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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:00

 

...suivi de la leçon d'Antonio Leyva :  Remplir la forme

 

 

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Taiji Style Yang : La Forme 24 par jinjiduli

 

 

 

Source : taiji.jimbo.com

 

Remplir la Forme
    
Après avoir appris une Forme, arrive le moment de l’approfondir au travers de l’application des principes du Taiji Quan, dans chacun de ses mouvements.


Imaginons le Taiji Quan dans son ensemble, avec ses Formes, ses techniques et principes. Si on le comparait avec un œuf, la Forme serait la coquille.


La première chose dont nous avons besoin pour pouvoir travailler, c’est d’une structure sur laquelle appuyer les théories et les principes de notre art. La Forme, si possible simple à apprendre, est là pour remplir ce rôle préliminaire.


Pour la majorité apprendre une Forme est le seul but, et dans le meilleur des cas ce que l’on arrivera à obtenir sera une coquille parfaite, mais vide.

Le rôle du professeur, une fois obtenue cette « coquille » est de la remplir, et dans notre cas ce sera avec tous les principes reflétés dans les Classiques, les applications, l’énergie….en définitive, ce qui est réellement  important.


Par exemple, une méthode facile à suivre est d’analyser les dix points importants pour la pratique du Taiji Quan dictés par Yang Chen Fu. Le premier dit que « l’énergie du sommet du crâne doit être légère et sensible ». Comme explique Yang Chen Fu, cela équivaux a maintenir une posture où la sensation ressentie donne l’impression d’être suspendu par les cheveux, juste au sommet du crâne.

L’application de ce point donne un effet surprenant. Quand on aligne le corps, ce qui s’obtient de façon naturelle en étant en permanence suspendu,  l’axe du corps passe par notre centre de gravité, éliminant les inconfortables passages en force lors des rotations. De plus, cela fourni une sensation de légèreté et d’équilibre notables qui, lors de la pratique à deux, nous montre de façon instantanée toutes les déficiences de notre technique, et cette agréable sensation  disparaît subitement dès que l’on abandonne la posture correcte. A  contrario, si nous réussissons à maintenir cette sensation, notre travail en est récompensé par le succès.

Personnellement, je commence l’étude de ce point par la pratique de Zhan Zhuang (la posture de l’arbre), mais en douceur, avec des postures hautes et peu ouvertes.


Je montre comment apparaît cette nouvelle sensation en centrant et positionnant correctement la tête sur les épaules, le menton rentré, en alignant les épaules avec les hanches, en positionnant correctement le bassin dans l’alignement de la colonne, en relâchant rentrant la poitrine, en remplissant  les reins, en étirant le dos en remplissant le dos et en fléchissant les genoux en direction de la pointe des pieds.


Ensuite, je demande à l’élève qu’il casse la structure correcte et qu’il le fasse franchement, en accentuant les erreurs. Je lui demande alors de se concentrer sur la différence de sensation entre une posture correcte et incorrecte. Puis, je l’encourage à refaire des essais, mais en réduisant à chaque fois l’intensité de ses erreurs, et en revenant toujours à la position correcte.

Avec cette méthode, l’élève devient conscient de la différence entre une posture correcte, et les sensations quelle induit, et une qui semble l’être, mais qui ne l’est pas suite à des défauts difficiles à observer visuellement et qui seulement peuvent s’apprécier au travers des sensations produites.
Un autre point est, par exemple, d’analyser le passage de changement de poids entre deux jambes et une seule . Ce point est vital, par exemple, pour faire un pas. La méthode est la même, d’abord faire prendre la posture correcte, puis lui demander de commettre des erreurs.

Par l’expérimentation de ces différentes sensations, l’élève construit ses propres outils pour corriger ses erreurs.


Ensuite, cette recherche de sensation se pratique en parallèle dans la Forme et le Tuishou.
Dans la Forme, on devient rapidement conscient : de la facilité avec laquelle on perd la sensation recherchée, de l’importance de maintenir l’attention pleinement centrée sur ce que l’on fait et ce que l’on ressent, et comment l’on peut et l’on doit commencer à introduire de nouveaux éléments dans quelque chose de connu (c'est-à-dire  « la coquille »), qui sans être visibles la remplissent  et lui donnent son sens.

