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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:09

La France accueille 200 000 immigrants par an, soit 0,3% de la population.

C'est la moitié moins que la moyenne des pays de l'OCDE: 0,7%.

La France a arrêté l'immigration depuis 1974, en la poursuivant sur le plan familial, soit 80 à 90 000 personnes par an, dont 10 000 seulement d'étrangers.

L'immigration familiale représente 40%; 34% sont des personnes qui résident sur le territoire dans le cadre de la libre circulation européenne; l'immigration de travail ne représente que 20 à 25 000 personnes depuis 15 ans.

Extrait de l'entretien

[Présentation éditeur]

Qui sont les migrants internationaux ? Combien arrivent réellement chaque année dans les pays riches ? La France reçoit-elle vraiment « toute la misère du monde » ? Combien coûtent les migrants aux finances publiques des pays d'accueil ? Prennent-ils « nos » emplois ?

Les propos erronés, répétés sciemment ou non, sur l'immigration et ses effets, persistent et se renforcent dans les périodes de crise, aujourd'hui comme dans les années 1930.

Peut-on espérer comprendre et traiter la question de l'immigration si les allégations les plus invraisemblables ne sont pas démystifiées, si les fantasmes et non la réalité nourrissent le débat public ? Les chiffres existent ainsi que leurs analyses et leurs enseignements, fondés sur des études concordantes réalisées dans différents pays. Pourquoi les ignorer ?

Loin des plaidoyers en faveur ou contre les migrations ou les migrants, c'est à ces questions, quelquefois dérangeantes, toujours précises, que ce livre tente de répondre.

E.M. Mouhoud identifie quinze mythes qui parasitent le débat public sur les migrations et permettent à certains responsables politiques de défendre des thèses aussi anxiogènes qu'inéxactes. Ce livre fournit des propositions concrètes et des pistes de réflexion pour une véritable politique efficace et juste.

Livre: L'immigration en France - Mythes et réalités - El Mouhoub Mouhoud
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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité de l'immigration
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 14:53
Immigration : L'éloignement des étrangers en situation irrégulière en 2014, en 2015 et 2016.
Immigration : L'éloignement des étrangers en situation irrégulière en 2014, en 2015 et 2016.
Immigration : L'éloignement des étrangers en situation irrégulière en 2014, en 2015 et 2016.

Mise à jour le 28 janvier 2017

 

En 2016, 12 961 étrangers ont subi un éloignement forcé, soit une baisse de 16,3% par rapport à 2015 qui avait connu un nombre record d'expulsions forcées (15 485).

 

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Source: Le Parisien - 16 janvier 2017

Plus de 3 millions de visas

L'augmentation était constante. Entre 2009 et 2015, le total des visas délivrés par la France est passé de 2 millions à 3,2 millions. Mais en 2016, ces délivrances ont diminué de 3,8% pour retomber à un peu plus de 3 millions. La courbe de demande de visas suit la même trajectoire avec une baisse un peu moins importante, de 1,5%. Les refus de visas ont, eux, augmenté de 9%. 

Les Chinois sont les ressortissants qui ont obtenu le plus de visas en 2016, devant les Algériens et les Marocains. Délivré le plus souvent pour les études, le travail ou des raisons familiales, ces visas peuvent aller jusqu'à 1 an.  

227 550 titres de séjour

Le nombre de titres de séjour accordés a augmenté de 4,6% entre 2015 et 2016 pour atteindre 227 550. 32 285 personnes ont obtenu ce sésame pour des raisons humanitaires, soit une augmentation de 41%, en grande partie du fait de l'augmentation des premiers titres pour les réfugiés (19 845, en hausse de 45%). Le ministère de l'Intérieur ajoute qu'il s'agit d'abord "de Syriens, irakiens, Soudanais et Érythréens".  

L'immigration familiale est, elle, en baisse de 2,3%. Le regroupement familial stricto sensu (étrangers en situation régulière en France depuis 18 mois et faisant venir leur famille) ne concerne toutefois qu'une part modeste du total, affirme le ministère de l'Intérieur. Il était de l'ordre de 11 500 en 2015, mais les chiffres pour 2016 ne sont pas encore connus.  

