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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 18:00

 

 

 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Ciné - Vidéo - Radio
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:00

 

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

 

              bof 

♥♥              ah ouais quand même (bien)

♥♥♥              top (très bien)

♥♥♥♥♥             pire que top (trop rare)

♥♥♥♥♥♥              des comme ça y en a qu'un par siècle

 

 

 

 

 

 

« A touch of sin » ou la part sombre de l’humanité

 

Béatrice Moreno

 

Source : blogs.rue89

Inspiré de quatre faits divers violents qui ont eu lieu en Chine ces dernières années, et sur lesquels il a minutieusement enquêté en qualité de scénariste, Jia Zhangke a offert au dernier Festival de Cannes un scénario brillantissime intemporel et universel couronné d’un prix amplement mérité (Prix du scénario 2013) (...).

Jia Zhangke, dont la jeunesse infatigable en fait l’un des réalisateurs chinois les plus remarquablement inspirés depuis 1997 (son film « Still Life » a remporté le Lion d’Or à Venise en 2006), livre un opus d’une force extrême.

Le synopsis est aussi concis que l’ampleur du message est vaste et son impact brutal.

Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide que la justice passera par lui.

San’er, un travailleur migrant dépourvu de toute conscience, fasciné par le cinéma violent, découvre comment tromper l’ennui par l’utilisation d’une arme à feu.

Xiao Yu, hôtesse d’accueil dans un sauna, poussée à bout par le vertige d’un amour que tout contrarie et par le harcèlement sexuel d’un riche client est confrontée à la question de sa survie.

Xiao Hui, jeune travailleur moderne plein de tous les espoirs d’une vie meilleure et animé d’un sentiment amoureux pur, se fracasse sur la noirceur d’un horizon constellé de réalités dégradantes et violentes.

Ainsi, au travers de quatre histoires dont chaque protagoniste est confronté à une problématique individuelle identifiée, Jia Zhangke, inspiré par l’opéra chinois classique, nous propose une analyse satirique de la comédie humaine dans la grande usine mondiale du temple planétaire de la consommation : la Chine.

Déplacement de populations d’une région à une autre mue par la nécessité de trouver du travail, perte de repères des individus dont le lien social autrefois fondu dans le collectivisme s’est dissout pour ne laisser place qu’à la solitude, émergence insidieuse de formes de « racisme » régional, corruption et nébuleuse étatique quasi fantomatique, la Chine, semble-t-on nous dire, est un pays au bord de l’implosion.

Pourtant, il n’y a point de jugement définitif porté sur cet état de fait exposé dans l’œuvre de Jia Zhangke dont la volonté est de mettre en lumière des problèmes sociaux qui apparaissent sous une forme nouvelle : clairement le réalisateur a-t-il exprimé son désir de faire en sorte que cette fiction fasse « surgir une émotion forte » sur les « conditions de vie quotidiennes » en Chine au travers d’une esthétique documentaire affirmée.

Mais également véritablement inspiré par le passé, Jia Zhangke s’implique dans la transmission d’un héritage qu’il ne renie pas : selon se propres termes

« il y a de nombreux parallèles entre les difficultés auxquelles les chinois font face aujourd’hui et les situations qu’ils vivaient il y a des siècles ».

La juxtaposition des problématiques anciennes et nouvelles s’impose avec virtuosité, le tout menant à penser que le temps n’est rien à l’échelle de la vie humaine dont l’histoire se perpétue inlassablement.

Alors, Jia Zhangke qui désire faire un prochain film épique d’arts martiaux, transcende le genre par des images modernes marquantes parce que, cette fois-ci l’honneur de l’homme chinois se lave au bout du fusil, du révolver ou d’un simple couteau.

Ensuite, pariant sur l’exposition crue de la violence « A touch of sin » fait surtout sonner dans les tripes du spectateur le tocsin acide et sourd d’une petite musique intérieure de la mise en doute.

Il propose avec puissance une introspection sur l’acte de tuer, de donner la mort au travers d’une palette de confrontations humaines relativement banales.