(…)


Bien que nous n’ayons développé qu’un seul des principes, la méthode peut être appliquée à d’autres, et approfondit suivant le degré de compétence de l’élève.

Par exemple, nous pouvons aborder dans le but de  remplir  la Forme, la notion de remplir les reins, laisser tomber les coudes, s’enraciner, se déplacer, étirer les tendons, pratiquer la fluidité et la continuité du mouvement, installer les spirales (Chanse Jing) etc.

 

Antonio Leyva
Professeur de Taiji Quan,  a étudié le Penkat Sila et ensuite le Taiji Quan des styles Yang et Chen.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 18:00

 

 

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Tai chi Yang Epée - Forme 32 Initiation Yo, reprise Doan 2013

 

 

 

Source : taiji.jimbo.com

 

Chercher la tranquillité dans l'action

 

Le style Chen du Taiji est un art du mouvement absolu et permanent, mais contrairement à d'autres boxes plus externes qui demandent d'effectuer de nombreux sauts, d'utiliser beaucoup de force pour frapper et qui laisse le pratiquant essoufflé, il est demandé le contraire, à savoir de maintenir un repos relatif et temporaire dans l'exécution des Tao.

 

Le pratiquant doit exploiter ces temps de calme pour veiller au maintien de son Yi en éveil, pour réguler l'interne face aux changements imposés par l'extérieur, et maintenir les coordinations du haut et du bas, l'union du dedans et du dehors. L'acquisition de la capacité de maintenir le calme au sein du mouvement est un trait propre aux arts martiaux internes.

 

Les principes dans le style Chen qui permettent de retrouver les lois naturelles de la préservation du calme au sein du mouvement, et du maintien du potentiel de mouvement dans le calme sont inspirés du Tao. Dans l'exécution de l'enchaînement, le repos et le calme se combinent naturellement.

 

Dans la pratique la lenteur doit être privilégiée car cela permet de trouver le calme de l'esprit, d'harmoniser les mouvements avec la respiration. La lenteur permet de faire couler le Qi dans le Dantien, d’élever la qualité de la circulation dans les méridiens, d’équilibrer l'activité du système nerveux central. Rechercher au sein du mouvement le calme et la densité est un grand atout lors d'un échange.

 

L'adage du style Chen : "Un mouvement et tout bouge, un repos et tout est en repos", exprime la capacité à maintenir le calme dans l'action et à contrôler l'agitation par le calme. Alternent la stabilité des montagnes et l'impétuosité des fleuves, il convient d'être immobile comme le chat prêt à attraper la souris, et de se mouvoir comme l'aigle qui fond sur le lapin.

 

Tous les mouvements du style Chen peuvent se décomposer en deux temps : Une partie ascendante et une partie descendante, le temps d'élévation correspond au début du mouvement, le temps d'abaissement correspond à la fin du mouvement, au temps de repos relatif, le lien entre les deux temps est comme un arrêt sans vraiment l'être, la circulation de l'énergie est arrêtée mais pas l'intention. Comme ceci le repos reste présent dans le mouvement et est aussi dynamique, tout s'enchaînant sans réelle discontinuité comme un bateau agité par des vagues plus ou moins importantes.

 

Les figures du style Chen sont conçues pour qu'à la fin de chacune d'elles le Qi interne retourne dans le Dantien, puis le Qi est réactivé au début du mouvement suivant et remis en circulation dans tout le corps. Le temps où le Qi retourne au Dantien marque un repos relatif, puis il ressort du Dantien pour le temps d'activité. Dans le temps de repos le Qi est emmagasiné et nourri, dans l'action il circule dans tout le corps, ce sont là les changements de direction interne et la prolifération du Qi. Dans la pratique il convient de soigner les changements de direction lors de la circulation du Qi afin qu'au niveau de l'interne un nouveau Qi soit continuellement produit et ressourcé.