Plus d'un tiers des personnes (70 250) ont obtenu un visa pour faire des études, "ce qui demeure le plus haut niveau atteint", indique à L'Express le ministère. Enfin, l'immigration professionnelle atteint 22 575 personnes, soit une augmentation de 9,4%. 

88 775 nouveaux Français

Entre 2015 et 2016, le nombre de nouveaux français a augmenté de 2,5 %. Les 68 067 nouveaux Français par décret s'ajoutent aux 20 702 nouveaux citoyens par mariage. Les acquisitions par décret augmentent ainsi de 10,6 % et les acquisitions par mariage baissent de 17,3 %. En juin 2016, un décret a renforcé les exigences en matière de preuve de communauté de vie. 

26 351 demandes d'asile acceptées

En Europe, les années 2015 et 2016 ont été marquées par une vague migratoire sans commune mesure avec des demandeurs d'asile venant majoritairement de pays en guerre, comme la Syrie, l'Irak, l'Afghanistan et le Soudan. En 2016, le Soudan, l'Afghanistan, Haïti, l'Albanie et la Syrie sont les principaux pays dont son originaires les demandeurs.  

En 2016, 85 244 demandes ont été enregistrées (+6,5%), dont 77 886 premières demandes et 7 358 réexamens. 26 351 demandes ont été acceptées, contre 19 506 en 2015, soit une augmentation de 35%

24 707 personnes ont quitté la France

En 2016, 12 961 étrangers ont subi un éloignement forcé, soit une baisse de 16,3% par rapport à 2015 qui avait connu un nombre record d'expulsion forcée (15 485). 

"Avec le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures, cette évolution est à rapprocher de la très forte augmentation des non admissions d'étrangers en situation irrégulière aux frontières, 63 732 en 2016 contre 15 849 en 2015, plus 302%", précise le ministère. Les expulsions d'étrangers en situation irrégulière s'établissent, elles, à 6166 en 2016, soit une baisse de 2,3%. 

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Source: Le Parisien - Faits divers|15 janvier 2016

 

Malgré la crise migratoire qui touche l'Europe, le solde migratoire en France n'a pas évolué de façon radicale en 2015. Les expulsions d'étrangers en situation irrégulière (hors Union européenne) ont notamment augmenté de 11% l'an dernier, avec un peu plus de 6300 personnes éloignées vers leur pays, selon des chiffres communiqués (...) par le ministère de l'Intérieur.

Le total des éloignements (qui compte aussi les Européens, ou les sans-papiers déjà enregistrés dans un autre pays par exemple) a augmenté de 2% par rapport à 2014, à 15 500 environ.

 

Dans le même temps, les régularisations permises par une circulaire de 2012 ont baissé, après la résorption du «stock» initial des candidats à un titre de séjour, selon cette première estimation des chiffres de l'immigration. Il y a ainsi eu 28 500 régularisations en 2015, soit une baisse de 11,5% qui s'explique entre autres par un recul des titres accordés à des résidents depuis dix ans ou à des parents d'enfants scolarisés.

12 000 titres de séjour pour le regroupement familial

Au total pour les titres de séjour, on a assisté l'an dernier à une stabilisation à 212 000 environ. Le gros de ces titres concerne des motifs familiaux (90 000), dont une majorité de Français faisant venir leur famille (près de 50 000 titres). Le regroupement familial stricto sensu, concernant les étrangers en situation régulière depuis 18 mois au moins qui font venir leur famille, a représenté 12000 titres environ, a-t-on précisé au ministère.

En France, l'immigration professionnelle reste limitée puisqu'elle a représenté moins de 10% des titres délivrés l'an dernier, soit 21 000 environ, avec une écrasante majorité de titres pour des salariés (14 500) et une petite hausse pour les scientifiques (3800). Mais pour les titres de séjour étudiants, 2015 a été une année record, avec 66 000 titres délivrés.


Pour les visas, une hausse de 13,5% (à 3,2 millions) a été enregistrée, avec un bond des visas touristiques (+25,7% à deux millions environ) et une progression des visas étudiants (+5,4%). Les Chinois sont restés les premiers bénéficiaires des visas de court séjour (820 000), suivis des Algériens (420 000) et des Marocains (260 000). Le «visa pour asile», spécificité française, a été délivré à 1800 Syriens et à 2300 Irakiens environ l'an dernier.