Car il n’y a pas de marginalité dans ces personnages, juste des trajectoires courantes qui déraillent et des prises de conscience individuelles à l’aune de l’injustice, de l’ennui, de la solitude, de l’accident, ou de la déception amoureuse...

Chacune des quatre fables modernes racontées par Jia Zhangke va ainsi conduire vers une mort flamboyante, presque jubilatoire pour le personnage qui la donne ou se la donne dans la perspective de la délivrance de sa souffrance physique et/ou psychologique…

En une fraction de seconde, on peut basculer vertigineusement de l’excessive banalité vers le mal absolu devenu presque inévitable. Et le réalisateur peut se délecter d’une belle victoire lorsqu’il provoque chez le spectateur un état de choc des plus intenses.

Pourquoi l’homme en arrive-t-il à tuer ?

Pourquoi, s’interroge-t-on immédiatement, un être que rien ne prédispose à cela, peut-il, finalement tuer ou se donner la mort ?

On ne peut que constater que ce questionnement taraude le cinéma mondial en ce début de XXIème siècle avec une puissance psychologique et esthétique troublante qui s’amplifie pour toucher du doigt quelques bribes de vérités.

De « Drive » à « The Act of killing » pour ne citer subjectivement que ces deux emblématiques extrêmes de l’univers cinématographique, en passant par « A touch of sin », le foisonnement scénaristique autour de cette problématique est un coup de défibrillateur que l’on ne doit pas considérer comme anodin.

Bien entendu, on pourra aussi entrevoir, dans les parcours individuels des personnages, les révélateurs d’une crise collective qui s’annonce peut-être en Chine, voire ailleurs, tant les errances personnelles violentes sont ici très liées à l’évolution d’une société donnée.

Nier l’interaction entre le collectif et l’individuel serait un non-sens tant on ressent que les quatre personnages sont noyés dans une foule de solitudes qui s’additionnent.

La Chine qui avait assis son pouvoir sur le collectivisme est en pleine mutation et se trouve confrontée à l’apprentissage de la démocratie.

On ressent combien la liberté individuelle à peine éclose mais propulsée à la vitesse de l’éclair dans le même modernisme technologique des moyens de communication que le reste du monde fracasse le tissu social traditionnel chinois.

Et, en fond d’écran, de s’interroger s’il y a d’ailleurs une véritable place pour cette liberté individuelle à l’ère d’Internet et de Twitter (Weibo en Chine), ou s’il ne lui préexiste pas déjà, avant même son avènement, qu’une simple impression d’exister individuellement purement factice ?

A ce titre, Jia Zhangke nous permet de nous interroger sur le fait de savoir comment l’Etat Chinois, grand absent tonitruant du film, gère cette transition démocratique bien complexe. Il y a là incontestablement de quoi nourrir le point de départ d’une réflexion profonde dont les enjeux dépassent cette œuvre de fiction.

Un parfum de péché

Quoi qu’il en soit, « A touch of sin » promène son parfum de péché au quatre coins de la Chine moderne telle qu’aucun guide touristique ne nous la présentera jamais.

D’évidence, outre la démarche de celui qui nous raconte une histoire fort bien construite dans un univers cauchemardesque à l’onirisme froid des nuits qui nous laissent exsangues de l’hostilité de notre inconscient, Jia Zhangke raconte tel Zola la part sombre de l’humanité autour de thèmes classiques : l’amour, le travail, l’injustice, l’ennui, le pouvoir, l’argent, le sexe, la mort…

Condensés de vies « borderline », chaotiques et névrotiques qui s’ignorent en tant que telles, ces histoires permettent au dragon qui vit en chacun des personnages de cracher les flammes de leurs frustrations pour entrer dans les limbes.

Le propos est subversivement jouissif. Si nous devions nous rebeller de quoi que ce soit, ne le ferions-nous pas ainsi, même si nous ne sommes pas chinois ?

La part sombre révoltée et violemment courageuse qui sommeille en chaque être ne peut-elle exister qu’au prix d’une touche de péché mortel ?