 

Le Taiji quan est un mélange subtil de mouvement et de repos, quand la forme extérieure est au repos, le Qi se manifeste au-dedans et veut se mettre en mouvement, quand le Qi est au repos, c'est au niveau de la forme extérieure que s'exprime un mouvement. Dans votre pratique, il faut saisir les occasions d'analyser ces processus et s'éveiller à la logique qui prévaut au principe du maintien du calme au sein du mouvement, ceci permettra de l'emporter sur l'agitation imposée par l'extérieur grâce à la tranquillité interne.

 

Regarder, observer, apprécier.

 

Regarder, observer les différentes parties du corps, prendre un peu de recul pour découvrir.

 

Ecole des cadres saison 2011 / 2012

IRAP Association loi 1901

 

(Institut de Recherche des Arts du Poing de Wang Xian)

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:00

 

 

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Le corps doit être entièrement au service de l'épée...

 

 


Tai chi yang - Epée forme 16 (techniques de base) Initiation Yo , reprise Doan 2013

 

 

Source : taiji.jimbo.com

 

 

Utiliser l'intention pour conduire le Qi

explication de Maître Wang Xian

 

Cela veut dire que le Qi circule dans le corps sous la direction de la pensée, du Yi, de l'intention, à chaque mouvement c'est le Yi qui est utilisé et non la force, la mise en mouvement de l'intention précède le mouvement, là où va le Yi, le Qi s'y dirige. Savoir utiliser son intention au lieu d'une force gauche est l'un des traits particuliers du Taiji quan. Dans le classique de l'art de la boxe il est dit: « En utilisant le cœur pour mobiliser le Qi, celui ci pourra s'accumuler dans les os », « votre intention doit tout entière se placer sur l'esprit ».

 

C'est le Qi interne qui est mis en mouvement par l'intention et non le Qi communément associé à la respiration. Le Qi interne est aussi nommé : Souffle originel, souffle juste, souffle du ciel antérieur qui provient de l'état embryonnaire. Dans la pratique du Taiji l'on recherche à combiner le Qi interne avec le souffle pur de l'inspiration et le Qi provenant de la digestion des aliments.

 

Diriger le Qi avec la pensée n'est pas chose aisée dans les débuts de la pratique, aussi un long entraînement est-il nécessaire. Alors l'intention dirige le Qi qui à son tour pourra mobiliser le corps, le Qi et la forme sont unifiés dans cette étape. Il ne suffit pas de penser comment le Qi circule dans le corps, il faut aussi placer son intention dans les mouvements eux-mêmes, faute de quoi l'esprit ne serait pas alerte, la circulation du souffle interne en serait affectée, cela aboutirait au défaut d'une utilisation dispersée et ralentie du Qi, la pensée et le Qi n'étant pas en harmonie. Il convient de réaliser l'union du corps et de l'esprit, l'on peut dire que l'objectif final de la pratique du Taiji réside dans l'expression du Qi interne et l'utilisation de la pensée pour le conduire.

 

La pratique du Taiji nécessite la mobilisation de l'intention et du Qi, cela permet avec l'entraînement d'affiner et de centrer l'esprit, la sensibilité de tout le corps se développe, et ce dernier peut exprimer une énergie d'une grande subtilité, il suffit que la pensée se déplace quelque part pour que la partie concernée réagisse, en face d'une excitation une sensibilité particulièrement développée permet de réagir dans l'instant par un mouvement adapté, neutralisant ainsi toute attaque extérieure. Cela caractérise la troisième étape de la pratique du Taiji, la pensée dirige le souffle interne selon le cœur d'une manière instinctive et éclairée.

Le travail du Qi gong permet d’augmenter notre capacité à maîtriser le Qi, mieux maîtriser le Qi c’est mieux maîtriser le corps et l’esprit, on cherche à devenir ce que les chinois appellent « l’homme véritable » ;

 

 

JING / QI / SHEN = bases de tout Qi gong et de Taiji quan

Ecole des cadres saison 2011 / 2012

IRAP Association loi 1901

 

(Institut de Recherche des Arts du Poing de Wang Xian)

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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?