Enfin, le ministère a affiné les chiffres de l'asile pour 2015, communiqués par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), avec une hausse de 22,1% à 79126 demandes, emmenée (hors mineurs accompagnants) par les Soudanais (4830), les Syriens (3550) et les Kosovars (3.100). 

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Plume Solidaire , écrivain public - dans Actualité de l'immigration
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 15:55

Source:portailhumanitaire.org

 

Pour éviter le recours à l’hôtellerie privée pour l’hébergement d’urgence, la Caisse des dépôts et Adoma vont acquérir 75 résidences hôtelières pour une capacité de 10 000 places.

 

Pour éviter le recours à l’hôtellerie privée pour l’hébergement d’urgence, la Caisse des dépôts et Adoma vont acquérir 75 résidences hôtelières pour une capacité de 10 000 places.

 

Ce projet reposera sur un fonds d’investissement privé. Une première en France qui fait débat dans le secteur de l’urgence.

 

La critique est récurrente : non seulement l’hébergement des familles sans domicile à l’hôtel est un non-sens économique, mais il est totalement inadapté sur le plan humain. Faute de solutions alternatives, plus de 700 000 € sont quotidiennement engloutis pour financer 40 000 nuitées en Île-de-France (contre 24 000 en 2013). Un pis-aller qui, en outre, s’accompagne rarement d’un suivi social, ce qui retarde l’insertion des intéressés. La plupart vivent ainsi des années dans des établissements parfois livrés à des marchands de sommeil.

 

 

Un montage financier jamais expérimenté en France

 

Pour sortir de l’impasse, la filière immobilière de la Caisse des dépôts, alliée pour l’occasion à Adoma (1), a décidé d’employer les grands moyens. Elle va racheter 75 résidences hôtelières totalisant 10 000 places (5 000 pour les demandeurs d’asile, 5 000 pour les sans-abri du 115) et les mettre directement à disposition des sans-abri. « Pour 17,50 € par jour et par personne, soit ce qui est actuellement dépensé en hôtel privé, nous proposerons des lieux plus dignes, et en sus, l’accompagnement social nécessaire à une bonne insertion », expose Jean-Paul Clément, directeur général d’Adoma, qui aura ce nouveau parc en gestion. Les sites n’ont pas encore été précisément identifiés. Ils devraient prioritairement se trouver en Île-de-France, en Rhône-Alpes et sur l’Arc méditerranéen, mais aussi en Lorraine et dans le Pas-de-Calais.

 

L’achat se fera selon un montage financier encore jamais expérimenté en France, faisant appel à des « social impact bonds » (titres à impact social). Concrètement, un fonds d’investissement privé va être monté par la Caisse des dépôts. Ses contributeurs pourront percevoir des intérêts sur les coûts évités à la collectivité. Le portefeuille d’actifs n’est pas encore constitué, mais la Caisse des dépôts est en discussion avec des assurances-vie et des mutuelles (BNP Paribas, Maif, Macif…). « Au bout de douze ans d’exploitation, Adoma deviendra propriétaire pour 1 € symbolique », assure Thomas Le Drian, directeur de cabinet du groupe SNI, filiale immobilière de la Caisse des dépôts.

 

Jouer sur la mixité des publics

 

D’autres modèles concurrents existent. L’idée de racheter ou de réaménager des hôtels pour en faire des lieux adaptés revient à Éric Pliez, président du Samu social de Paris et directeur général de l’association Aurore. Depuis un an et demi, il expérimente à Pantin (Seine-Saint-Denis) une formule de 60 chambres à 18 € incluant un accompagnement, un petit déjeuner et des espaces de vie (réfectoire, cuisine, laverie…).

 

Pourtant, ce responsable ne cache pas sa colère à l’annonce du projet de la Caisse des dépôts. Selon lui, remplacer un hôtelier privé, « souvent artisan et pas toujours indigne », par un fonds d’investissement n’a aucun avantage. « À quoi bon garantir à des investisseurs des taux de rendement sur le compte de l’État, puisque nous avons démontré que le modèle économique pouvait tourner sans y avoir recours ! », tonne le responsable.

