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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 18:00

 

 

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Tai chi Yang Epée - Forme 32 Initiation Yo, reprise Doan 2013

 

 

 

Source : taiji.jimbo.com

 

Chercher la tranquillité dans l'action

 

Le style Chen du Taiji est un art du mouvement absolu et permanent, mais contrairement à d'autres boxes plus externes qui demandent d'effectuer de nombreux sauts, d'utiliser beaucoup de force pour frapper et qui laisse le pratiquant essoufflé, il est demandé le contraire, à savoir de maintenir un repos relatif et temporaire dans l'exécution des Tao.

 

Le pratiquant doit exploiter ces temps de calme pour veiller au maintien de son Yi en éveil, pour réguler l'interne face aux changements imposés par l'extérieur, et maintenir les coordinations du haut et du bas, l'union du dedans et du dehors. L'acquisition de la capacité de maintenir le calme au sein du mouvement est un trait propre aux arts martiaux internes.

 

Les principes dans le style Chen qui permettent de retrouver les lois naturelles de la préservation du calme au sein du mouvement, et du maintien du potentiel de mouvement dans le calme sont inspirés du Tao. Dans l'exécution de l'enchaînement, le repos et le calme se combinent naturellement.

 

Dans la pratique la lenteur doit être privilégiée car cela permet de trouver le calme de l'esprit, d'harmoniser les mouvements avec la respiration. La lenteur permet de faire couler le Qi dans le Dantien, d’élever la qualité de la circulation dans les méridiens, d’équilibrer l'activité du système nerveux central. Rechercher au sein du mouvement le calme et la densité est un grand atout lors d'un échange.

 

L'adage du style Chen : "Un mouvement et tout bouge, un repos et tout est en repos", exprime la capacité à maintenir le calme dans l'action et à contrôler l'agitation par le calme. Alternent la stabilité des montagnes et l'impétuosité des fleuves, il convient d'être immobile comme le chat prêt à attraper la souris, et de se mouvoir comme l'aigle qui fond sur le lapin.

 

Tous les mouvements du style Chen peuvent se décomposer en deux temps : Une partie ascendante et une partie descendante, le temps d'élévation correspond au début du mouvement, le temps d'abaissement correspond à la fin du mouvement, au temps de repos relatif, le lien entre les deux temps est comme un arrêt sans vraiment l'être, la circulation de l'énergie est arrêtée mais pas l'intention. Comme ceci le repos reste présent dans le mouvement et est aussi dynamique, tout s'enchaînant sans réelle discontinuité comme un bateau agité par des vagues plus ou moins importantes.

 

Les figures du style Chen sont conçues pour qu'à la fin de chacune d'elles le Qi interne retourne dans le Dantien, puis le Qi est réactivé au début du mouvement suivant et remis en circulation dans tout le corps. Le temps où le Qi retourne au Dantien marque un repos relatif, puis il ressort du Dantien pour le temps d'activité. Dans le temps de repos le Qi est emmagasiné et nourri, dans l'action il circule dans tout le corps, ce sont là les changements de direction interne et la prolifération du Qi. Dans la pratique il convient de soigner les changements de direction lors de la circulation du Qi afin qu'au niveau de l'interne un nouveau Qi soit continuellement produit et ressourcé.

 

Le Taiji quan est un mélange subtil de mouvement et de repos, quand la forme extérieure est au repos, le Qi se manifeste au-dedans et veut se mettre en mouvement, quand le Qi est au repos, c'est au niveau de la forme extérieure que s'exprime un mouvement. Dans votre pratique, il faut saisir les occasions d'analyser ces processus et s'éveiller à la logique qui prévaut au principe du maintien du calme au sein du mouvement, ceci permettra de l'emporter sur l'agitation imposée par l'extérieur grâce à la tranquillité interne.

 

Regarder, observer, apprécier.

 

Regarder, observer les différentes parties du corps, prendre un peu de recul pour découvrir.

 

Ecole des cadres saison 2011 / 2012

IRAP Association loi 1901

 

(Institut de Recherche des Arts du Poing de Wang Xian)

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Tai chi chuan - Chi qong
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:00

 

 

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Le corps doit être entièrement au service de l'épée...

 

 


Tai chi yang - Epée forme 16 (techniques de base) Initiation Yo , reprise Doan 2013

 

 

Source : taiji.jimbo.com

 

 

Utiliser l'intention pour conduire le Qi

explication de Maître Wang Xian

 

Cela veut dire que le Qi circule dans le corps sous la direction de la pensée, du Yi, de l'intention, à chaque mouvement c'est le Yi qui est utilisé et non la force, la mise en mouvement de l'intention précède le mouvement, là où va le Yi, le Qi s'y dirige. Savoir utiliser son intention au lieu d'une force gauche est l'un des traits particuliers du Taiji quan. Dans le classique de l'art de la boxe il est dit: « En utilisant le cœur pour mobiliser le Qi, celui ci pourra s'accumuler dans les os », « votre intention doit tout entière se placer sur l'esprit ».

 

C'est le Qi interne qui est mis en mouvement par l'intention et non le Qi communément associé à la respiration. Le Qi interne est aussi nommé : Souffle originel, souffle juste, souffle du ciel antérieur qui provient de l'état embryonnaire. Dans la pratique du Taiji l'on recherche à combiner le Qi interne avec le souffle pur de l'inspiration et le Qi provenant de la digestion des aliments.

