xing Yi Ba Gua Zhang, le Yin Yang Ba Gua Zhang,  le Tai Ji Quan (style Wu), le Jing Gong Chan Si Tai Ji Quan (avec Maître Lu Ji Tang) ainsi que les apports du Qi Gong (travail de l’énergie) sur le Wu Shu et du Wu Shu sur la santé.

En 1986, une bande de copains et pratiquants font la connaissance de Maître Wong au parc du Luxembourg à Paris. Après un fameux « kung fu, connais pas… », Maître Wong, devant la persévérance et l’entêtement du groupe, décide enfin de leur enseigner son art.


Il a écrit notamment les livres "Tigre Noir de Shaolin" & "Bagua Zhang ou la boxe des huit Trigrammes" chez Guy Trédaniel (éditeur):

Tigre Noir de Shaolin de Wong Tun Ken
Bagua Zhang ou la boxe des huit Trigrammes de Wong Tun Ken

 


 

 

 

 

 

 

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