 

Lui compte creuser son sillage en lien avec la fédération des Entreprises sociales pour l’habitat. Avec le groupe 3F (le plus gros bailleur social de France), il voudrait expérimenter une formule jouant sur la mixité des publics. L’idée serait de fonder des « résidences hôtelières à vocation sociale » accueillant un tiers de personnes sans domicile, un tiers de travailleurs pauvres et un tiers de touristes. Éric Pliez, toutefois, reconnaît avoir le plus grand mal à trouver des hôteliers prêts à céder leur bien, sur un marché très lucratif. « Nous avons tenté deux approches qui n’ont pas abouti », admet-il. Une autre solution serait d’imposer aux hôteliers un cahier des charges, avec des conditions minimales d’accueil, en passant par des appels d’offres.

 

Le projet Adoma-SNI, de par son envergure industrielle, aurait l’avantage de fournir un levier de négociation plus grand. Il pourrait décider de grands groupes hôteliers, plus prompts à vendre une partie de leur patrimoine. Mais Éric Pliez prévient : « Il ne faudrait pas que la logique de rendement prime sur le service rendu aux familles. »

 

Un système inefficace et inadapté

 

L’État dispose actuellement d’un parc d’hébergement durable de plus de 110 000 places (+ 30 000 par rapport à 2012). Mais ces solutions restent insuffisantes et inadaptées.

 

Plus de 40 000 nuitées sont ainsi financées chaque jour en Île-de-France, avec de mauvaises conditions d’accueil. 29 % des familles vivent sans toilettes ni douche, 11 % des personnes sont en « insécurité alimentaire sévère », 41 % des enfants doivent dormir dans le même lit que leurs parents, 13 % d’entre eux ne trouvent pas le chemin de l’école (Samu social de Paris, 2013).

 

Le gouvernement a promis l’an dernier 13 000 solutions alternatives d’ici à 2017 (intermédiation locative, pensions de famille, appartements dédiés aux familles). Mais à Paris, les attributions à l’hôtel sont toujours en hausse (+19 % cet hiver). De même que dans 45 départements français (+ 6 % entre janvier et mars selon la Fnars).

 

(1) Adoma (anciens foyers Sonacotra) est une société d’économie mixte française au capital public, qui gère un parc de 70 000 places pour demandeurs d’asile, jeunes travailleurs, migrants âgés, etc.

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Petites conférences...

du petit professeur Plume Solidaire à l'occasion des Journées de formation des écrivains publics

 

 

Réflexion et débat à propos de l'éthique et de la déontologie de l'écrivain public bénévole - article 1 

 

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Session du 7 mai 2011 -  Saison I


Rédiger vite et bien

Session du 7 mars 2012 -  Saison II

 

L'intitulé de cette formation est une boutade! Plus sérieusement le contenu propose deux parties:
1ère partie
- L'organisation de l'accueil et du fonctionnement des permanences d'écrivains publics
- L'accueil des usagers et le début de l'entretien
2ème partie
- Les différents types de démarches
- Les étapes des démarches
- La rédacton de la lettre

 

 Orienter les usagers
Session du 23 mars 2013 -  Saison III

Recours - Historique - Note
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Médiateurs et conciliateurs
Session du 1 décembre 2012 -  Saison III

Invalidité et handicap
Session du 2 février 2013 -  Saison III

 
Le logement social à Paris 
Session du 25 janvier 2014 -  Saison IV 

 

Témoignage sur l'expérience de la formation d'AIDEMA19 à la 2ème rencontre entre écrivains publics franciliens

Samedi 14 mars 2015 
 
 

Pourquoi me bouge je ?

Le monde n'est pas
difficile à vivre à cause
de ceux qui font le mal,
mais à cause de ceux
qui regardent
et laissent faire

Albert Einstein

Le Dossier de Monsieur K

 

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Le Film de l'immigration

  25839 71896

Un film de 40 minutes pour deux siècles d’immigration en France. 

 

Source :

Cité nationale de l'histoire de l'immigration

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