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:00

 

 

Cécile McLorin Salvant est une chanteuse française et américaine de jazz, née le 28 août 1989 à Miami, en Floride, et lauréate du premier prix du concours international de jazz vocal Thelonious Monk en 2010.

Le père de Cécile McLorin Salvant, originaire d'Haïti, est médecin, et sa mère, originaire de Guadeloupe, est la fondatrice et la directrice d'une petite école franco-anglaise à Miami.

Elle débute le piano à l’âge de cinq ans et le chant choral et lyrique dès huit ans. En 2007, elle poursuit des études de jazz (piano et chant) et de chant lyrique et baroque au conservatoire de musique d’Aix-en-Provence.

Connue pour son interprétation originale des standards, mais également pour celle de morceaux du répertoire de jazz rares et peu enregistrés, Cécile débute sa carrière en Europe et aux États-Unis où elle se produit accompagnée par des musiciens comme Jean-François BonnelRodney Whitaker, Dan Nimmer, Wynton MarsalisRhoda ScottJacky Terrasson...

 

 

 

Cecile McLorin Salvant - I Didn't Know What Time it Was from Mack Avenue on Vimeo.

 

 

Songwriters: HART, LORENZ / RODGERS, RICHARD

 

Richard Rodgers / Lorenz Hart

Once I was young 
yesterday, perhaps 
danced with Jim and Paul
and kissed some other chaps.
Once I was young,
but never was naive.
I thought I had a trick or two      (Je pensais que j'avais un tour ou deux dans mon sac)
up my imaginary sleeve.
And now I know I was naive.

REFRAIN

I didn't know what time it was
then I met you.
Oh, what a lovely time it was,
How sublime it was too!
I didn't know what time it was
you hold my hand.
Warm like the month of May it was,
and I'll say it was grand.

Grand to be alive, to be young,
to be mad, to be yours alone!
Grand to see your face, feel your touch,
hear your voice say I'm all your own.

I didn't know what time it was
live was no prize.
I wanted love and here it was
shining out of your eyes.
I'm wise,
and I know what time it is now.

VERSE 2

Once I was old 
Twenty years or so
rather well preserved:
the wrinkles did't show.
Once I was old,
but not too old for fun.
I used to hunt for little girls
up my imaginary gun.
But now I ain for only one!

REFRAIN

I didn't know what time it was
then I met you.
Oh, what a lovely time it was,
How sublime it was too!
I didn't know what time it was
you hold my hand.
Warm like the month of May it was,
and I'll say it was grand.

Grand to be alive, to be young,
to be mad, to be yours alone!
Grand to see your face, feel your touch,
hear your voice say I'm all your own.

I didn't know what time it was
live was no prize.
I wanted love and here it was
shining out of your eyes.
I'm wise,
and I know what time it is now.


- - - - - - 

 

Sortie le 20 janvier 2014  du double vinyle de l'album

"Woman Child", label Mack Avenue, Universal,  à l'occasion de la tournée française de la chanteuse dans toute la France.

Avant sa venue à Paris le 12 mai 2014 à la Cigale, Cécile McLorin Salvant sera en concert :

18 janvier 2014 avec Aaron Diehl Trio à  AUBAGNE

19 janvier 2014 avec Nardin, Sikivie and Parker à  VELIZY

21 janvier 2014 avec Aaron Diehl Trio à  ALES


22 janvier 2014
 avec Jacky Terrasson à AIX EN PROVENCE

23 & 24 janvier 2014 avec Aaron Diehl Trio à  BOURGES

28 janvier 2014 avec Aaron Diehl Trio à SCHILTIGHEIM

30 janvier 2014 avec Aaron Diehl Trio à ROUEN

31 janvier 2014 avec Aaron Diehl Trio à BOULOGNE BILLANCOURT

1er février 2014 avec Aaron Diehl Trio à  MONTELIMAR

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Bonne visite et à bientôt
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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

charlot.jpg

Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?