Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 13:12

Cannes 2008

 

 

 

 

 

 

 


 

 Site Officiel: http://www.valseavecbachir-lefilm.com/

 

 En savoir plus avec Trois Couleurs

Voir l'interview du réalisateur Ari Folman




L'Israélien Ari Folman propose un film hybride, mélangeant animation, documentaire et autobiographie, sur le massacre de Sabra et Chatila. 

 


Peut-on dessiner le massacre de Sabra et Chatila ? Ari Folman s'y essaie et signe avec Valse avec Bachir un documentaire d'animation formellement innovant. Pour autant, le film suscite de nombreux questionnements, en raison précisément de son caractère hybride. Un soir dans un bar, Ari Folman retrouve un vieil ami qui lui raconte son rêve récurrent, au cours duquel il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 !

 

Au fil de la conversation, les deux hommes établissent un lien avec leur passé de militaires dans l'armée israélienne. [Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades (voir l'affiche du film).]

 

Cependant, Ari Folman se rend compte qu'il a partiellement effacé cette période de son esprit. Sur les conseils d'un ami psy, il entreprend un travail d'investigation et part à la rencontre de ses anciens camarades soldats, dispersés aux quatre coins du monde.

 

[Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.]

 

Le film enregistre leurs témoignages. Récit autobiographique, le film redessine les contours d'une géographie intime (la mémoire morcelée du cinéaste) et physique (le territoire libanais à feu et à sang). Le film adopte le point de vue de jeunes soldats israéliens, évoluant dans une sorte d'état second. Déphasés, ils tirent dans le tas, sans faire de détail, détachés de la réalité qui les entoure. Valse avec Bachir est comme le souvenir : fragmentaire. Au fil des témoignages, les strates mémorielles se déposent et forment des couches de plus en plus opaques. Il en ressort néanmoins qu'Ari Folman a bien été témoin du massacre de Sabra et Chatila, perpétré par une milice chrétienne (les phalangistes) contre les Palestiniens, et ce avec la complicité d'Ariel Sharon, comme le film le démontre. Dans quelle zone souterraine le souvenir de cet événement funeste s'était-il enfoui ? Le dessin permet de l'exhumer à travers le recours à l'imaginaire.

 

Mélangeant la 3D, l'animation classique et le flash, le film impressionne par sa palette graphique. Mais sa conclusion laisse pantois : pourquoi Ari Folman a-t-il choisi l'animation quand son film renoue à la fin avec le réalisme des images d'archives ? Insoutenables clichés de cadavres de Palestiniens, corps d'enfants sans vie, vidéos de mères en pleurs sont assénés brutalement, sans commentaire additionnel. Le final remplit sa vocation : particulièrement fort, il provoque une violente émotion chez le spectateur. Mais le procédé - où la réalité reprend le dessus sur la représentation - sème le trouble sur l'intérêt d'un documentaire empruntant une forme animée.  

 

Sandrine Marques

 

 

 

Le réalisateur a choisi le dessin animé pour des raisons financières, ne disposant pas des moyens suffisants pour réaliser un film.

 

Le public qui a une mémoire de l'histoire contemporaine et qui se souvient des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila pendant la guerre du Liban, ne peut qu'être touché par le pouvoir d'évocation et le réalisme de ce dessin animé. Personnellement j'ai été particulièrement sensible au caractère autobiographique du récit qui confère au scénario une grande crédibilité. J'apprécie aussi le courage de la démarche de Ari Folman qui n'hésite pas à mettre en lumière les responsabilités des autorités militaires et politiques de l'Etat d'Israël.

 

Je ne partage pas le pas le point de vue du critique concernant le procédé de la scène finale qui sort brutalement le public de dimension imaginaire portée par le dessin animé.  Il ne me semble pas déplacé de nous rappeler la cruelle réalité de ces massacres, restés impunis à ce jour.

 

Plume Solidaire

Repost 0
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 13:55
 photo_aider.jpg
aider
Un documentaire de Adèle Mees-Baumann








35 min – 2006

Projection documentaire  Mardi 19 février 2008
20 H 00

Discussion-débat en présence de la réalisatrice


Jean-Luc et Claire. Claire et Jean-Luc. Aussi bien d’autres gens, aussi bien eux. Leur attention, leur écoute, leur ouverture à l’autre sont ceux de centaines de bénévoles en France qui donnent de leur temps pour aider les sans-papiers dans leurs démarches de régularisation. Poser la question des possibilités de l’aide.





Filmer l’écoute et le regard qui entend. Les visages.
 
 

ATOLL 13, 175 ter rue de Tolbiac, M° Tolbiac ou Bus 62

Entrée en participation libre

LE BARBIZON – LES AMIS DE TOLBIAC
 

Une bulle dans le cadre est une jeune association parisienne qui s’est donné pour but (entre autres) de favoriser la connaissance de films documentaires atypiques auprès du public. Pour cette première séance, Une bulle dans le cadre propose un film qui, se servant d’une forme cinématographique radicale, interroge les conditions et le sens du bénévolat.

Repost 0
écrivain public solidaire - dans Ciné - Vidéo - Radio
commenter cet article
20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 18:27
Repost 0
écrivain public solidaire - dans Ciné - Vidéo - Radio
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Plumeacide, le blog de Plume Solidaire, écrivain public
  • Plumeacide, le blog de Plume Solidaire, écrivain public
  • : C'est une histoire de fraternité républicaine et d'amitié avec celles et ceux qui s'embrouillent avec les chiffres et les lettres.
  • Contact

Allo, y a quelqu'un là ?

 
 
 
  un compteur pour votre site  J'ai mis un compteur pour que vous ne vous sentiez pas trop seul(e) dans cet endroit isolé.
 
 
 
Plumeacide poursuit doucement mais sûrement son voyage dans la blogosphère, et va vers son deuxième millionième visiteur ! Mââgique !
 
 
 

  
2 objectifs et 10 règles pour l'écrivain public

Cliquer pour voir le diaporama

 
 
 
 
Bonne visite et à bientôt
espère-je !
 
 

Chercher Un Article ?

Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

- article 2

 

- article 3

Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

charlot.jpg

Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

Quel temps sur Belleville ?