 

Diriger le Qi avec la pensée n'est pas chose aisée dans les débuts de la pratique, aussi un long entraînement est-il nécessaire. Alors l'intention dirige le Qi qui à son tour pourra mobiliser le corps, le Qi et la forme sont unifiés dans cette étape. Il ne suffit pas de penser comment le Qi circule dans le corps, il faut aussi placer son intention dans les mouvements eux-mêmes, faute de quoi l'esprit ne serait pas alerte, la circulation du souffle interne en serait affectée, cela aboutirait au défaut d'une utilisation dispersée et ralentie du Qi, la pensée et le Qi n'étant pas en harmonie. Il convient de réaliser l'union du corps et de l'esprit, l'on peut dire que l'objectif final de la pratique du Taiji réside dans l'expression du Qi interne et l'utilisation de la pensée pour le conduire.

 

La pratique du Taiji nécessite la mobilisation de l'intention et du Qi, cela permet avec l'entraînement d'affiner et de centrer l'esprit, la sensibilité de tout le corps se développe, et ce dernier peut exprimer une énergie d'une grande subtilité, il suffit que la pensée se déplace quelque part pour que la partie concernée réagisse, en face d'une excitation une sensibilité particulièrement développée permet de réagir dans l'instant par un mouvement adapté, neutralisant ainsi toute attaque extérieure. Cela caractérise la troisième étape de la pratique du Taiji, la pensée dirige le souffle interne selon le cœur d'une manière instinctive et éclairée.

Le travail du Qi gong permet d’augmenter notre capacité à maîtriser le Qi, mieux maîtriser le Qi c’est mieux maîtriser le corps et l’esprit, on cherche à devenir ce que les chinois appellent « l’homme véritable » ;

 

 

JING / QI / SHEN = bases de tout Qi gong et de Taiji quan

Ecole des cadres saison 2011 / 2012

IRAP Association loi 1901

 

(Institut de Recherche des Arts du Poing de Wang Xian)

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Tai chi chuan - Chi qong
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:00

 

Le Nouvel An chinois correspond à la période pendant laquelle nous percevons que les jours ralongent.

C'est la fin de l'hiver et le début de la montée de la sève du printemps dans les végétaux.

La Dragon fait partie des personnages mythiques fondateurs de la culture chinoise issue de la philosophie taoïste.

Pendant l'automne pour que les arbres prennent racines et l'hiver il sommeille sous la terre (Yin) et, au moment du Têt, les pétards ont pour but de le réveiller pour qu'il s'élève dans le ciel (Yang), d'où il arrosera la terre et les cultures.

Ainsi le Nouvel An manifeste symboliquement le cycle des saisons et de la vie, le renversement des flux du Yin vers le Yang.

 

Plume Solidaire


 


 

 

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On ne pense pas, on n'imagine pas, on ne sent pas de la même façon en Chine et en Occident. Ce constat déroutant doit nous interpeller : notre vision du monde n'est pas universelle, elle est un héritage culturel qui imprègne notre quotidien autant que notre philosophie. Nous avons donc tout à apprendre d'un monde si différent et qui entend aujourd'hui jouer un rôle de premier plan.

Cyrille Javary, dont on connaît par ses nombreuses publications le talent d'initiateur à la culture chinoise, nous livre ici une synthèse à la fois profonde et ludique des dynamiques à l'oeuvre dans le « penser » chinois. Ce n'est pas l'essence des êtres et des choses qui est centrale dans cette perception du monde, mais le changement incessant, la dialectique féconde entre Yin et Yang, le subtil balancement entre Terre et Ciel. De ces entre-deux omniprésents jaillit un rapport particulier à l'espace et au temps, une vision originale de la civilisation, de la spiritualité et de la politique. Cyrille Javary nourrit son propos de mille anecdotes du quotidien, mais aussi de la grande Histoire de la Chine, pour nous faire découvrir de l'intérieur cette civilisation à la fois antique et ultra-moderne.

 

Note de l'éditeur 

Les Chinois sont une vieille civilisation. Leur expérience du monde est celle d’un peuple depuis toujours sédentaire et leur façon de penser qui en découle est très différente de la nôtre – ce qui occasionne nombre de malentendus. Fort de son expérience, notamment d’accompagnateur en Chine, Cyrille Javary nous propose une synthèse ordonnée des principaux aspects de ce « penser » chinois : quel est leur rapport à l’espace et au temps ? Dans quelle mesure c’est le changement, et non l’essence, qui est le pivot de leur philosophie ? En quoi l’écriture idéographique est une des clés essentielles de leur vision du monde ? Quelle est leur conception de la spiritualité ? Et enfin, quelles sont les règles sociales et politiques qui en découlent ? Écrivain et conférencier, formateur en entreprise, Cyrille J.D. Javary est un « passeur d’Asie ». Peu de Français connaissent comme lui la Chine où il s’est rendu une cinquantaine de fois pour ses recherches sinologiques et aussi comme accompagnateur de voyages. Il a publié une quinzaine d’ouvrages culturels et thématiques sur ce pays. 

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  un compteur pour votre site  J'ai mis un compteur pour que vous ne vous sentiez pas trop seul(e) dans cet endroit isolé.
 
 
 
Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers son deuxième millionième visiteur ! Mââgique !
 
 
 

  
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Bonne visite et à bientôt
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

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Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?